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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Mexique, que viva Mexico (2)

A Guadalajara, on veut « guérir les homosexuels »

Têtu par Anne Vigna 08 novembre 2010

Dans la deuxième ville du pays, on est loin du mariage pour les homos. L’Etat du Jalisco subventionne même des « Ateliers de guérison » et autres « Chemins de la chasteté » pour les gays. Une situation que dénoncent les associations LGBT locales.

Tandis que la ville de Mexico annonce qu’elle marie deux couples homosexuels par jour, depuis l’adoption de la loi locale sur le mariage gay, la deuxième ville du pays, Guadalajara, connaît un sort bien différent.
La capitale de l’Etat du Jalisco, pourtant lieu d’une des gay pride les plus importantes du pays, vit aujourd’hui une importante régression des libertés. Le gouverneur du Jalisco, Emilio Gonzales s’est récemment illustré par des déclarations homophobes qui ont choqué le Mexique : l’homme n’a en effet pas hésité à dire que « Les mariages homosexuels le dégoûtaient ».
Des ateliers « Chemin à la chasteté »

Il a même déposé une controverse constitutionnelle devant la Cour Suprême du Mexique, contre la loi votée à Mexico qui permet le mariage entre personnes du même sexe et l’adoption d’enfants.
Rejetée par la Cour, cette controverse a permis au Cardinal de Jalisco, Juan Sandoval, d’entrer en jeu.
Le représentant de l’Eglise catholique a accusé les juges de la Cour suprême d’être payés par le maire de Mexico pour défendre la loi.
Attaqué en justice par la ville de Mexico, le Cardinal ne perd pourtant jamais une occasion de répéter des termes homophobes.
Récemment, et face à des journalistes, il a par exemple déclaré : « vous, cela vous plairait qu’un couple de pédés (maricones en espagnol) vous adoptent ? »

La polémique vient de s’amplifier encore avec l’annonce de la tenue d’un des ateliers de Courage International à Guadalajara les 12 et 14 novembre. Ces ateliers, dénommés « Chemin à la chasteté », visent à « guérir les homosexuels du pêché dans lequel ils vivent en leur proposant une vie de prière et de chasteté » selon les organisateurs.
Cet atelier qui sera dirigé par le prêtre Paul Check, directeur de Courage et Richard Cohen de la Fondation internationale pour la guérison et auteur du livre Comprendre et guérir l’homosexualité, est en réalité cofinancé par de l’argent public de l’Etat du Jalisco.
Ce sont les organisations qui défendent la diversité sexuelle qui ont dénoncé un montage financier illégal au regard de la Loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
En effet, l’organisation Valora qui organise avec Courage International les mêmes ateliers de « guérison » a reçu depuis 2008 1,3 millions de pesos (près de 76 000 euros) de la part du gouvernement du Jalisco.
Cette année, elle vient de recevoir 300 000 pesos supplémentaires (17 500 euros) pour « promouvoir les valeurs de la famille ».

« Etiqueter les homosexuels » Rodrigo Rincon de l’association Codice (Cohésion de diversités) estime que « l’argent public doit servir pour améliorer les libertés, pas pour les limiter. Notre gouverneur ne fait que promouvoir l’homophobie et cela peut encourager la formation de groupes anti-gay violents comme nous en avons connu dans le passé ». D’autres voix se sont élevées contre les ateliers de Courage International et les propos du Gouverneur. C’est le cas de l’académicien Arturo Navarro de l’ITESO qui a déclaré que « ces ateliers ne font qu’étiqueter les homosexuels comme des malades mentaux ». Pourtant et malgré la polémique, le prochain atelier aura bien lieu à Guadalajara et avec de l’argent public. Un collectif d’une vingtaine d’associations de défense des Droits de l’homme a appelé à une manifestation le 15 novembre devant le Congrès local. L’objectif est de demander la fin tant des propos homophobes que du financement public des « ateliers de guérison ».

Vidéo : Un doc étonnant sur « l’Eglise gay » mexicaine

Par Anne Vigna 01 octobre 2010

En Amérique latine, « l’Eglise de la réconciliation » est la seule qui ne professe pas l’exclusion des LGBT. Ce week-end, un documentaire sur son fondateur sera projeté à Biarritz : découvrez les premières images en avant-première.

On verra bientôt Blattángelus dans plusieurs festivals de cinéma LGBT d’Europe. Ce week-end, c’est à Biarritz, au Festival de ciné latino-américain qu’il fait sa première.
Le documentaire a eu beaucoup de succès au dernier Festival de la diversité à Mexico où il a reçu en mai le Prix du meilleur film mexicain.

