Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Les Pays-Bas vont examiner les possibilités juridiques de reconnaître officiellement trois personnes ou plus comme parent d’un même enfant, notamment pour protéger les familles avec des parents homosexuels.
E-llico.com / Actus
Mis en ligne le 24/10/2012
"Le ministère de la Justice va mener une enquête et voir quelles sont les possibilités de reconnaître trois parents ou plus par famille", a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère, Wiebe Alkema.
Plusieurs partis politiques, dont les écologistes de GroenLinks mais aussi les partis actuellement en train de négocier une coalition gouvernementale, les travaillistes du PvdA et les libéraux du VVD, ont demandé qu’une telle enquête soit menée.
Il est essentiel de reconnaître les droits des parents non-biologiques, autant dans les couples gays ou lesbiens que dans les couples hétérosexuels, comme les beaux-pères ou les belles-mères, selon une députée du parti écologiste, Liesbeth van Tongeren, auteur d’une motion parlementaire sur le sujet.
Il n’y a actuellement pas de reconnaissance juridique spécifique pour les beaux-parents d’un enfant ou pour les donneurs de sperme notamment qui voudraient être impliqués dans la vie d’un enfant, affirme-t-elle dans un communiqué.
Les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à légaliser le mariage homosexuel en 2001 et environ 25.000 enfants vivent actuellement dans des "familles roses", selon Liesbeth van Tongeren.
"En ce moment la parentalité juridique est presque toujours la conséquence de la parentalité biologique", a indiqué son parti, soulignant que "cela ne représente pas la diversité des familles aux Pays-Bas".
"La manière dont vit une famille est plus importante que la lignée biologique", a souligné la députée, ajoutant : "la réalité du papier (juridique, ndlr) doit prendre en charge ce qui est le mieux pour tous ceux qui sont concernés".
Lors d’un débat à la chambre basse du parlement néerlandais, Fred Teveen, le secrétaire d’Etat à la Justice, avait indiqué qu’il voit beaucoup d’objections pratiques à une telle reconnaissance mais qu’il faut attendre les résultats de l’enquête avant de prendre des décisions.
Entre le 1er avril 2001 et le 31 décembre 2010, 14.813 couples homosexuels se sont mariés aux Pays-Bas, selon l’Office central des statistiques (CBS). Selon le COC, la plus ancienne association de défense des droits des homosexuels au monde, environ un million d’homosexuels vivent aux Pays-Bas, qui comptent 16,7 millions d’habitants.
Têtu par Rédaction (avec agence) 19 mars 2012
La presse néerlandaise accuse l’Eglise catholique d’avoir fait castrer des enfants pour les « guérir de leur homosexualité » dans les années 50. Des députés néerlandais s’emparent du scandale et appellent à un débat au parlement.
Wim Deetman, président de la commission parlementaire d’enquête sur les abus sexuels au sein de l’Eglise catholique, aujourd’hui suspecté d’avoir passé sous silence certains méfaits (archive).
Alors qu’une commission parlementaire, la commission Deetman, avait déjà enquêté sur les abus sexuels au sein de l’Eglise, de nouveaux éléments semblent aujourd’hui relancer le scandale.
« Il y aurait des abus qui ne sont pas dans le rapport Deetman et nous désirons tenir une séance d’audition et un débat le plus vite possible », a indiqué à l’AFP Laura Huisman, porte-parole du groupe parlementaire du parti libéral VVD.
Le quotidien néerlandais NRC Handelsblad a affirmé samedi qu’une dizaine d’enfants avaient été castrés dans les années 1950 par l’Eglise catholique néerlandaise, dans le but de les « guérir de leur homosexualité ».
Selon le journal, la commission Deetman avait été informée d’allégations concernant ces faits qui se seraient déroulés dans un internat mais n’avait pas donné suite, faute d’éléments suffisants.
