Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Tout ce que les Conseils Régionaux peuvent faire pour changer le climat dans les établissements.
Il faut à la fois au niveau national promouvoir des changements dans l’organisation de l’enseignement, et au niveau régional, impulser les innovations telles que bien d’autres pays les ont mises en place.
Les lycéen-ne-s délivré-e-s des tabous et des préjugés concernant les genres et les sexualités, se connaissant mieux, se mettront à travailler dans la confiance mutuelle, la coopération, la solidarité.
(Lycées : 23% du budget de l’Ile de France (1er poste), Basse-Normandie : en 6 ans, dépense par élève + 50 %). On peut, au choix, se limiter à des compétences de gestion ou prendre des initiatives : rien n’oblige à prendre des initiatives, car il y a peu d’obligations légales et peu d’attentes.
Système éducatif bloqué : tout projet de changement au niveau national provoque des débats idéologiques, confisqués par des acteurs dont les discours, maniant des grands principes, perdent le contact avec le terrain.
En l’absence d’une grande réforme qui instituerait des modules à thèmes tels que l’éducation psycho-affective et sexuelle, l’égalité des genres, l’égalité des sexualités par exemple à la place des disciplines traditionnelles comme cela existe dans d’autres pays, c’est l’innovation pédagogique locale qui doit devenir le moteur de l’amélioration du système éducatif !
La région est le niveau idéal pour susciter et faciliter ce type d’initiative.
L’institution est mieux acceptée par les acteurs ou actrices de terrain car ses interventions ne s’appuient pas sur un rapport hiérarchique.
Ayant peu de pouvoir réglementaire, elle n’imposera rien, mais encouragera les initiatives.
Les plus gros blocages concernent des habitudes et des dispositions réglementaires sur lesquelles les CR n’ont guère de pouvoir.
• Définition du service des enseignants
• Définition du parcours des élèves
• Cloisonnement disciplinaire
• Baccalauréat
De plus, il ne faut pas que les initiatives du CRl servent à compenser les conséquences du désengagement de l’Etat et de sa politique de restrictions.
Mais il ne faut pas oublier que les acteurs-trices de terrain ont des marges de manœuvre non négligeables.
La réforme des lycées, si elle est appliquée, devrait accorder une souplesse dans les horaires de cours. L’article 34 de la loi de 2005 ouvre par ailleurs des possibilités importantes, très peu exploitées.
Il existe déjà des appels à projets, des budgets participatifs, des projets d’établissement, des projets académiques Mais le principal problème est qu’il y a peu de projets ou des projets peu ambitieux.
Les acteurs et actrices ne s’approprient pas le dispositif. Le rôle de la région est de donner des idées pour que les personnes concernées s’approprient leurs marges de manœuvre. Faire des listes de projets, communiquer sur des exemples.
L’enjeu n’est plus tant de soutenir les innovations que de les susciter et de les faire connaître.
Des prix et concours qui peuvent concerner les activités pédagogiques (TPE…) Le cloisonnement disciplinaire se prête mal à l’innovation pédagogique. Les TPE sont un espace à investir, et doivent être soutenus, car ils correspondent à des bonnes pratiques.
Ouverture internationale
Les régions sont souvent jumelées et associées à d’autres régions d’Europe ou du monde : à exploiter.
On peut financer des voyages, mais il faut là encore susciter les projets, par exemple en organisant des rencontres et des visites pour les membres des communautés éducatives de ces régions (C’est ce qui se fait au niveau européen avec les séminaires Comenius).
En ce qui concerne les 3 thèmes dont s’occupe Heterhomo, il est tout à fait recommandé d’établir des relations avec les régions de Suède.
Elle est primordiale à cet âge des premières relations amoureuses et sexuelles.
L’histoire du féminisme est capitale et absolument captivante pour les élèves.
Connaissance d’autres genres : transgenres, intersexes, etc…
Ces problématiques sont à peu près ignorées ou si déformées qu’elles induisent en erreur. Globalement, la Région doit contribuer à lutter contre les stéréotypes de genre.
Même si elles sont à présent mieux connues du public général, les problématiques lesbiennes gays, et bisexuelles restent souvent mal appréhendées et sujet à de forts préjugés. Il paraît donc essentiel que la Région contribue à une meilleure connaissance des réalités et de ces enjeux.
Ce travail de sensibilisation pourrait s’entreprendre notamment à travers les actions de formation et de sensibilisation à la lutte contre les discriminations.
La Région doit tendre à aborder le plus systématiquement possible l’ensemble des discriminations identifiées, à lutter contre les effets de hiérarchisation (qui fait que celles-là sont les discriminations discriminées) et à insister sur les discriminations croisées (une même personne peut être victime de plusieurs discriminations).
• Délégué-e aux discriminations (racisme, sexisme, homophobie, handicap…) En contact avec le Rectorat et l’Inspection d’une part, avec les établissements d’autre part, en assistant régulièrement aux réunions des conseils pédagogiques, et des CESC, avec les syndicats, les organisations de parents d’élèves, les organisations d’élèves.
Commission « Diversités » rassemblant élu-e-s, associatifs-ves, et professionnel-le-s du tourisme et de la formation chargé du repérage et de la diffusion de l’innovation.
La Région doit soutenir les actions de sensibilisation à destination des publics scolaires menées par plusieurs associations LGBT en particulier : prévention des Lesbo-Gay-Bi-Transphobies et de leurs conséquences (violences, suicide des jeunes…).
