Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Plusieurs hommes politiques polonais ont vertement critiqué dimanche l’ancien président et prix Nobel de la Paix Lech Walesa, selon qui des députés homosexuels devraient être assis au dernier rang des bancs parlementaires, et même à l’extérieur du Parlement.
E-llico.com Mis en ligne le 03/03/2013
Les députés homosexuels devraient être assis à l’extérieur du parlement, affirme Walesa "Ce qu’a dit mon père est mauvais et nuisible", a déclaré au quotidien Gazeta Wyborcza Jaroslaw Walesa, fils de l’ancien président et eurodéputé de la Plate-forme civique (PO, centre droit, au pouvoir).
Répondant vendredi soir à une question provocante d’un journaliste de la chaîne privée de télévision TVN24, qui lui demandait si les députés homosexuels devraient être assis près du mur, au dernier rang des bancs du Parlement, compte tenu du fait qu’ils ne représentaient qu’une minorité, Lech Walesa, connu pour son fervent catholicisme, avait répondu : "Oui, près du mur et même derrière le mur".
Selon son fils, Lech Walesa "fait partie d’une ancienne génération, et ses déclarations en sont typiques".
Des gens de cette génération ont "une mentalité qui n’arrive pas à suivre le développement de notre société et cela est terrifiant", a-t-il dit.
L’unique militant homosexuel à siéger au Parlement polonais, Robert Biedron, a réagi dimanche en disant que les déclarations de Lech Walesa lui avaient fait sentir qu’il était "un citoyen de deuxième catégorie".
"Je voudrais rencontrer Lech Walesa pour qu’il puisse se confronter à ses stéréotypes, à ses craintes par rapport aux personnes homosexuelles et pour qu’il ne parle plus jamais de cette façon, car c’est de la ségrégation", a ajouté le député de gauche.
Une plainte pour "propagation de la haine envers une minorité sexuelle" avait été déposée samedi auprès du Parquet polonais par un petit comité de défense contre les sectes et contre la violence.
Le dirigeant historique de Solidarité, premier syndicat libre du monde communiste, avait en outre déclaré vendredi que la place accordée aux homosexuels dans la vie publique devrait être proportionnelle à leur nombre et qu’"une minorité ne devrait pas marcher sur la tête de la majorité".
"Je ne veux pas que cette minorité, avec laquelle je ne suis pas d’accord - mais que je tolère et que je comprends -, manifeste dans la rue et fasse tourner la tête à mes enfants et mes petits-enfants", avait encore dit Lech Walesa.
"Je ne veux même pas en entendre parler. Qu’ils le fassent entre eux, et qu’ils nous laissent, moi et mes petits-enfants, tranquilles", avait lancé l’ancien président, connu pour son langage cru.
La députée transsexuelle, Anna Grodzka, est candidate de son parti, le Mouvement de Palikot (RP, gauche anticléricale), à un des postes de vice-président de la Diète, chambre basse du Parlement, une première en Pologne ultracatholique, a annoncé jeudi le président de ce parti, Janusz Palikot.
E-llico.com
Mis en ligne le 01/02/2013
Chaque parti qui forme un groupe parlementaire, il y a en six actuellement, peut avoir un vice-président de la chambre.
Mais chaque candidature doit être approuvée par l’ensemble des 460 députés.
"Si ma candidature est considérée comme une provocation, c’est très bien.
Ma mission a toujours été de veiller à ce que les gens soient traités de façon égale", a déclaré Anna Grodzka à la presse.
Elle remplacerait une autre députée du parti RP, Wanda Nowicka, une militante féministe à qui ce parti a retiré son soutien.
Elue au parlement en octobre 2011, Anna Grodzka, 58 ans, est la seule députée transsexuelle en activité dans le monde.
La première a été la néo-zélandaise Georgina Beyer, parlementaire de 1999 à 2007.
L’annonce de sa candidature intervient quelques jours après le rejet à la Diète, grâce aux voix de la droite catholique, de trois projets de lois destinés à introduire en Pologne l’union civile pour les couples homosexuels et hétérosexuels.