Blattángelus est avant tout un hommage à un homme très aimé de la communauté LGBT mexicaine et qui a su marier, il y a vingt ans, son homosexualité et son envie d’être religieux. Jorge Sosa (photo), décédé l’an dernier, s’est inspiré des églises « inclusives » nord-américaines Metropolitan Community Church pour créer au Mexique, l’Eglise de la réconciliation.
Cette institution unique a officié bien avant la loi autorisant des centaines de mariages entre couples de même sexe à Mexico, et a toujours été un lieu de ressource pour toute une communauté.
Jorge Sosa était connu pour être le seul prêtre présent à la gay pride, tout vêtu de blanc, sous un parapluie aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Le documentaire montre le parcours de Jorge depuis son enfance jusqu’à ses premiers démêlés avec l’Eglise catholique.
Le titre du film s’inspire d’ailleurs d’une des réflexions de Jorge à propos d’un évêque qui avait traité les homosexuels de « cafards ».
Et la réalisatrice, Araceli Santana, fait le va-et-vient entre les paroles d’un prêtre catholique et celles de Jorge : le contraste est saisissant entre les deux visions. Passion « L’Eglise de la réconciliation est toute simple, toute petite mais il y a une énergie incroyable dans ce lieu », raconte Araceli Santana qui a mis deux ans à réaliser ce documentaire. On suit également, aux côtés de Jorge et de son compagnon Rodolfo, deux hommes qui vont se marier après sept ans de vie commune.

L’occasion pour la réalisatrice de montrer la liturgie que Jorge avait créé spécialement pour le mariage homosexuel : « Jorge étudiait tout le temps les textes anciens, il était un vrai passionné.
Il a cherché ce qui correspondait le plus aux homosexuels pour un mariage et ce qui faisait dans les temps anciens, avant que l’Eglise catholique ne le pervertisse »,
explique Araceli. Découvrez en avant-première un extrait du film (en espagnol) :

Premiers mariages homosexuels en prison à Mexico

Six couples de femmes ont été mariés lundi en prison à Mexico, ce qui constitue une nouvelle "première" à l’initiative de la capitale mexicaine, a annoncé la municipalité
Les premiers mariages homosexuels, masculins et féminins, ont été célébrés en mars dernier, suivis par plus de 300 autres, selon la municipalité.

Lundi, "pour la première fois dans le système pénitentiaire de la capitale, six couples du même sexe ont décidé d’unir leurs existences", a expliqué la municipalité de Mexico sur sa page internet.

Familles et amis avaient été conviés à cette cérémonie dans la prison Santa Martha, au cours de laquelle 13 autres couples, hétérosexuels ceux-là, ont également été mariés.

La Cour suprême du Mexique a validé en août la constitutionnalité du mariage homosexuel et l’adoption, ainsi légalisés par la municipalité de la capitale.

La décision de la capitale était attaquée par le gouvernement fédéral conservateur du président Felipe Calderon, par une bonne partie des Etats du Mexique et par l’Eglise catholique.

Mexico avait déjà dépénalisé l’avortement en 2007 et ses députés examinent maintenant l’autorisation du principe des "mères porteuses", ce qui constituerait une autre "première" latino-américaine.

Mis en ligne le 15/09/2010

« Les relations gays, c’est comme du café décaféiné », selon le Vatican

Têtu par Rédaction 06 septembre 2010

Au Mexique, un professeur de bioéthique a choisi une métaphore locale pour évoquer le mariage des couples de même sexe.
Au passage, il réclame de la compassion à l’égard des homosexuels…

Les mariages entre personnes de même sexe, ce ne peut être qu’une pâle
copie de l’original, selon le père Gonzalo Miranda, professeur de bioéthique à l’Université pontificale Regina Apostolorum du Saint-Siège.
Il était la semaine dernière au Mexique avec un président émérite de l’« Académie pour la vie » du Vatican, pour participer à une série de conférences sur la bioéthique.

