Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu Rédaction 03 mai 2010, Rudolph Brazda, le probable dernier survivant déporté pour homosexualité dans les camps nazis, offre à l’aube de ses 97 ans un témoignage unique et bouleversant.
Têtu par Rédaction 04 août 2011,
Le dernier survivant connu des quelque 10 000 déportés pour homosexualité sous le régime nazi, fait Chevalier de la Légion d’honneur en avril dernier, s’est éteint hier à l’âge de 98 ans.
Rudolf Brazda avait accordé une longue interview au magazine TÊTU de janvier 2009.
« Rudolf s’est endormi paisiblement dans son sommeil à l’aube du 3 août, il résidait depuis le mois de juin dans un établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes, à Bantzenheim [dans le Haut-Rhin] », a indiqué son entourage. Les obsèques de cet homme naturalisé Français en 1960 auront lieu la semaine prochaine à Mulhouse.
Conformément aux dispositions de son testament, sa dépouille sera incinérée et ses cendres déposées à côté de celles de son compagnon de vie de plus de 50 années, Edouard Mayer, décédé à Mulhouse en 2003.
« Une disposition naturelle »
Rudolf Brazda avait fait partie des quelque 10.000 personnes déportées sous Hitler en raison de leur orientation sexuelle, les nazis considérant l’homosexualité comme une épidémie dangereuse pour la perpétuation de la race.
Il avait été déporté au camp de concentration de Buchenwald où il porta le triangle rose, avant de choisir de vivre en France.
Né en 1913 en Saxe (Allemagne) dans une famille tchèque germanophone, Rudolf prend conscience de son homosexualité comme « une disposition naturelle qu’il accepte comme telle, conscient d’avoir eu la chance d’avoir toujours eu un compagnon à ses côtés ».
32 mois d’enfer
En 1937, il est condamné à six mois de prison pour « débauche entre hommes », puis expulsé vers la Tchécoslovaquie.
Là, après l’annexion des Sudètes par Hitler, il est à nouveau jugé et condamné pour le même type de faits, cette fois à 14 mois de prison.
Cette peine purgée, Rudolf, considéré comme un récidiviste, est interné au camp de concentration de Buchenwald, dans le centre de l’Allemagne.
Il survécut à 32 mois d’enfer dans ce camp, grâce à son amitié avec un kapo communiste et à « un peu plus de chance que les autres ».
Rudolf Brazda avait gardé le silence sur les motifs de sa déportation jusqu’en 2008 mais l’annonce cette année-là de l’inauguration d’un mémorial aux victimes homosexuelles du nazisme à Berlin poussa des proches à l’inciter à faire connaître son histoire.
Il avait reçu la légion d’honneur le 28 avril dernier.
LES POLITIQUES RÉGISSENT À LA MORT DE RUDOLF BRAZDA
A l’annonce du décès de Rudolf Brazda, le conseiller régional PS Jean-Luc Romero, et l’éditeur de sa biographie, Florent Massot, « saluent la mémoire d’un homme qui, malgré les terribles souffrances endurées, avait choisi très courageusement de témoigner ».
Le PS a salué le « parcours » de M. Brazda, soulignant qu’il avait « mobilisé sa mémoire et sa parole pour lutter contre l’oubli et contre l’homophobie ».
Pour Ian Brossat, président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris, « son parcours rappelle la nécessité de combattre pied à pied l’homophobie au même titre que toutes les formes de discriminations ».
Les obsèques de Rudolf Brazda se dérouleront lundi à Mulhouse.
« Sa dépouille sera incinérée et ses cendres déposées à côté de celles de son compagnon de vie de plus de 50 années, Edouard Mayer, décédé à Mulhouse en 2003 », ajoutent ses amis.
Têtu par Rédaction (avec agence) 08 août 2011,
Le dernier déporté pour homosexualité a été incinéré en présence de représentants d’anciens combattants et d’association de défense des homosexuels.
Rudolf Brazda à son domicile, en juin 2010 (photo : AFP).