La droite catholique a d’ores et déjà déclaré qu’elle ne soutiendrait pas la candidature d’Anna Grodzka à la vice-présidence de la chambre
Têtu par Rédaction (avec agence) 24 juillet 2012, Quatre propositions de loi portant sur les unions civiles devaient être discutées aujourd’hui devant le Parlement polonais. Le débat a finalement tourné court.
Le Parlement polonais a repoussé ce matin une proposition de débat concernant quatre projets de lois sur des unions civiles entre partenaires (pacs) non mariés.
Les quatre projets avaient été déposés par deux formations d’opposition de gauche, l’Alliance de la gauche démocratique (SLD) et le Mouvement Palikot.
Ils ont été massivement rejetés par les autres groupes parlementaires.
Ces projets visaient à permettre des unions entre partenaires du même sexe.
Un débat qui n’aura pas lieu
La Plateforme civique (PO, centre droit) du Premier ministre Donald Tusk s’est opposée au débat sur ces projets, estimant qu’ils étaient « mal préparés ».
Elle a annoncé des travaux sur son propre projet de pacs.
La droite catholique d’opposition a dénoncé de son côté le caractère anticonstitutionnel des projets, arguant que la loi fondamentale polonaise définissait le mariage comme une union entre un homme et une femme.
Dans un pays où neuf habitants sur dix se déclarent catholiques, 72% des personnes approuvent le concept de partenariats contractuels hétérosexuels mais seulement 23% accepteraient des unions civiles homosexuelles, selon une étude gouvernementale.
L’enregistrement par un tribunal polonais de symboles néonazis et homophobes comme emblèmes du mouvement nationaliste d’extrême droite Narodowe Odrodzenie Polski (NOP, Renaissance nationale polonaise) a suscité mercredi l’indignation de certains Polonais.
E-llico.com
Mis en ligne le 23/11/2011
"Après deux ans de bataille juridique, a indiqué ce mouvement sur son site internet, le tribunal a inscrit dans ses registres les nouveaux symboles du NOP : une croix celtique et une interdiction de pédaler", signe en forme de panneau de signalisation routière évoquant un rapport homosexuel.
"Ces symboles se réfèrent directement à la tradition d’intolérance fasciste, néonazie et xénophobe", a réagi Robert Biedron, un député du parti anticlérical Mouvement de Palikot (RP, opposition).
Robert Biedron, lui-même homosexuel et fondateur de l’ONG Campagne contre l’homophobie, a appelé mercredi le nouveau ministre de la Justice à l’action. "On ne peut accepter ce genre de symboles", a de son côté déclaré Grzegorz Schetyna, l’un des leaders du parti de centre-droit Plateforme civique du Premier ministre Donald Tusk.
"Le juge (ayant enregistré les symboles) n’a pas été à la hauteur de sa fonction", a-t-il dit mercredi à la station privée Radio Zet.
Le NOP utilise régulièrement ces signes lors de ses manifestations, comme ce fut le cas dernièrement le 11 novembre, à l’occasion de la fête d’indépendance de la Pologne.
La marche des nationalistes avait donné lieu à des affrontements violents entre les manifestants et la police.
Têtu par Rédaction (avec agence) 12 octobre 2011,
En Pologne, les législatives de dimanche ont fait souffler un vent progressiste sur la politique.
Les Polonais ont élu un député gay et une députée trans lors d’un scrutin qui a vu un parti ouvertement anticlérical devenir la troisième force politique du pays.
Robert Biedroń et Anna Grodzk, élus députés à l’issue des élections législatives de dimanche.
Dimanche dernier, les élections législatives en Pologne ont créé la surprise.
Et à plus d’un titre. Alors que le parti ouvertement anticlérical et gay-friendly du milliardaire excentrique Janusz Palikot s’est classé troisième du scrutin, la trans Anna Grodzka et le gay Robert Biedroń ont décroché chacun un siège de député. Une première dans un pays à 90% catholique.
Créé il y a moins d’un an par Janusz Palikot, philosophe de formation et riche homme d’affaires de 46 ans volontairement provocateur, le « Mouvement de Palikot » s’en prend aux tabous de la vie politique et sociale polonaise et réclame notamment l’abandon du financement de l’Eglise par l’Etat et la suppression des cours de catéchisme dans les écoles publiques. Il demande aussi l’égalité des salaires entre hommes et femmes et la légalisation des drogues douces. En ce qui concerne les LGBT, le Mouvement propose des mariages entre homosexuels avec la possibilité d’adoption de l’enfant biologique d’un des parents, la libéralisation de l’avortement actuellement interdit en Pologne et la fécondation in vitro gratuite.