Caféine et compassion

Et, furieux de la possibilité ouverte pour les homos dans la capitale mexicaine de se marier et d’adopter des enfants, le père Gonzalo Miranda a eu cette formule étonnante : « Les relations entre homosexuels c’est comme prendre un café sans caféine, vous restez endormi… » Bref, que l’on ne peut s’ouvrir au mode de vie hétéro, le seul valable pour l’éminent professeur.
Qui a eu la bonté de réclamer de la compassion à l’égard des homosexuels, car « ce sont des gens qui souffrent beaucoup »…

Fidèle à la tradition de l’Eglise catholique de se mêler de politique, le professeur a également déclaré que « le moins que puissent faire les autorités (mexicaines), c’est de demander l’opinion des gens, car le fait de marier des couples de même sexe affecte tout un chacun. »

HETERHOMO : la souffrance vient du Vatican, si non, c’est le bonheur absolu. Si la majorité etait homo, les hétéros devraient se convertir !
La majorité qui décide pour les minorités, c’est l’institutionnalisation actuelle de toutes les discriminations, c’est le contraire de la démocratie

Mariage homosexuel : le maire de Mexico porte plainte contre le cardinal

Le maire de gauche de Mexico a porté plainte contre le numéro deux de l’Eglise catholique du pays qui l’avait accusé d’avoir corrompu les juges de la Cour suprême pour qu’ils approuvent la loi sur le mariage homosexuel adoptée par sa municipalité.

Le maire de la capitale, Marcelo Ebrard (photo), entend que le cardinal Juan Sandoval Iniguez, archevêque de Guadelajara (ouest) "prouve ce qu’il dit ou présente des excuses publiques, se rétracte et reconnaisse qu’il a menti", a-t-il déclaré à la presse.

Sa plainte "pour dommage moral" vise également le porte-parole de l’archevêché de Mexico, Hugo Valdemar, qui avait confirmé les propos de Mgr Sandoval Iniguez, a-t-il précisé. Mis en ligne le 19/08/2010

La Cour suprême mexicaine valide l’adoption par des couples homos

Têtu par Rédaction 17 août 2010

Refuser la possibilité que les mariés de même sexe puissent adopter « serait une façon de constitutionnaliser la discrimination », déclare le juge… qui rabroue au passage le cardinal qui l’avait accusé de corruption parce que favorable aux homos.

La Cour suprême a annoncé sa décision après avoir rabroué verbalement le cardinal Juan Sandoval Iniguez, qui avait accusé ses juges d’avoir touché de l’argent pour homologuer la loi sur le mariage homosexuel adoptée par la municipalité de Mexico.

« On ne peut en aucun cas accuser impunément de corruption les onze magistrats du plus haut tribunal du pays », a déclaré le juge Sergio Armando Valls, qui a proposé à ses collègues de la Cour une motion de censure contre le prélat, approuvée à l’unanimité.

Il ne s’agit toutefois que d’une sanction purement verbale, sans conséquences concrètes, indique-t-on de source judiciaire.

Séparation entre l’Eglise et l’Etat

La position de la Cour suprême donne cependant un signal fort, dans un pays gouverné par la droite, où l’Eglise et les conservateurs critiquent sévèrement les lois progressistes adoptées par la municipalité de Mexico.

« Je considère que dans un Etat laïc comme le nôtre il doit exister une séparation absolue (…) entre l’Eglise et l’Etat », a souligné le juge Valls lundi. La capitale avait déjà dépénalisé l’avortement en 2007 et ses députés examinent maintenant l’autorisation du principe des « mères porteuses », ce qui constituerait également une « première » latino-américaine.

Mariage homo à Mexico : « la Cour suprême a été soudoyée », selon un évêque

Têtu Rédaction 16 août 2010

Le numéro deux de l’Eglise catholique mexicaine ne voit qu’une explication pour que les juges aient validé cette « aberration » : ils ont touché l’argent d’organismes internationaux…

Le cardinal Juan Sandoval Iniguez, numéro deux de l’Eglise catholique du Mexique, a accusé dimanche les juges de la Cour suprême d’avoir touché de l’argent pour déclarer constitutionnelle la loi sur le mariage homosexuel adoptée par la municipalité de Mexico.

« Nul doute que (les juges) ont été largement soudoyés par (le maire de Mexico, Marcelo) Ebrard. Ils ont été largement soudoyés par les organismes internationaux », a déclaré, sans plus de précision, le prélat, lors d’une conférence de presse durant une visite à Aguascalientes (centre).

« Ça vous plairait, à vous, d’être adopté par un couple de pédés ou de lesbiennes ? » Loi conforme à la Constitution

HETERHOMO : bien entendu que oui, bien plus que par des prélats pédophiles.

