:

Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Bas
agrandir le texte réduire le texte texte normal imprimer envoyer l'article par mail

Maroc (1)

Heterhomo : Pourquoi, s’il n’y a pas d’homos au Maroc, en ont-ils si peur ?

L’homophobie et le sexisme institutionnalisés briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.

C’est cruel et stupide.

L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.

L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !

Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).

Des gays sans papiers que l’Etat veut bannir, même si le pire les attend

Deux hommes condamnés à quatre mois de prison ferme pour homosexualité

Deux jeunes Marocains ont été condamnés lundi à quatre mois de prison ferme pour homosexualité par un tribunal de Témara, près de Rabat, a indiqué l’un de leurs avocats.

E-llico.com / Actus

Mis en ligne le 21/05/2013

Les deux hommes, âgés de 28 et 20 ans, ont été arrêtés début mai à Témara par la police alors qu’ils se trouvaient ensemble dans une voiture. Ils ont ensuite été placés en détention à Salé, près de Rabat.

Lors de la troisième audience, lundi, les deux hommes ont réfuté les faits qui leur étaient reprochés dans le PV de police.

"Nous étions dans la voiture en train de discuter, sans plus. On n’a rien fait d’illégal", a dit l’un d’eux au président du tribunal.

L’article 489 du code pénal marocain punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe de six mois à trois ans de prison ferme.

"Nous avons déclaré au juge que le PV établi par la police, et signé par les deux accusés, comporte des faits inexacts", a pour sa part déclaré l’avocat.

"Je vais discuter demain (mardi) avec leur famille pour qu’on fasse appel de ce verdict", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il n’y a pas de flagrant délit, et il n’y a pas eu d’atteinte à la pudeur publique". "Donc l’accusation ne repose sur rien. Ils étaient tout simplement installés dans la voiture", a affirmé cet avocat, qui a souhaité garder l’anonymat.

Egalité Hommes Femmes

Le pas de l’égalité sur le papier avait déjà été franchi par le Maroc dès le mois de décembre 2011 dans l’effervescence du printemps arabe.
La nouvelle constitution marocaine consacrait dès lors « l’égalité des droits et libertés », l’article 19 ajoutant que « l’État œuvre à la parité » entre femmes et hommes.

Le Royaume s’engage un peu plus chaque jour sur cette voie avec la suppression attendue d’un article décrié du code pénal, rapporte le quotidien marocain Le Soir-Echos.
Celui-ci permet au violeur d’une mineure d’échapper à la prison en épousant sa victime.
Cette disposition, déjà contestée depuis plusieurs années par des associations, avait entraîné une forte mobilisation dans le pays après le suicide de trop en mars 2012, celui d’une jeune fille de 15 ans contrainte d’épouser son violeur.
En plus de cette abrogation, soutenue par le gouvernement islamiste, les peines d’emprisonnement pour les auteurs de viol seront alourdies : la condamnation pourra aller jusqu’à 30 ans d’emprisonnement contre cinq aujourd’hui.

En attente de « garanties pour la non-régression et l’avancement des droits des femmes »

Cette victoire ne fait pas oublier aux défenseurs des droits des femmes ce qui reste encore le véritable fléau de la société marocaine : les mariages des mineur(e)s.
De 29 847 en 2008, la barre des 34 000 a été franchie en 2010.
Ces mariages sont l’un des nombreux cas de violence régulièrement dénoncés dans le pays par les associations de défense et d’écoute.
Selon un de leurs rapports, 82 % de femmes marocaines sont victimes de violences conjugales.
Elles sont aussi la cible d’agressions sexuelles (13 %), de violences juridiques (9 %) et de violences économiques (35 %). 11 % de Marocaines ont été violentées en dehors du domicile conjugal à travers le harcèlement, le viol, l’agression et la tentative de viol.
Les femmes et filles célibataires ne sont guère mieux loties.
Elles sont la cible de 50 % des actes de violences sexuelles, selon les chiffres relayés par le quotidien Le Soir-Echos en juillet 2012.

« Il est temps que les homos sortent de l’ombre »

Têtu par Habibou Bangré 20 octobre 2012,

INTERVIEW. Malgré un climat hostile, deux nouveaux groupes marocains s’organisent aujourd’hui pour défendre les droits des LGBT.