Première députée trans de Pologne
Sur ses listes électorales pour les élections législatives, Janusz Palikot a placé des inconnus du grand public, mis à part quelques personnalités du mouvement gay et des mouvements pour les droits de femmes.
Cela a semblé suffisant pour les plus de 10% des Polonais qui ont voté pour son mouvement.
Parmi les candidats qui se sont présentés sur les listes du Mouvement de Palikot : Anna Grodzka. A l’issue des élections, cette femme de 57 ans est devenue la première députée trans de Pologne.
Présidente de la fondation Trans-Fuzja, Anna Grodzka se présentait à Cracovie, dans le sud du pays, ancien fief du pape Jean Paul II.
« Je suis très, très heureuse. C’est un rêve de ma vie qui se réalise aujourd’hui et une nouvelle étape qui s’ouvre », a-t-elle déclaré.
Née à Otwock près de Varsovie, elle témoigne : « Je me suis engagée dans une vie de couple traditionnelle. Dans ce mariage, j’ai été le père d’un fils qui est déjà adulte ».
Mais « il y a vingt ans, j’ai été diagnostiquée comme étant une femme et on m’a proposé de changer de sexe. Désormais, je vis seule », explique-t-elle.
L’Espagne, un modèle
Quant à son programme de députée, Anna Grodzk affirme qu’elle va « continuer à faire ce que je faisais jusqu’à présent, c’est-à-dire lutter pour les droits des personnes trans, mais du haut d’une autre tribune ». Une fois au Parlement, sa priorité sera également de proposer une loi sur le changement de sexe. « Pourquoi dans un pays aussi catholique que l’Espagne peut-il y avoir une loi de ce genre, et pas en Pologne ? », s’interroge cette femme qui se dit « athée depuis toujours ».
Autre vainqueur de ce scrutin : Robert Biedroń, élu dans à Gdynia, sur la côte sud de la mer Baltique, qui, lui aussi, porte les couleurs du Mouvement de Palikot.
Fervent défenseur de la cause LGBT et de la lutte contre l’homophobie, Robert Biedroń est le premier député ouvertement gay du pays.
Il avait déjà brigué un mandat de député en 2005 en tant que membre de l’Alliance de la gauche démocratique de Pologne mais avait n’avait pas remporté l’élection.
« Aujourd’hui, la Pologne vit des changements. La preuve c’est moi, ainsi que Robert Biedroń », conclut Anna Grodzk.
Têtu par Jeanne Lefort 05 avril 2011
Les choses changeraient-elles doucement en Pologne ?
Dans ce pays pourtant réputé homophobe, le parti au pouvoir a mis sur la touche un de ses membres, Robert Wegrzyn, à cause d’une blague sexiste sur les lesbiennes.
Parfois, il y a des blagues qui tombent à plat. Il y a deux mois, Robert Wegrzyn, un député polonais de centre-droit, s’était illustré par une blague sexiste sur les lesbiennes.
Suite à cette remarque, son parti, la Plateforme civique (abrégée en PO en polonais), actuellement au pouvoir, vient de décider de le suspendre.
Questionné sur les partenariats civils en février dernier, il n’avait pas trouvé mieux que de répondre : « Il faut oublier pour les gays, mais je materais volontiers des lesbiennes. »
Il avait dû présenter ses excuses Après les protestations de groupes féministes, Robert Wegrzyn avait d’abord dû présenter ses excuses : « Je suis désolé si quelqu’un s’est senti insulté par cette blague, car elle pouvait paraître sexiste. Ce n’était pas mon intention. »
Robert Wegrzyn s’était alors défendu d’être homophobe, malgré ses positions sur les questions de mœurs et contre le mariage homo.
« Mon opinion sur les relations entre personnes de même sexe reste inchangée et conservatrice mais cela ne veut pas dire que je sois homophobe ou que je discrimine qui que ce soit. Je suis opposé à toute discrimination qui serait basée sur l’orientation sexuelle. »
Malgré ces excuses, le chef du groupe parlementaire de PO, Tomasz Tomczykiewicz, avait alors promis que le député aurait une amende pour cette remarque « idiote » et « irresponsable ».
