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Les familles homos de toute l’Europe se réunissent à Paris

Têtu par Cédric Douzant 15 septembre 2010

Ce week-end auront lieu à Paris les Journées européennes des familles homoparentales.

Une première qui consacre la naissance d’un réseau européen d’associations de familles homoparentales.
Son but : peser auprès des institutions communautaires pour faire bouger les législations nationales
.

Vendredi s’ouvriront à Paris les premières Journées européennes des familles homoparentales.
Au programme de ces deux jours : des tables-rondes avec des politiques français – les principaux partis seront représentés – et européens, des sociologues, des juristes, des membres d’associations européennes et des enfants élevés dans des familles homoparentales.

« Notre but est de montrer l’importance du fait homoparental en Europe, explique Philippe Rollandin, porte-parole de l’APGL organisatrice de ces journées.
Nous souhaitons également faire le point sur la situation de ces familles et la variété des législations.
Nous voulons comprendre pourquoi ce qui est possible dans certains pays, comme le mariage, l’adoption ou la reconnaissance de la double filiation, ne l’est pas dans d’autres, notamment en France. »

Réseau des APGL d’Europe

C’est ainsi à l’échelon européen que l’APGL veut agir.
En 2009, elle a fondé avec quinze autres associations de parents gays et lesbiens venues de toute l’Europe le réseau Nelfa (Network of European LGBT Families Associations), pour « confronter les expériences et échanger des informations ».
A terme, l’objectif de ce réseau encore informel paraît ambitieux.
Il se transformera bientôt en association pour « peser plus » et devenir un interlocuteur incontournable des institutions européennes. _A l’image de l’ILGA, il souhaite intensifier ses actions de lobbying et intervenir auprès des législateurs européens.

« Un couple marié en Espagne qui emménage en France se retrouve par exemple sans aucun droit. »
« Il faut faire évoluer et harmoniser les législations nationales à travers l’Union Européenne, expose Philippe Rollandin.
Un des principes fondamentaux de l’UE est la libre circulation des personnes, mais ce droit n’est pas reconnu aux familles homoparentales.
Un couple marié en Espagne qui emménage en France se retrouve par exemple sans aucun droit. »

Objectif 2012

L’APGL espère ainsi que les pays les plus progressistes serviront d’exemple et inciteront les autres membres de l’Union à reconnaître les familles homoparentales. « Il faut regarder ce que fait l’ensemble de l’Europe sur le sujet et s’inspirer de certaines avancées », estime Philippe Rollandin.
Si l’association pense au niveau européen, elle ne perd pas de vue la situation en France.
« Beaucoup de partis se sont ouverts sur ces questions, assure Philippe Rollandin.
L’UMP est le dernier grand parti de gouvernement à refuser des avancées.
Un dialogue avec des politiques d’autres pays les fera peut-être évoluer. »
Et il confie que ces journées marquent également un autre « point de départ » : celui de la campagne de 2012, dans laquelle l’APGL compte bien « faire entendre ses revendications ».

A noter aussi : La CEDH, basée à Strasbourg, vient de déclarer recevable la requête d’un couple de femmes homosexuelles auquel la justice française refuse l’adoption de l’enfant de l’une par l’autre.
« Cette nouvelle condamnation de la France – même si elle n’a pas de valeur juridique contraignante – souligne une nouvelle fois le caractère discriminant de la législation française à l’encontre des couples de même sexe, souligne l’APGL.
Les coups de boutoir contre cette citadelle juridique se multiplient.
Cette intervention de la CEDH rappelle opportunément que la lutte contre les discriminations est un combat toujours d’actualité. »

Un succès pour les Journées européennes des familles homoparentales

Publié par Esther Trousset
LE RETARD POLITIQUE FRANÇAIS

Vendredi après-midi, après le discours d’ouverture des organisateurs, la première table ronde – « Reconnaissance de l’homoparentalité en France et en Europe : Où en est-on ? » – rassemblait Jean-Marie Cavada, vice-président du Nouveau Centre et député européen, Najat Vallaud Belkacem, secrétaire nationale de PS chargée des questions de société, Jean-Louis Roumegas, porte-parole des Verts (qui remplaçait Cécile Duflot), Miguel Vale de Almeida, député, représentant du Parti socialiste portugais et militant LGBT, Sirpa Pietikäinen, ancienne ministre représentant le Kokoomus (parti conservateur finlandais), et Carme Porta, ministre des Affaires familiales de Catalogne. Retenu pour des raisons personnelles, Dominique Paillé, qui devait représenter l’UMP, n’a finalement pas pu arriver à temps.

