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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Bas
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Ouganda (4)

Menace de sorte d’escadrons islamistes de la mort antigay.

La campagne antigay est d’origine ultra-religieuse américaine. (l’homophobie n’est pas africaine car toutes les ethnies l’acceptaient)

L’homophobie et le sexisme (s’il est institutionnalisé) briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.

C’est cruel et stupide.

L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.

L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !

Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).

Les eurodéputés demandent la dépénalisation de l’homosexualité en Ouganda

Le Parlement européen a appelé jeudi les autorités ougandaises à dépénaliser l’homosexualité et à assurer la protection des gays et lesbiennes menacés de "persécutions", dans un pays où un célèbre militant homosexuel a été assassiné le mois dernier.

E-llico.com

Mis en ligne le 18/02/2011

Dans une résolution adoptée jeudi à Strasbourg, les eurodéputés demandent à leurs homologues ougandais de "dépénaliser l’homosexualité" et au gouvernement de Kampala de veiller à ce que les gays, lesbiennes, bi et transsexuels "fassent l’objet d’une protection adéquate contre la violence".

Les LGBT "sont désormais dans la plupart des cas sans domicile fixe, sans emploi et forcées d’éviter les lieux publics, et doivent demeurer à l’abri des regards".
Plus généralement, "la discrimination, les arrestations arbitraires et les mauvais traitements fondés sur l’orientation sexuelle sont en augmentation constante", déplorent les élus européens
. Le militant tué le 26 janvier, David Kato - qui s’était publiquement engagé contre un projet de loi qui aggraverait encore la répression de l’homosexualité - avait lui-même vu sa photo publiée dans la presse. Son meurtre, pour lequel un suspect a été interpellé mais sans mettre en avant de motivation homophobe, a provoqué l’indignation des associations des droits de l’Homme et de plusieurs gouvernements dans le monde. Le président américain Barack Obama, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams et la Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU Navi Pillay, notamment, ont demandé une enquête rapide. Source : AFP

HETERHOMO : De l’art d’arranger une affaire :

le coupable devient la victime qui ne sera pas sanctionnée, la victime qui ne peut se défendre est accusée du maximum ! et les homos continueront de se faire massacrer pendre à cause de l’intégrisme chrétien

D’après le Daily Monitor ougandais, Nsubuga Enock aurait déclaré à la police que David Kato l’avait obligé à avoir des relations sexuelles avec lui : « Il nous a dit qu’il avait tué Kato parce qu’il refusait de lui donner une voiture, une maison et de l’argent comme il le lui avait promis en échange des relations sexuelles, » aurait affirmé une source anonyme au quotidien, qui rapporte que David Kato aurait aidé le suspect à sortir de prison le 24 janvier, où il était détenu pour le vol d’un téléphone portable.

VICTIME RESPONSABLE

Cette version des faits est remise en cause par les militants LGBT, qui y voient une porte de sortie parfaite pour le gouvernement ougandais et les évangélistes américains qui soutiennent, à renforts de dollars, l’Anti-Homosexuality Bill. Le meurtre de David Kato a été largement condamné au niveau international et le gouvernement sommé de mener l’enquête à son terme et de protéger les LGBT ougandais.
Si la victime peut être présentée comme responsable de ce qui lui est arrivé, les autorités ougandaises ont à nouveau les coudées franches pour durcir la loi sur l’homosexualité.

Un homme avoue le meurtre du militant homosexuel David Kato

E-llico.com

Mis en ligne le 03/02/2011

"Je n’ai pas encore lu ses déclarations, mais ce que je sais c’est qu’il est en train de faire des aveux", a déclaré Judith Nabakooba, une porte-parole de la police.
Elle a précisé que l’homme, Sydney Nsubuga, a été arrêté mercredi dans le district de Mukono, à environ 15 kilomètres de Kampala, la capitale de l’Ouganda.
Il a d’abord avoué le meurtre à la police avant d’être conduit devant un magistrat pour formaliser ses déclarations. "La prochaine étape sera de le conduire sur les lieux pour une reconstitution et de vérifier qu’il est bien l’homme que les voisins ont vu quitter la maison" de la victime, a ajouté la porte-parole.
Le président américain Barack Obama, l’archevêque de Canterbury Rowan Williams et la Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU Navi Pillay, notamment, avaient demandé une enquête rapide.
HETERHOMO : maintenant les racontars vont piuvoir fleurir afin de charger le militant et absoudre l’assassin

Le quotidien indépendant "Daily Monitor" a cité jeudi une source policière anonyme selon laquelle le suspect et David Kato avaient une relation homosexuelle. L’avocat de la victime, John Francis Onyango, avait auparavant déclaré que David Kato employait à son domicile un homme récemment sorti de prison et qu’il l’hébergeait.
L’homme serait connu comme un voleur notoire.
Il aurait été libéré de prison le lundi précédent le crime grâce à une caution payée par David Kato lui-même.