« Une situation grave »
« Si ces faits sont exacts, il est question d’une situation grave qui est condamnée par l’Eglise », a déclaré à l’AFP Bert Elbertse, porte-parole de la Conférence épiscopale néerlandaise.
Celle-ci s’est d’ailleurs dite prête à « collaborer étroitement » à une éventuelle enquête.
Selon le rapport de la commission Deetman, plusieurs dizaines de milliers de mineurs avaient été abusés sexuellement au sein de l’église catholique néerlandaise entre 1945 et 2010 et 800 auteurs présumés avaient pu être identifiés.
Un scandale qui refait surface alors que l’Eglise catholique est secouée depuis plusieurs années par une série d’affaires liées à la pédophilie, notamment en Autriche, Belgique, Irlande, Allemagne et aux Etats-Unis.
Italie : Le jugement anti-mariage homo réjouit quand même les militants LGBT Têtu par Charlie Vandekerkhove 16 mars 2012, La Cour de cassation italienne a rendu un arrêt en demi-teinte hier : si elle ne valide pas le droit au mariage, c’est la première fois que la plus haute juridiction du pays reconnaît le droit des homos à une vie familiale.
Pour les associations de défense des homos, qui ne sont protégés en Italie par aucune loi, c’est une décision « historique ». Dans un jugement rendu jeudi, la Cour de cassation a expliqué que les couples homosexuels italiens, s’ils ne peuvent pas faire valoir le droit à un mariage ou transcrire un mariage célébré à l’étranger, disposent néanmoins de plusieurs droits : le droit à une « vie familiale » tout d’abord. Mais aussi celui de « vivre librement leur condition de couple » et, dans des situations spécifiques, celui d’un « traitement homogène à celui accordé par la loi aux couples mariés ». Mariés à La Haye Pour justifier sa décision, la Cour explique que si l’Italie ne reconnaît pas encore le mariage des couples de même sexe, le cadre européen de droits des homosexuels et le contexte social ont beaucoup changé. Et c’est précisément cette prise en compte qui est historique en Italie. Pour la première fois, la plus haute juridiction italienne avait été appelée à se prononcer sur le cas d’un couple d’hommes mariés en 2002 à La Haye, et qui réclamaient la transcription de leur certificat de mariage à la mairie de Latina, près de Rome, où ils résident. Après le refus de la municipalité, le couple a présenté un recours devant le tribunal de première instance, puis la cour d’appel de Rome, qui a rejeté leur requête. « Révolution copernicienne » « Cette sentence est très importante », a aussitôt réagi Fabrizio Marrazzo, le porte-parole du Gay center, qui rassemble plusieurs associations LGBT à Rome. « Elle accorde une réalité aux couples gays et lesbiens, elle établit que la loi doit leur assurer les mêmes droits qu’aux couples homosexuels », s’est-il félicité. Le président national de l’association Arcigay, Paolo Patanè, parle quant à lui de « révolution copernicienne » dans la protection des droits des couples homosexuels. En 2010, la Cour constitutionnelle avait affirmé que les couples de même sexe étaient en droit d’obtenir la reconnaissance juridique de leur statut de couple, sans que cela ne pousse la classe politique à légiférer. Mais pour les associations, cette nouvelle sentence ne peut rester sans suites : pour Fabrizio Marrazzo, « Ce sont des mots très clairs, auxquels le Parlement et le Gouvernement se devront de répondre ».
Les prétendues thérapies de "guérison" de l’homosexualité ne seront plus remboursée par l’assurance santé aux Pays-Bas.
La ministre de la Santé Edith Schippers a fait cette annonce dans une lettre au parlement, expliquant que l’homosexualité n’est pas un trouble psychiatrique.
Jusqu’à ce jour, les pseudo-traitements mis en place par l’organisation évangélique Tot Heil des Volks ("Vers le Salut du Peuple") dans quatre centres spécialisés opérant sous le nom de Different étaient pris en charge par les système de santé néerlandais.