« Pour faire évoluer la situation des couples homosexuels dans le pays, il faut une volonté politique, déclare à Yagg Philippe Rollandin, modérateur de ce débat. Mais pas une volonté politique seulement pour faire passer des lois.
Comme la ministre des Affaires familiales de Catalogne, Carme Porta, l’a bien expliqué, derrière le vote des lois, il faut l’application et il faut que ces lois soient acceptées par le corps social, par la société.
C’est tout un travail de fond, de pédagogie dans l’opinion pour faire accepter les évolutions concernant les couples de même sexe. »
Carme Porta a en effet expliqué que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la bataille n’est pas terminée en Espagne : « Nous subissons des pressions d’associations familiales conservatrices et nous avons besoin d’avancer dans le sens de la diversité  ».

« Je suis favorable à l’homoparentalité avec tous les droits y afférant », a affirmé Jean-Marie Cavada, vice-président du Nouveau Centre et député européen, précisant que cet avis est partagé par le chef du Nouveau Centre,
Hervé Morin. « Personne ne devrait être empêché d’avoir un enfant. Si l’homoparentalité est une situation encadrée par des lois qui la respectent, il faut qu’elles permettent des projets de vie, d’enfants et de successions.
Il faut que les couples homos puissent disposer des mêmes responsabilités juridiques pour protéger l’enfant que les couples hétéros. » Et de terminer en déclarant qu’un grand débat doit être ouvert, notamment les médias.

_ RÉVISION DE LA LOI BIOÉTHIQUE

Lors de cette même table-ronde, Najat Vallaud Belkacem, secrétaire nationale du PS chargée des questions de société, a dressé un bilan de la situation en France, expliquant qu’au cours de ses travaux qu’elle avait été surprise du nombre de conservatismes qu’elle avait dû affronter : « C’était un conservatisme religieux, politique mais aussi féministe qui dit qu’il faut « faire attention au lobby gay »".
« L’homoparentalité existe déjà. Que ce soit dans les chiffres de l’INED ou de l’APGL, c’est un fait objectif mais notre droit français la nie, ignorant que le monde a changé avec l’union libre, le pacs ou encore les multiples parentalités.
La société française est prête. Les Français sont de plus en plus ouverts à ces idées. Il y aura bientôt une occasion de rediscuter de la PMA pour les homos et de l’adoption lors de la révision de la loi bioéthique.
Il faudra alors convaincre sur deux blocages, l’intérêt supérieur de l’enfant et la question du droit de l’enfant. »
Jean-Louis Roumegas, porte-parole des Verts, a renchéri en soulignant qu’il serait nécessaire d’encadrer la GPA d’un point de vue éthique, pour éviter « un marché de la procréation ».

À noter également, à la suite de la table ronde politique, le discours d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, qui a rappelé l’engagement de la Ville de Paris et de la région Île-de-France en faveur de l’égalité des droits des couples de même sexe, en particulier par une aide financière à l’organisation de ces journées.
« UNE ACTION PARLEMENTAIRE PEUT TOUT CHANGER »

La table ronde suivante – « Les familles homoparentales face à des législations hétérogènes » – traitait de l’aspect juridique de la question et a suscité un dialogue entre la salle et les intervenants (Caroline Mécary, avocate au barreau de Paris, Sarah Burton, juriste au Secrétariat de la Commission Européenne contre le racisme et l’intolérance, Olivier Joulin, vice-président du Syndicat de la magistrature, et Silvain Agius d’Ilga-Europe).

