Hors des sentiers battus, informer et éduquer aujourd’hui pour changer demain
Renseignements reçus début avril directement à HETERHOMO
La neuvième édition du festival "REFLETS, des films d’aujourd’hui pour penser demain" se tiendra à Marseille du mercredi 4 mai au dimanche 8 mai 2011 au cinéma Les Variétés à Marseille, et en d’autres lieux partenaires de l’événement cinématographique et festif.
Depuis sa création, le festival Reflets s’est attaché à permettre à ses spectateurs grâce à des œuvres pertinentes et originales, d’aborder par le biais des films présentés, un axe qui lui est cher : l’enfance, l’adolescence et la découverte de soi.
Il a ouvert ses écrans aux cinématographies qui mettent en scène jeunes et adolescents, et cette année encore, cette manifestation culturelle, artistique et militante, présentera dans sa programmation destinée à tout public, des films dans lesquels jeunes enfants, adolescents, ou jeunes adultes en sont les protagonistes.
Les films sélectionnés abordent les questions de tolérance, éducation, sexualité, discrimination.
La prochaine édition du Festival fait la part belle à ces questions, avec pas moins de 6 séances, sur 13 programmées,
dont une thématique « Ils étaient une fois… », évoquant les couples lesbiens, gays et leurs enfants : avec “A la Carte”, “Tout va bien » (the Kids are Allwright), “les Joies de la famille”.
Ainsi que “Le dernier été de la Boyita” « Le secret d’Antonio » et “Summer Storm”.
Films venus d’Espagne, des Etats-Unis, de Suède, d’Argentine, des Philippines et d’Allemagne
De plus, ce Festival a initié depuis 2005, un partenariat avec Cinéma du Sud, dans le cadre du dispositif "Lycéens au cinéma", et présente chaque année en séance spéciale, un film destiné à des jeunes gens et jeunes filles.
A l’issue de la séance un débat est mené avec les jeunes, leurs enseignants.
Ce qui motive nos actions pédagogiques et éducatives :
Dans une société de plus en plus sensible à l’image, l’importance et l’impact du cinéma sur les esprits est désormais considérable.
Plus que jamais, il a le pouvoir et les moyens de nous faire rêver, de nous émouvoir, mais aussi de nous informer, nous éduquer, d’éveiller nos consciences
Une différence dans l’orientation sexuelle et l’identité affective peut devenir un problème majeur pour le jeune qui sera mis à l’écart par ses camarades ou plus souvent encore se mettra lui-même hors-jeu, même dans les activités les plus anodines, sportives et culturelles.
La condition de l’adolescent homosexuel reste l’un des derniers tabous de notre société au prix d’un taux de suicide fortement plus élevé et de dépressions, que celui de la communauté hétérosexuelle.
La famille, le système éducatif, la télévision, la presse, la radio et le cinéma sont les principaux vecteurs de la culture et de la norme en vigueur.
Les rares exemples d’homosexualité sont trop souvent présentés avec ridicule ou même mépris, ou bien semblent démontrer qu’un homosexuel est forcément un personnage malheureux et marginal dans tous les aspects de sa vie.
La société extrêmement hétéro normative n’offre aux jeunes en devenir que très peu de modèles et de référents positifs de l’homosexualité.
Le travail à accomplir est énorme mais essentiel car il convient que la société se libère des préjugés, des lieux communs et soit capable de reconnaître tous ceux qui la composent dans leur différence, leur caractère unique et donc irremplaçable.
Le Festival Reflets, face à cet état de fait, apporte sa contribution à ce travail en présentant des films traçant le parcours de jeunes, garçons et filles confrontés à cette question d’identité affective.
Des films où les difficultés rencontrées avec la famille, l’école, l’environnement social et culturel, sont surmontées et permettent à ces jeunes d’affirmer avec bonheur leur vie en devenir.
