Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
HETERHOMO :sa façon d’outer son élève mérite une sanction très sévère comme un an de congé sns solde
11 décembre 2011
http://egalitedesdroits.yagg.com/2011/12/11/un-enseignant-choque-oute-une-eleve-lesbienne-sur-son-blog/
Prof Story : c’est le nom de l’un des blogs administrés par un enseignant de Picardie, Emmanuel Mousset, qui jouit d’une notoriété assez importante dans le Nord de la France.
Cette personnalité de province, ancien secrétaire de section PS, président d’associations et enseignant de philosophie au lycée Henri-Martin, est également l’animateur de nombreuses rencontres dédiées à la philosophie, sous la forme de cafés-philo, de cinés-philo ou d’ateliers philo – que ce soit en Province ou à Paris, par exemple au prestigieux café des Phares (4e).
Début décembre, l’enseignant se rend dans un collège de campagne afin d’animer un atelier philo sur le thème « Différence et tolérance » avec quatre classes de troisième qu’il accueille successivement.
Pour lancer le débat, il distribue à chaque élève une feuille de questions telles que : « Vous sentez-vous différent des autres ? », « Est-il gênant d’être différent des autres ? », « Y a-t-il des différences qu’on ne remarque pas ? », « Y a-t-il des différences anormales ? », etc.
HETERHOMO l’orientation sexuelle est-elle suggérée avec délectation ? Vue la suite, on peut se le demander
Cependant, l’atelier ne se déroule pas comme prévu : « Il y a des moments comme ça, écrit Emmanuel Mousset, où je me sens, lors d’une animation philosophique, alpiniste gravissant une paroi sans fin ou galérien ramant au milieu de l’océan. »
Pour justifier ses difficultés, il explique qu’il n’a pas en face de lui des élèves tels qu’il les voudrait.
Il décrit ainsi, avec un peu de mépris agacé, les élèves auxquels il s’adresse : « quatre classes successives d’élèves de Troisième, genre ados en crise, muets comme des carpes ou bien gloussant comme des poules ».
Ce sont là des termes assez étonnants de la part d’un pédagogue, qui portent atteinte tout à la fois à la réputation de l’ établissement scolaire nommément cité dans l’article, au professionnalisme des enseignants qui étaient chargés de veiller sur leurs élèves, et bien sûr à l’image des élèves eux-mêmes.
Il y a tout de même de quoi s’étonner lorsqu’un enseignant ne voit, dans quatre classes différentes, rien d’autre que des élèves « muets » ou « gloussants ».
Mais ce n’est pas l’ambiance générale qui marque le plus l’enseignant : il est surtout choqué par un fait soudain, qui le « scotche » sur place.
Poursuivant l’image de l’alpiniste ou du galérien, il précise : « Un moment fort cependant, où je suis resté scotché à ma paroi et immobile au milieu de l’océan : quand une fille a avoué être « lesbienne » (c’est le mot qu’elle a employé) et toutes les difficultés que ça pouvait entraîner. »
Oui, vous avez bien lu : ce qui a « scotché » l’enseignant, c’est qu’une fille ait « avoué être « lesbienne »". Pour cet enseignant, on avoue son homosexualité comme on avoue un crime.
Bien sûr, plusieurs messages lui ont été envoyés dans la soirée et les jours suivants pour lui signaler que le terme était choquant : il les a effacés et il n’a pas modifié sa phrase. Il assume donc totalement l’emploi du terme « avouer » pour parler de l’homosexualité comme d’une faute.
En outre, le commentaire qui suit est étonnant.
Après avoir mis le mot « lesbienne » entre guillemets, M. Mousset s’empresse d’ajouter : « c’est le mot qu’elle a employé », comme pour s’excuser d’avoir dit un gros mot. Mais quel autre mot aurait-elle donc pu et dû employer pour parler d’elle ?! D’autre part, si la jeune fille a déclaré rencontrer « des difficultés », ce n’est certainement pas à son homosexualité qu’elle doit ces problèmes, mais bien sûr à l’homophobie, très fréquente au collège ! Il est donc assez étrange d’écrire tout de go, en un raccourci saisissant, que cette jeune fille « avoue être lesbienne […] et toutes les difficultés que ça peut entraîner » ! En est-on encore au temps de « l’homosexualité, ce douloureux problème » ?
Enfin, on pourrait penser, au bénéfice du doute, que l’enseignant a été choqué par le courage de la jeune fille, qui déclare devant d’autres élèves qu’elle est lesbienne.
Pas du tout ! L’auteur s’empresse d’ajouter : « Les ados sont comme ça : soit ils se taisent, soit ils lâchent tout et ce sont les adultes qui en sont presque gênés. »
D’où vient cette gêne de l’enseignant ? Simplement de la déclaration d’une collégienne qui, au cours d’un débat sur la différence et la tolérance, dit qu’elle est lesbienne.
Le thème de l’homosexualité n a pourtant rien d’imprévisible dans un atelier sur la différence et la tolérance.
Cette émotion déplacée et excessive est absolument incompréhensible de la part d’un pédagogue qui a l’habitude de parler philosophie.
Mais le problème ne s’arrête pas là : le plus grave, c’est sans doute qu’un enseignant se soit cru autorisé à divulguer sur son blog, à portée nationale, les confidences d’une jeune fille dans le cadre de sa classe.
Cette jeune fille, en réagissant spontanément dans le cadre d’une réflexion sur la tolérance, s’attendait-elle à ce que l’enseignant, en qui elle a sans doute confiance, se précipite sur son blog pour y raconter qu’une jeune fille, dont il indique précisément le niveau et le nom du collège, a « avoué » (!) être lesbienne ?
Est-ce une démarche déontologique et responsable de la part d’un pédagogue, que de s’émouvoir des propos d’une collégienne qui dit tout simplement qu’elle est lesbienne, et d’en rendre compte à l’ensemble des lecteurs de son blog ?
Car si la jeune fille dit « rencontrer » des difficultés dans sa vie quotidienne, ce n’est certainement pas cette révélation sur le blog d’un enseignant qui lui facilitera la vie.
Que feront les parents de la jeune fille s’ils lisent ce blog ?
Comment réagiront les camarades de la collégienne s’ils voient que celle-ci est l’objet de telles réactions de la part de l’enseignant ?
Que pensera la jeune élève elle-même, si elle voit que ses déclarations lui valent d’être l’objet de gêne et de stupeur de la part d’un enseignant en qui elle avait confiance ?
Ces questions, M. Mousset ne se les est apparemment pas posées avant d’écrire son message.
Dans l’Education nationale, l’acceptation des LGBT est encore loin d’être un fait acquis, y compris de la part de ceux qui se présentent comme des défenseurs de la tolérance et du respect des différences…

"Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles." Montaigne, Essais, III, 5