« Il y a des petits pas que l’on fait peu à peu par la voie juridique.
Il y a une action parlementaire qui peut tout changer, résume pour Yagg Angelo Berbotto, avocat italien spécialiste du droit des enfants qui exerce en Angleterre et modérateur du débat.
C’est ce qui s’est passé en Espagne, au Portugal, des pays qui sont culturellement proches de la France. Pour moi, le fait que des couples soient prêts à se battre pour leurs droits, c’est une inspiration.
La France fait partie de ces pays en Europe où il n’y a pas de reconnaissance et il faut continuer à se battre pour qu’il y en ait une. C’est ce qu’a montré le témoignage d’une femme qui ne peut pas voir son enfant en tant que parent social parce qu’il n’y a pas de cadre.
J’espère que les parlementaires français vont réagir. C’est une question de temps mais si nous continuons par cette voie parallèle, les actions judiciaires en France et en Europe, nous aurons une double chance. »

« UNE LÉGALITÉ EN SURFACE »

La journée de samedi a été ouverte avec la table ronde socio-psychologique – « Conséquences de la non-reconnaissance juridique sur la vie quotidienne et sur les dynamiques familiales  » –, modérée par la sociologue française Virginie Descoutures, et qui s’articulait autour de plusieurs enquêtes et recherches de spécialistes européens.

Maria Del Mar Gonzales, psychologue espagnole, a montré avec une enquête sur l’influence des modifications législatives en Espagne que « la situation dans les écoles est actuellement bien meilleure qu’avant la modification de la législation parce que la diversité est abordée dans les écoles » mais qu’il reste des progrès à faire, notamment sur « le manque d’informations, les préjugés, le fait d’être considéré comme un problème et le manque de protocole adapté envers les familles homoparentales » dans les institutions.
Cette étude confirme ce qu’expliquait Carme Porta lors de la table ronde politique. Juha Jämsä, formateur et président de l’association finlandaise des familles arc-en-ciel Sateenkaariperheet, a fait le même constat pour pour son pays : « En Finlande, la situation juridique des familles arc-en-ciel est plutôt favorable, même si nous n’avons pas encore le droit d’adopter conjointement, ce qui, je pense, arrivera l’année prochaine. Il y a une légalité en surface mais en pratique, les agences gouvernementales font leurs propres applications des lois. »

Quant à la sociologue néerlandaise Henny Bos, elle a expliqué que s’il est évident que l’homophobie blesse les adolescents, ceci peut être réduit par la compatibilité familiale, c’est-à-dire une relation familiale de qualité et un effort de la famille pour protéger l’enfant, être à son écoute etc.

« LES LGBT ONT LEUR PLACE AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ RELIGIEUSE »

La deuxième table ronde de la journée – « Les familles homoparentales et les communauté spirituelles » – a vu notamment l’intervention de Marja-Sisko Aalto, pasteur en Finlande, qui a expliqué avoir dû attendre la mort de ses parents, son divorce et que ses enfants soient grands pour commencer un processus de transition. « Chargée d’une grande paroisse, j’ai dû assumer ceci, a-t-elle déclaré. Je suis en paix avec Dieu mais je ne sais pas pourquoi il a fait de moi une trans’. »
Du fait de son identité, Marja a perdu son emploi et son office car elle ne correspondait pas au modèle conservateur hétéro mais, a-t-elle insisté, elle n’a pas perdu la foi. « On peut avoir une vision beaucoup plus positive. Les LGBT ont leur place au sein de la communauté religieuse. »
« De nombreuses personnes font partie de congrégations, de paroisses qui sont très accueillantes, constate Angelo Berbotto, qui modérait également ce débat. Il y a aussi des parents qui ont ce désir de transmettre des valeurs ou des pratiques religieuses et cela fait partie de la culture. »
C’est ce que montre l’étude de Martine Gross, sociologue française, avec l’exemple du judaïsme, l’importance de la transmission des valeurs et de l’identité juives.
« Je pense que la conclusion de cette table ronde, ajoute Angelo Berbotto, c’est que nous avons une identité multiple. Nous ne sommes pas seulement des personnes LGBT mais nous sommes aussi français, italiens, issus parfois de parents divorcés, nous parlons parfois différentes langues. Ce sont des identités multiples et la foi ou l’appartenance religieuse ne sont pas contradictoires avec ces identités. »

« LES ENSEIGNANTS NE SAVENT PAS CE QUE SONT LES FAMILLES HOMOPARENTALES »

La deuxième partie de la journée a été consacrée au thème de l’éducation, la vraie réussite de ces journées européennes.
Avant de donner la parole aux jeunes adultes et aux enfants qui ont fait un lâcher de ballon dans le parc de Reuilly (photo ci-dessus), une table ronde sur « Une meilleure intégration des familles homoparentales en milieu scolaire » était programmée.

