La problématique ici est d’éviter les confusions chez les jeunes.
Le préjugé est que l’homosexualité est un choix,
et on a beaucoup de mal à faire connaître la vérité à savoir que nos pulsions, nos instincts, nos désirs, nos attirances, nos tendances, on ne les choisit pas, et qu’il n’y a pas véritablement de "préférence" affective et sexuelle.
Nos tendances peuvent évoluer, même si elles évoluent rarement ou à la marge, mais d’elles-mêmes.
Après, par la culture, on peut toujours développer ses pratiques homosexuelles, se dire que la part de l’acquis est bien plus grande que la part de l’inné, jusqu’à en être légitimement fier-e-s.
Il n’empêche que pour des ados, à la base, on "naît" hétéro ou homo ou bi, et on n’y peut rien, et ce n’est pas mentir que de dire ça.
On peut ajouter qu’en fait la psychologie affective et sexuelle se forme de 0 à 2 ans, ou si on veut être prudent-e, de 0 à 5 ans
Il ne faudrait pas culpabiliser à tort ni les enfants, ni leurs parents, comme on essaie de le faire par cette idéologie forcenée du choix
Il faut donc bien aiguiller ceux et celles des éducatrices et éducateurs qui veulent bien aborder le sujet.
Hétéro et homo
Mais pourquoi donc la question de l’origine de l’hétérosexualité n’est-elle jamais posée ?
Car il n’y en aurait pas besoin tellement l’hétérosexualité est évidente, celà s’appelle l’hétérocentrisme.
Il est vrai que pour les hétéros le chemin est balisé, la culture est officielle et imposée : on sait à la naissance tout ce qui va se passer par la suite : fréquentations, fiancailles, mariage, photographe, faire parts, anniversaires de mariage, protocoles divers…
on est hétéro depuis le début, on a l’impression de l’avoir toujours été.
La société accompagne les hétéros par la culture archi-dominante.
Pour les homos, rien n’est écrit car tout est marginal, mais ça leur donne de la liberté.
on est homo depuis le début, on a l’impression de l’avoir toujours été, mais il faut que ça s’impose à soi, puis il faut se découvrir aux autres.
D’où la nécessité de se construire malgré l’adversité.

