Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Gay Pride : des milliers de personnes défilent à Mexico
Gay pride 2010 : 400 000 personnes (200 000 en 2009)
L’église est furax car un prêtre y est tolérant Un film extraordinaire : « L’Autre famille » Ce film dénonce la cruauté et l’imbécilité de ce clergé peu charitable mais très fou de Dieu
Felipe et Jaime ont vécu de longues années en couple et quand la ville de Mexico est devenue, en décembre 2009, la première ville d’Amérique latine à instaurer le mariage entre personnes du même sexe, ils ont rapidement franchi le pas.
E-llico.com
Mis en ligne le 10/05/2013
Mais l’adoption d’un enfant puis leur bataille pour exercer leurs droits légaux de couple marié ont représenté un parcours d’obstacles.
"Quand nous avons vu tous les efforts déployés pour réformer la loi, nous avons décidé de nous marier.
Nous étions déjà un couple établi, mais nous avons pensé que cette lutte devait se matérialiser à travers un événement", dit Jaime Morales, un architecte de 55 ans, devenu producteur de théâtre.
Il y a treize ans que Jaime est le partenaire de l’acteur de telenovelas Felipe Najera, 47 ans.
Leur première tentative d’adoption s’est heurtée à la bureaucratie de l’Autorité fédérale chargée de la famille (DIF).
Ils se sont alors adressés aux autorités judiciaires de la capitale qui, après une enquête rigoureuse, leur ont accordé l’autorisation d’élever un enfant, la première accordée par un organisme publique.
"Tous les enfants abandonnés ou en situation d’être adoptés proviennent d’une relation hétérosexuelle", fait remarquer Jaime.
Le couple, qui vit entre les biberons et couches culottes d’Alejandra, une fille d’un an et demi, a dû prendre en compte les préjugés pour choisir le sexe de l’enfant.
"Nous avons pensé que pour deux hommes, ce serait plus facile d’adopter une fille qu’un garçon. Si l’enfant devient gay on va dire que c’est à cause de nous, et des esprits encore plus mal placés seraient amenés à penser que nous pourrions le violer", explique Jaime, qui attend un appel du pédiatre.
"Le monde change, mais pas tant que ça", commente-t-il.
Le droit au mariage homosexuel n’est entré dans les faits que dans la ville de Mexico.
Il n’a été établi dans aucun des 31 autres Etats du Mexique. En Amérique latine seule l’Argentine en 2010 et l’Uruguay en 2013 l’ont légalisé.
Toutefois, la Cour suprême du Mexique a ouvert la voie à un élargissement du mariage homosexuel.
Dans un jugement récent elle a décidé que trois couples gays de l’Etat de Oaxaca, dans le sud du pays, y étaient autorisés en dépit d’une législation locale contraire.
Selon un avocat spécialisé, des couples homosexuels envisagent de déposer des recours dans plusieurs autres Etats.
Pour Felipe et Jaime, le droit aux même garanties sociales que les couples hétérosexuels n’est pas allé de soi.
"Nous avons la loi pour nous, mais pas entièrement. Nous connaissons nos droits en fonction du Code civil du District fédéral de Mexico, mais les instances administratives n’ont rien fait pour modifier leurs règlements", dit d’un ton grave Felipe.
Il y a trois ans, il a dû déposé une plainte pour discrimination contre son propre syndicat, l’Association nationale des acteurs (ANDA), qui avait refusé d’accorder à son époux l’assurance médicale dont bénéficient en principe les conjoints des adhérents.
La justice lui a donné raison récemment. Le 27 avril, le syndicat a finalement accepté que s’appliquent les mêmes droits à tous ses membres indépendamment de leurs orientations sexuelles.
Il reste du chemin à parcourir pour que les couples homosexuels bénéficient des mêmes dispositions fiscales que les autres couples en matière de succession ou de crédit.
Quand on demande à Felipe s’il aimerait qu’une telenovela aborde la question de l’homosexualité, il rit : "Bien sûr, ça m’enchanterait, mais je n’ai pas suffisamment d’argent pour la produire. Et depuis que nous sommes parents, notre pouvoir d’achat a baissé".
Le premier mariage entre deux personnes du même sexe - deux femmes - a été célébré jeudi dernier dans l’Etat d’Oaxaca au sud du Mexique après un arrêt de la Cour suprême de justice en décembre, a annoncé jeudi une ONG de défense des libertés sexuelles.
"Le premier mariage égalitaire a été célébré le 22 mars (dans la ville d’) Oaxaca", a confirmé jeudi dans un communiqué le Front pour le respect et la reconnaissance de la diversité sexuelle d’Oaxaca.
