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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Palmarès : La Suède est le pays européen où les homos vivent le mieux

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La Suède met fin à la stérilisation forcée des personnes trans

Yêtu par Anne-Françoise Hivert 10 janvier 2013,

La Cour administrative d’appel de Stockholm estime que l’obligation de stérilisation des trans constitue une violation de la loi fondamentale suédoise et de la Convention européenne des droits de l’Homme.
Depuis aujourd’hui, elle n’est donc plus appliquée.

De Suède

Depuis quarante ans, les trans suédois n’avaient pas le choix : s’ils voulaient changer de sexe sur le papier, ils devaient d’abord se faire stériliser.
Comme en France, les associations n’ont eu de cesse de se battre pour faire changer la loi jugée discriminatoire.
Après des années, elles viennent d’obtenir gain de cause : mi-décembre, un tribunal du royaume scandinave a donné raison à un homme qui refusait de se soumettre au règlement imposé par l’Office national de la santé et de la prévoyance (Socialstyrelsen), exigeant qu’il subisse une intervention chirurgicale avant de pouvoir changer de sexe à l’état civil.

Depuis aujourd’hui, ce jugement fait jurisprudence en Suède.
Poussé par l’opposition de gauche, le gouvernement de centre-droit avait promis il y a un an de modifier la loi d’ici l’été 2013.
La Justice l’a pris de vitesse. Dans son jugement du 19 décembre, la Cour administrative d’appel de Stockholm estime que l’obligation de stérilisation constitue une violation de la loi fondamentale suédoise et de la Convention européenne des droits de l’Homme, et qu’elle discrimine les personnes trans.

Des réparations « Ce jugement est une grande victoire pour les droits de l’Homme, se félicite Immanuel Brändemo (photo ci-contre), vice-président de l’association Kim, qui représente les personnes transgenres en Suède.
Cependant, précise-t-il, il est insuffisant pour ceux et celles qui ont dû subir une stérilisation ».
Environ 500 personnes, selon l’Association de défense des droits des homosexuels (RFSL).
Tous, estime Immanuel Brändemo, devraient « obtenir réparation pour les abus qu’ils ont subi » et « avoir la possibilité de demander des dommages et intérêts ».

L’association RFSL a d’ores et déjà annoncé qu’elle était prête à mener une action en justice contre l’État suédois en ce sens.
Pour le moment, elle représente 76 plaignants.
D’autres pourraient se manifester
.
Leur avocate, Kerstin Burman, a fait savoir qu’elle espérait obtenir 200.000 couronnes (soit plus de 23.000 euros) par personne.
Mais les plaignants, explique-t-elle dans le quotidien Svenska Dagbladet, sont surtout en quête d’une reconnaissance par l’État du tort qu’ils ont subi.

L’avocate est optimiste. Non seulement parce que la CEDH a déjà soutenu des demandes similaires et que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté, le 29 avril 2010, une résolution prévoyant de ne plus conditionner la rectification de l’état civil des personnes trans à une stérilisation obligatoire.
Mais aussi en raison d’un précédent en Suède : en 1999, le parlement a adopté une loi prévoyant d’indemniser à hauteur de 175.000 couronnes (environ 20.500 euros) les personnes stérilisées de force entre 1934 et 1976, dans le cadre d’un programme eugéniste.

La Suède n’est pas le premier pays à abroger la stérilisation forcée des trans.
En Europe, l’Allemagne et la Suisse l’ont précédé.
La France, quant à elle, reste à la traîne, au grand dam des associations, qui continuent d’exiger une modification de la loi.

Une chaîne de magasins déclare que ses jouets sont sexuellement neutres

La plus grande chaîne de magasins de jouets en Suède a déclaré vendredi que ses jouets étaient "sexuellement neutres" après avoir représenté des garçons tenant des poupées et avoir exclu les filles des pages consacrées aux poupées dans son catalogue de cadeaux de Noël.


E-llico.com Mis en ligne le 26/11/2012

"Pendant de longues années, nous avons constaté que le débat sur le genre avait pris des proportions telles sur le marché suédois (…) que nous avons dû nous adapter", affirme Jan Nyberg, directeur des ventes de Top Toy, gérant franchisé de la chaîne américaine Toys R Us, à l’agence TT news.

