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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Portugal (1)

Lisbonne : première gay pride après la légalisation du mariage homosexuel

Portugal : plus de droits pour les familles homoparentales

21 mai 2013

Publié par Maëlle Le Corre

Alors qu’en France le Conseil constitutionnel validait la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels, le Parlement portugais a adopté vendredi 17 mai une loi qui étend l’adoption aux couples de même sexe.
Elle permettra désormais à une personne d’adopter l’enfant de son/sa conjoint-e.
La loi a été votée à l’Assemblée avec une très courte avance de seulement cinq voix.
Sur les 230 député-e-s, 9 se sont abstenu-e-s et 28 n’ont pas participé au scrutin. C’est le parti social-démocrate (centre-droit) qui détient la majorité avec 105 député-e-s. Le Portugal a ouvert le mariage aux couples homosexuels en 2010, mais sans adoption.

Pour le militant Paulo Corte-Real, président de l’association Intervenção lésbica, gay, bissexual e transgénero (Ilga), cette avancée est déjà une belle victoire : « C’est une approbation super importante et fondamentale puisqu’elle concerne les droits des enfants, pas seulement les couples ».
Présentée au même moment, une autre loi visant à ouvrir l’adoption plénière aux couples de même sexe a pourtant été rejetée. « Nous allons continuer à nous battre pour des droits d’adoption plus larges, maintient Paulo Corte-Real, cité par Reuters.
Ces deux votes montrent qu’il y a eu des progrès, même malgré le rejet. Le soutien à l’adoption s’est beaucoup développé depuis l’an dernier. »

A Lisbonne, les lesbiennes font la fête

Têtue par Lucile Roger 16 janvier 2012,

Deux ans après l’autorisation du mariage aux couples de même sexe, petite revue des lieux lesbiens de la capitale portugaise. On y bronze, on y surfe, on y danse et y boit pour un sou : Lisbonne est aujourd’hui un lieu incontournable pour les jeunes fêtard-e-s européen-n-es en quête de nouveaux « spots ».
Dans le centre, les magasins lifestyle et les installations d’art contemporain poussent comme des champignons, souvent à quelques mètres d’une vieille église ou d’une ruelle délabrée.
Gays et lesbiennes festoient joyeusement dans cette adorable capitale où cohabitent une société profondément catholique et une volonté forte de changement, illustrée par l’autorisation du mariage aux couples de même sexe, en 2010.
S’ils sont nombreux à rappeler que Lisbonne est « un petit monde » qui n’est pas représentatif du reste du Portugal, cette petite capitale de moins de 550 000 habitants peut se vanter d’un bon carnet d’adresses lesbien.
Petite visite guidée…

Les bars du Bairro Alto

Pour commencer la soirée, il faut grimper au Bairro Alto, coeur de la vieille ville perché sur une colline.
Si le quartier dort quasiment toute la journée, à l’exception des petites épiceries, les pastelaria (pâtisseries où l’on peut grignoter en buvant un café ou une bière) et de quelques boutiques branchées, le Bairro Alto devient, à partir de 23 heures, absolument noir de monde.
Hiver comme été, à partir du jeudi, ses petites rues échancrées et pavées regorgent de jeunes gens buvant bière ou caïpirinha en plein air : on ne rentre dans le bar que pour se resservir et danser !
Contrairement à des villes comme Paris, où les communautés gay et lesbienne font la fête chacune de leur côté, la plupart des lieux homos lisboètes sont mixtes.
Le seul « vrai » bar lesbien du quartier, c’est le Salto Alto.
Situé dans la Rua da Rosa, caché derrière une porte en bois des plus communes, il est impossible à repérer de jour et n’ouvre que les vendredis et samedis soirs.
A 22 heures le bar s’éveille, tendance chic et lumières tamisées, et se remplit (très) doucement.
A 2 heures il est plein, à l’intérieur comme à l’extérieur, de lesbiennes de tous âges.
Adossée à sa façade, un verre à la main, c’est certainement la meilleure posture pour engager la conversation.

Moins chic, plus festif, plus mixte : le Purex et ses portes graffées (photo ci-dessus).
Les DJ lesbiennes s’y succèdent.
Une très bonne adresse pour faire des rencontres ! La déco est très rétro-récup’, avec une remarquable fresque forestière en papier peint dans le coin salon.

Tenu par des lesbiennes et situé au coeur des festivités nocturnes, le 49 ZBD détone avec une structure d’appartement, sa pièce consacrée au son et à la danse, et ses installations lumineuses (photo ci-dessous).
Régulièrement, la soirée « Pop Minette », avec une Londonienne aux platines, y attire du beau monde.
Tout au long de la journée, on peut boire un verre ou manger une tartine au FBA (Friends Bairro Alto), un grand café aux murs couverts de livres et de tableaux avec un bar à shooters éclairé aux bougies. Intellos trentenaire, ados gays ou émos, filles se câlinant sur un canap’…
Le résultat est harmonieux. A partir de 23 heures le week-end, les hétéros se font très minoritaires et le bar passe en mode « night ».

Les clubs

A 3 heures, les bars ferment et la fête se poursuit dans les clubs.
La plus grande institution gay et lesbienne de Lisbonne, Trumps, se trouve dans le quartier très homo de Principe Real. Public mixte, musique pop et spectacles musicaux, c’est le lieu du bout de la nuit pour les plus endurant-e-s. Un peu excentré dans le quartier d’Alcântara, Maria Lisboa, club lesbien qui s’est masculinisé, accueille une population libérée et des shows de drag queens à la lueur des néons de couleur.
Le centre LGBT

Situé dans le quartier multiculturel de Martim Moniz, le centre LGBT de Lisbonne (ILGA) est un lieu très cosy où l’on peut discuter, boire un verre, fêter Noël ou participer à une brocante queer. Leticia, l’adorable jeune femme qui organise les événements, regrette le fait que « les filles viennent beaucoup moins que les garçons ». Un conseil : allez-y, ça rend aimable !

Le consulat du Portugal à Marseille refuse de marier un homo portugais et un homo français

Tito Livio Santos Mota et Florent Robin - deux montpelliérains - voulaient se marier au consulat du Portugal à Marseille, samedi prochain.
Mais les autorités consulaires portugaises ont fait savoir qu’en raison de la nationalité française d’un des deux hommes, l’union ne pourrait pas se tenir. E-llico.com Mis en ligne le 20/01/2011

Tito Santos Mota est ressortissant du Portugal, mais son compagnon, Florent Robin, est français. Les deux hommes avaient projeté de se marier en vertu la récente loi portugaise qui autorise le mariage homosexuel.

La cérémonie devait avoir lieu au consulat du Portugal de Marseille samedi prochain.

Mais leur projet n’ira pas à son terme. En effet, les autorités portugaises ont oppoé une fin de non-recevoir à ce mariage au motif que Florent est ressortissant français et que le mariage gay n’y est pas légal.

Le couple n’entend pas en rester à ce refus et compte former un recours devant la justice portugaise contre le refus du consulat qu’il qualifie de "violation de la loi portugaise".

En effet, selon eux, le fait que le mariage se tienne sur le territoire français ne constitue pas un motif valable de refus dans la mesure où Florent n’a pas l’intention de faire changer son état civil et que le couple ne réclame pas la reconnaissance de son mariage en France.

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Citations

Dès le premier jour, notre sexe sert de prétexte au dressage à la "féminité" ou à la "masculinité". Impossible d’y échapper. Les parents qui tentent de briser la contrainte de la distribution des rôles n’y parviennent qu’en partie.

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