Le 5 décembre, la Cour suprême a établi l’inconstitutionnalité de la définition du mariage tel que le conçoit le Code civil de l’Etat d’Oaxaca qui ne prend en considération que l’union d’un homme et d’une femme pour "perpétuer l’espèce".
Au Mexique, pays profondément catholique, seule la législation de la capitale Mexico prenait en compte le mariage gay depuis une loi adoptée en décembre 2009.
Mis en ligne le 29/03/2013
Publié par Judith Silberfeld
Yagg
Par une décision prise à l’unanimité, la Cour suprême mexicaine a supprimé l’article 143 du code civil de l’État d’Oaxaca qui disposait que le mariage était l’union d’un homme et d’une femme. Désormais, un mariage est « entre deux personnes ».
La Cour avait été saisie par trois couples de même sexe qui désirent se marier dans cet État du sud du pays. Jusqu’à cette décision, le mariage des couples gays et lesbiens n’était possible que dans la capitale, Mexico.
Cette décision n’a d’impact direct que dans l’État d’Oaxaca, mais elle devrait ouvrir la voie à l’annulation des interdictions des mariages de couples homos dans le reste du pays. C’est en tout cas ce qu’espère Alex Alí Méndez Díaz, l’un des avocat-e-s des plaignant-e-s, qui suit l’affaire depuis ses études de droit.
Pour appuyer leur demande, les avocat-e-s se sont appuyé-e-s sur l’arrêt rendu en février dernier par la Cour interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH), qui condamnait le Chili pour avoir retiré la garde de ses enfants à une juge lesbienne.
En 2010 déjà, la Cour suprême avait estimé que les mariages célébrés à Mexico devaient être reconnus dans tout le Mexique.
Le 29 décembre 2009 le chef de gouvernement du district fédéral de Mexique, Marcelo Ebrard, (il s’agit bien du district fédéral et pas de l’état) a promulgué une loi autorisant le mariage entre deux personnes de même sexe dans la capital Mexico City et dans tout le district fédéral.
Cette loi est entrée en vigueur le 4 mars 2010 8,9 millions d’habitants.
Le 5 août 2010, la Cour Suprême a voté a majorité de 9 pour et 2 contre pour confirmer la conformité de cette loi avec la constitution mexicaine. En outre, cette même Cour Suprême a émis un jugement selon lequel les mariages célébrés dans le district fédéral de Mexique devraient être reconnus dans tout le Mexique.
a connu une gloire mondiale dans les années 60-70, est morte à l’âge de 93 ans dimanche dans un hôpital de Guernavaca, au Mexique, E-llico.com
Mis en ligne le 06/08/2012

_ L’artiste était revenue d’un séjour en Espagne au cours duquel elle avait présenté un disque, "La Luna Grande", dédié au poète espagnol Federico Garcia Lorca (1898-1936).
Représentante de la chanson "ranchera", en général plutôt réservée aux hommes, Chavela Vargas était arrivée au Mexique depuis son Costa Rica natal dans les années 30 et avait acquis par la suite la nationalité mexicaine. De son vrai nom Isabel Vargas Lizano, la chanteuse née en 1919 s’est construit une vie de légende en raison de sa relation avec l’alcool, de son homosexualité et de son amitié avec quelques unes des grandes figures de la culture mexicaine du XXe siècle comme les peintres Frida Kahlo (1907-1954) et Diego Rivera (1886-1957).
Comme Edith Piaf, à laquelle l’a comparée le metteur en scène espagnol Pedro Almodovar, elle avait commencé sa carrière en chantant dans les rues.
Dans les années 90, après plusieurs années au cours desquelles elle avait sombré dans l’alcoolisme, Chavela Vargas avait effectué une tournée mondiale, en remplissant notamment l’Olympia de Paris et le Carnegie Hall de New York avec ses anciens succès comme "La Llorona", "Piensa en mi" ou "El ultimo trago".
16 mars 2012
Agnès Torres, une avocate des droits transgenres au Mexique a été retrouvée morte dans un ravin d’Atlixco à l’extérieur de la ville de Pabla samedi dernier. Elle était portée disparue depuis le vendredi soir, cette écrivaine et militante engagée est la victime d’un crime horrible.
Le cou tailladé, des cicatrices dues à des brûlures, Agnès Torres Sulca, transsexuelle de 28 ans, semble avoir été torturée.
Il est probable qu’il s’agisse d’un crime de guerre.
L’organisation Vida Plena de Puebla demande au gouvernement de résoudre rapidement cette affaire, la traitant comme il le ferait pour le meurtre d’un homme d’Etat ou un avocat.