L’observatoire suédois de la publicité a mis en avant, il y a trois ans, dans la compagnie, des pratiques de "discrimination sexuelle" à la suite de plaintes dénonçant une représentation obsolète des rôles attribués à chaque sexe dans le catalogue de cadeaux de Noël de l’année 2008, notamment le fait que les garçons étaient identifiés à des super héros tandis que les filles étaient des princesses.

En comparant les catalogues de cette année de Toys R Us en Suède et au Danemark on peut voir que le garçon qui tenait une mitraillette dans l’édition danoise a été remplacé par une fille dans l’édition suédoise.

Ailleurs, une fille tenant une poupée a été remplacée par un garçon et le tee-shirt rose d’une fille est devenu bleu ciel.

Langue / en Suède, le troisième sexe a son pronom

En Suède, la question de la parité dépasse la simple égalité des salaires, de la représentation et même des rôles assignés aux sexes : elle est entrée dans la langue, où un pronom, le neutre "hen", tente de s’imposer entre "il" et "elle".
E-llico.com

Mis en ligne le 08/10/2012

"Il n’y a presque rien de plus à faire sur le terrain de la parité alors on lance des idées de plus en plus bizarres", affirme à l’AFP la journaliste indépendante Elise Claesson.

Dans le royaume scandinave, où les femmes ont obtenu le droit de vote dès 1921, deux des 16 mois du congé parental sont réservés à l’autre "parent" afin que l’homme aussi puisse s’impliquer dans l’éducation des nouveaux-nés.

L’utilisation du "hen" est devenue plus fréquente en 2012, après la sortie d’un livre pour enfants, "Kivi och Monsterhund" ("Kivi et le chien monstrueux"), qui a supprimé "han" (il) et "hon" (elle) afin, selon son auteur Jesper Lundqvist, de s’adresser aux enfants et non pas aux petits garçons et aux petites filles.

Le "hen" a été inventé par des linguistes dans les années 60, en pleine vague féministe, alors que la référence à un "il" hypothétique devenait politiquement incorrecte. Il s’agissait de "simplifier la langue" et d’éviter d’écrire "il/elle", indique à l’AFP la linguiste Karin Milles.

Le pronom est rapidement tombé en désuétude et n’a été redécouvert que dans les années 2000 par les personnes revendiquant l’identité transgenre, poursuit-elle.

"Hen" n’a pas vocation à remplacer "il" et "elle". Ce pronom permet de se référer à une personne sans dévoiler son sexe, dans l’ignorance de ce dernier, parce que la personne évoquée se revendique transgenre ou car le locuteur ou rédacteur estime superflue cette information.

Dans la société actuelle, "il y a un besoin d’un troisième sexe, d’une troisième position", affirme à l’AFP une responsable du Conseil des langues (Spraakradet), Susanna Karlsson.
"Il faut cependant garder il et elle car ce sont des catégories vis-à-vis desquelles tout le monde s’oriente. On veut volontiers savoir si on s’adresse à un homme ou à femme".

Selon Mme Milles, le "hen" est un outil qui "fonctionne pour propager l’idée de parité".

Son homologue Mikael Parkvall est plus partagé. "L’idée que la langue détermine la pensée est très populaire, mais nous les spécialistes sommes plutôt sceptiques", déclare-t-il à l’AFP.
"Le lien entre la langue et la pensée n’est pas spécialement fort et on ne devient pas plus paritaire parce qu’on utilise un pronom neutre", relève-t-il, prenant l’exemple du mandarin.

Difficile de prévoir si le "hen" va durablement s’implanter dans la langue. Sven-Göran Malmgren, rédacteur du dictionnaire de l’Académie, la référence en matière linguistique, ne croit pas "qu’il existe un seul exemple au monde ou un pronom a été inventé et s’est imposé".

La liste des entrées du prochain dictionnaire sera arrêtée en 2014. La place de "hen" n’est pas assurée : elle dépendra du maintien du mot dans le vocabulaire suédois, a précisé M. Malmgren.

Le "hen" tiendrait donc plus de l’effet de mode.
C’"est un projet de l’élite", a souligné Mme Claesson. "D’après une enquête réalisée sur le site internet du tabloïde Aftonbladet, 96% des personnes qui ont participé n’utilisent pas le hen". Une petite tranche de la population "croit qu’on peut créer une société paritaire en manipulant différentes choses (…) Cela devient un peu exagéré", a-t-elle déploré.

Certains Suédois ne connaissent même pas le mot.