Le 5 août, la Cour suprême, saisie par le gouvernement fédéral dirigé par le Parti d’action nationale (PAN, conservateur) du président Felipe Calderon, avait déclaré constitutionnelle une loi votée en décembre par la municipalité de gauche de Mexico, autorisant les unions entre personnes de même sexe.

La semaine prochaine, la Cour suprême doit se prononcer également sur la possibilité d’adoption par des couples homosexuels, également incluse dans la législation de décembre. Ces adoptions seraient « une aberration (…) Ça vous plairait, à vous, d’être adopté par un couple de pédés ou de lesbiennes ? », a demandé aux journalistes Me Iniguez, archevêque de Guadelajara (ouest).

Déjà 300 mariages à Mexico

« Je pense que (les juges) ne parviennent pas à des conclusions aussi absurdes qui vont à l’encontre du sentiment du peuple mexicain, si ce n’est pour des motifs très importants.
Et ces motifs très importants, ce peut être l’argent qui leur est donné », a-t-il ajouté.

Les premiers mariages homosexuels à Mexico, masculins et féminins, ont été célébrés en mars dernier, suivis à ce jour par plus de 300 autres, selon la municipalité. La capitale avait déjà dépénalisé l’avortement en 2007 et ses députés examinent maintenant l’autorisation du principe des « mères porteuses », ce qui constituerait également une « première » latino-américaine.

La Cour suprême ordonne la reconnaissance des mariages homosexuels dans tous les Etats du pays

Les mariages des couples de même sexe contractés dans la ville de Mexico doivent être reconnus par tous les États du Mexique, a estimé la Cour suprême du pays, mardi dernier.

Dans une décision rendue mardi dernier, la Cour suprême du Mexique a statué que le mariage homosexuel doit être reconnu dans tout le pays.

Les 31 États mexicains doivent désormais reconnaître les mariages de même sexe conclus par la ville de Mexico, sans pour autant être tenus d’instaurer eux-mêmes le mariage homosexuel à leur niveau.

Concrètement, la décision signifie que les couples homosexuels d’autres régions du Mexique peuvent aller dans la capitale pour se marier et bénéficier de tous les droits et les avantages du mariage une fois de retour dans leur Etat.

Mis en ligne le 12/08/2010

La Cour suprême valide la loi sur le mariage homosexuel à Mexico

La Cour suprême du Mexique a confirmé la constitutionnalité du mariage homosexuel légalisé en décembre dernier par la municipalité de la capitale, en rejetant un recours du gouvernement fédéral, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Les débats doivent encore se poursuivre lundi, cette fois sur le thème du droit d’adoption, inclus en décembre dans la décision de la capitale, qui avait alors constitué une "première" en Amérique latine.

"La procréation n’est pas un élément essentiel du mariage", a commenté le juge de la Cour Fernando Franco, à l’annonce de la décision.

La Cour avait déjà rejeté trois des recours déposés par cinq des 31 Etats de la Fédération mexicaine dirigés par le PAN.

Les premiers mariages homosexuels à Mexico, masculins et féminins, ont été célébrés en mars dernier, suivis à ce jour par plus de 300 autres, selon la municipalité.

La capitale avait déjà dépénalisé l’avortement en 2007, et ses députés examinent maintenant l’autorisation du principe des "mères porteuses", ce qui constituerait également une "première" latino-américaine.

Mis en ligne le 06/08/2010

Mexico, oasis gay dans un pays aussi catholique que macho

Mexico voudrait devenir capitale du tourisme gay, et l’a fait savoir spectaculairement en offrant son voyage de noces au premier couple homosexuel argentin qui profitera de la toute récente autorisation légale votée dans son pays.

La ville de Mexico a innové, d’abord en légalisant le mariage homosexuel en décembre 2009, puis en célébrant en mars de cette année les premiers mariages légaux, dont l’un entre deux femmes, une "première" latino-américaine.

Ces initiatives de Marcelo Ebrard, à la tête de la municipalité de gauche de la capitale, ont été violemment dénoncées par l’Eglise, dans un pays ancré dans la religion catholique, mais aussi par le président de la République en personne, Felipe Calderon, et d’autres dignitaires de son parti conservateur.

La justice a été saisie de recours en annulation de la fameuse loi, mais sans y donner suite jusqu’ici.

Mexico est attaquée officiellement au nom de la religion, mais elle est également en butte aux insultes et sarcasmes homophobes, certes classiques mais particulièrement virulents dans un pays de tradition particulièrement macho : "l’homosexualité n’est pas de mise sous un sombrero et derrière de grosses moustaches", commente un "homo anonyme", comme il se présente à l’AFP.