« Nous condamnons ce meurtre contre la femme, l’universitaire, l’éducatrice, l’activiste pour les droits de l’homme et ceux des diversités sexuelles en général », a affirmé l’organisation Vida Plena de Puebla.
« Nous sommes désemparés, peinés, en colère contre ce crime qui vient renforcer l’idée que ceux qui se battent voient le résultat de leur lutte anéantie par des violences sexistes brutales. »
L’organisation, pour sa part, a déjà présenté au Congrès de l’Etat un rapport sur l’importance de la mise en place d’une législation sur la diversité sexuelle mais aussi sur la reconnaissance de la haine comme facteur aggravant dans le cas de crime sexiste ou homophobe.
Au Mexique, depuis le début de l’année 2012, déjà six cas de meurtres similaires sur des femmes restent irrésolus.
Têtu par Delphine Rigaud 02 décembre 2011,
A force de persévérance, deux couples de même sexe se sont frayés un chemin dans le code civil mexicain pour obtenir leur union légale.
Et les enjeux économiques dans cet Etat prisé par les gays devraient empêcher les recours des opposants…
Après Mexico, le Quintana Roo devient le deuxième Etat mexicain à autoriser le mariage gay.
Le 28 novembre dernier à Cancun, dans la plus stricte intimité, deux couples, Patricia (ci-dessus à droite) et Areli, Sergio (à gauche) et Manuel, ont apposé leurs signatures sur le registre civil en présence d’un juge.
« Il n’y a pas de mots pour décrire cet instant.
Toutes ces luttes, tout ce travail, toutes ces recherches pour arriver à jour.
C’est à tout ça que j’ai pensé », explique Patricia, jeune mariée et responsable du collectif Diversidad Somos Todos.
Convaincre une juge
Mais contrairement à Mexico, le mariage gay à Cancun et dans son Etat a été obtenu… par défaut.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune réforme de la Constitution ou du code civil n’a été nécessaire.
« Depuis un an nous cherchions un moyen légal de faire reconnaître le mariage entre personnes de même sexe.
A force de rencontres avec des députés ou des fonctionnaires du registre civil, nous avons réalisé qu’il y avait une faille dans le code civil.
Le texte ne précise pas qu’un mariage doit avoir lieu entre un homme et une femme. »
Couplé avec l’article Premier de la Constitution du pays qui interdit toute forme de discrimination, légalement il est impossible de refuser le mariage gay à Cancun.
Impossible dans les faits, mais dans la réalité, trouver un juge qui accepte d’appliquer la loi a été plus compliqué.
« Au départ personne n’a voulu nous marier.
Mais ils se sont bien rendus compte que nous pourrions déposer un recours pour non respect de la loi.
Nous avons donc réussi à convaincre une juge qui n’a fait que son travail. »
Face à une possible pression des milieux conservateurs, l’identité de la magistrate n’a pas encore été dévoilée.
Enjeux économiques
La tentation pour les opposants au mariage gay serait de faire modifier le code civil, comme c’est actuellement le cas dans l’Etat de Queretaro.
Mais cela signifierait rompre avec l’image d’une région tolérante et qui compte parmi les destinations préférées des communautés LGBT.
« C’était aussi ça l’enjeu. Nous travaillons avec les autorités en charge du tourisme pour faire de Cancun et de la Rivera Maya une zone gayfriendly.
On ne peut pas dire aux homosexuels "venez chez nous" et dans le même temps leur refuser l’égalité des droits. »
Les enjeux économiques sont de taille et les procédures en attente nombreuses.
Une dizaine de couples s’est rapprochée de l’organisation de Patricia, mais au total quelques 200 couples mexicains, américains et européens prévoient de célébrer leur union sur les plus belles plages du pays dans les semaines à venir.
Accompagné par l’association de Mexico Agenda LGBT et son avocat Jaime Lopez Vela, Diversidad Somos Todos a agit dans la plus grande discrétion. La prochaine étape est le lancement d’une campagne sur l’égalité des droits et la simple possibilité de faire respecter la loi.
« Dans certaines régions d’Europe ou des Etats-Unis, on est encore fermé sur ces sujets. A Cancun, on a su montrer que même dans un pays aussi machiste que le Mexique, il est possible de faire valoir ses droits dans la paix et la non-violence. C’est historique. »
Têtu par Anne Vigna 06 septembre 2011,
Jaime Lopez implore la solidarité après sa lourde condamnation – à 14 mois de prison ferme – pour avoir pris la défense d’une victime d’homophobie, alors qu’il allait se présenter à des élections législatives.