Il a fait son entrée dans la sphère politique grâce aux Verts, troisième parti de Suède, qui l’utilisent dans leur programme présenté fin septembre.
"C’était naturel pour nous d’utiliser une langue sexuellement neutre", a expliqué à l’AFP le sécrétaire général du parti, Anders Wallner.

"C’est une manière moderne d’écrire pour les textes où on n’a pas besoin d’indiquer le sexe, ce qui arrive plutôt souvent", a-t-il poursuivi. Selon lui, le "hen" sera d’ailleurs bientôt aussi peu controversé que le tutoiement systématique instauré en Suède au début des années 70. Interrogée par l’AFP, la ministre de l’Egalité Nyamko Sabuni a indiqué n’avoir aucun commentaire.

L’Armée du Salut accusée d’homophobie

L’Armée du Salut suédoise est accusée d’homophobie après la diffusion, dimanche soir sur la chaîne TV4, d’un reportage dans lequel un homosexel affirme s’être vu proposer un "traitement par la prière" pour le "guérir" de son orientation sexuelle.

Par ailleurs, filmé en caméra cachée, un dirigeant du mouvement qualifie l’homosexualité de "fondamentalement mauvaise".
Enfin, les reportages pointent le rôle joué par l’organisation en Afrique dans la promotion de lois réprimant l’homosexualité.

L’Armée du Salut est une organisation caritative internationale d’obédience chrétienne organisée sur un modèle militaire.

Mis en ligne le 11/05/2011

Selon l’ILGA-Europe, la Suède est le pays d’Europe le plus gay-friendly.

Un « titre » basé sur plusieurs critères que des pays ont encore du mal à remplir.

Pas de surprise en tout cas sur les derniers de la liste…

La Suède peut se féliciter d’être le seul pays européen à avoir rempli tous les critères observés par l’antenne européenne de l’ILGA.
Chaque année cette fédération dresse un palmarès des pays gay-friendly d’Europe, en se basant notamment sur les lois anti-discrimination, la reconnaissance des couples homosexuels et de l’homoparentalité, ou encore la prise en compte de l’homophobie comme circonstance aggravante dans les affaires judiciaires.
Et l’ILGA fait savoir qu’elle intégrera l’an prochain à son barême des questions spécifiques à la situation des transgenres.

L’Espagne rivalise avec les pays nord-européens

« Nous félicitons la Suède car elle met tout en oeuvre pour que sa législation et ses actions soient respectueuses des droits de l’homme et des personnes LGBT » a déclaré le président de l’ILGA-Europe, Martin KI Christensen.

Juste après le 10/10 des Suédois, quatre Etats totalisent un score de 9 points : la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège… et l’Espagne, seul pays méditerranéen à rivaliser sérieusement avec les contrées nord-européennes.

Seul point manquant relévé par l’ILGA pour ces pays : la lutte contre la discrimination pour orientation sexuelle n’est pas expressément stipulée dans leur Constitution.
Mais l’égalité homo-hétéro est garantie dans tous les domaines de la vie quotidienne, notamment pour ce qui concerne le mariage.

Avec 5 points, la France se situe au même niveau que l’Allemagne… et le Portugal, mais le classement ne tient pas compte de la récente loi portugaise qui ouvre le mariage aux couples de même sexe.
Cela ne manquera pas de propulser le pays vers le haut du tableau l’an prochain.

Scores négatifs pour cinq pays

Martin KI Christensen déplore cependant une évolution à deux vitesses : « Malheureusement, malgré les progrès dans de nombreuses parties de l’Europe, il existe encore des violations des droits des personnes en Europe.
Cette année, la Russie et l’Ukraine sont dans le fond de notre index. »
Violation du droit au rassemblement (lorsqu’une gay pride est interdite par exemple), violation du droit d’association et d’expression : les scores russe et ukrainien sont négatifs : -2.

Parmi les derniers de la classe on retrouve également la Biélorussie, la Moldavie et la Turquie.

Retrouvez en PJ le classement intégral du Rainbow Europe Country Index.

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Citations

"Selon certains, la raison principale de la filiation est l’ignorance de la vertu reproductive du coït : avant la reconnaissance de cette vertu, les femmes étaient engrossées par un ancêtre (femelle) des dieux, le vent : les femmes étaient l’intermédiaire par lequel passait la régénération de l’espèce." Wikipédia Suite demain…

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