Rassemblement à Paris en mémoire de David Kato : « On l’a tué parce qu’il était homosexuel »

Têtu par Habibou Bangré 01 février 2011

Une quinzaine de personnes se sont réunies lundi soir à Paris pour rendre hommage au militant homosexuel ougandais battu à mort mercredi 26 janvier. Reportage.

Lundi 31 janvier. Le jour se dissout sur le Parvis des droits de l’Homme de Paris. Engourdis par le froid, des touristes admirent la Tour Eiffel, massive.
Sur l’esplanade, une quinzaine de personnes se rassemble, avec banderole, drapeau et pancartes. Elles sont venues rendre hommage à David Kato, le militant homosexuel de Sexual Minorities Uganda (Smug) tué à coup de marteau le 26 janvier à Kampala, la capitale ougandaise.

Sacrifié
La police ougandaise n’envisage toujours pas d’évoquer la piste homophobe. Mais pour une partie des manifestants - parmi lesquels figuraient des membres de Tjenbé Rèd Fédération, d’Act Up-Paris, du Comité Idaho, d’An Nou Allé ou de Contact - David Kato a été sacrifié à cause de l’outing du tabloïd Rolling Stone et du projet de loi anti-gay du député David Bahati. « David Kato était quelqu’un qui s’assumait aussi, et ça faisait peur. En fait, la question ce n’est pas uniquement l’homophobie dans certaines sociétés africaines, c’est l’homosexualité assumée, affichée, vécue pleinement et contre laquelle luttent beaucoup de gens », commente Jann Halexander, responsable de la commission culturelle de Tjenbé Rèd Fédération, à l’initiative du rassemblement.

« Le gouvernement a dirigé le fusil »
Les mains enfoncées dans les poches, le visage rougit par le froid,
Monseigneur Jacques Gaillot fait de son côté part de son « indignation ». « On l’a tué parce qu’il était homosexuel, puisqu’il était présenté dans les journaux comme un homme à abattre », dénonce l’évêque de Partenia, qualifiant au passage le texte de David Bahati d’« anti-humain » et « raciste ».
Louis-Georges Tin, président d’An Nou Allé et du Comité Idaho, renchérit que « le gouvernement n’a pas tiré sur la gâchette mais dirigé le fusil ».

Alors que la Tour Eiffel scintille, des militants d’Act Up-Paris brandissent leurs pancartes « Uganda, Homophobia Kills » - en anglais, « Ouganda, l’homophobie tue ». Au sol, des bougies encerclent une photo de David Kato où Tjenbé Rèd Fédération rappelle le discours du président américain Barack Obama suite à l’assassinat : « Les droits des LGBT ne sont pas des droits extraordinaires, ce sont des droits humains. »

« C’est bien aussi de venir donner de soi » Vient le recueillement. David Auerbach Chiffrin, président de Tjenbé Rèd Fédération, résume les circonstances du drame. Avec une verve teintée d’une colère cynique, il revient notamment sur les obsèques de David Kato, troublées par le sermon homophobe du pasteur.
Sur les proches qui durent eux-mêmes mettre en terre le disparu après que les fossoyeurs se soient désistés.

Après une minute de silence, les manifestants se livrent à un « collective hug » chargé d’espoir. Mais la lutte continue. La co-secrétaire générale d’Act Up-Paris responsable des questions d’homophobie, Audrey Grelombe, conclut qu’« on va continuer à se mobiliser aux côtés des activistes qui luttent tous les jours pour les droits des personnes homosexuelles et transgenres en Ouganda ». Et de conclure que la mort de David Kato « donne encore plus de colère ». La colère, c’est aussi ce qui a poussé Olivier Lechevrel, simple citoyen, à se déplacer avec son ami et une collègue. « On voulait un peu marquer le coup. Parce que je pense que c’est bien de protester derrière son ordi, son téléviseur, mais c’est bien aussi de venir donner de soi. »

Incidents après un prêche homophobe aux funérailles du militant homosexuel David Kato

La famille et les compagnons du militant LGBT assassiné mercredi en Ouganda lui ont dit adieu lors d’une cérémonie entachée par un sermon homophobe suivi d’échauffourées.

