Exercice 1 : classer de 1 à 10 les insultes que vous entendez le plus au collège et dans la cité
Dépouillement : 10 points ont été attribués au premier et 1 au dernier, les insultes faisant partie de la même catégorie ont été rassemblées, les pourcentages ont été calculés :
Résultats
Insultes sexistes
(car il n’existe pas l’équivalent pour le père ou pour le mari)
Fils de pute, bâtard : 29, 2 %
Pute, salope : 25 %
Remarque : salaud 0,6 % mais salaud est-il le correspondant masculin de salope ?
Total 55 % !
Insultes gay et lesbophobes :
Pédé, enculé, gouine : 27,2 % (avec gouine 4, 5 %)
Si on fait l’addition on trouve 82,2 % pour les insultes concernant la place de l’homme et de la femme dans la société.
Insultes racistes : 2,2 %
Insultes antisémites : 5,7 %
Insultes concernant le niveau intellectuel : 8,5 %
Divers : Gros porc 1 % blédar 0,8 %
Exercice 2 : Voici des insultes ou discriminations classées par catégories, dites pour chacune si vous les entendez très souvent, souvent, moyennement, un peu ou pas du tout
Résultats : Combien de très souvent ou de souvent :
2 propos racistes
12 propos antisémites
8 à cause du pays d’origine
54 à cause du sexe de la personne : pute, salope
24 à cause du comportement supposé de la mère : bâtard, fils de pute
23 à cause de l’orientation sexuelle : pédé
11 gouine
20 à cause de l’apparence physique : petit, gros, laid
19 à cause du nom de famille ridicule ou que l’on transforme pour être ridicule
14 à cause de la façon de s’habiller
6 à cause du manque d’argent
Conclusion :
• 20 ans de lutte antiraciste ont ancré dans les esprits que le racisme est odieux, cela n’empêche pas les jeunes de s’y livrer mais beaucoup se culpabilisent, et ne reconnaissent pas qu’ils l’entendent (penser aux gens du voyage qui sont très discriminés par les blacks, blancs, beurs)
• Pour l’antisémitisme, trop de personnes n’ont pas ce sentiment de culpabilité
• Pour le sexisme, chacun-e comprend que c’est mal, mais cela arrange trop les garçons qui sont gagnants puisqu’ils ont un vocabulaire très riche à leur disposition.
Beaucoup de filles tombent dans le piège, car il n’existe pas d’insultes correspondantes envers les garçons, et elles mêmes en prononcent.
Certains parents pour la lignée (arbre généalogique) et la question de la virginité, et certains grands frères pour "l’honneur de la famille" alimentent ce sexisme qui stigmatisent les filles et les soeurs.
• Pour l’homophobie, il y a une véritable revendication liée au sexisme, car dans les 2 cas c’est la place de la femme dans la société qui est en cause :
L’homosexuel c’est celui qui se comporte comme une femme, et déshonore le sentiment de fierté des garçons, c’est celui qui est faible, pas capable de dominer une femme, ni d’assurer une descendance ; c’est le traître à son camp.
et il paraît inacceptable que l’homosexuelle ne se donne pas à un homme.
La lesbienne c’est l’esclave qui fuit.