L’Inspection de la Santé a conclu que les personnes rencontrant des problèmes psychologiques du fait de leur homosexualité et qui souhaitaient solliciter une aide pastorale, devraient désormais la payer de leur poche
Aryeh Ralbag, le grand rabbin de la communauté juive d’Amsterdam, a été suspendu de son poste aujourd’hui, après avoir signé un document alléguant que l’homosexualité pourrait être "corrigée et guérie".
E-llico.com Mis en ligne le 19/01/2012
Aryeh Ralbag aurait signé un document intitulé "Déclaration sur l’approche de l’homosexualité par la Torah", rédigé par 25 Juifs qui affirment avoir "surmonté" leur homosexualité et soutiennent que "le changement [d’orientation sexuelle] est possible", selon le journal "Jerusalem Post". Le rabbin orthodoxe est originaire d’Amérique mais a été chef de la communauté juive de la capitale néerlandaise pendant six ans.
Le document en cause affirme entre autres que "les médias prétendent que l’on est ’haineux’ ou ’homophobes’ si on n’accepte pas l’homosexualité comme étant légitime".
"Malheureusement, cette attitude s’est infiltrée dans la communauté juive et beaucoup sont ont été troublés ou ont accepté la représentation par les médias sur cette question".
Mais le passage qui fait le plus polémique porte sur la volonté de "guérir" les homosexuels.
"Nous devons créer un contexte où un adolescent (ou quiconque) peut parler librement à un parent, un rabbin et être traité avec amour et compassion.
Les figures d’autorité peuvent alors guider ceux qui cherchent à lutter contre leur attirance pour le même sexe vers une voie de guérison et leur permettre de surmonter leurs penchants", explique le document.
"Le point clé à retenir est que ces personnes sont principalement des victimes innocentes de blessures émotionnelles dans l’enfance.
Ils méritent notre amour, notre appui et nos encouragements dans leur effort vers la guérison", affirme encore la déclaration.
Dans un communiqué, le conseil de la communauté juive des Pays-Bas déplore que la signature du rabbin Ralbag puisse donner l’impression que la communauté juive orthodoxe d’Amsterdam partage son point de vue.
"C’est absolument faux. Les homosexuels sont les bienvenus dans la communauté juive d’Amsterdam", affirme haut et fort Ronnie Eisenmann, président de cette communauté.
Il regrette que le grand rabbin ait cosigné ce document et se distancie de ce point de vue.
Il présente même "des excuses sincères à tous ceux qui peuvent avoir été blessé par la signature du rabbin".
Une vingtaine de musulmans fondamentalistes a perturbé un débat organisé mercredi à Amsterdam où était invitée l’activiste lesbienne canadienne d’origine égyptienne et indienne Irshad Manji.
HETERHOMO : car c’est une esclave qui fuit.
Menaces, insultes et jets d’oeufs se sont enchaînés jusqu’à l’intervention de la police.
Deux des perturbateurs ont été arrêtés et une plainte a été déposée contre eux pour menaces de mort. Mis en ligne le 09/12/2011
La loi néerlandaise relative aux transsexuels, qui exige que ceux-ci subissent une opération chirurgicale irréversible avant de pouvoir officiellement changer de sexe, doit être abrogée, a estimé mardi l’organisation HWR.
E-llico.com
Mis en ligne le 14/09/2011
"Le code civil néerlandais contient des dispositions qui constituent des violations des droits des transsexuels et le gouvernement doit les amender sans tarder", a déclaré HWR dans un communiqué.
L’ONG a rendu public mardi un rapport de 85 pages, intitulé "Contrôle des corps et déni d’identité : les violations des droits des transsexuels aux Pays-Bas", qui décrit les effets de l’article 28 du code civil datant de 1985.
HWR a interrogé 28 transsexuels, ainsi que des médecins, des experts en droit et des responsables gouvernementaux pour établir son rapport.
"La loi doit être amendée afin de respecter les droits des transsexuels en séparant les questions médicales et juridiques", a ajouté l’ONG dans son communiqué.