C’est dans un court communiqué de presse que Jaime Lopez, avocat et directeur de l’association Agenda LGBT, annonce sa condamnation à 14 mois de prison ferme pour avoir défendu la victime d’une homophobie flagrante (lire dessous : Homophobie au Mexique : le calvaire d’un directeur d’école et de son avocat).
Joint par téléphone, Jaime a exprimé sa colère face à cette injustice ainsi que sa grande inquiétude : « Je vais très mal car j’ai très peur que cette sentence soit confirmée, même si j’ai immédiatement fait appel. »
Dernière chance
Dans le Droit mexicain, Jaime utilise là sa dernière chance (« l’amparo final ») pour révoquer une décision judiciaire et va s’appuyer sur des ONG de défense des droits de l’homme, dont Amnesty international qui l’a soutenu jusqu’à présent.
Cette décision tombe alors que le militant comptait se présenter pour les prochaines élections comme député fédéral sur la liste du PRD (gauche mexicaine) et représenter les droits de la communauté LGBT.
Jaime Lopez est connu au Mexique pour faire partie des premiers mariés gay par le maire de Mexico.
Etat homophobe
« Si la peine est confirmée, je ne pourrai bien sûr pas me présenter » explique l’avocat.
Jaime Lopez a été condamné dans l’Etat de Mexico, à une heure à peine de la ville de Mexico, où le mariage et l’adoption sont permises pour les homosexuels. Mais l’Etat de Mexico conserve une attitude profondément homophobe et des plus inquiétantes.
Le gouverneur responsable du cas d’homophobie défendu par Jaime, Enrique Peña Nieto, est l’actuel favori pour l’élection présidentielle de 2012 au Mexique.
Pour soutenir Jaime Lopez, qui parle un excellent français, on peut adhérer à sa cause Facebook.
Têtu par Anne Vigna samedi 18 juin 2011,
Agustin Estreda était un directeur d’école méritant et sans histoires.
Le jour où il a fait son coming out en s’habillant en femme, sa vie a basculé, ainsi que celle de son avocat…
Capture d’écran du journal de Telemundo (vidéo ci-dessous).
On pourrait croire que l’histoire date d’un autre âge, tant le Mexique avait acquis meilleure réputation après le vote du mariage homosexuel et de l’adoption dans la ville de Mexico en mars 2010.
Mais il suffit toujours de sortir à une heure de la ville de Mexico pour connaître la pire homophobie, comme ce fut le cas pour Agustin Estreda et Jaime López, à Toluca, capitale de l’Etat de Mexico, le plus proche voisin du District fédéral.
C’est en 2009 que les deux hommes – l’un plaignant, l’autre avocat – ont été brutalement détenus par la police de l’Etat de Mexico et incarcérés.
Les deux vivront l’enfer, jetés en pâture dans une cellule avec dix détenus, par un : « Voici un sale pédé pour vous divertir les gars ».
Dans le cas du plaignant, Agustin, l’examen médical pratiqué (selon le protocole d’Istanbul) confirmera tant la torture que le viol.
Malgré les alertes lancées pour sa protection par des ONG internationales et la Commission interaméricaine des Droits de l’homme, Agustin sera de nouveau violé et torturé en septembre 2010.
Il fuit immédiatement aux Etats-Unis, où il vient de déposer une demande d’asile politique.
Son avocat, Jaime, évitera le viol mais pas les coups dans cette cellule. Il en sort accusé « d’injures à policier et d’entraves sur la voie publique ».
En avril 2011, il vient d’être condamné en première instance à 22 mois de prison ferme. Et si l’Etat de Mexico ne calme pas sa virulence envers ces deux hommes, sa peine pourrait bien être confirmée.
Travesti puis licencié
Qu’ont donc fait ces deux citoyens pour mériter un tel traitement ?
L’histoire pourrait sembler risible si elle n’avait pas engendré une telle violence : Agustin Estrada, directeur et fondateur d’une école pour enfants handicapés, s’est vêtu en femme pour un spectacle lors de la journée de lutte contre l’homophobie.
« Je faisais le personnage d’Alban dans la cage aux folles. J’ai été immédiatement licencié », explique Agustin.
Celui qui a fondé cette école à la place d’une décharge et qui a toujours eu le soutien des parents se retrouve ainsi sans emploi depuis un an.
Jaime, avocat de profession et directeur de l’association Agenda LGBT va justement organiser un atelier pour les jeunes gays dans le quartier d’Agustin.
« Je lui ai proposé de le défendre car on lui demandait “d’abandonner sa préférence sexuelle” pour être réintégré », explique Jaime.
La négociation avec les autorités tourne au drame avec leur brutale détention en 2009.
