Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par myGayTrip.com 14 octobre 2010
MyGayTrip, site partenaire de TÊTU, révèle que la cité phocéenne a été choisie pour accueillir cet événement de grande ampleur.

Mais sur place, des conflits entre associations présagent d’une organisation complexe…
Après Varsovie en 2010, Rome en 2011 et Londres en 2012, l’EuroPride 2013 aura lieu à Marseille !
Les délégués de l’Epoa (association européenne des organisateurs de gay prides), réunis fin septembre à Rome ont en effet préféré le dossier de Marseille à celui de Tel Aviv et désigné la cité phocéenne dans un vote à bulletins secrets.
L’EuroPride à Marseille en 2013, en pleines célébrations de « Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture », 16 ans après la dernière Europride organisée en France (Paris 1997), voilà qui devrait réjouir tout le monde.
Sauf qu’à Marseille, ces derniers mois, quand on dégaine le mot « pride », tout devient très compliqué.
Et cette décision en apparence très réjouissante risque de raviver le conflit très violent qui oppose anciens et nouveaux responsables de la pride marseillaise.
Celui-ci s’était concrétisé en juillet dernier par l’organisation de deux gay prides, une « officielle » et une « dissidente ».
« Ça va booster Marseille, c’est une très bonne nouvelle pour la ville. »
Car en attribuant l’EuroPride à la ville de Marseille, l’Epoa a de fait attribué ce dossier à Jean-Marc Astor, l’ancien responsable de la Lesbian & Gay Pride locale.
Celui-là même qui s’est vu retirer le label officiel de la gay pride de Marseille par la coordination inter-pride France en mai dernier, pour « non-respect de sa charte éthique ».
Jean-Marc Astor rappelle qu’il avait déposé ce dossier dès 2007 et il se réjouit de la décision de l’Epoa.
« Ça va booster Marseille, c’est une très bonne nouvelle pour la ville. »
Et d’ajouter qu’il espère trouver d’ici-là un consensus avec la nouvelle équipe de la gay pride.
Mais du côté de Christophe Lopez, de Tous&Go, désormais détenteur du label officiel de la gay pride de Marseille, on n’arrive pas à se réjouir.
C’est même plutôt la consternation : « C’est profondément énervant. Il a mené ces démarches dans son coin, sans prévenir personne. Montpellier postulait pour 2014, et là, tout est réduit à néant.
On ne laissera pas faire ça. »
Les membres de l’Epoa doivent-ils déjà se mordre les doigts d’avoir choisi Marseille contre Tel Aviv ?
Du côté de la Coordination InterPride France, Stéphane Corbin, le président, temporise : « Il faut que nous prenions le temps de nous poser, d’examiner la situation.
Cela sera fait dès ce week-end, à l’occasion d’un conseil que nous tenons à Lyon. »
La première EuroPride s’est tenue à Londres en 1992.
Elle a depuis été organisée à Berlin, Madrid, Paris, Copenhague, Oslo, Cologne, Zürich, Rome, Stockholm, Hamburg, Manchester, Amsterdam ou Vienne. L’année dernière, elle s’était tenue pour la première fois dans l’est de l’Europe, à Varsovie.

« Il est frappant de constater que lorsqu’on aborde la plupart des aspects de la vie (développement de la fibre maternelle chez les petites filles, façon dont on leur apprend à se servir de leurs mains, à être adroites pour les intégrer et les exploiter plus tard dans les tâches ménagères ou professionnelles) un seul domaine reste totalement exclu, celui de la sexualité. Nous savons, bien sûr, que là aussi les hommes et les femmes se comportent différemment, mais nous jugeons ça naturel ». Ursula Scheu