Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Nations Unies
L’AG des Nations Unies a rétabli la référence à l’orientation sexuelle dans sa résolution s’opposant aux exécutions arbitraires des groupes minoritaires supprimé le mois dernier sur proposition de pays africains et arabes.
Mis en ligne le 22/12/2010 Ban Ki-moon affirme que les cultures ne doivent pas prévaloir sur les droits des homosexuels
Après des semaines de pressions intenses exercées par les organisations homosexuelles, les Etats membres de l’ONU ont voté mardi soir le rétablissement de la référence à l’orientation sexuelle dans sa résolution biannuelle qui condamne les exécutions extrajudiciaires.
L’assemblée a voté en faveur d’une proposition des États-Unis visant à rétablir la version initiale du texte : 93 voix pour, 55 contre et 27 abstentions.
Lors des discussions, le Zimbabwe s’est fait remarquer par un discours homophobe en déclarant : « Nous ne pouvons pas être d’accord, d’autant plus que cela signifie accepter des pratiques comme la bestialité, la pédophilie et d’autres pratiques odieuses. »
Cependant, le Groupe des Etats Africains, celui des Etats arabes ainsi que l’Organisation de la Conférence Islamique ont affirmé leur attachement à la protection des droits de l’Homme et à la résolution.
Cette dernière a ensuite été votée sans aucun vote contre
La référence à l’orientation sexuelle a été incluse dans la résolution biennale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et exécutions arbitraires depuis 1999.
Mais le mois dernier, suite à l’introduction d’un amendement du Bénin au nom des pays africains lors d’une réunion de la Troisième Commission, qui traite des questions relatives aux droits de l’Homme, la mention explicite avait été supprimée et remplacée par une référence plus générale aux "motifs discriminatoires sur toute autre base". Après plusieurs semaines de tractations et de lobbying, les Etats membres de ’ONU ont finalement approuvé un amendement présenté par les États-Unis rétablissant la référence supprimée.
L’l’International Gay & Lesbian Human Rights Commission (IGLRHC), a ait un travail de sensibilisation auprès d’environ 20 gouvernements, y compris les Caraïbes, les îles du Pacifique et en Afrique.
"Les droits des LGBT sont utilisés comme un enjeu politique au niveau national", a déclaré un des responsables de l’organisation internationale LGBT.
L’enjeu était de taille, car bien que les résolutions des Nations Unies ne soient pas juridiquement contraignantes, elles envoient un message fort.
Mis en ligne le 14/12/2010
Les homosexuels éliminés de la résolution condamnant les exécutions arbitraires S’exprimant à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme, le secrétaire général de l’ONU déclaré que "les gens n’étaient pas sur cette planète pour vivre dans la crainte de leurs frères humains" et que les droits de l’Homme devaient l’emporter sur les attitudes culturelles.
S’exprimant avec l’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice, il a condamné la violence contre les personnes LGBT et la criminalisation des homosexuels dans plus de 70 pays.
Susan Rice a déclaré que les USA souhaitaient rétablir la référence explicite aux homosexuels dans la résolution de l’ONU condamnant les exécutions arbitraires que des pays arabes et africains ont fait supprimer lors d’un vote le mois dernier.
"Où il ya des tensions entre les attitudes culturelles et des droits universels de l’Homme, les droits universels de l’homme doivent l’emporter", a jugé Ban Ki-moon.
Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2010/11/19/onu-une-…
Mauvaise nouvelle pour les militants LGBT dans le monde entier.
La Troisième commission de l’Assemblée générale des Nations unies a décidé de ne pas inclure l’orientation sexuelle dans une résolution condamnant les exécutions injustifiées.
La commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, a invité l’AG à exiger de tous les États qu’ils fassent le nécessaire pour mettre fin aux exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, mais elle a parallèlement retenu un amendement soumis par le Groupe des États d’Afrique et l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), qui proposait de remplacer la phrase « la discrimination, notamment fondée sur les préférences sexuelles » par la phrase « la discrimination, quel qu’en soit le fondement », soumise par le Mali et le Maroc.
Depuis 10 ans, rappelle l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) dans un communiqué, la résolution, qui exhorte les États à protéger la vie de tou-te-s, a toujours inclus l’orientation sexuelle dans la liste des critères de discrimination sur lesquels ces exécutions sont souvent fondées.
« La Finlande, la France, la Suisse, en particulier, ont regretté que la discrimination fondée sur la préférence sexuelle ne soit pas explicitement mentionnée cette année, indique le département de l’information des Nations unies.
Elles ont rappelé que de nombreuses personnes continuaient d’être victimes de meurtres et de violences en raison de leur orientation sexuelle. »
En présentant l’amendement, le délégué du Bénin, a expliqué que la notion de « préférences sexuelles » n’a aucune base juridique, précisant que les exécutions de nombreux individus ont des origines discriminatoires, mais autres que la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.
« Si la communauté internationale veut s’asseoir et discuter sur l’orientation sexuelle, il serait alors opportun de le faire dans un cadre bien précis », a-t-il conclu en estimant que ce texte ne s’inscrivait pas dans le contexte d’un tel débat.
« La mention qui a été retirée faisait partie d’une liste non-exhaustive contenue dans la résolution et mettant en avant les nombreux groupes qui sont particulièrement visés par ces exécutions, y compris les personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses, linguistiques, les personnes qui agissent en défenseurs des droits humains (comme les juristes, les avocats, les manifestants) ainsi que les enfants des rues et les membres des communautés indigènes, souligne l’IGLHRC.