_ Les Pays-Bas avaient été parmi les premiers pays européens à adopter, en 1985, une loi permettant aux transsexuels de changer officiellement de sexe. "Mais plus d’un quart de siècle plus tard, les Pays-Bas ont perdu leur position d’avant-garde en la matière", a commenté HRW, ajoutant que plusieurs autres pays européens comme le Portugal et l’Espagne avaient déjà effectué ces modifications dans leurs législations respectives. (Source AFP)
Par Maud Koetschet 29 août 2011,
VOYAGE. Amsterdam mérite-t-elle toujours le statut de « capitale homo » ? Son milieu lesbien reste en effet assez restreint.
Mais ce qui fait la particularité de la ville, c’est son volontarisme dans la lutte contre l’homophobie.
Capitale du premier pays européen à avoir accorder aux homos le droit de se marier, Amsterdam a la réputation d’être très friendly.
Avec Berlin, c’est l’une des seules villes à avoir un mémorial pour les homosexuels persécutés lors de la seconde guerre mondiale, et peut être même la seule à avoir un office du tourisme gay, le Pink Point.
Paradoxalement, à Amsterdam, la scène lesbienne est bien peu développée…
Seulement deux bars lesbiens
Les lesbiennes d’Amsterdam n’ont que deux bars où se retrouver.
L’un s’appelle le Saarein et se trouve dans la partie ouest de la ville. Dans une atmosphère calme, les clientes, qui avoisinent la quarantaine, profitent du soleil en terrasse et bavardent pendant des heures.
Pour plus d’action, il faut se rendre au Vive la Vie (photo ci-dessous, lors de la gaypride), le « Vive » pour les intimes.
Viktorija, une habituée, nous explique avec une grande précision qu’ici « les filles sont jeunes, le vendredi l’âge moyen est de 22 ans et le samedi elles sont un peu plus âgées ». Quoi qu’il en soit, on danse au Vive, parce que « comme partout les lesbiennes sont timides et n’osent pas se parler ».
Les soirées queers ont la cote
S’il n’y a pas de boîte exclusivement lesbienne à Amsterdam, des soirées queers sont régulièrement organisées et attirent les foules comme la « Trut » (« cochonne » en Néerlandais) organisée chaque dimanche. Cette fête est devenue tellement populaire qu’il faut arriver assez tôt si l’on veut faire partie des 230 « happy fews » à entrer dans la salle.
Pour sortir totalement des sentiers battus, il faut se rendre au Ruigoord.
Dans la banlieue d’Amsterdam, ce village, a été évacué dans les années 60 pour agrandir le port de la capitale, avant que le projet ne soit abandonné. Le lieu, laissé en friche, a été squatté par des artistes.
Une d’entre eux, Eva, nous raconte que les habitants ont recréé un village à part, avec son lot d’activités nocturnes dont la Homogenic Party. La soirée se déroule dans l’ancienne église du village, plantée dans la nature avec un port industriel en guise d’arrière plan.
Une municipalité volontariste contre l’homophobie
Comment expliquer qu’il n’y ait pas plus de lieux lesbiens ? Pour Viktorija, c’est dû à la tolérance de la ville : « les filles peuvent sortir n’importe où ! ».
Illustration de cette ouverture d’esprit, depuis douze ans la police d’Amsterdam a mis en place une cellule de veille réservée aux homos, le « Pink in Blue » que l’on retrouve à présent dans la moitié des villes du pays. Chaque victime de violence ou d’insulte à caractère homophobe peut appeler la police, qui ensuite recense l’acte. Marja Lust, une policière qui participe à ce programme, affirme qu’« il faut d’abord savoir ce qu’il se passe pour pouvoir agir. Donc la police s’est investie de manière presque fanatique dans la lutte contre l’homophobie. »
Malheureusement, depuis quelques années, le nombre d’agressions homophobes augmente.