La manifestation a ainsi reçu les lycéens des Etablissements de Marseille et de la Région Paca, et leur a présenté les films suivants :
« Fucking Amal » de Lukas Moodysson (Suède)
« Oublier Cheyenne » de Valérie Minetto (France)
« Beautiful Thing » d’Hettie Mac-Donald (Royaume-Uni)
« Echo Park » de Richard Glatzer (Etats-Unis)
« Jeune et homo sous le regard des autres » (France) 5 courts-métrages réalisés à l’initiative du Ministère de la Santé, de l’INPES et de Canal +.
Dans le cadre de sa neuvième édition, le Festival présentera cette année aux garçons et filles des Lycées qui pourraient rejoindre ses programmations, très beau film : « Summer Storm » de Marco Kreuzpaintner.
Le cinéma, l’émancipation, le respect mutuel, trois bonnes raisons de découvrir ou de retrouver le Festival Reflets, qui d’année en année s’impose non seulement comme un rendez-vous artistique incontournable, mais aussi comme un espace de liberté et de tolérance.
Il revendique un choix de films qui respectent l’intelligence, nourrissent l’imaginaire et éveillent les consciences.
Michèle Philibert,
Programmatrice et Coordinatrice
Bureau du Festival REFLETS :
Association MPPM
Friche Belle de Mai
13331 Marseille Cedex 03
Téléphone : +33 (0)4.91.64.75.87
Mobile +33 (0)6.82.96.22.29
E-mail : www.festival-reflets@orange.fr
A l’issue de la séance un débat est mené avec les jeunes, leurs enseignants.
Pour faire plus ample connaissance, le site :
Vous trouverez donc en allant sur ces pages, les actions que nous avons menées depuis 2004 en faveur du public jeune, et pas seulement.
En 2009, le Festival n’a malheureusement pas pu avoir lieu. Raisons exposées à l’onglet Nouvelles d’aujourd’hui et demain
En 2008 : séances scolaires à l’onglet FILMS
En 2007 : Séance Lycées à l’onglet PROGRAMME
en 2006 : Séances Lycées à l’onglet LES FILMS
En 2005 : Une Thématique “Mamans, papas les autres et moi” sur le site 2005, à Onglet Thématique
En 2004 : Une thématique : “Lé jeunes : 2M1 C koi ?”
www.festival-reflets.org/arc…
Nouvelles familles et éveil à la sexualité au programme de Reflets 2011
Têtu par Frédéric Maurice 03 mai 2011,
INTERVIEW. Ce festival marseillais, qui se tient du 4 au 8 mai, renoue avec son passé de défricheur du cinéma LGBT mondial.
Rencontre avec sa programmatrice…
Oubliée l’annulation de 2009 ! Après sa reprise l’an dernier, « Reflets » aspire à renouer avec sa vocation de vigie du cinéma LGBT mondial.
Le festival marseillais, neuvième du nom, projettera du 4 au 8 mai dix-sept films que Michèle Philibert (ci-dessous) a dénichés aux quatre coins de la planète.
En préambule aux treize séances qu’abritera le cinéma Variétés, la programmatrice de cette semaine pas seulement cinématographique a répondu aux questions de TETU.

TÊTU : Pourquoi avoir laissé un quetzal se poser sur l’affiche ?
Michèle Philibert : On a voulu que cet oiseau au plumage arc-en-ciel, symbolisant la liberté et l’Amérique-du-Sud, porte son regard sur cette neuvième édition.
De cette Amérique-du-Sud proviennent quelques films d’une sélection toujours soucieuse de rendre visibles les parcours de vie, les luttes d’hommes et de femmes, d’enfants, d’adolescents, vivant sur tous les continents.
A une période où des peuples se soulèvent contre leurs oppresseurs pour conquérir la liberté, comment ne pas se faire le témoin de ceux qui mènent des combats pour la reconnaissance de leurs identités ?