La cérémonie religieuse aura été belle et sobre. Ce matin à Mulhouse, dans le Haut-Rhin, représentants d’anciens combattants et d’association de défense des homosexuels étaient présents pour un ultime hommage à Rudolf Brazda, l’ultime survivant connu des déportés pour homosexualité par le régime nazi, décédé mercredi.
Près de son compagnon
Une quarantaine de personnes étaient présentes lors de la cérémonies, durant laquelle le père Léonard Basler a notamment cité le « lourd tribut payé pour son homosexualité » en évoquant les « 32 mois d’enfer » passés dans le camp de concentration de Buchenwald. « Quelles que soient nos convictions, notre foi en l’homme ou en Dieu, nous pouvons faire un bout de chemin ensemble », a-t-il ajouté.
Les cendres de Rudolf Brazda, mort à l’âge de 98 ans, ont ensuite été déposées au cimetière de Mulhouse, dans la plus stricte intimité, auprès de celles de son compagnon, décédé en 2003.
Têtu par Pierre Girard 11 avril 2011 Un nouveau livre documente la vie de Rudolf Brazda, le dernier survivant connu des déportés du 3e Reich pour homosexualité, et qui fera également l’objet d’un documentaire prochainement.
Moins d’un an après la publication d’un premier livre en France, le sociologue Alexander Zinn publie lundi en Allemagne une nouvelle biographie de Rudolf Brazda, Das Glück kamm immer zu mir (littéralement : « La chance vint toujours à moi », qui est en quelque sorte la devise de Rudolf Brazda).
Son internement au camp de concentration de Buchenwald ne fait l’objet que d’un seul de sept chapitres du livre, tandis que la persécution des homosexuels en amont, dès 1933, intéresse particulièrement le biographe dans l’histoire de Rudolf Brazda.
Après une jeunesse insouciante, et même un mariage avec son ami Werner avec sa famille près de Leipzig, l’arrivée des nazis au pouvoir a en effet marqué une rupture : Rudolf Brazda a été condamné deux fois pour homosexualité, avant d’être déporté.
« Sa vie quasi romanesque, que ce livre retrace, est exemplaire des persécutions dont les homosexuels ont fait l’objet, de même que du combat réussi pour une vie libre et heureuse », affirme le maire de Berlin, Klaus Wowereit, dans sa préface.
Documents filmés
Alexander Zinn admet que « l’histoire de Brazda se différencie nettement de celle de la majorité des homosexuels persécutés sous le 3e Reich ».
Ne serait-ce que parce qu’il a survécu, alors que la majorité des « Triangles roses » est morte dans les camps.
Le sociologue a filmé ses recherches et ses entretiens avec Rudolf Brazda, de même que son retour bouleversant à Buchenwald.
Ces séquences devraient donner naissance à un documentaire inédit, que l’auteur espère diffuser à la télévision ou au cinéma cette année.
En convalescence en Alsace, où il vit depuis sa libération de Buchenwald, Rudolf Brazda était le grand absent de la présentation de sa biographie cette semaine à Berlin.
Mais l’auteur se veut rassurant sur son état de santé : « Après une lourde chute la semaine dernière, il devrait être à nouveau sur pied la semaine prochaine. »
Alexander Zinn, Das Glück kamm immer zu mir, éditions Campus.
En janvier 2009, Rudolf Brazda avait accordé à TÊTU sa première interview dans un média français.
Le probable dernier « Triangle rose » survivant des camps nazis, Rudolf Brazda, livre à l’aube de ses 97 ans un témoignage unique et bouleversant sur l’histoire des déportés pour homosexualité.
Matricule 7952 au camp de concentration de Buchenwald à partir de 1942, Rudolf Brazda est né en 1913 près de Leipzig de parents tchèques émigrés en Allemagne. Il sera condamné deux fois par le régime nazi en raison de son homosexualité, puis déporté. Il a passé 32 mois à Buchenwald, jusqu’à sa libération en avril 1945 et réside depuis dans l’est de la France.