E-llico.com

Mis en ligne le 31/01/2011

Deux jours après le meurtre de David Kato, tué chez lui à coups de marteau, quelque 300 personnes ont assisté vendredi à ses obsèques, dans son village d’origine.
Parmi eux, des diplomates étrangers, ainsi qu’une centaine de gays et lesbiennes venus en bus de la capitale Kampala. La cérémonie, présidée par un pasteur, a dégénéré quand ce dernier a appelé les gays et lesbiennes à "se repentir".

"Le monde est devenu fou. Les gens se détournent des Ecritures », a-t-il déclaré avant d’être pris à parti par des membres de l’assistance. "Vous n’êtes pas notre juge !", a crié une femme, avant que des amis de David Kato lui arrachent le micro des mains.
La police est intervenue alors qu’une bagarre éclatait.
Le pasteur a été escorté loin de l’assemblée.

La dernière prière a été prononcée par l’évêque anglican Ssenyonjo, excommunié en 2006 pour ses prises de positions en faveur des homosexuels et l’inhumation, assurée par des amis de Kato, s’est déroulée dans une clairière.

Les villageois auraient refusé de participer à l’enterrement et menacé de jeter des pierres sur les proches et amis du défunt.

Par ailleurs, des rassemblements en hommage au militant ont été organisés simultanément aujourd’hui dans plusieurs capitales mondiales, notamment à Londres, Paris, Amsterdam et Berlin.

Les participants ont notamment exigé un moratoire sur les expulsions de requérants d’asile gay et lesbiennes en provenance d’Ouganda.

Vétéran de la lutte pour les droits des personnes LGBT, David Kato, 46 ans, pionner du mouvement ougandais, avait réussi à faire condamner le journal local "Rolling Stone" qui avait publié en octobre une liste de 100 homosexuels présumés, avec leurs coordonnées complètes, sous le slogan "Pendez-les !". Lui-même figurait sur cette liste. La police continue toutefois décidée de privilégier l’hypothèse d’un vol qui aurait mal tourné plutôt qu’un assassinat homophobe !.

Avalanche de réactions après l’assassinat du militant LGBT ougandais David Kato

http://yagg.com/2011/01/29/avalanch…

Publié par Christophe Martet On ne connait toujours pas le mobile exact de l’assassinat de David Kato, militant gay ougandais, retrouvé mort à son domicile le 26 janvier dernier.
Au lendemain de cet assassinat, un rassemblement avait eu lieu à Bruxelles (photo). Plusieurs personnalités politiques ont aussi réagi pour condamner cet acte. DELANOË SE DIT CONSTERNÉ
L’un des premiers a été Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui se dit consterné par l’assassinat de David Kato : « Au nom de Paris et en mon nom personnel, je m’incline avec respect devant la mémoire de David Kato.
Et je souhaite que son exemple et son message inspirent à son pays les voies de la sagesse et de la dignité. »

L’adjoint au maire chargé de la culture, Christophe Girard, a lui aussi condamné cet acte odieux : « Nous devons condamner avec la plus grande fermeté cette violence intolérable qui fait loi dans de nombreux États avec lesquels nous entretenons des relations politiques, commerciales et économiques. « 

Dans un bref communiqué, le président des États-Unis, Barack Obama, fait part de sa profonde tristesse et demande au gouvernement ougandais de faire toute la lumière sur ce crime en rappelant qu’au Honduras, récemment, cinq membres de la communauté LGBT avaient été assassinés.
Dans son sillage, Hillary Clinton a publié un communiqué de presse réclamant des autorités ougandaises qu’elles condamnent ceux qui sont responsables de cet « acte de haine ».