« Les enseignants ne savent pas ce que sont les familles homoparentales et se noient complètement, a constaté Nathalie Mestre, professeure des écoles et représentante de l’association française Arc-en-Ciel.
Il y a une incompréhension très forte. » « C’est assez difficile de parler d’homoparentalité », a concédé Fabien Musitelli, de la mission Parité et lutte contre les discriminations du ministère de l’Éducation nationale et membre de la direction générale de l’Enseignement scolaire (DGESCO), avant de rappeler que le ministère a déjà mis en place plusieurs actions en matière de lutte contre l’homophobie, faisant référence à diverses circulaires depuis 1998.

« Je sors un peu frustrée de cette table ronde et en même temps je ne m’attendais pas à un miracle, raconte Fathira Acherchour, CPE, chargée de mission à l’APGL et modératrice du débat.
Ce que l’on connait actuellement sur le terrain, ce sont des familles homoparentales qui agissent ou qui se rendent visibles au niveau des établissement scolaires, des crèches et des autres institutions. Nous avons vu que l’homophobie n’était pas un mythe, c’est une réalité. »

« Les associations qui interviennent dans les établissements scolaires parlent de lutte contre l’homophobie mais pas d’homoparentalité.
Beaucoup d’homos ne savent pas que l’on peut être parents et ne s’autorisent pas à être parents. Il faut des années pour accepter qu’on est homosexuel.
Quand on l’annonce, on l’explique et la famille fait le deuil en se disant « mon enfant ne sera pas parent ».
Le jeune homo se dit la même chose et il y a tout un processus pour accepter de nouveau d’être parent.
Il y a beaucoup d’associations de lutte contre l’homophobie, d’associations LGBT qui n’intègrent pas du tout les problématiques des homoparents.

Fabien Musitelli nous cite une circulaire de 1998, reprise en 2003 mais concrètement cette circulaire fait le lien entre sexualité et sida et entre homosexualité et sida. Les années 80, c’est fini.
On est homosexuel, on vit sa sexualité, on ne transmet pas forcément le sida. Bien sûr, malheureusement, on continue, chez nous comme ailleurs, à être malade mais il y a des associations qui s’occupent de cela et justement refaire référence à cet article, cette circulaire de 1998 où on associe homosexualité et sida, c’est un problème.
Qui plus est dans un établissement scolaire. Non, l’homosexualité n’est pas liée à la santé, elle est liée à la sexualité, au bien-être.
Dans le même ordre d’idées, on nous parle de CESC, d’un cadre juridique dans les établissement scolaires, et je sais bien, étant dans un établissement scolaire où j’essaie d’initier ce CESC, qu’il peut n’avoir de vie que le titre. Nous sommes toujours dans le même problème. »

DEUX JOURNÉES SATISFAISANTES POUR L’APGL

« Globalement, il me semble que ces deux journées sont satisfaisantes, s’enthousiasme Philippe Rollandin. Tous ceux qui ont assisté à ces journées, en partie ou en totalité, ont noté la richesse des débats et l’intérêt de cette confrontation de cultures, de pratiques et de droits dans les différents pays. Le niveau des intervenants était de bonne qualité sur toutes les tables rondes. Je pense que chacun repartira avec une envie de militantisme renforcée. »

« Il est très probable que dans deux ans, il y ait une conférence de la même nature que celle-ci en Espagne, organisée par l’association espagnole, ajoute-t-il.
C’est une association très dynamique et nombreuse.
La finalité du réseau Nelfa, c’est de créer un réseau européen, voire de transformer tout cela en association européenne de manière à porter la bonne parole partout en Europe. »

Familles homoparentales : paroles de militants

Têtu par Cédric Douzant 19 septembre 2010

Ce week-end se tenaient à Paris les premières journées européennes des familles homoparentales.
Des centaines de militants, venus de toute l’Europe, avaient fait le déplacement. Portraits de familles.

