« Suis-je comme tout le monde ? Ne va-t-on pas se moquer de moi si je ne suis pas comme les autres ?
Ne va-t-on pas me gronder ? Ne serait-ce que froncer les sourcils ?
Dois-je absolument tout contrôler : le ton de mes paroles, mes attitudes, mes gestes, mes idées, mes goûts, mes jeux… que tout soit comme les autres du même sexe ?
Mes sentiments pour des enfants du même genre, est-ce une amitié particulière ?
Visiblement ça ne se fait pas, suis-je normal ? Est-ce que ça va passer ?
Dois-je afficher des sentiments pour un-e copin-e de l’autre sexe, même si c’est faux ?
Dois-je mettre en avant mon goût pour les personnes du sexe opposé, même si c’est sur le dos de ceux et celles qui sont attiré-e-s par les personnes du même sexe comme moi, et me moquer d’eux et d’elles, comme je le vois faire ?…. »
Que faire ? : rassurer
Tout le monde est différent, chacun-e est comme il est. Une fille garçon manqué c’est normal, un garçon efféminé aussi, c’est naturel, normal et égal.
Aimer un garçon ou une fille ou les deux, c’est normal, cela changera peut-être mais il n’y a rien à faire, et puis il n’y a aucune faute.
Expliquer :
Chacun-e doit accepter les différences…sans juger.
Expliquer l’acceptation des autres au plus tôt, est le mieux dès l’instant que l’enfant se manifeste, et ne pas avoir peur de répéter.
Corriger les écarts de langage, les attitudes sexistes et lesbo-gay-bi-transphobes dès leur apparition.
Prévenir aussi :
On pourra profiter d’un évènement de l’actualité pour commenter et faire réfléchir et déconstruire très tôt les préjugés qui s’installent ou qu’on sait qu’ils vont s’installer par des influences extérieures.
Ainsi on libère la parole des enfants, ce qui permet de mieux réagir.
Eviter tout rire, tout froncement de sourcil, toute condamnation au silence.
On peut dire qu’on va y réfléchir à la manière de dire les choses, chercher conseils avant d’expliquer sans tarder.
Signaler aux professeur-e-s ce qu’on a entendu, afin que cela soit expliqué en classe, à tou-te-s.