Il a donc finalement été exclu par les instances de son parti.
Mais la mesure risque de ne pas être définitive. Robert Wegrzyn a déjà indiqué qu’il comptait faire appel de cette décision, expliquant que sa blague était effectivement inappropriée, mais qu’il trouvait la sanction trop sévère.
Par Maud Koetschet lundi 21 mars 2011
INTERVIEW. Les lignes bougeraient-elles dans la très catholique et homophobe Pologne ?
L’automne dernier, les électeurs de Varsovie ont envoyé un gay au conseil municipal. Elu sur la liste de l’opposition, Krystian Legiersky y voit le signe du changement pour les homos polonais.

En obtenant, en novembre 2010, un siège de conseiller municipal à Varsovie, Krystian Legierski est devenu le premier élu ouvertement gay de Pologne.
Juriste de formation, il a coécrit, en 2003, un projet de loi visant à introduire une union civile en Pologne.
Il fut au centre du « stonewall polonais », lorsque la mairie de la capitale polonaise décida de fermer sa boîte de nuit gay en 2006.
Depuis, il en a ouvert deux autres. avec un père mauritanien, Krystian Legierski est à la fois métis et gay.
« Un mélange assez rare », souligne-t-il, dans un pays qui a du mal à devenir gay-friendly.
TÊTU : Pensez-vous que, paradoxalement, votre élection puisse être due à votre homosexualité ?
Je pense que ma victoire veut dire deux choses.
Tout d’abord, certains ont voté pour moi parce que je suis gay, ce qui montre l’éveil de la communauté LGBT et la prise de conscience de leurs droits par les homosexuels.
Ensuite, d’autres ont voté pour moi bien que je sois gay, ce qui signifie que pour beaucoup l’homosexualité, même si elle n’est pas considérée comme normale, n’est pas une raison pour discriminer un candidat.
Quels sont vos projets pour la communauté LGBT ?
J’aimerais que soit votée une loi introduisant l’union civile pour les couples homosexuels en Pologne.
J’y travaille séparément de mon activité au conseil municipal.
Faire voter une loi est un processus national et non local.
À mon niveau, au conseil municipal de Varsovie, je souhaite travailler pour l’émancipation de la communauté LGBT.
« Ma victoire montre qu’une part importante de la société polonaise est tolérante et n’a pas de préjugés. »
Quelles ont été vos impressions après votre premier conseil municipal ?
J’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de personnes intelligentes avec lesquelles j’espère travailler efficacement afin de trouver de bonnes solutions pour les habitants de Varsovie.
Vous avez dit lors d’une interview qu’être gay et black était « un mélange assez rare dans la société polonaise, plutôt homogène ». Est-ce que vous vous considérez comme un symbole ?
Dans un sens, oui. Je suis content que la Pologne, considérée par certains comme très croyante et intolérante, ait montré qu’elle a plusieurs facettes.
C’est aussi un pays de progrès et d’ouverture d’esprit, doté d’une bonne énergie.
Ma victoire montre qu’une part importante de la société polonaise est tolérante et n’a pas de préjugés. Notre tâche est d’emmener cette tranche de la société à la tête du débat public.
Vous êtes donc optimiste pour les prochaines années ?
Bien sûr, cependant je n’oublie pas qu’un changement demande des efforts récurrents pour qu’il ne s’arrête pas en chemin et ne change pas de direction vers une situation pire encore qu’auparavant.
L’histoire humaine est l’histoire de l’évolution constante de l’action, d’accomplissements incroyables et de déclins horribles.
Dans ce sens, notre temps n’est pas différent d’autres moments d’une histoire vieille de plusieurs siècles.
Par conséquent, nous devons toujours rester en alerte et être préparés à faire des compromis et même des sacrifices.
Avec dix sièges au conseil municipal, l’opposition peut-elle faire changer les choses, à Varsovie même ?
Avec l’équilibre des forces actuel, nous ne pouvons pas faire jouer nos voix pendant le vote, mais en revanche ce que nous pouvons faire, c’est influencer l’opinion publique.