Quel est le point commun entre les dix-sept films projetés ?
La sélection portera son regard sur ce que sont les nouvelles familles avec l’homoparentalité, la découverte de la sexualité et l’enfance qui touche à sa fin, l’adolescence et les choix amoureux révélés (comme dans Summer Storm, photo ci-dessous), les discours politiques et féministes de sept artistes performeuses, le secret d’un adolescent, la rébellion d’une femme et le dilemme d’un homme face au poids de la religion, l’oppression d’un pays vu par les yeux d’une nièce…
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Quels seront les moments forts ?
Mercredi en ouverture, nous projetteront L’Instant suspendu, le film inédit de Christina Dias avec lequel elle achève sa trilogie sur la relation aux corps.
Vendredi, nous proposerons 108-Cuchillo de Palo, le très beau film de Renate Costa en partenariat avec le Festival international de documentaires de Marseille.
Samedi, il y aura une séance consacrée à deux grands auteurs du XXe siècle, Violette Leduc et Jean
Genet. Il y aura aussi des spots de prévention et d’éducation sur la santé au début de chaque séance, des débats, une exposition de trois artistes, un stand de livres, des soirées DJ et des apéritifs.
Quelle est l’ambition de Reflets que tu as créé en 2002 avec Florence Fradelizi ?
C’est un festival qui reflète tout ce qui se passe dans les communautés LGBT du monde entier et dans toutes leurs diversités.
Un espace de partage, de rencontres et de découvertes ouvert à tous dont le vecteur est l’art cinématographique sous toutes ses formes.
Comment se porte le festival depuis son annulation en 2009 ?
On se retrouve dans la même situation. Le festival se déroule avant que les pouvoirs publics qui le financent, puissent verser leurs subventions.
Heureusement, cette année quelqu’un d’extérieur a accepté d’avancer l’argent contre une reconnaissance de dette.
Le festival n’est pas victime d’ostracisme. C’est juste un problème de calendrier.
La Région et le Département continuent de nous soutenir.
Et, grâce à Eliane Zayan, élue aux Fêtes et manifestations qui y tient, la Ville de Marseille a renouvelé depuis deux ans sa subvention qu’elle avait suspendue.
Plus d’infos et le programme complet sur www.festival-reflets.org Regardez la présentation du festival en vidéo :
Commentaires :
De Petit phoque Le 03 mai
oui enfin, summer storm c’est quand même plutôt ennuyeux.
La question de l’adolescence, la découverte de la sexualité, de l’homosexualité, l’éveil… on est tous passés par là.
Ce n’est jamais qu’un passage…. obligé, vers l’âge adulte.
Somme toute, le touche pipi - à part via les glory holes ou sous les portes cochères ou dans le 93 - ça devient vite ennuyeux.
C’est jeune, c’est frais, c’est novice…. ça va bien 5 mn.
On a vite envie de passer à autre chose, quelque chose de plus épicé.
A part l’intermède Jean Genet (qui serait certainement contre le mariage gay et qui ne se reconnaîtrait certainement pas dans les revendications actuelles), tout ça me semble assez conformiste, gnangnan, petite famille conformiste et bourgeoise, sur le modèle hétéronormé, donnant dans le jeunisme, et finalement peu intéressant.
C’est le problème avec les lesbiennes : elles font souvent des festivals de femmes, c’est-à-dire privilégiant la famille, les gosses et tout le tintouin.
Mais il faut dire que les gays ont tendance à leur ressembler de plus en plus. Je vois ça d’ici : on veut se marier, faire des gosses… on est des gens comme les autres quoi ! Rien de bien bandant dans tout ça.
De NémoGizmo Le 03 mai Hors de question de te laisser faire soi disant parler les morts, notamment un tel auteur (qui était à peu près "tout" sauf… de droite !). tu n’es ni son héritier, ni son ayant-droit ni son éditeur, alors basta !