LA PRESSE OUGANDAISE CHANGE DE TON
En Ouganda même, le regard porté sur l’homosexualité est peut-être en train de changer.
L’éditorial du Daily Monitor, le plus important quotidien d’informations indépendant du pays, s’interroge : « Peut-on parler honnêtement d’homosexualité ? ».
On peut y lire : « Quels que soient les motifs de cet assassinat, cet incident nous rappelle que l’homophobie est largement répandue dans le pays et la société et que ne pas s’y intéresser a des conséquences mortelles ».
Dans sa conclusion, cet éditorial insiste : « Les gens comme David Kato et d’autres qui sont gays sont ougandais et doivent jouir des mêmes droits et des mêmes protections que les hétérosexuels. »

À Paris, un rassemblement à l’appel de Total Respect-Tjendbé Rèd Fédération est prévu lundi 31 janvier, à partir de 17h30, devant l’ambassade d’Ouganda.

Consternation dans le monde après le meurtre du militant gay ougandais

Têtu par Habibou Bangré 28 janvier 2011



De Paris à Washington, la communauté internationale condamne ce crime dont les relents homophobes semblent évidents, même si la police ougandaise le dément.

Des militants LGBT au cours des obsèques de David Kato, aujourd’hui à Namataba.
Ses funérailles ont donné lieu à des échauffourées provoquées par le sermon d’un prêtre qui a appelé les homosexuels à se « repentir ».
« Comment des êtres humains peuvent-ils prétendre qu’ils ne connaissent pas la différence entre un homme et une femme et que les deux ont des rôles différents ? » a-t-il déclaré, suscitant l’assentiment d’une partie de l’assistance.
Le responsable de la police sur place a mis fin à la bousculade qui a opposé des membres de l’association de David Kato à des villageois, tandis que le prêtre était emmené à l’écart et empêché de poursuivre son office. (photo AFP)

L’émotion est internationale après l’annonce du meurtre de David Kato, militant pour les droits des gays ougandais.
Dans son pays, les LGBT ont assisté jeudi à une veillée organisée pour lui.
Ailleurs en Afrique, les défenseurs des droits des homosexuels évoquent leur peine, leur révolte, tout en saluant le combat du disparu.
L’onde de choc se propage même en dehors des frontières continentales. Consternation de Delanoë La France, par la voix du ministère des Affaires étrangères, a demandé vendredi aux autorités ougandaises de faire « toute la lumière » sur cet assassinat. Cette douloureuse affaire rappelle la nécessité de l’adoption de mesures appropriées pour faire cesser les violentes campagnes de presse homophobes, dont David Kato avait été lui-même victime, et qui constituent une incitation à la haine contre les défenseurs des droits des personnes LGBT », a déclaré le porte-parole du ministère.

Obama « attristé »
Outre-Atlantique, dénonçant les exactions dont sont victimes les LGBT « aux Etats-Unis et dans le monde », et condamnant de récents meurtres homophobes au Honduras, Barack Obama indique avoir « été profondément attristé d’apprendre le meurtre de David Kato.
En Ouganda, David a fait preuve d’un courage extraordinaire pour prendre la parole contre la haine. Il était un puissant défenseur de la justice et de la liberté.
Les Etats-Unis pleurent son meurtre, et nous nous engageons à soutenir son œuvre. »
Barack Obama, pourfendeur du projet de loi anti-gay ougandais, a en outre appelé la justice ougandaise à « punir les coupables » de l’assassinat.

Sous-secrétaire d’Etat britannique chargé notamment de l’Afrique, Henry Bellingham s’est quant à lui déclaré « attristé » par la disparition de David Kato. « Son travail courageux, plus particulièrement son travail en tant que militant LGBT, s’est révélé important pour défendre les droits humains de tous les Ougandais. »
Une déclaration qui ne manque pas de cynisme, puisque la Grande-Bretagne s’apprête à expulser ce vendredi la lesbienne ougandaise Brenda Namigadde dans son pays, où la menace de l’anti-gay bill plane toujours.

Menaces de mort
Pour la communauté internationale, le mobile homophobe du meurtre ne semble pas faire de doute.
Curieusement, seul le chef de la police ougandaise, Kale Kayihura, considère que le passage à tabac de David Kato n’a aucun lien avec les activités militantes de la victime.
Judith Nabakooba, porte-parole de l’institution, s’est montrée plus nuancée. « Son homosexualité n’apparaît pas comme une motivation dans l’enquête préliminaire. Pour l’heure, nous pensons que le vol est le mobile le plus plausible. Nsubuga Enock (…) était réputé pour ses vols et avait déjà failli être lynché. »

L’analyse ne convainc pas Pepe Julian Onziema, chargée des programmes à Smug, ni Usaam Mukwaya, militant ougandais réfugié en France.
Pour eux, le mobile peut clairement être homophobe. D’autant que le chargé du plaidoyer et des litiges à Sexual Minorities Uganda (Smug) recevait de nombreuses menaces de mort, depuis que le tabloïd local Rolling Stone l’a outé avec photo et nom à l’appui.

