Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Mélanie Vives 12 janvier 2012
A Londres, un adolescent dans le placard, trahi par des publicités ciblées sur le réseau social Facebook, a été chassé du domicile familial. Sur son profil, rien ne laissait pourtant deviner son orientation sexuelle… a priori.
Des étudiants chercheurs l’ont démontré il y a déjà quelques années : il est, dans la plupart des cas, possible de déduire la sexualité d’un-e internaute à partir de son profil Facebook, même si celui-ci ne l’a jamais mentionnée sur le réseau social, en regroupant simplement un faisceau d’indices.
La nouvelle vient de prendre un tournant plus concret…
Des pubs pour des croisières gays
Sur son site internet, l’association Privacy International relate les récentes mésaventures d’un adolescent londonien dont on ne connaît pas l’âge.
David (c’est un nom d’emprunt), qui n’aurait jamais mentionné sur son profil Facebook qu’il était homo et qui ne faisait a priori pas non plus partie de groupes qui auraient pu le trahir, n’a peut-être pas échappé au principe du « montre-moi tes amis, je saurai si tu es gay ».
Alors qu’il part faire quelques courses, il fait l’erreur de laisser l’ordinateur familial allumé, sans se douter que ses parents rentreraient plus tôt que prévu à la maison… et tomberaient nez à nez avec sa page Facebook.
Sur l’écran, impossible de passer à côtés des publicités ciblées, qui proposent croisières et speed dating gays.
Il n’en a pas fallu plus aux deux parents, qui ont, si l’on en croit le site de Privacy International, chassé le garçon du domicile.
Du jour au lendemain, David se serait retrouvé « sans abri » et « en dépression ».
Facebook se défend
« David savait que ces annonces étaient affichées sur son profil, commente Privacy International, qui a depuis effacé l’histoire du jeune homme à la demande de son partenaire, croit savoir le webzine suisse 360°.
Mais, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, il ne pouvait rien faire pour les enlever. Elles revenaient sans cesse ».
Par la voix d’un porte-parole, la réponse officielle de Facebook ne s’est pas faite attendre.
Elle reproche clairement à David de ne pas dire toute la vérité : « Nous compatissons avec quiconque est victime de discrimination et nous sommes attristés par le récit que partage Privacy International sur son blog.
Toutefois, ce cas relève de la discrimination et de l’accès non autorisé à un compte personnel, ce n’est pas une question de publicité.
Les publicités apparaissent uniquement en fonction de ce que les utilisateurs postent ou ajoutent à leur profil, autrement dit des informations qui sont également parfaitement visibles en cas d’accès non autorisé à un profil ».

"Comment pénaliser le discours de ceux qui refusent l’égalité des droits, dans la mesure où c’est l’inégalité qui est aujourd’hui la norme, la loi, et pour certains ce "bon sens" homophobe, qu’il ne va pas être facile de criminaliser" Didier Eribon