Nous ne sommes plus dans les années 50-60 de ta jeunesse, l’époque et le monde ont beaucoup changé, y compris de rythme, si ça t’échappe tant pis…
Mais ca reste scandaleux de vouloir ainsi instrumentaliser un auteur mort contre l’Egalité des droits, et surtout pour, comme toi, soutenir NON-STOP Sarkozy et ses sbires anti-LGBT…
et très répétitifs tes propos aigris contre les jeunes (heureusement que tous les quasi soixantenaires ne sont pas tous comme toi !), contre les lesbiennes, contre les familles homoparentales, contre les enfants…
tu vis vraiment dans une petite bulle étriquée, nombrilo-égoïste et limitée, dis donc. Quel ennui ! :-(
"rien de bien bandant", comme tu dis.
De tigerx Le 03 mai
Mais, Petit Phoque, tu as raison, Genet était un marginal qui se délectait de sa marginalité revendiquée… Il détesterait, c’est vrai, l’idée du mariage et de l’embourgeoisement gay…
De même qu’il détesterait aussi Sarkozy et sa vénération des puissants, son obsession sécuritaire et son rejet des marginaux…
Genet est un poète, pas un homme politique (même si sa poésie/littérature a évidemment une dimension politique)…
Mais sois cohérent alors : comme lui, ravis toi d’aller passer un séjour en prison, vole et sois content de te faire voler (ou violer) et ravis toi de voir le crime généralisé (merveilleux texte, l’enfant criminel)…
Il faut savoir aimer (adorer, dans mon cas, moi aussi j’ai tout lu de lui) un poète sans nécessairement le citer comme modèle, à moins d’avoir fait des choix de vie aussi radicaux que les siens (et encore, il a pas vraiment choisi…), ce qui, au vu de tes autres commentaires, n’est sans doute pas ton cas…
Je te souhaite donc, effectivement, de te faire cambrioler tous tes biens, tabasser par un marin bourré, sodomisé par un néo-nazi (Genet aimait la France occupée), cracher à la gueule par un palestinien, passer quelques années en prison et ensuite aller voir sarko pour lui raconter tout ca, ok ??
HETERHOMO :
Des films pour les ados, on les a tous vus, il y en a une dizaine qui sont très bons, mais Summer storm c’est le meilleur.
Peut-on se souvenir des affres de notre jeunesse et de la terrible homophobie et même de la négation de nos identités que nous avons subies ?
Peut-on penser aux jeunes d’aujourd’hui qui ne vivent pas beaucoup mieux dans beaucoup d’endroits ?
Au festival Reflets, nous trouvons de la solidarité, de la fraternité, et même quand c’est nécessaire de la compassion laïque, et nous trouvons une grande adéquation avec la société actuelle.
Car enfin dans les années 60-90 les homos se plaisaient dans la différence, la marginalité, la non-conformité, et ils sont devenus selon les homophobes des « vieilles tantes », mais l’époque n’est plus la même, la société a beaucoup évolué, les homophobes ne sont plus 90 % de la population mais encore hélas 45 %, et des jeunes entendent en mode « normal » ou même en « bien » en tout cas en « égal » leur sexualité, et donc ils rêvent de droit à l’indifférence, oui se marier, oui adopter, oui faire des enfants à 2, 3 ou 4, oui adopter l’enfant de l’autre fait hétérosexuellement, et ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes, et cela n’empêchera pas l’anarchisme ou le singularisme d’une masse qui a encore besoin d’identification.
L’essentiel est de penser à ceux qui souffrent le plus et ils souffrent le plus dans les pays homophobes, et ne pas se soucier du nombrilisme des nantis d’ici qui ne doivent leur bonheur, leur liberté, leur dignité, et leurs plans-cul qu’aux ancien-ne-s qui ont milité par exemple au FHAR le Front Homosexuel Action Révolutionnaire et les « gouines rouges »…puis à Gai-pied…