Freedom of homosexuals, bisexuals and transsexuals (FOHBAT) et Freedom of homosexuals and bisexuals in Morocco (FHBM).
Ces deux groupes - le premier à vocation internationale, le deuxième concentré sur le Maroc - ont été créés par des militants assoiffés d’égalité entre les hétéros et les homos.
Car dans le royaume chérifien, l’article 489 du code pénal punit l’homosexualité de six mois à trois ans de prison.
« Nous ne tenons pas à sensibiliser le peuple marocain, souligne Souhaîl Lahlali, fondateur et gestionnaire de FOHBAT et FHBM. 
Nous tenons à le convaincre par la logique que notre existence mérite un respect éternel. »
Les militants tissent des liens avec d’autres associations LGBT, dont la marocaine KifKif, pour mettre en place des activités de terrain.
Pour l’heure, les actions se passent essentiellement sur la page Facebook ouverte le 15 février dernier, et qui compte près de 1.400 fans.

TÊTU : Quelles sont vos revendications ?
Souhaîl Lahlali : Elles se basent sur l’annulation des lois qui condamnent la communauté LGBT et la tolérance de ces formes sexuelles comme étant une normalité !
L’État doit tolérer la libéralisation sexuelle en donnant les droits de pratique sentimentale et sexuelle aux homos au Maroc, et doit libérer les homosexuels adultes détenus à cause de leurs relations sexuelles consenties.
Il doit par ailleurs réprimer les cas médico-légaux, par exemple les cas de rapports sexuels entre deux homosexuels mineurs, et mettre en œuvre un programme d’éducation sexuelle qui permettra de s’ouvrir spirituellement pour pouvoir respecter les homosexuels de notre société.

L’islam est la religion d’Etat. Que répondez-vous à ceux qui disent que cette religion est incompatible avec l’homosexualité ? Essayez-vous d’approcher les leaders religieux ?

Nous approchons les autorités pour expliquer notre position en ce qui concerne ce pays et d’autres, et nous espérons une tolérance et une ouverture des religieux et de la religion islamique.
Parce que c’est totalement faux [qu’islam et homosexualité sont incompatibles].
Il existe des milliers d’homos musulmans, et ça ne leur cause pas de problème.
Assumez votre homosexualité, votre bisexualité et votre transsexualité sans être infectés par le monde extérieur et ses critiques religieuses racistes !

Quels sont les objectifs de la page Facebook ?
La page sur Facebook est un lieu d’information et aussi une occasion de faire des rencontres.
Nous informons nos membres de nos actions et, à travers elle, ils ont la possibilité de se faire des tas d’amis.
Nous faisons en sorte de traiter divers sujets et d’analyser plusieurs situations.
L’idée est de permettre à nos membres de comprendre ce qui se passe, et surtout de rendre compte aux homophobes de la vérité de ce que nous vivons et de ce que nous ressentons dès qu’ils commencent à nous juger et nous rejeter, sans cœur ni pitié.

Le visage de certains homosexuels est reconnaissable sur Facebook.
Vous ne craignez pas que leur vie soit en danger, l’accès à la page n’étant pas protégé ?

Oui, nous en sommes conscients, mais il est temps de ne plus rester dans l’ombre.
Nous dévoilons nous-mêmes nos identités en public sans y craindre les critiques des autres.
Nous existons et sommes prêts à vivre au grand jour - quel que soit le risque.
En ce qui concerne les autres membres de la page, nous sommes conscients que ça pourrait leur causer des problèmes, mais c’est nécessaire pour arriver à prouver notre existence et nous mobiliser pour obtenir nos droits.

Des islamistes font annuler une conférence sur l’auteur gay Abdellah Taïa

Têtu par Mélanie Vives 05 juin 2012,

Il y a quinze jours une conférence universitaire était censée présenter le travail de l’écrivain.
On apprend qu’elle n’a pas pu avoir lieu suite à la pression de manifestants islamistes.
Contacté par TÊTU.com, Abdellah Taïa se veut optimiste.

« Même si ce qui se passe en ce moment est très dangereux, ces signes d’exacerbation montrent qu’au fond un vrai changement est en train de s’opérer dans le monde arabe.
Et c’est justement cela que ces manifestants veulent arrêter. »


Contacté par TÊTU.com hier, le célèbre écrivain Abdellah Taïa - connu pour avoir remporté le « Prix de Flore » en 2010, mais aussi pour avoir été le premier écrivain marocain à révéler son homosexualité en 2009 se montre très optimiste.
Pourtant, vendredi 18 mai dernier, lendemain de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, une présentation autour de ses textes était organisée à la faculté des Lettres d’El-Jadida, au sud de Casablanca au Maroc. Le colloque a finalement dû être annulé sous la pression d’un groupe de manifestants islamistes.