Pour cet ouvrage, Rudolf Brazda. Itinéraire d’un Triangle rose, l’auteur, Jean-Luc Schwab, s’est entretenu pendant plusieurs centaines d’heures avec l’ancien déporté et a recoupé son récit avec des documents d’époque, d’autres témoignages et des recherches dans les archives allemandes, tchèques et françaises.
« Ce travail de reconstitution a été passionnant mais j’ai bien conscience qu’il ne peut se prétendre exhaustif (…). J’ai privilégié le doute de l’historien aux affirmations qui ne pouvaient être vérifiées », explique l’auteur.
Le témoignage de Rudolf Brazda constitue une facette d’une vérité historique assez peu documentée, la déportation pour homosexualité, mais raconte aussi la vie d’un homme à la capacité d’émerveillement toujours intacte malgré les épreuves et son grand âge.
Contraint à Buchenwald de porter le « Triangle rose », Rudolf est soumis au travail forcé, aux sévices. Il survit grâce à la « chance » qui selon lui ne l’a jamais quitté.
Après la libération du camp, il s’installe en Alsace avec un compagnon qui partagera sa vie pendant plus de 50 ans. Il raconte aussi cet « après » beaucoup plus heureux.
Sous le nazisme, plus de 50.000 homosexuels ont été condamnés en vertu d’un article du code pénal abrogé seulement en 1969. Selon les estimations, entre 5.000 et 15.000 homosexuels ont été déportés dans les camps de concentration, où la grande majorité d’entre eux sont morts.
Des déportés homosexuels ont été souvent soumis à des expérimentations médicales affreuses : injections hormonales, voire lobotomies ou castrations.
Rudolf Brazda. Itinéraire d’un Triangle rose de Jean-Luc Schwab, éd. Florent Massot, 253 pages
Têtu par Pierre Girard 19 juin 2008, À l’inauguration du monument de Berlin, aucune victime homo du nazisme n’était présente. Un Allemand vivant en France vient de se manifester.
C’était le grand regret des officiels en inaugurant à Berlin le monument en mémoire des victimes homosexuelles du nazisme
"L’événement intervient si tard qu’aucune victime n’est encore vivante pour y assister", s’était désolé le ministre de la Culture, Bernd Neumann.
C’était sans compter sur Rudolf Brazda.
Lorsqu’il a entendu les reportages sur l’inauguration du Mémorial homo, depuis la France où il vit désormais, il a pris contact avec la Fédération allemande gay et lesbienne (LSVD) pour donner signe de vie.
Et Rudolf Brazda n’est peut-être pas le seul survivant, parmi les anciens déportés pour homosexualité : "Personne n’a investi le temps et l’argent pour tenter de retrouver ceux qui ont survécu", explique le porte-parole de la LSVD, Alexander Zinn, à Têtu.
"On ne connaît donc que les personnes qui se sont manifestées."
Âgé de 95 ans, Rudolf Brazda a été déporté pour homosexualité par les nazis et emmené au camp de concentration de Buchenwald. La LSVD a fait des recherches et authentifié son témoignage. Cet Allemand, originaire de Tchécoslovaquie, a survécu à la déportation puis, après la Libération, s’est installé en France en suivant un ami hétérosexuel originaire de cette région qu’il avait rencontré à Buchenwald et avec lequel il s’était lié d’amitié.
"Il a ensuite vécu 35 ans avec son compagnon, en France, avant que celui-ci décède, il y a six ans", explique Alexander Zinn, qui s’est rendu à la rencontre de Rudolf Brazda la semaine dernière. Rudolf Brazda était donc absent de la précédente cérémonie, mais il sera à Berlin pour le départ de la gay pride, samedi 28 juin.
Il prendra part à un hommage spécial aux victimes homosexuelles du nazisme, organisé autour du Mémorial, ainsi qu’à une conférence sur l’histoire de la persécution des homosexuels par les nazis.
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"Femme vipère, trône de Satan … La femme ignoble, la femme perfide, la femme lâche souille ce qui est pur, rumine des choses impies, gâte les actions… La femme est chose mauvaise, chose malement charnelle, chair toute entière". (la tradition chrétienne médiévale) Suite demain…