Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Du site suisse : www.lambda-education.ch/
L’élève demande : "Et si j’ai des relations sexuelles avant le mariage ?" L’infirmière-instructrice répond : "Et bien, je suppose que tu peux te préparer à mourir. Et tu emporteras probablement ton épouse et un ou plusieurs de tes enfants avec toi."
Non, ce n’est pas une phrase tirée du dernier show comique télévisé américain ou d’un obscur journal satirique, mais bien ce que des milliers de jeunes Américains apprennent en classe lorsque qu’on leur projette la vidéo intitulée No Second Chance (Pas de deuxième chance), utilisée dans les écoles pour promouvoir l’abstinence totale en matière sexuelle, et qui fait partie du programme Sex Respect (sic !) que plus de 2000 collèges américains ont déjà adopté.
Ce n’est un secret pour personne, la majorité de l’Amérique est conservatrice et puritaine. On savait depuis belle lurette que les groupes de pression de la droite ultra tentaient de museler mieux encore les dérangeants désirs charnels de leurs têtes blondes.
On apprend aujourd’hui qu’ils ont réussi. Et qu’ils se sont trouvé des alliés de choix : le Congrès, et l’administration Clinton !
En août de l’année dernière, le Congrès a voté la loi sur la réforme de l’assistance sociale qui contient un article enjoignant les cinquante Etats d’adopter des programmes d’éducation sexuelle prêchant l’abstinence complète. Cet article ne débloque pas moins de 250 millions de dollars à distribuer aux Etats afin qu’ils fassent la promotion de ces programmes qui ont comme "but exclusif d’enseigner les avantages sociaux, psychologiques et sanitaires" de l’abstinence. Mieux encore, l’enseignement du safe sex et de la contraception seront interdits dans les projets financés par les fonds fédéraux !
Bien que les Etats n’aient pas l’obligation juridique d’adopter ces programmes, il ne fait guère de doute que la majorité d’entre eux ne refuseront pas les millions promis. "Au niveau politique, les Etats ne donneraient pas une bonne image s’ils venaient à refuser l’argent consacré à l’enseignement de l’abstinence," souligne Lisa Kayser, une analyste de l’Institut Allan Guttmacher.
Un flou relatif règne encore sur la façon d’appliquer concrètement ces nouvelles directives, car l’entrée en vigueur de la loi n’aura lieu qu’en janvier 1998. Mais d’ici peu, le Département de la Santé américain est censé rendre publiques les lignes directrices qui doivent guider les Etats dans son application. Et nul doute que celles-ci ressembleront comme deux gouttes d’eau aux programmes déjà en vigueur dans des milliers d’institutions scolaires : Sex Respect et Teen Aid (Aide à l’adolescent).
Sex Respect, fondée en 1975 par une certaine Phyllis Schlafy, use des moyens les plus sordides pour parvenir à ses fins. On peut notamment lire dans ses brochures que "personne ne peut nier que la nature commente d’elle-même le comportement sexuel par le SIDA et les MST."
De manière similaire, le programme de Teen Aid, superbement intitulé Moi, mon monde et mon futur, prévient les jeunes des conséquences des relations sexuelles avant le mariage.
Elles entraînent "une perte de réputation", "des limitations dans le choix des partenaires", ou encore "des difficultés dans l’équilibre sexuel".
Les enseignants peuvent lire aussi que les élèves qui ont déjà eu des relations sexuelles sont une "catégorie sexuellement dysfonctionnelle".
Il va sans dire que l’homosexualité n’est pas seulement totalement ignorée par ces programmes, mais reléguée au rang des pires atrocités qui puissent exister.
Ces deux associations sont activement soutenues par le "Adolescent Family Life Act" (AFLA), un programme créé sous l’ère Reagan qui fait partie du budget fédéral. Si le budget de cette année est adopté, les subventions en faveur du AFLA vont passer de 7 à 75 millions de dollars. Et deux tiers de cet argent sera utilisé exclusivement pour continuer l’implantation des programmes d’abstinence.
Bien sûr, certaines associations (essentiellement homosexuelles) s’insurgent contre ces pourfendeurs de la liberté sexuelle.
Mais les voix qui s’élèvent contre ces violations du droit à l’épanouissement affectif ne sont que trop timides. Et les politiciens restent muets comme des carpes, de peur de perdre leur électorat. Quant on en vient à parler de sexe aux Etats-Unis, même les plus progressistes esquivent le sujet, le gardant précieusement dans les tiroirs de la "décence" et de la "vie privée."
Si tout cela n’était pas vrai, on rirait aux éclats ! Mais c’est bel et bien authentique, et ça fait froid dans le dos. Au pays où, il y a quelques années, la Ministre de la Santé de Bill Clinton, Jocelyn Elders, avait été contrainte de démissionner après avoir osé suggérer que l’on présente la masturbation aux écoliers comme un phénomène sain et naturel, (elle avait également fait part de ses doutes quant à la politique répressive en matière de drogue), les jeunes gays, lesbiennes (et hétéros) vont non seulement être en proie à de cruels déchirements au moment de l’éveil de leur sexualité, mais marqués de façon indélébile par des préceptes qui nient les lois de la nature.
Stéphane Riethauser
Cet article est paru dans Dialogai-Infos n°75, avril 1997

A Tardieu éminent professeur en 1857 : "le pédéraste a une dilatation extrême de l’orifice anal, l’incontinence des matières, les ulcérations, les rhagades, les hémorroïdes, les fistules, la blennorragie rectale, la syphilis, les corps étrangers introduits dans l’anus, la forme et la dimension excessive du pénis, une verge tordue sur elle-même, signent l’appartenance à l’espèce nouvelle, stigmates physiques, témoins matériels d’une dépravation profonde inscrite dans l’esprit des invertis". Suite demain…