Le bilan est très positif pour les premières journées européennes des familles homoparentales, qui se sont tenues vendredi et samedi à Paris pour réaffirmer plusieurs de leurs revendications dont l’adoption et la reconnaisance de droits équivalents à ceux de familles hétéroparentales.

_ Elina et Liam, Finlande.
Je suis venue spécialement pour assister à ces journées et j’en profite pour passer une semaine à Paris. Je tenais à être présente car je suis intéressée par la situation de nos familles dans les différents pays européens.
En Finlande, nous avons de la chance et nos droits sont de plus en plus grands. Récemment, une nouvelle loi a permis au deuxième parent de prendre un congé parental à la naissance de l’enfant.
Mais il faut encore des avancées. L’adoption reste difficile, surtout pour les couples d’hommes. Et il faut que les deux parents soient reconnus légalement partout en Europe.

_Maria, Stéphanie, Lia et Lou, de Cannes.

Nous sommes membres de l’APGL et c’est toujours intéressant de rencontrer d’autres familles, de se montrer, et de confronter les différentes législations européennes.
Nous connaissons bien la situation en Espagne. L’une de nous a la double nationalité franco-espagnole et, en Espagne, nous sommes mariées et toutes les deux les parents légaux de nos filles.
Mais cette situation n’est pas reconnue en France. Ici, nous sommes considérées comme mère célibataire et avons dû obtenir une délégation d’autorité parentale. Il reste un long chemin à parcourir pour que nos familles soient reconnues.

Carmen, Maria et Joan, de Barcelone.

A Barcelone, nous avons maintenant beaucoup de droits.
Nous sommes mariées et nous sommes toutes les deux les mères de Joan.
En Espagne, l’enfant porte deux noms, celui du père, puis celui de la mère.
Nous avons pu donner à Joan nos deux noms de familles !
Ces droits devraient être universels mais beaucoup de pays coincent. Les Français aussi devraient pouvoir se marier et avoir des enfants. C’est important de militer aux côtés des pays qui n’ont pas encore nos droits. Et c’est enrichissant de rencontrer d’autres familles, d’écouter, de partager, de célébrer nos situations. Nos familles ont le droit d’être visibles.

Sylvie, Montélimar.

Je suis parente sociale, privée de voir mon enfant depuis ma rupture avec ma compagne il y a 3 ans.
Je suis ici pour faire avancer les choses, lever le problème de la séparation des couples, lorsque l’enfant se voit privé de l’un de ses parents, en l’occurrence le parent non biologique.
Je veux parler de ma situation pour éviter que d’autres gens soient confrontés aux mêmes problèmes. Il faut absolument écouter les différents parents et toujours respecter les enfants.

Jordi, Vicent et Joan, Barcelone. En Espagne, nos droits sont plus importants que dans beaucoup d’autres pays européens. Nous profitons des mêmes droits que les hétéros.
Nous avons le droit de nous marier, d’avoir des enfants et de les élever, sous la protection de la loi.
Nous voulons montrer de belles choses au reste de l’Europe, prouver que ces avancées sont possibles. Nous sommes toujours étonnés que la France n’ait pas encore adopté ces droits.
Pour nous, elle apparaît comme un pays de liberté, et ces blocages ne correspondent pas à cette image.

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Citations

Le tragique du drame de l’identité sexuelle réside dans le fait que notre société soi-disant égalitaire n’accorde aucune place a un comportement ambigu : on est soit complètement femme, soit complètement homme. Si l’on n’entre pas dans l’une ou l’autre des deux catégories, on n’a pas de place. Etre tout bonnement humain-e, mais ça ne suffit pas ! Bien au contraire, ça peut mener un-e être humain-e à un conflit déchirant qui se terminera bien souvent par le suicide.

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