Campagnes de communication : élaboration avec les associations intervenantes d’affiches, de dépliants et de brochures d’information adaptées aux élèves, puis diffusion. Ces actions doivent être également en direction des publics en apprentissage (CFA, en formation initiale et en formation continue et dans les lycées
• Construction et rénovation des lycées et des CFA : en faire des lieux où on puisse étudier autrement, notamment des salles modulables et des bureaux pour les professeur-e-s, pour qu’ils-elles puissent travailler sur place et assurer des permanences. Les lycées et CFA ont longtemps été conçus comme des lieux où on donne des cours, ils doivent devenir des lieux où on travaille.
– Démocratie et reconnaissance des instances représentatives Reconnaissance des instances représentatives des élèves : impliquer les CVL, le CAVL dans l’examen des projets postulant pour une aide, par exemple. C’est à la condition de s’y intéresser qu’on donnera une crédibilité à ces instances, peu connues et reconnues des élèves.
• Implication dans la formation des délégués
• Encourager les projets qui impliquent ces organisations
• Leur donner des moyens
Concours, bourses, appels à projets, financement d’initiatives des jeunes, points-infos jeunes…
Aide à la mobilité internationale pour des jeunes souhaitant faire une année d’études à l’étranger.
Encore peu de choses sont faites.
Enjeu : plus qu’une information sur les filières, travailler sur la découverte du monde du travail. Partenariats à établir avec les organisations professionnelles et les entreprises : montrer aux élèves ce qu’est le monde du travail, ce qu’est un parcours professionnel plus que ce que sont les différents métiers (on ne consacre pas sa vie à un métier on se construit un parcours).
Montrer que les métiers n’ont pas de sexe.
Démontrer que l’ « orientation » des filles et des garçons est dirigée par des a priori qui viennent d’une éducation traditionnelle, mais qu’en réalité, les filles et les garçons ont les mêmes potentialités du moins au départ.
La Région doit développer une démarche inclusive systématique en matière de communication et de promotion.
Des couples de même sexe et des personnes échappant aux stéréotypes de genre doivent être présent-e-s dans la communication visuelle de chaque Région.
Dans la mesure du possible, les supports écrits de communication doivent adopter une rédaction inclusive (non genrée) et ne pas s’en tenir au « masculin neutre ».
La promotion de la diversité passant par la visibilité, la Région ne doit pas hésiter à s’adresser explicitement au public LGBT (lesbien, gay, bi transgenre ou intersexe).
On pourrait, par exemple, imaginer une charte régionale des personnels du tourisme garantissant un accueil inclusif dans leurs établissements (lit double y compris pour les couples de même sexe, mise à disposition d’informations sur la vie LGBT locale etc.).
Campagnes de communication. (affiches…) aide aux initiatives culturelles visant à prévenir les discriminations (festivals …)
La région doit contribuer au développement des associations LGBT, notamment sur les territoires les moins bien pourvus actuellement.
L’émergence d’associations LGBT hors des centre-villes des grandes métropoles (Paris,Lyon, Lille, Nice, …) et dans les banlieues, est un enjeu majeur pour la lutte contre les discriminations.
Soutien au projet là où elle n’existe pas d’une Maison des Diversités des sexualités et des identités de genre, ouverte à tous, afin de favoriser une compréhension mutuelle, en partenariat avec les associations.
Pour l’attribution de subventions aux structures accueillant du public (clubs de sport, loisirs, tourisme etc…) conditionnalité
• d’investir un pourcentage de cette aide dans la lutte contre les discriminations (avec formation des personnels, communication…)
• de respect par les clubs…de principes de non-discrimination.
De même, la Région doit refuser de soutenir d’une façon ou d’une autre des « artistes » dont les œuvres développent un point de vue ouvertement et/ou violemment sexiste, homophobe ou transphobe.
Inversement, elle doit mettre en place les outils d’évaluation nécessaire à un juste soutien aux œuvres abordant les questions liées aux identités de genre et aux orientations sexuelles.
La Région devrait également être particulièrement attentive à la situation des jeunes en rupture avec leur famille suite à la révélation de leur homosexualité, bisexualité ou transidentité et soutenir le travail des associations accompagnant ces jeunes.
Formation et sensibilisation des personnels à la prévention du sexisme, de LGBTphobie, et du racisme dans la formation professionnelle des personnes d’encadrement (bâtiment, agriculture, etc).
Culture : Soutenir les initiatives culturelles visant à lutter contre les discriminations, en prenant en compte l’ensemble des discriminations : sexisme, racisme, homophobie, handicap…
Faire un effort ou le demander à tous les organismes ou Directeurs de salles subventionnées, afin que les artistes et compagnies soient composées à parité de femmes et d’hommes, et que les thèmes traités soient à parité féministes ou bien neutres et masculinistes
Tourisme : création d’une Charte d’accueil contre les discriminations, avec des engagements précis. (obligatoire pour les structures subventionnées.)
Tant que l’indécision règne dans les esprits, il n’est pas de décision administrative, si sage soit-elle, qui puisse y mettre un terme. Il faut que ce grand travail de réfection et de réorganisation, qui s’impose, soit l’œuvre même du corps qui est appelé à se faire et à se réorganiser.
On ne décrète pas l’idéal ; il faut qu’il soit compris, aimé, voulu par ceux dont c’est le devoir de le réaliser. Ainsi, il n’y a rien de plus urgent que d’aider les futurs maîtres de nos lycées à se faire collectivement une opinion sur ce que doit devenir l’enseignement dont ils auront la responsabilité, les fins qu’il doit poursuivre, les méthodes qu’il doit employer."
Slogans : « Confier l’école à ceux qui la font » - « Rendre leurs responsabilités à ceux qui font l’éducation » - « C’est à l’échelle de la région que l’on changera l’éducation » - « Une région HQE – Haute Qualité Educative »

Dicton : « une femme honnête n’a pas de plaisir »