« L’université n’est pas pour les homos »

« C’était une des premières fois qu’un universitaire devait tenir une conférence sur mes textes dans une fac au Maroc, nous explique Abdellah Taïa.
En l’occurrence, il s’agissait d’un professeur belge qui étudie à l’université de Miami.
Je n’étais pas sur les lieux ce jour-là, mais ce prof m’a écrit pour me dire qu’il y avait eu des manifestations d’islamistes, d’étudiants et de professeurs.
Ces derniers l’ont empêché de faire sa présentation. »
Le site Yabiladi, qui a été l’un des premiers médias francophones à relayer l’information, nous donne un aperçu des slogans derrière lesquels manifestait le groupe :
« L’université est pour les étudiants et non pour les homosexuels »,
« Les grands perdants seront nos enfants qui sont l’avenir de notre pays »,
« C’est une honte de voir l’université ainsi en train de mourir ».
Ou encore « Comment peut-il prêcher la liberté, la noblesse et la droiture alors qu’il est lui-même sujet à une déviance sexuelle des plus basses et des plus ignobles ? »

Choqué ? Surpris ? L’auteur, que vous pouvez par ailleurs lire chaque mois dans le magazine TÊTU, nous répond par la négative :
« Non, car je suis Marocain, arabe, musulman et homosexuel, donc depuis tout petit je m’attends à tout moment à ce qu’il y ait quelqu’un qui se lève et qui me dénie le droit d’exister.
Maintenant, ce qui a eu lieu là va au-delà de moi :
à l’échelle de ce qui se passe dans le Maroc et dans le monde arabe en général depuis le début du printemps arabe, tout ça a un sens.
Il y a eu récemment d’autres manifestations de la part de personnes qui se disent ‘‘dans la vérité musulmane’’.
Ils manifestaient contre d’autres gens - qui ne sont pas forcément homos - pour dire ‘‘ça, ce n’est pas l’islam’’.
Le gouvernement étant islamiste maintenant au Maroc (depuis janvier, ndlr), ce genre de choses, qui étaient de l’ordre de l’impensable avant, devient possible. »

« Pas de censure » Les sites Yabiladi et SlateAfrique s’insurgent de ne pas avoir eu vent de l’information plus tôt.
« Il n’est pas question de censure, selon Taïa.
Je sais qu’il y a eu des réunions, que le recteur de l’université d’El-Jadida a décidé d’élaborer un rapport, et donc ça a pris un peu de temps avant de remonter jusqu’à la presse. Au Maroc, on en parle depuis vendredi dernier seulement. »

Et SlateAfrique de rappeler que dans ce pays, l’homosexualité est un délit parfois puni de trois ans d’emprisonnement et d’une amende, d’après l’article 489 du code pénal qui fait mention d’« actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe ».

L’écrivain Abdellah Taïa chahuté par des dizaines d’islamistes à l’université d’El-Jadida

3 juin 2012 http://egalitedesdroits.yagg.com/20…

L’écrivain franco-marocain Abdellah Taïa a déjà publié plusieurs romans aux éditions du Seuil, dans lesquels il aborde, entre autres, le thème de l’homosexualité.
Il a obtenu le prix de Flore en 2010 pour Le Jour du Roi, ses articles ont été publiés par Le Monde, le New York Times, le magazine marocain Tel Quel, et ses romans ont été traduits en plusieurs langues, dont l’anglais, l’arabe, et plus récemment l’allemand.

Face au succès de cet écrivain en France et dans le monde, il était tout naturel que des universitaires s’intéressent à ses textes, et décident de lui consacrer une journée d’études.
C’est ce qu’a fait le laboratoire de recherche du département de langue et littérature françaises au sein de la Faculté des Lettres d’El-Jadida, une grande ville marocaine à une centaine de kilomètres de Casablanca.