Mexico persiste et signe. Avec l’invitation aux gays argentins, et son "Office du tourisme lesbiano-gay", inaugurée cette semaine.

La capitale "a tout pour se profiler comme la première destination gay friendly d’Amérique latine", a déclaré son ministre du Tourisme, Alejandro Rojas.

Il est animé par un "esprit d’ouverture et de tolérance", professe-t-il, sans négliger l’intérêt économique de la ville : les touristes homosexuels "dépensent en moyenne 47% de plus qu’un touriste conventionnel", souligne-t-il.

Au coeur de la "Zone rose", le quartier quasi-réservé de la communauté "gay" dans la mégapole de 20 millions d’habitants, Tito Vasconcelos, acteur et propriétaire d’une chaîne de boîtes de nuit, applaudit. Mais tempère en soulignant un "manque de concordance entre les discours et la réalité".

Il a participé en 1978 à la première sortie publique de la communauté homosexuelle à Mexico, quand quelques-uns de ses représentants ont rejoint une manifestation d’étudiants. En juin dernier, la Gay Pride a rassemblé plus de 400.000 personnes dans la capitale.

"Il y a eu beaucoup d’avancées sur la question des différences sexuelles, mais tout ne se règle pas par décret. Il manque bien des choses, et par exemple la formation de ceux qui rendent la justice", estime-t-il.

"Certes, il est devenu habituel de voir des personnes du même sexe se tenir par la main, ou se donnant des marques d’affection en public, mais nombre d’administrateurs de la justice ne savent que faire quand un gay est agressé", souligne-t-il.

Ricardo Bucio, du Conseil national de prévention contre la discrimination (Conapred), annonce des chiffres inquiétants : 645 meurtres homophobes au Mexique depuis 1995. Le plus récent, celui d’une militante transsexuelle, début juillet.

Mis en ligne le 28/07/2010

La Cour suprême rejette trois recours contre le mariage homosexuel

La Cour suprême du Mexique a rejeté vendredi trois des cinq recours déposés par des Etats de la Fédération mexicaine dirigés par le Parti d’action nationale (PAN), la formation politique conservatrice du président mexicain Felipe Calderon. La Fédération du Mexique compte 31 Etats, la capitale constituant le 32ème, nommé "District fédéral".

La Cour a rejeté trois de ces recours, les jugeant "indubitablement infondés", dans ses conclusions destinées à la presse.

La juridiction suprême du pays doit encore se prononcer sur deux de ces cinq recours annoncés mercredi, ainsi que sur celui déposé fin janvier par le Parquet fédéral, dirigé par le ministère de la Justice.

La municipalité de gauche de Mexico, dirigée par Marcelo Ebrard, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, a promulgué le 21 décembre dernier l’autorisation du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels, et prévoit de célébrer les premiers mariages en mars.

Les cinq nouveaux recours visaient les aspects "strictement juridiques" de la réforme votée par la capitale et qui "pourrait obliger les Etats à reconnaître et à valider pleinement les mariages entre personnes du même sexe", avait expliqué le PAN.

Mis en ligne le 22/02/2010

Le maire de Mexico refuse de mettre son veto à la législation du mariage homosexuel

Le maire de Mexico a refusé d’opposer son veto au projet de loi introduisant le mariage gay dans la capitale mexicaine comme le lui demandait l’opposition conservatrice.

La loi, qui a été approuvé le 21 décembre dernier, a subi des critiques incessantes de la par de ses adversaires qui exhortaient le maire, Marcelo Ebrard, du parti progressiste Révolution démocratique (PRD) à exercer son droit de veto contre la nouvelle loi. L’archevêque catholique Noberto cardinal Rivera Carrera, notamment, a qualifié le projet de loi d’"immoral" et "répréhensible".

Mais le maire n’a pas cédé et a refusé de s’opposer à la nouvelle législation qui doit entrer en vigueur en mars prochain.

Mieux encore, Alejandro Rojas, le responsable touristique de la ville, a déclaré : "Mexico City va devenir un lieu où des gens du monde entier pourront venir se marier et passer leur lune de miel".

L’opposition conservatrice ne désarme pas et des membres du Parti Action Nationale (PAN) ont indiqué qu’ils comptaient faire appel auprès de la Cour suprême du Mexique.