Mentionner l’orientation sexuelle comme raison pour laquelle des gens sont ciblés met en lumière une situation qui exige une vigilance accrue et est indispensable pour que tout le monde bénéficie d’une protection égale. »
Le 18 décembre 2008, un énoncé conjoint sur l’orientation et l’identité de genre avait été présenté à l’Assemblée générale des Nations unies, appelant à la dépénalisation universelle de l’homosexualité.
Il avait alors reçu le soutien de 66 États, tandis qu’une contre-déclaration portée par l’OCI en rassemblait 57.
Si le texte adopté par la Troisième commission ne porte pas précisément sur le même sujet, il démontre, s’il le fallait encore, que la partie est loin d’être gagnée.
La résolution (avant amendement) peut être téléchargée sur le site de l’ONU, de même que l’amendement.
Sous la pression de deux pays - le Maroc et le Mali - les Nations Unies ont supprimé la référence explicite aux homosexuels de la résolution condamnant les exécutions arbitraires lors de son renouvellement bi-annuel. Une évolution "dangereuse et inquiétante" selon l’International Gay & Lesbian Human Rights Commission.
La résolution, proposée par le Comité des droits de l’homme de l’Assemblée générale des Nations Unies, dénonce les exécutions arbitraires de membres de groupes marginalisés en les citant explicitement tels les défenseurs des droits humains, les minorités religieuses et ethniques.
La première mouture du texte mentionnait aussi les personnes LGBT. Mais les représentants du Maroc et du Mali ont présenté un amendement supprimant la mention de l’orientation sexuelle de la résolution en échange d’une expression plus générale, a savoir "discriminations sur toute autre base". L’amendement a été adopté par 79 voix contre 70 avec l’appui de la grande majorité des pays africains et arabes et la résolution votée avec cette modification.
La résolution, qui condamne les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires et les assassinats, est votée par l’Assemblée générale des Nations Unies tous les deux ans. Elle comprenait une référence à l’orientation sexuelle ces dix dernières années.
Cary Alan Johnson, directeur exécutif de l’International Gay & Lesbian Human Rights Commission, a réagi à ce vote en le qualifiant d’"évolution dangereuse et inquiétante". "Il élimine la reconnaissance de la vulnérabilité particulière rencontrée par les lesbiennes, gays, personnes bisexuelles et transgenres - une reconnaissance cruciale à un moment où 76 pays à travers le monde criminalisent l’homosexualité, cinq considère que c’est un crime capital, et des pays comme l’Ouganda envisagent d’ajouter la peine de mort à leurs lois criminalisant l’homosexualité", a-t-il souligné.
Mis en ligne le 19/11/2010
Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2010/11/20/onuorien…
Le Centre LGBT Paris IdF qualifie de « scandaleux et particulièrement préoccupant » le retrait de la référence à l’orientation sexuelle » dans la résolution des Nations unies condamnant les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires.
« AMENDEMENT HONTEUX »
« Cet amendement honteux s’inscrit dans la stratégie que mènent les pays les plus homophobes dans les instances internationales, a déclaré Louis-Georges Tin (à droite sur la photo), joint par Yagg.
En 2008, déjà, tandis que nous portions une déclaration pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité, l’Égypte portait une contre-déclaration assimilant l’homosexualité à la pédophilie.
Rama Yade, puis M. Kouchner avaient soutenu nos actions énergiquement : nous espérons que Mme Alliot-Marie, la nouvelle ministre des Affaires étrangères, aura à cœur, elle aussi, de soutenir les campagnes que nous menons dans le cadre des Nations unies. »

Christine Le Doaré (à gauche sur la photo), présidente du Centre LGBT Paris IdF, prend l’exemple de l’Ouganda, où « la loi anti-gay qui menace d’emprisonnement à vie et de mort les gays et les lesbiennes peut être adoptée d’un jour à l’autre.
La loi anti-gay oblige la population à la délation et conduira inévitablement à un véritable génocide.
Elle sera immédiatement adoptée dans les pays voisins qui n’attendent que ce signal.
Les évangélistes américains ont bien travaillé, ne parvenant à leurs fins dans leur propre pays, ils ont fait de l’Afrique un laboratoire de haine à l’encontre des homosexuels et des lesbiennes, encouragés par un gouvernement indigent incapable de régler ses difficultés économiques et sociales et qui a tout à gagner à occuper sa population avec des boucs émissaires ».
LES GAYS, LES LESBIENNES ET LES FEMMES, PRINCIPALES VICTIMES DES INTÉGRISMES RELIGIEUX
« Les intégrismes religieux gagnent considérablement du terrain, en Afrique, dans les pays arabes mais également en Europe et en particulier en France où les principes de laïcité indispensables à l’égalité entre les sexes notamment, sont déjà amplement bafoués dans nombre de circonstances et organismes publics, poursuit Christine Le Doaré.
Les gays et les lesbiennes mais également les femmes en sont les principales victimes. »
« Si l’ONU même ne fait plus référence à l’orientation sexuelle et ouvre ainsi la voie à l’assassinat massif des gays et des lesbiennes dans nombre de pays, la situation est désormais particulièrement alarmante et les solutions pour y remédier seront de plus en plus difficiles à mettre en œuvre. Nous en appelons à un réveil laïc des institutions françaises, européennes et mondiales. Il est temps d’agir vite et fort et de tenter de renverser cette situation avant qu’il ne soit trop tard ! ».
Photo Christine Le Doaré et Louis-Georges Tin lors d’un débat sur les exactions commises à l’encontre des personnes LGBT au nom des religions, Centre LGBT Paris IdF, mai 2010

"Les femmes sont une force. Elles ne sont pas un pouvoir, parce qu’elles ne sont pas organisées". Yvette Roudy.