Il n’en fallait pas moins pour qu’une manifestation d’islamistes tente de perturber par tous les moyens la rencontre organisée ce jour-là avec Abdellah Taïa.
Le site Yabiladi, qui rassemble la communauté marocaine du monde entier, rapporte les slogans et mots d’ordre lancés par les manifestants, furieux de voir s’exprimer librement un écrivain qui revendique ouvertement son homosexualité : « Il s’agit d’introduire un système sioniste au sein de l’université marocaine. Voilà pourquoi nous devons défendre notre identité, nos enfants et notre religion ».

Les islamistes ont mis en ligne une vidéo où ils montrent comment ils ont tenté, par la violence, les cris et l’intimidation, de censurer et d’humilier l’écrivain :

Sur son compte Facebook, Abdellah Taia se veut malgré tout résolument optimiste et offensif, pour le bien de son pays comme pour celui des LGBT : Le changement a commencé dans le monde arabe. Et, comme vous, je pense sincèrement que rien ne pourra l’arrêter. Les Marocains, les Arabes, se ré-approprient enfin leur histoire, leur identité libre. Malgré les attaques, les obstacles, l’incompréhension des proches, ce combat va continuer. Doit continuer. Merci fort pour votre soutien.

La polémique enfle autour d’une croisière gay

Têtu par Pasanau jeudi 14 juin 2012,

Plus de 2.000 homos sur un bateau, en mini shorts et maillots de bain, sont censés accoster à Casablanca dans quelques jours.
La croisière et sa future escale ont déjà provoqué un tollé dans ce pays où l’homosexualité reste taboue.

L’embarquement est prévu à Barcelone le 29 juin prochain. 2.000 homos, principalement américains et européens, sont attendus sur un paquebot de la compagnie américaine Holland America Line. E, pour huit jours de croisière gay.

Au programme : clubbing, piscine, rencontres… et une escale d’une journée prévue à Casablanca le 1er juillet, avant de faire route vers Cadix en Espagne.

Mais alors que les organisateurs se félicitent d’être « la première croisière gay à faire escale à Casablanca, la plus célèbre des villes balnéaires du Maroc », cet arrêt n’est pas du goût de tout le monde sur place. Plusieurs sites internet mettent déjà en garde sur l’arrivée de ces touristes d’un genre nouveau dans le pays. Le site d’opposition Demain Online a par exemple comparé le débarquement de ces flamboyants vacanciers à une « gay pride » organisée à Casablanca.
Le journal estime que « l’arrivée de 2.100 touristes gays dans la capitale économique du royaume chérifien a déclenché une vive polémique au Maroc, pays musulman dirigé par un Commandeur des croyants ».
Un point de vue qui fait écho aux dernières déclarations du ministre de la Justice et des Libertés Mustapha Ramid, qui avait récemment qualifié Marrakech de « ville de pêchés ».
De son côté, le journal arabophone Al Khabar s’étonne et s’interroge sur l’accord donné par l’Etat « à ces touristes d’un genre particulier (…) alors que l’homosexualité est un délit puni par la prison » au Maroc.
Et le journal de souligner également que malgré l’interdiction de l’homosexualité par l’Islam, le Maroc reste l’un des rares pays arabes qui dispose d’une association et d’un magazine gay.

Sexe et croyances

Plusieurs voix saluent a contrario l’arrivée de ces nombreux touristes étrangers, venus dépenser leur argent dans le pays alors que le tourisme marocain n’est pas au mieux actuellement.
Si les organisateurs de la croisière ont obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires auprès du gouvernement, le site Yabiladi rappelle que les autorités marocaines n’ont pour le moment pas encore officiellement réagi aux polémiques.

La difficile cohabitation du sexe et des croyances n’est pas nouvelle au Maroc. Ainsi une artiste libanaise, qui avait tourné un de ses clips sur l’esplanade de la mosquée Hassan II de Casablanca il y a quelques mois, avait provoqué une vive indignation… parce qu’elle y apparaissait en jupe courte et talons aiguilles !
Même tollé pour une marque italienne de prêt-à-porter qui avait organisé une séance photos de mode et tourné une vidéo promotionnelle avec ses mannequins, pour sa collection femmes, dans un édifice religieux de Fès.

Une jeune fille de 16 ans violée, battue et obligée d’épouser son violeur, s’est donné la mort

Il y a quelques jours, Amina Filali, jeune fille de 16 ans violée, battue et obligée d’épouser son violeur, s’est donné la mort — le seul moyen à ses yeux d’échapper au piège que lui ont tendu son violeur et la loi.
Si nous agissons maintenant, nous pouvons empêcher cette tragédie indicible d’arriver à une autre jeune fille.

