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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Pourquoi donc ces vocables barbares : lgbt et lgbtphobies

N’est-il pas plus simple d’écrire homosexuel et homophobe ?

Le grand public commence à peine à comprendre les mots simples, et il faut déjà un vocabulaire de spécialiste frisant le ridicule, et évitant de prononcer l’accusation d’homophobie !

C’est que la réalité n’est pas simple. En fait cela dépend du public à qui on s’adresse.
• Si on s’adresse à des personnes déjà concernées, il vaut mieux préciser ce que l’on veut dire et éviter les termes génériques sources de confusions et de dépit.
• Si on s’adresse au grand public « homo, homosexuel, homophobe » suffira. On pourra introduire LGBT, mais en explicitant à chaque fois.

L = Lesbiennes ou Lesbophobie :
il est important de les citer nommément, car elles sont systématiquement oubliées quand on dit homo.

On dit : « homo c’est garçons et filles », mais en fait on pense gay, alors même si cela va sans dire qu’on n’oublie jamais les lesbiennes, c’est mieux en le disant.

Les problématiques lesbiennes et gays sont fort différentes :
les lesbiennes souffrent d’homophobie comme les gays mais aussi de sexisme, quand elles sont vues comme des hétéros.

Elles sont rarement victimes de meurtres car il faut des ventres pour produire des garçons, par contre elles sont volontiers victimes de viol car il « faut leur apprendre à apprécier le vrai homme et à faire leur devoir qui est d’en servir un comme les autres femmes ». Ce sont « des esclaves qui fuient ».

Le lesbophobe va essayer de s’immiscer dans le couple pour le détruire, ça l’excite de connaître et « guérir » une lesbienne, c’est comme un défi. Il ne le fera pas avec un couple gay.

Elles sont moins visibles, moins nombreuses à se reconnaître lesbiennes, seulement sur le tard souvent.

Des gays machos « Adonis », ont des affinités avec des hétéros machos, faisant partie des connivences de « l’homosocialité de comptoir », et n’ont que mépris pour les « gonzesses » quelque soit leur sexualité.

D’ailleurs, ils méprisent aussi les « folles » bref les tapettes.

G= Gay ou Gayphobie  :
ils ont des problèmes spécifiques, tels que
la violence des attaques
et donc le fort taux de suicides,
le rappel constant de la sodomie « qui pue »,
du soupçon de pédophilie,
de l’accusation d’appartenir à l’autre genre inférieur et donc de se dégrader et de faire honte et d’être "traître à leur camp",
d’être la cause de ll’importance des IST ! …
et même des tremblements de Terre.

Citoyen de seconde zone
B= Bi ou Biphobie  :
ils-elles sont complètement oubliés par les unes et par les autres !
Vu-e-s quelquefois comme des traitres par les hétéros et par les homos, ils-elles ont du mal à conserver leurs ami-e-s quand ils-elles : « virent leur cuti ».

T= autres genres (Transgenre, intersexe, etc…) ou Transphobie.
Ils et elles sont vu-e-s et agressé-e-s à tort comme des homos, or 90 % environ sont hétéros !
D’autres sont bi et d’autres homos.
Car la transidentité n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle, mais le beauf bas de plafond ne fait pas la différence (pour lui : « c’est différent de moi, c’est pas normal, je m’érige en juge et je frappe »), et il-elles sont victimes comme les autres et défendu-e-s par des associations LGB comme s’il-elles étaient homo ou bi.

D’où les termes LGBT-phobes et LGBT-phobie.

A noter que l’on peut compliquer à l’infini. En effet, il y a I pour Intersexe, Q pour Queer, TTT pour transgenres transsexuel-le-s (2 sortes), travesti-e-s. Une biodiversité phénoménale qui fait la richesse de l’humanité.

Un jour peut-être A pour androgyne…Turner, Klinefelter, Hermaphrodite

Et quand on fait la liste, on les met à part, on les discrimine, car on oublie H = Hétérosexuel-le-s, ce H aurait l’avantage de mettre tout le monde sur le même plan.

Donc si on ne parle pas de la transidentité comme souvent, mais de l’orientation sexuelle, il faut parler des hétéros et des LGB. « HLGB » ?
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Citations

"Comment pénaliser le discours de ceux qui refusent l’égalité des droits, dans la mesure où c’est l’inégalité qui est aujourd’hui la norme, la loi, et pour certains ce "bon sens" homophobe, qu’il ne va pas être facile de criminaliser" Didier Eribon

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