Marja tient cependant à nuancer cette hausse, qui peut être aussi due au fait que les homos osent plus porter plainte qu’avant.
Elle reste donc catégorique : Amsterdam mérite toujours son titre de « capitale homo », grâce à la tolérance et la sécurité qui y règnent.
D’ailleurs, en ce jour de gaypride, un policier en service vient la voir pour qu’elle orne sa moto d’un drapeau arc-en-ciel : « tout le monde montre son ouverture d’esprit ! »
L’HOMO, une édition spéciale du magazine féminin néerlandais "Linda", a mis sept sportifs torse nu en couverture pour un numéro consacré aux gays dans le sport.
Le défi à relever par les lectrices était de deviner quels étaient les deux gays parmi eux.
E-llico.com
Mis en ligne le 28/04/2011
Tous les sportifs présents sur la couverture soutiennent le coming-out des athlètes gay, mais seuls deux d’entre eux - le gymnaste Jeffrey Wammes et pilote de course Mike Verschuur - sont homos.
Le défi proposé par le magazine féminin "Linda" à ses lectrices consistait donc à deviner lesquels.
Une façon ludique et pédagogique de poser la question de la place des homos dans le sport.
Interviewés, les deux sportifs homos ont raconté leur vécu respectif.

"Il y avait déjà beaucoup de spéculations quant à savoir si je suis attiré par les garçons ou les filles, explique le gymnaste Jeffrey Wammes dans les colonnes du magazine.
Pour moi, cela n’a rien à voir avec le sport.
Mais quand on m’a demandé de me prononcer, j’ai dit clairement, tout de suite, comment les choses se passaient pour moi et c’est tout".

"Beaucoup de collègues pilotes - je ne pas citerai pas de noms - m’ont dit qu’ils étaient gays, a renchéri Mike Verschuur.
Mais ils n’osent pas le dire en public, ce qui est vraiment dommage.
Parce qu’il n’y a rien à craindre.
Au contraire, cela n’a fait que rendre plus fort. Cela a fait de moi un meilleur pilote".

Le 1er avril 2001 à Amsterdam, elles furent les premières lesbiennes au monde autorisées à se marier : dix ans et deux enfants plus tard, les Néerlandaises Helene Faasen et Anne-Marie Thus continuent de militer en faveur du mariage entre personnes du même sexe.
E-llico.com
Mis en ligne le 30/03/2011

"Nous nous sommes mariées par amour, pas pour des raisons politiques.
Mais nous savions bien sûr que c’était un moment historique", raconte Anne-Marie Thus, 41 ans, employée dans une étude de notaire et militante active des droits des homosexuels.
En convolant devant la presse du monde entier, les deux femmes voulaient "que chacun sache combien il est horrible d’être privé d’un droit qui est naturel pour les autres", ajoute Helene Faasen, 44 ans, notaire.
"Un hétérosexuel n’a jamais besoin de se demander s’il a le droit de se marier ou pas, il a seulement besoin d’avoir assez de chance pour trouver l’amour de sa vie", dit-elle.
Les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à légaliser le mariage homosexuel en 2001. Depuis, quelque 15.000 mariages gays et lesbiens y ont été célébrés, soit environ 2% du nombre total, selon l’Office central des statistiques (CBS).
Helene Faasen et Anne-Marie Thus vivent à Maastricht avec Nathan, 10 ans, et Myrtle, 9 ans, leurs enfants conçus grâce à des dons de sperme anonymes.
"Comme beaucoup d’autres gens, nous avons une famille, un travail, une maison, un chien et deux lapins", détaille Anne-Marie Thus, qui dit aimer cuisiner.
Les enfants acceptent leur situation familiale "comme étant simplement l’une des possibilités existantes", souligne Anne-Marie Faasen, qui aime le jardinage.
"La seule objection que notre fils ait jamais formulée concernait le surcroît de travail pour la Fête des mères".