Mis en ligne le 04/01/2010

victoire judiciaire pour les transsexuel-le-s

La Cour de Justice de la Nation vient d’accorder à un transsexuel mexicain le droit de voir effacée sa identité initiale sur ses papiers officiels au nom du principe de "non discrimination" inscrit dans la Constitution mexicaine. Une décision qui devrait faire jurisprudence.

Source : tetu.com Mis en ligne le 26/01/2009

La Gay Pride mexicaine réclame une journée nationale contre l’homophobie

Des milliers de personnes ont participé samedi à la marche des homosexuels à Mexico et demandé au président Felipe Calderon qu’il déclare dans son pays le 17 mai journée nationale contre l’homophobie, comme l’ont fait d’autres Etats dans le monde.

La marche a débuté peu après midi par la Reforma, l’artère principale de la capitale mexicaine, où elle devait se terminer par la place centrale du Zocalo. Les organisateurs de la marche ont estimé que le nombre des manifestants s’élevait à 200 000 personnes.

"On demande que le 17 mai soit déclaré journée nationale de la lutte contre l’homophobie par Felipe Calderon", a demandé devant la presse Kin Castaneda, le coordinateur général de la marche. Kin Castaneda a réclamé un changement dans le code pénal pour les crimes odieux contre les homosexuels. "De 1994 à 2004, il y en a eu entre 380 et 450", a-t-il précisé. Kin Castaneda a également rappelé que des centaines de crimes avaient été commis contre les homosexuels, les travestis, les transsexuels et les bisexuels.

Au cours de la marche la distribution de 100 000 préservatifs était prévue ainsi que 3 000 examens rapides de détection du sida.

Mis en ligne le 30/06/08

Mexico : l’Eglise affronte la gauche sur les droits homosexuel-le-s

L’Eglise catholique et la gauche mexicaine s’affrontent dans un face à face autour de la laïcité après la reconnaissance des droits LGBT par la capitale du pays. Les incidents se multiplient au Mexique entre l’Eglise catholique, qui intervient sur la scène politique, et la gauche mexicaine qui s’indigne que le clergé ne respecte pas la laïcité.

Dernier incident en date, des partisans d’Andres Manuel Lopez Obrador, candidat de gauche à la présidentielle de 2006, ont fait irruption en pleine messe dimanche dans la cathédrale de Mexico en scandant des slogans politiques. L’archevêché s’est indigné et a ordonné la fermeture de la cathédrale jusqu’à nouvel ordre.

Le nouveau nonce nonce apostolique a provoqué il y a quelques mois peu une levée de boucliers pour avoir souhaité que l’Eglise prenne une place dans le débat politique au Mexique.

L’Eglise a surtout été exaspérée au cours des 12 derniers mois par la légalisation dans la capitale de l’union civile homosexuelle, puis de l’avortement. Elle s’est même mobilisée en vain contre ces mesures par l’entremise d’une organisation d’avocats catholiques.

Le Vatican est allé jusqu’à menacer d’excommunication les députés de l’Assemblée de la capitale ayant voté ces lois.

Mis en ligne le 23/11/07

Un second Etat légalise les unions civiles

Le Coahuila est devenu le second Etat mexicain à légaliser les unions civiles entre personnes de même sexe.

La loi a été votée au Parlement de l’Etat jeudi dernier à 20 voix contre 13 en dépit de la forte pression de l’Eglise catholique. Elle accorde aux couples de même sexe la possibilité d’enregistrer leur union et prévoit une série de droits en matière d’héritage, d’assistance médicale mutuelle, de sécurité sociale ou de décès pour les partenaires gay.

L’extension du bénéfice de la sécurité sociale pour les couples de même sexe est une victoire pour les militants LGBT de l’Etat. Cette disposition n’existe pas dans l’Etat de Mexico, premier état mexicain à avoir légaliser les couples homosexuels. Il a été revendiqué avec force par les organisations LGBT qui soulignent les cas nombreux de couples âgés et pauvres existant dans l’Etat de Coahuila.

La loi a été soutenue par le PRI (opposition au niveau fédéral) et critiquée par le gouvernement fédéral du président de droite Calderon, récemment élu.

Mis en ligne le 15/01/07

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Citations

"Femme vipère, trône de Satan … La femme ignoble, la femme perfide, la femme lâche souille ce qui est pur, rumine des choses impies, gâte les actions… La femme est chose mauvaise, chose malement charnelle, chair toute entière". (la tradition chrétienne médiévale) Suite demain…

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