Lien de cause à effet ? Sur Facebook, le rédacteur en chef de Rolling Stone écrit : à Mukono, « ces deux derniers mois seulement, plus de 15 personnes ont été attaquées et d’autres tuées de sang froid.
Rolling Stone est désolé pour la famille de Kato et prie pour que son âme repose en paix pour l’éternité ».
Dans une interview à Reuters, Giles Muhame, 22 ans, précise tout de même : « Nous voulons que le gouvernement pende les gens qui promeuvent l’homosexualité, pas que la population les attaque.
Nous avons dit qu’ils devraient être pendus, pas lapidés ou attaqués ». Nuance…

Un militant LGBT outé par la presse battu à mort

David Kato, responsable de l’association homosexuelle Sexual Minorities Uganda (SMUG), a été battu à mort à son domicile de Mukono, près de la capitale ougandaise Kampala.

E-llico.com Mis en ligne le 27/01/2011

En octobre 2010, il avait été visé par les appels au meurtre du quotidien local "Rolling Stone" qui avait publié des listes d’homosexuels en appelant à les "pendre".

Son nom et la photo avaient été publiés avec ceux de plusieurs dizaines de personnes présentées comme homosexuels.

L’article accusait les homosexuels d’essayer de "recruter un million d’enfants innocents" d’ici 2012.

Quatre personnes présentes sur la liste en question avaient déjà été agressés après sa publication, et que d’autres étaient entré dans la clandestinité.

"C’est arrivé hier ", a expliqué l’avocat de la victime Me John Francis Onyango.
Un homme s’est introduit au domicile de David Kato et l’a agressé, le frappant à la tête, avant de prendre la fuite, a indiqué l’avocat. L’organisation de défense des droits de l’Homme HRW a précisé dans un communiqué que le militant est décédé pendant son transfert à l’hôpital.

La police a affirmé avoir le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule à bord duquel s’est enfui le meurtrier et être à sa recherche.

David Kato était un militant de l’association "Minorités sexuelles en Ouganda" qui lutte contre la proposition de loi homophobe et sérophobe défendue depuis le 25 septembre 2009 par le parlementaire ougandais David Bahati.

"Aucune forme d’intimidation n’arrêtera notre combat, a réagi Frank Mugisha, le directeur exécutif de SMUG.
Seule la victoire dans la lutte pour la justice et l’égalité pourra honorer la mort de David.
David est parti et nombre d’entre nous suivront, mais la lutte sera victorieuse". L’Ilga exige des autorités ougandaises qu’elles mettent fin aux persécutions et aux violences à l’encontre des personnes LGBTI et qu’une enquête sur ce "crime odieux" soit faite dans les meilleurs délais.

Total Respect-Tjenbé Rèd (organisation de lutte contre l’homophobie et le sida issue des communautés afro-caribéennes) demande au président ougandais Yoweri Museveni de "garantir l’impartialité de l’enquête de police à venir ainsi que la sécurité des activistes LGBT".

L’association organise un rassemblement, lundi 31 janvier entre 17h30 et 18h30, devant l’ambassade du Ouganda à Paris (13, avenue Raymond-Poincaré, Paris 16ème).

Le chef de l’opposition veut dépénaliser l’homosexualité

Kizza Besigye, le leader de l’opposition ougandaise et adversaire du président Yoweri Museveni, a laissé entendre qu’il dépénaliserait l’homosexualité s’il est élu lors des prochaines élections. E-llico.com Mis en ligne le 12/01/2011

la France et les USA dénoncent le projet de loi anti-homosexualité Le leader de l’opposition ougandaise Kizza Besigye a déclaré lundi que la police ougandaise avait, selon lui, des préoccupations plus pressantes que de poursuivre les homosexuels, mais il a souligné que cette opinion n’engageait que lui et pas le groupe d’opposition de quatre partis qu’il dirige.

"C’est quelque chose qui se fait dans l’intimité des chambres des gens, entre adultes consentants", a-t-il ajouté à propos de l’homosexualité à propos de laquelle il a refusé de dire s’il la considérait comme "immorale".

