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Oshen, la « lesbienne invisible », sort un nouvel album

Têtue par Cécile Strouk 31 janvier 2011

Parallèlement à sa carrière sur les planches dans la peau de « La Lesbienne invisible », Océanerosemarie revient à la musique, sous le nom d’Oshen, avec un troisième disque courageusement autoproduit et qui se veut libre.

Après deux premiers albums, Don Juan (2005) et Je ne suis pas celle (2007) et une incursion au théâtre avec son one-woman-show La Lesbienne invisible, Oshen revient avec un troisième album intimiste, La Pudeur.
L’auteure-compositrice-interprète nous en dit un peu plus sur ce CD autoproduit, disponible depuis aujourd’hui.

TÊTUE : La Pudeur est ton troisième disque. Contrairement aux deux autres, il a été autoproduit. Peux-tu nous expliquer ce choix ?

Ce n’est pas un choix au départ puisque je me suis faite virer de ma maison de disque (V2 Music) quand Universal l’a rachetée en 2008.
Au final, l’autoproduction est une contrainte financière mais elle permet une grande liberté de ton.
Tous les acteurs de l’album ont accepté de travailler gratuitement, avec beaucoup de coeur !

Pourquoi l’avoir intitulé La Pudeur ?

Je trouve que c’est un mot beau, fort, à l’image d’un disque plus dans l’émotion que les précédents. Et aussi parce que c’est mon morceau préféré sur le disque.

Ton CD s’ouvre sur une rupture (« En miettes »), pour se finir en chanson d’amour (« Tu »). L’amour est-il ta principale source d’inspiration ?

Oui ! Les rencontres amoureuses, les ruptures, la connaissance profonde de l’autre… Ce sont mes sujets de prédilections.
Les deux textes écrits par Tatiana Mladenovitch, alias Fiodor Dream Dog, (dont TÊTUE vous parlait ici, ndlr) ouvrent les thématiques avec une chanson sur un garçon transsexuel (« Toi, garçon ») et sur le temps qui passe (« Les secondes »). « Tu » n’est pas vraiment une chanson d’amour, elle aborde la dépression, la fragilité… Ça me plaît aussi de ne pas parler que d’amour !

Comment vois-tu ta musique ?

Assez folk, avec un mélange de tradition française et d’influences anglo-saxonnes. On a une référence à Gainsbourg avec la partie de cordes sur « L’arbre Penché » qui rappelle celle de « Melody Nelson », à la musique classique en invitant un trio de bois (basson, clarinette basse, hautbois), à la pop sur « En Miettes », à Antony & the Johnsons sur « La Pudeur », à Sufjan Stevens sur « Mariage ».

Comment abordes-tu ton homosexualité dans cet album ?

Je ne l’aborde pas en particulier. Pour moi, une bonne chanson doit être identifiante pour tout le monde parce qu’on touche l’essence des sentiments. J’ai écrit « En Miettes » pour une femme mais je crois que n’importe qui pourra se reconnaître dans ce que je raconte.

N’as-tu pas peur que le succès de ton one-woman-show La Lesbienne invisible fasse de l’ombre à ta carrière de chanteuse ?

Non, je pense que l’un nourrit l’autre ! Au début de La lesbienne invisible, j’ai eu du public de Oshen qui venait, maintenant c’est plutôt le contraire.
Dans les deux cas, ce n’est que du bonus ! Le seul problème c’est le temps : le fait de jouer 5 soirs par semaine m’empêche de faire des concerts !

Ta pièce est drôle. Ta musique, sérieuse. Te sens-tu chanteuse avant d’être comédienne ?

J’ai plus d’expérience en tant que chanteuse mais enfant, je rêvais d’être comédienne. Aujourd’hui je m’identifie autant aux deux.
On m’a longtemps encouragée à choisir, et franchement c’était impossible ! J’ai juste eu l’idée de séparer les deux dimensions pour les pousser plus loin chacune au lieu de tout mélanger…

La Pudeur est disponible sur les plateformes de téléchargement (6,93€) et chez quelques disquaires indépendants.

Oshen sera en concert le 5 mars à la Loge, 77 rue de Charonne, Paris.

Du sexe lesbien dans le nouveau clip d’Oshen (« La Lesbienne invisible »)

Têtue par Jeanne Lefort 24 juin 2011

Pour illustrer sa ballade « En miettes » la chanteuse Oshen (aussi connue pour son one-woman-show « La lesbienne invisible »), a choisi une scène d’amour entre deux femmes. Regardez.

Une vidéo plutôt osée… et très réussie.
Dès les premières images, En miettes, le nouveau clip d’Oshen s’ouvre sur deux femmes en train de faire l’amour.
La vidéo, réalisée par François Valla, part de la fin de cette scène très sexy pour remonter au début, et à la rupture entre Oshen et sa petite amie (qui part alors coucher avec une autre).
Ce titre est le premier single de La Pudeur, le dernier album de la chanteuse à qui l’on doit également le spectacle très réussi La lesbienne invisible.
Un spectacle qui lui vaut aujourd’hui d’avoir droit à son portrait en dernière page de Libération, intitulé Gazon Girlie.
Une belle visibilité pour cette artiste douée, même si on regrette que l’article en question n’évite pas quelques clichés.
Celle que l’on connait aussi sous le nom d’Océane Rose Marie y est présentée comme une chanteuse qui « fait polémique communautaire en s’affirmant lesbienne très fille » (ah bon ?).
Ou encore comme « une Bridget Jones version lesbienne, perdue dans un univers de camionneuses ».
Comme si toutes les lesbiennes étaient masculines…

Regardez la vidéo :

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Citations

"Gouffre de sexualité, instrument de l’abîme, bouche des vices… La femme est un farouche serpent par son cœur, par son visage ou par ses actes. Une flamme très puissante rampe en son sein comme un venin." B de Morlas.

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