Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Par Marc Endeweld 14 octobre 2011, Vous participez aux primaires socialistes ? Juste avant le second tour, qui choisir entre François Hollande et Martine Aubry ? Bruno Julliard, soutien de la seconde, apporte pour TÊTU quatre raisons de voter pour elle, pour ce qui concerne les questions LGBT.
Les questions économiques, fiscales ou environnementales ne suffiront peut-être pas à certains électeurs des primaires socialistes pour départager Martine Aubry et François Hollande, dimanche au deuxième tour.
C’est la raison pour laquelle TÊTU a demandé à deux soutiens des finalistes de rappeler leurs engagements envers les LGBT, et de dire pourquoi les homos et les trans devraient voter pour leur champion.
Martine Aubry ouvrira de nouveaux droits pour les personnes LGBT. Elle est favorable à l’ouverture du mariage, de l’adoption et de la procréation assistée à tous les couples, et elle s’est engagée à faire voter cette réforme dès la première année de son mandat.
C’est clair et elle n’a pas changé d’avis. Parce qu’un couple d’hommes ou un couple de femmes qui désire un enfant aura autant d’affection pour cet enfant qu’un couple hétérosexuel, Martine Aubry est favorable à la reconnaissance de l’homoparentalité.
Elle propose de modifier la loi sur la délégation d’autorité parentale pour qu’une séparation des parents, ou le décès du parent biologique, ne mette jamais en danger la relation enfant-parent non biologique.
Elle a aussi répondu aux demandes des personnes trans, en proposant de suivre la recommandation du Conseil de l’Europe qui cesse de soumettre la rectification de l’état-civil à une obligation préalable de subir une procédure médicale.
La présidence de Martine Aubry donnera un nouvel élan à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie. Martine Aubry est l’auteure de la loi sur l’interdiction des discriminations à l’embauche visant les personnes en fonctions de leurs mœurs.
En France, la loi a déjà été modifiée pour aggraver les peines encourues pour les violences et les discriminations homophobes. Martine Aubry propose de l’améliorer, en particulier en portant les délais de prescription des injures homophobes à un an.
Mais nous savons tous que la loi ne suffit pas. Avec Martine Aubry, le ministère de l’Éducation nationale appliquera la loi et ouvrira les portes des établissements aux associations de lutte contre les discriminations.
C’est même dans les programmes scolaires que l’éducation au genre doit débuter, parce que c’est par la culture et l’éducation que nous lutterons efficacement contre les préjugés.
La France présidée par Martine Aubry reprendra le chemin du progrès. Elle l’a souvent dit pendant cette campagne, mais cela a encore plus de sens lorsque l’on parle de droits, d’égalité, de liberté.
La première loi qu’elle fera voter sera consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes.
C’est cette gauche, qui veut retrouver le sens du progrès, qui veut réaliser l’égalité entre les genres, que Martine Aubry porte dans cette campagne.
Martine Aubry sera une présidente engagée et fidèle. Elle est une militante de l’égalité des droits. C’est elle qui a été à l’initiative de l’appel pour le « contrat d’union sociale », en juin 1996.
C’est elle qui a amené le PS à prendre position sur ce qui allait devenir le pacs. C’est elle qui a amené le PS à prendre position pour l’ouverture de la procréation assistée à toutes les femmes, en décembre 2010.
C’est bien de le penser, c’est encore mieux de le dire haut et fort ! De tous les candidats, c’est la seule à avoir abordé cette question dans les ouvrages publiés pour la campagne des primaires.
Tëtu par Marc Endeweld 14 octobre 2011, Vous participez aux primaires socialistes ? Juste avant le second tour, qui choisir entre François Hollande et Martine Aubry ? Aurélie Filipetti, soutien du premier, apporte pour TÊTU quatre raisons de voter pour lui, en ce qui concerne les questions LGBT.
François Hollande est le premier à avoir demandé l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe.
Pour François Hollande, les questions sociétales sont aussi importantes que les questions économiques et sociales. Il s’est engagé pour le mariage entre personnes de même sexe depuis 2004 et a été le premier signataire d’une proposition de loi socialiste en 2006.
François Hollande fera voter en 2012 par le parlement le mariage et l’adoption. Il exigera la fin de la discrimination frappant les homosexuels pour le don du sang.
François Hollande veut faire reconnaître l’identité de genre comme un motif de discrimination et faciliter le changement d’état civil des personnes trans. L’orientation sexuelle et l’état de santé font explicitement partie des motifs de discrimination reconnus par la loi. Il sera nécessaire d’y ajouter l’identité de genre. Nous devrons aussi suivre les recommandations du Conseil de l’Europe et faciliter le changement d’état civil, sans lier nécessairement cette reconnaissance à une opération préalable.
François Hollande propose d’ouvrir l’AMP aux couples de même sexe et de faciliter la filiation pour les personnes ayant eu recours à des GPA légalement à l’étranger.
François Hollande pense qu’il est indispensable d’ouvrir l’AMP aux couples de même sexe (lesbiens) et aux femmes seules.
Pour la GPA, la situation est inquiétante tant les couples concernés rencontrent ensuite des difficultés pour la filiation de l’enfant en France, notamment pour le second parent intentionnel.
François Hollande soutient la reconnaissance civile de l’enfant et la facilitation de la filiation pour les personnes ayant eu recours à des GPA légalement à l’étranger.