Les deux femmes protègent farouchement leur vie privée. Mais acceptent parfois de lever un coin du voile, pour la bonne cause.
"Nous voulons montrer à quel point nous sommes normales", explique Helene Faasen en faisant un clin d’oeil à son épouse.
"Ce n’est pas le Sodome et Gomorre que les gens attendent comme résultat de la légalisation du mariage homosexuel", poursuit-elle.
Le mariage entre personnes de même sexe continue d’être interdit dans de nombreux pays. Et le tableau est loin d’être idyllique aux Pays-Bas, pourtant considérés comme un pays libéral, souligne Philip Tijsma, du COC, la plus ancienne association de défense des droits des homosexuels au monde.
"C’est paradoxal : pour les homosexuels, c’est plus facile de se montrer au grand jour et d’être ouverts par rapport à leur sexualité mais du coup, ils sont aussi plus visibles et constituent des cibles plus faciles pour les homophobes", reconnaît Philip Tijsma. Selon le COC, environ un million d’homosexuels vivent aux Pays-Bas qui comptent 16,7 millions d’habitants.
En 2009, 428 incidents homophobes y ont été recensés, un nombre en hausse de 13% par rapport à 2008, selon les dernières statistiques de la police.
Le 1er avril, Anne-Marie Thus et Helene Faasen fêteront leurs noces d’étain en assistant au vernissage d’une exposition de photos organisée par la mairie d’Amsterdam à l’occasion du dixième anniversaire des premiers mariages homosexuels aux Pays-Bas.
"Nous avons eu de la chance que d’autres se battent pour nous permettre de nous marier, alors si d’autres gens ont besoin de nous, surtout dans les pays où le mariage homosexuel n’est pas encore autorisé, nous voulons être là pour eux", dit Anne-Marie Thus.
AFP
Une entreprise hollandaise suscite la polémique en ne recrutant que des homosexuels… dans la mesure où ils seraient plus performants dans le travail.
E-llico.com
Mis en ligne le 14/02/2011
Une société hollandaise de conseil, ResetManagement, qui cherche à recruter un assistant commercial "énergique", avec "l’esprit entrepreneurial" et le "sens du commerce"a décidé de ne recruter que des candidats homosexuels.
Cette forme de discrimination des hétérosexuels ne recueille pas pour autant l’approbation des organisations LGBT qui y voient une dérogation au principe d’égalité qu’elles défendent.
Nono Schrader, la directrice de cette société, à l’origine de l’annonce se justifie en déclarant au journal Metro : "La plupart des hommes gays que je connais sont très consciencieux, passionnés, motivés, serviables et ils ont toujours suffisamment de testostérone pour être sûrs d’eux, mais d’une manière amicale, et pour savoir ce qui peut être fait et ne pas être fait. Cette combinaison fait qu’on peut compter sur eux".
L’association LGBT COC se dit heureuse que certaines entreprises soient sensibilisées à la valeur ajoutée de la diversité dans un groupe, déplore cette initiative : "Nous n’adhérons pas au fait de parler de préférence sexuelle dans une petite-annonce d’emploi, car cela exclut par avance les personnes hétérosexuelles à compétence égale".
Le porte-parole de la Dutch Equal Treatment Commission estime que ce type de formulation implique "qu’il n’y a pas de traitement égalitaire".
"Une politique de préférence - comme celle des hommes sur les femmes, les homos sur les hétéros ou les musulmans sur les chrétiens - ne doit pas être autorisée", souligne-t-il.
Source : Metro

"Non seulement la société définit le sexe comme une réduction à partir de différents facteurs biologiques et sociaux, mais surtout elle transforme les individu-e-s de façon à les faire correspondre aux archétypes de sexe." Guillaume Carnino "La prise de conscience de la gravité du phénomène homophobe est un préalable nécessaire à l’action répressive, car dans le cas contraire, celle-ci sera ressentie comme partiale, au service exclusif des intérêts d’une partie de la population" Daniel Borillo