Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Habibou Bangré 13 janvier 2011
« Un très bon résultat. » L’avocate de l’homosexuel camerounais estime que le tribunal a « entendu le risque de persécution » encouru par son client, qui a déposé un recours.
« Je n’en espérais pas tant ! » Vendredi 7 janvier, au tribunal de Bobigny, Maître Catherine Herrero a plaidé la cause d’Honoré, un homosexuel camerounais qui comparaissait pour refus d’embarquer après que sa demande d’asile a été déboutée par l’Ofpra. « Le tribunal a décidé d’ajourner le prononcé de la peine à dans un an », annonce Me Herrero.
« C’est un très bon résultat car il signifie que le tribunal nous a entendus lorsque nous avons expliqué le risque de persécution en cas d’expulsion vers le Cameroun », poursuit l’avocate.
Rester en France
Soutenu lors de l’audience par l’Ardhis, le RESF et les Panthères Roses, Honoré devrait pouvoir rester en France en attendant la décision.
A quelle peine peut-il s’attendre ? Selon l’avocate, tout dépendra de la CNDA, devant laquelle son client a fait appel de la décision de l’Ofpra.
« Si la CNDA reconnaît le risque de persécution, il n’y aura pas de problème. Le tribunal conclura qu’Honoré a eu tort d’empêcher son expulsion, ce qui est effectivement contestable. Cependant, il le dispensera de peine au vu des circonstances. »
Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2010/12/18/nouvel-a…
Honoré, gay camerounais dont l’expulsion a été programmée trois fois, passera devant le tribunal de grande instance de Bobigny le 7 janvier à 13h pour refus d’embarquer.
L’audience était initialement prévue le 29 octobre et a été reportée.
L’Ardhis, qui assiste Honoré dans ses démarches, appelle toutes celles et tous ceux qui le peuvent à venir remplir la salle du TGI de Bobigny.
Ces derniers mois, outre l’Ardhis, le Comité Idaho, RESF et plusieurs élus ont apporté leur soutien à ce Camerounais de 38 ans, qui s’est débattu de toutes se forces à chaque tentative d’expulsion, tant il craint d’être renvoyé dans son pays d’origine.
Publié par Judith Silberfeld
Un communiqué de l’Association pour la défense de l’homosexualité au Cameroun (Adefho), présidée par l’avocate Alice Nkom, vient rappeler pourquoi un demandeur d’asile comme Honoré est prêt à se défendre à tout prix pour ne pas être renvoyé dans son pays d’origine.
« UN EXAMEN DÉGRADANT ET INHUMAIN »
En fouillant un voleur présumé, la police a trouvé des préservatifs avec des « slogans identifiés comme homosexuels (« Glisse entre mecs ») », indique le communiqué.
Pour se dédouaner, l’homme a affirmé les avoir dérobés à ses colocataires, Marc et Bruno, lesquels ont donc été arrêtés le 27 septembre, et sont depuis détenus à la prison centrale de Yaoundé.
Ils sont soupçonnés de « pratiques homosexuelles », interdites par le code pénal. Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison ferme.
« Le médecin chef de l’infirmerie de la gendarmerie a procédé, toujours sur réquisition du procureur de la République, à des examens anaux, sans le consentement des personnes incriminées, pour « confirmer » les soupçons de pratique homosexuelle qui pesaient sur eux, précise l’association.
Et le résultat de cet examen dégradant et inhumain fut positif au regard des conclusions du médecin. »
APPEL À MOBILISATION
« Nous condamnons fermement cette interpellation et cette détention abusives, arbitraires et absurdes : des garçons pourraient donc être interpellés parce qu’ils possèdent des préservatifs et qu’ils sont donc dans un état d’esprit responsable de prévention face à l’épidémie endémique du VIH/sida ?
Des médecins seraient-ils capables de « confirmer » une pratique homosexuelle par un examen clinique ?, s’interroge l’Adefho.
Nous appelons toutes les personnes physiques et morales qui militent pour le respect des droits humains à manifester clairement aux autorités camerounaises et à leurs représentations, tant leur inquiétude quand à la situation de ces deux garçons que leur condamnation de la situation générale des droits des personnes homosexuelles au Cameroun. »
De son côté, l’association Alternatives-Cameroun, citée par l’AFP, demande au gouvernement d’œuvrer à « la libération immédiate » des deux personnes incarcérées et de faire cesser « les arrestations pour homosexualité ».
[Mise à jour, 22/10/10] L’avocate Alice Nkom nous informe que l’affaire a fait l’objet d’un renvoi au 28 octobre prochain : « le ministère public entend répliquer aux arguments de la défense par écrit, et s’est donné le temps de réfléchir à ce qu’il peut répondre face aux irrégularités flagrantes relevées dans la procédure d’enquête préliminaire à la suite de laquelle il a estimé envoyer nos jeunes en prison en signant un mandat de détention provisoire ».

Toutes les petites filles sont plus passives, plus tournées vers les grandes personnes alors que les petits garçons sont plus actifs et plus tournés vers la réalité matérielle. C’est juste ! Mais ce n’est pas inné, c’est bel et bien inculqué. Dès le berceau !