« Il faut que le président enterre définitivement le projet de loi anti-gay »

Par Habibou Bangré 09 janvier 2011
INTERVIEW. David Kato est l’un des trois militants ougandais qui avaient saisi la justice pour empêcher le tabloïd Rolling Stone d’outer des gays présumés.
Il souligne que la décision de la cour, qui protège la vie privée, ne signifie pas que le projet de loi anti-gay vit ses dernières heures.

Les homos ougandais ont gagné une bataille, mais pas la guerre.
La Haute Cour de justice de Kampala, la capitale, a interdit une fois pour toutes au journal Rolling Stone d’outer des gays. Au nom du respect de la vie privée.

David Kato est chargé du plaidoyer et des litiges à Sexual Minorities Uganda (Smug).
Il avait porté plainte contre le tabloïd avec Pepe Julian, chargée des programmes à Smug, et Kasha Jacqueline, directrice de l’association lesbienne Freedom and Roam Uganda (Farug).

Selon le militant LGBT, la décision du juge Vincent Musoke-Kibuuke vaut de fait pour les autres médias - qui réfléchiront à deux fois avant de publier des listes de personnes perçues comme gays ou lesbiennes.
Le projet de loi violemment anti-gay, dans les tiroirs du Parlement ougandais depuis plusieurs mois va-t-il aussi passer à la trappe grâce à cette décision de justice ? Pas si simple…

TÊTU : Comment Giles Muhame, le jeune rédacteur en chef de Rolling Stone, a-t-il accueilli la décision ?

David Kato (photo) : Il a déclaré qu’il ferait appel mais ses avocats ont dit qu’ils en resteraient là. Donc nous ne savons pas ce qu’il en est réellement.
En revanche, Giles Muhame compte écrire au président Yoweri Museveni pour se plaindre de la décision du juge qui, dénonce-t-il, protège les homosexuels.
Aussi, des pasteurs ont tellement mal pris le jugement qu’ils ont écrit un communiqué virulent…
Quant à nous, nous avions déposé une plainte auprès de la haute cour et aussi auprès du Conseil de la presse afin qu’il blâme le Rolling Stone pour non-professionnalisme.
Cette affaire suit toujours son cours.

D’un côté, la justice condamne les outings de Rolling Stone et, de l’autre, le parlement pourrait voter la loi anti-gay…

C’est la preuve que ce qui se passe devant une cour reste indépendant de ce qui se passe au parlement.
Ce qui se passe devant la justice est dans la droite ligne des textes internationaux sur les droits humains, des principes internationaux de non discrimination que l’Ouganda a signés.
Maintenant, en ce qui concerne l’anti-gay bill, c’est au président que revient vraiment la responsabilité de dire qu’il suit les textes internationaux.
Parce que les parlementaires pourraient voter le projet de loi pour des raisons religieuses ou de peur que les homosexuels « recrutent » leurs enfants.

Qu’attendez-vous du président ?

Je pense que, couplée à la pression internationale, la décision de justice - qui reconnaît la place des homosexuels dans le pays - peut aboutir à un abandon du texte.
Mais il faut vraiment que le président enterre purement et simplement le projet de loi anti-gay : celui du Nigeria est juste resté dans les tiroirs et, à tout moment, il peut ressortir…
Nous voudrions aussi que le président prenne la parole pour dire aux gens de ne pas discriminer les homosexuels, de ne pas les arrêter… mais à cause des élections qui arrivent, il ne veut pas faire de commentaires et garde le silence sur l’homosexualité.
D’autant que Rolling Stone a écrit que les gens ne vont pas soutenir un président pro-gay.

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Citations

Le problème de la transsexualité prouve bien que c’est l’identité sexuelle psychique qui est déterminante et non l’identité biologique. Les transsexuel-le-s sont des êtres biologiquement femmes mais qui se sentent hommes - ou vice versa. Quelque chose s’est "mal" passé lors de leur dressage à l’identité sensuelle, c’est pourquoi une âme d’homme ou de femme habite un corps qui ne lui est pour ainsi dire pas approprié. La médecine progressiste professe aujourd’hui que dans un tel cas, une seule solution possible est d’adapter le corps à la conscience et non pas l’inverse. La psyché est donc plus déterminante que l’anatomie.

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