L’article 475 du code pénal marocain permet aux violeurs d’échapper à des poursuites et d’éviter une longue peine de prison en épousant leur victime si elle est mineure.
Depuis 2006, le gouvernement promet d’annuler cet article de loi et d’adopter une législation interdisant les violences faites aux femmes, mais cela n’a pas eu lieu.

Des centaines de Marocains manifestent dans la rue pour réclamer une véritable réforme et font monter la pression sur le Premier ministre et sur d’autres ministres qui rédigent et soumettent des projets de loi, tandis que ces évènements sont relatés par les médias du monde entier.
Si nous intensifions la pression, nous pourrons obtenir des avancées concrètes.
Signez la pétition pour une loi globale visant à stopper les violences faites aux femmes et qui prévoit l’abrogation de l’article 475.
Lorsque nous aurons atteint 500,000 signatures, nous nous concerterons avec des associations féministes locales pour remettre notre appel aux décideurs :

http://www.avaaz.org/fr/forced_to_m…

Suite au viol brutal d’Amina, sa famille est allée signaler l’agression à des fonctionnaires de leur ville, Larache.
Au lieu d’engager des poursuites à l’encontre du violeur, le tribunal lui a donné la possibilité d’épouser sa victime, et la famille d’Amina a accepté cette proposition.

Aujourd’hui, pour répondre à la vague d’indignation mondiale, le gouvernement a publié une déclaration affirmant que le rapport était consenti, mais cela n’a pas encore été vérifié.
Nos partenaires marocains sur le terrain disent qu’il est très courant que le gouvernement tente de rejeter la faute sur la victime et de classer l’affaire — en attendant, la loi figure toujours dans le code pénal et maintenant, plus que jamais, nous devons récuser l’article 475.
Les associations féministes au Maroc ont longtemps combattu cette loi, et il est temps que la législature renonce à cette affreuse tradition et adopte une législation qui protège réellement les femmes.

Les Marocains indignés inondent les réseaux sociaux et descendent en masse dans la rue en signe de protestation.
Des centaines de femmes ont organisé un sit-in devant le tribunal de Larache et un autre devant le Parlement la semaine passée.
Ajoutons nos voix à leurs revendications pour que la loi protège les droits des femmes au lieu de les piétiner :

Les Marocains manifestent contre les violences faites aux femmes (La Croix) http://www.la-croix.com/Actualite/S…

Le Maroc veut des mesures après le viol d’une adolescente (Metro) http://www.metrofrance.com/info/le-…

RABAT - Maroc : les femmes dans la rue pour la réforme d’une loi discriminatoire sur le viol (20 Minutes)

http://www.20minutes.fr/societe/899…

Compte rendu des violences faites aux femmes au Maroc (Global Rights)

http://www.globalrights.org/site/Do…

Maroc : les parents d’Amina contredisent la version officielle et assurent que leur fille a été violée (Al-Arabiya - en anglais) http://english.alarabiya.net/articl…

Un parti homophobe remporte les législatives

Les islamistes du Parti justice et développement (PJD) ont remporté plus du quart des sièges lors des premières élections législatives au Maroc depuis l’adoption de réformes consécutives au Printemps arabe.

Selon la nouvelle Constitution, c’est un responsable de cette formation qui devrait prendre la tête du prochain gouvernement marocain.

Le chef de du PJD Abdelilah Benkirane est souvent critiqué pour ses propos hostiles à la laïcité, à la langue berbère et aux homosexuels.

Le Maroc est le troisième pays musulman du bassin méditerranéen à être dirigé par un parti islamiste, avec la Turquie et la Tunisie, dans l’attente des élections lundi et mardi en Egypte qui pourraient amener les Frères musulmans au pouvoir.

Mis en ligne le 28/11/2011

Haut

Citations

Dès l’allaitement, le dressage est plus sévère pour une fille que pour un garçon. Les filles doivent se soumettre, on brise leur volonté. Le besoin d’apprivoiser l’enfant est plus fort lorsqu’il s’agit d’une fille. Si c’est un garçon, bien qu’il soit tout petit et sans défense, il représente déjà le symbole de l’autorité à laquelle se soumet la mère elle-même. Brunet et Lézine (psychologues)

S'inscrire à la Newsletter

 

S'inscrire pour participer à la vie du site

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Liens Contact Mentions légales Plan du site Admin Haut