Laissé pour mort
En mars 2010, Jaime pourtant formellement accusé, reprend espoir : il fait partie des premiers mariés par le maire de Mexico.
Le pays va peut-être évoluer…
Mais les espoirs sont vite douchés quand, quelques mois après, Agustin est laissé pour mort, un sac plastique sur la tête, violé par un tube en métal.
« On l’a alors immédiatement sorti du pays avec des contacts » raconte Jaime, toujours inquiet pour sa sécurité.
C’est aujourd’hui à lui de reprendre la barre pour s’éviter presque deux ans de prison ferme.
Le premier marié gay est désormais le premier condamné au Mexique pour défendre un autre gay dans une affaire de discrimination.
Dans sa demande officielle d’asile politique, Agustin donne une piste pour comprendre la violence qu’il a subie : en révélant que son ancien amant n’est autre que l’actuel candidat au poste de gouverneur de l’Etat de Mexico, il insiste sur un point : « On a tout fait pour me faire taire car il ne faut surtout pas que Eruviel Avila sorte du placard ».
Agustin a aussi révélé que l’équipe du candidat le cherchait pour négocier. « Mais après les deux viols que j’ai subis, je n’ai plus envie de négocier », nous a-t-il dit par téléphone depuis les Etats-Unis.
e-llico Mis en ligne le 17/05/2011
Un défenseur des droits LGBT a été agressé et tué le 4 mai dernier, à Chilpancingo, la capitale de l’État de Guerrero.

Leija Herrera, âgé de 33 ans, avait apparemment reçu des menaces de mort les années précédentes s’il organisait une gay pride.
La prochaine était prévue le 30 mai prochain.
La police de l’État a orienté ses recherche vers ses amis au sein de la communauté gay plutôt que prendre en compte la piste d’un acte homophobe !.
Certains ont été détenus pendant deux jours en garde à vue avant d’être libérés.
"Une tendance dans les enquêtes sur les attaques homophobes qui malheureusement se répète", annonce Amnesty International.
Le diocèse mexicain de Saltillo soutiendra une rencontre organisée par une association LGBT à la fin de ce mois destinée à faire changer le regard des Mexicains - et plus précisément des catholiques - sur l’homosexualité.
Le 4e Forum de la Diversité sexuelle, familiale et religieuse organisera des débats, des projections et même une messe dominicale, célébrée le 27 mars par l’évêque diocésain en personne.
Mis en ligne le 15/03/2011
Wikipedia
Les historiens distinguent généralement trois périodes, qui coïncident avec les grands moments de l’histoire du pays : époque précolombienne, époque coloniale et depuis l’indépendance.
Le rejet de l’homosexualité constitue cependant un fil conducteur traversant les différentes époques.
Les informations sur les peuples précolombiens et la première époque de la colonisation sont rares et confuses. Les chroniqueurs ont souvent décrit les coutumes indigènes qui les surprenaient ou qu’ils désapprouvaient, mais ils avaient tendance à prendre une posture d’accusation ou de justification, ce qui rend impossible la distinction entre réalité et propagande. En général, il semble que les Mexicas étaient aussi opposés aux pratiques homosexuelles que les Espagnols et que les autres peuples indigènes inclinaient à plus de tolérance, au point d’honorer les berdaches, ou « deux-esprits », comme chamans.
L’histoire de l’homosexualité à l’époque coloniale et à la période qui a suivi l’indépendance reste encore en grande partie à écrire. Le tableau est dominé par les exécutions de sodomites en 1658 et par le « Bal des 41 » en 1901, deux grands scandales qui ont défrayé la chronique mexicaine.
La situation change peu à peu au XXIe siècle, en partie grâce à la découverte de la communauté LGBT comme consommatrice potentielle, une cible nommée le « peso rose », et aux touristes.
Des lois ont été créées pour combattre la discrimination (2003), et deux territoires, le district fédéral de Mexico et l’état de Coahuila, ont légalisé les unions civiles pour les homosexuels (2007).
Le 21 décembre 2009, le gouvernement de la ville de Mexico a approuvé le mariage homosexuel, avec 39 votes pour et 20 contre, ce qui fait de Mexico la première ville d’Amérique latine dans ce cas.
Cependant, le Mexique continue d’être l’un des pays qui comptent le plus de délits contre la communauté LGBT, une personne étant assassinée pour raison homophobe tous les deux jours.

"On s’autorise à se justifier de hiérarchiser les sexualités en plaidant que personnellement, on aime beaucoup les homosexuels ; cela permet de répondre politiquement à une demande de reconnaissance en tenant le langage de la compassion, de la tolérance, voire de l’affection." Eric Fassin