Après la disparition du président Lech Kaczynski, pensez-vous que la Pologne va pouvoir faire mentir sa réputation de pays homophobe ?
Je le pense et l’espère.
L’UE a-t-elle un rôle à jouer dans cette évolution ou est-ce une question d’ordre interne que seuls les Polonais peuvent résoudre ?
Même si le rôle de l’UE est très important, je pense que nous seuls, les Polonais, pouvons résoudre les problèmes de la communauté LGBT.
Toute solution qui serait « imposée » par l’Europe, ou toute autre force extérieure au pays, n’apporterait pas de résultats satisfaisants dès lors que la majorité des Polonais ne change pas d’opinion et ne se débarrasse pas de ses préjugés et de ses mauvais raisonnements.
Votre élection a été très bien reçue par la presse européenne et internationale. Est-ce le cas en Pologne ?
Oui. Quasiment tous les médias ont rapporté mon élection et je suis heureux de pouvoir affirmer que ma victoire a été reçue positivement.
En juillet 2010, Varsovie a accueilli l’Europride. Une gay pride est-elle prévue cette année ?
Oui, et j’aimerais que la gay pride de 2011 soit l’occasion de lancer un débat public constructif, sans démagogie ni populisme dans la communauté.
Un groupe de supporters de football polonais gay, Rainbow Stand 2012, a demandé à pouvoir assiter de façon séparée à l’Euro 2012 pour être protégé du harcèlement et des violences éventuelles des autres supporters.
"Je comprends leur initiative et ce qu’ils essaient de faire.
Mais le message pourrait être contre-productif en Pologne, a estimé pour sa part le responsable de l’organisation Campagne contre l’homophobie.
Je ne pense pas si beaucoup de gens seraient assez courageux pour siéger dans cette tribune spécifique".
La ville de Gdansk, qui doit acceuillir plusieurs matchs de la compétition, a déjà rejeté la demande de l’association, en arguant qu’une telle mesure "stigmatiserait" les homosexuels.
Mis en ligne le 24/02/2011
Têtu par Maud Koetschet 15 décembre 2010

La justice polonaise a condamné hier trois hommes qui avaient publié sur le web le nom de personnes homosexuelles, accompagnés de leur photo et de leur adresse.
La justice polonaise a condamné de 13 à 18 mois de prison ferme trois hommes reconnus coupables d’avoir édité en Pologne un site néo-nazi qui avait publié une « liste noire » d’homosexuels.
« Auncune circonstances atténuantes »
L’affaire remonte à 2006 lorsque la branche polonaise de l’organisation internationale néo-nazie « Blood and Honour » (« Sang et Honneur ») avait lancé l’opération « Redwatch » (« Surveillance des rouges »).
Les dirigeants avaient alors demandé à leurs sympathisants de rassembler des informations « sur les personnes engagées dans une activité antifasciste et antiraciste, sur les immigrés de couleur, sur les activistes et sympathisants de gauche ainsi que du lobby homosexuel et pédophile ».
Peu après, ces militants néonazis avaient dressé une « liste noire » où l’on trouvait les noms de personnalités de gauche et d’homos, leur photo et même leurs coordonnées. Les personnes figurant sur cette liste étaient donc très dangereusement menacées. Sur internet, ces informations étaient hébergées par le site redwatch.org alors animé par trois personnes : Andrzej P., Mariusz T. et Bartosz B. Ils ont été interpellés en 2006 quelques mois après les faits.
Le verdict est tombé hieri, le 14 décembre à Wroclaw, au sud-ouest de la Pologne. D’après le juge Marcin Sosinki, « le tribunal n’a trouvé aucune circonstance atténuante » et les a donc condamnés à respectivement 13, 15 et 18 mois de prison ferme. Ayant purgé la totalité de leur peine en détention provisoire, les trois hommes ne retourneront pas derrière les barreaux.

"Non messieurs, nous ne sommes pas vos inférieurs, ni des ratés de la nature, vos idéologies totalitaires nées à une époque où l’espèce humaine en tribus devait réussir à survivre nous infériorisent, mais vous avez tort : biologiquement, spirituellement, psychologiquement, socialement nous sommes vos égaux". Bertrand Delanoë