François Hollande est le seul à proposer la création d’une Délégation interministérielle à l’égalité (DIE). Pour parvenir à une situation d’égalité réelle, il faudra dépasser l’action législative de début de mandat et mettre en oeuvre, tout au long de la législature, des politiques publiques déterminées. En 2013 , il créera la Délégation Interministérielle à l’Egalité (DIE) qui sera dotée de moyens réels aura pour mission de travailler avec tous les ministères et administrations.
Tëtu par Cédric Douzant 30 septembre 2011,
Hier, des représentants de chaque concurrent à la primaire de gauche ont exposé leur programme pour les droits LGBT. En accord et fiers de leur union, ils ont tous promis le droit au mariage, à l’adoption, des avancées pour les trans ou dans la lutte contre le VIH.

Les candidats à la primaire socialiste ont planché sur les sujets LGBT et ils en parlent comme d’une seule voix.
HES (Homosexualité et socialisme) les a soumis à un questionnaire écrit, sur l’accès au mariage et à l’adoption pour les couples homos, les droits des trans ou encore la lutte contre le VIH et les discriminations (leurs réponses sur le site de HES).
Et hier, pour défendre leur programme lors d’un colloque à Sciences Po, tous ont mandaté un émissaire expert en questions sociétales.
« Bataille idéologique »
Pendant deux heures, plutôt studieuses, les six représentants ont débattu en bons camarades, sans éclats ni passes d’armes, et ont tenté de convaincre que leur candidat respectif était le meilleur allié des LGBT.
Surtout, ils ont tous martelé que les homos pouvaient compter sur la gauche, plus mobilisée qu’au moment du pacs.
« Les sujets de société sont cruciaux et obligent le PS, estime Zohra Bitan, représentante de Manuel Valls.
La gauche a un rôle fondamental à jouer pour faire basculer notre société vers la liberté et l’égalité. »
« Les questions sociétales sont au cœur de notre identité, explique Aurélie Filippetti, proche de François Hollande.
Les nombreux dérapages de la droite montrent que nous avons une bataille idéologique à mener pour créer une société ouverte. »
Et tous dénoncent le débat « ahurissant » sur le genre dans les manuels scolaires, le retard de la France en matière de droits LGBT, les dérapages « les plus sombres » de Christian Vanneste, David Douillet et autres, ou la promesse oubliée du Contrat d’union civil.
« La société évolue dans l’indifférence de la droite », regrette Najat Vallaud-Belkacem, VRP de Ségolène Royal.
Tous le revendiquent, ils sont d’accord sur plein de choses, et font à peu près les mêmes propositions.
Peu de temps après l’élection, le droit au mariage et à l’adoption sera ouvert aux homos, le pacs amélioré et célébré en mairie et l’interdiction de donner son sang sera supprimée.
La PMA sera ouverte à toutes les femmes, un statut du beau parent créé, et la prise en charge des séropos mieux assurée.
Pour les trans, la nécessité d’être opéré pour changer d’état civil sera levée et le protocole de soins revu.
Au-delà de l’arsenal législatif, tous insistent sur l’importance de mener un travail en profondeur pour lutter contre les discriminations, notamment en évoquant l’orientation sexuelle en milieu scolaire.
Seul point de discorde : la GPA. Si certains y sont favorables, d’autres, dont Martine Aubry et François Hollande, s’y opposent, pour lutter contre « la marchandisation des corps ».
Et le PS reste globalement réservé sur le sujet.
Gage de crédibilité
Au-delà de ce corpus commun, quelques-uns dénotent à coups de propositions personnelles.
François Hollande mettrait en place un délégué interministériel à l’égalité tandis que Ségolène Royal ferait voter dès son arrivée à l’Elysée une « grande loi contre toutes les discriminations ».
A défaut de se démarquer sur les idées, chacun déroule le cursus friendly de son champion, comme gage de crédibilité pour l’avenir.
Reprenant avec un petit sourire une formule de Ségolène Royal, Marie-Pierre de la Gontrie veut faire de la politique par la preuve : « dès 2006, Martine Aubry était favorable au mariage homo, elle se rend à la marche des fiertés chaque année, et c’est la seule qui ait évoqué les droits LGBT dans sa lettre aux français. Les autres n’ont pas dû avoir la place… » Arnaud Montebourg aurait lui demandé à son conseil général de ne faire aucune discrimination dans les procédures d’adoption, François Hollande serait pour le mariage homo depuis 2004, tandis que Ségolène Royal faisait dès 1997 de l’APGL un interlocuteur officiel du ministère de l’éducation.
Au final, c’est comme si peu importait celui qui incarnera l’évolution des droits et Najat Vallaud-Belkacem en est sûre : « quel que soit le vainqueur de la primaire, tous iront dans le même sens. »
Les candidats aux primaires enrichissent les propositions du PS sur les questions LGBT
Le débat organisé par Homosexualités et Socialisme dans le cadres des primaires citoyennes a permis d’enrichir le programme des propositions socialistes des suggestions des différents participants à cette campagne.
E-llico.com
Mis en ligne le 30/09/2011
L’association a rendu publiques leurs réponses à l’occasion d’un débat public organisé jeudi 29 septembre, à Sciences-Po, avec les représentants des six candidats (Bertrand Monthubert, Marie-Pierre de la Gontrie, Sylvia Pinel, Zohra Bitan, Aurélie Filippetti, et Najat Vallaud-Belkacem).
Si l’ensemble des candidats reprennent les propositions phares du parti (ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels), certains y ajoutent des propositions qui ne manquent pas d’intérêt comme la restauration de la Halde contre les discriminations ou la fin de l’interdiction du don de sang pour les homosexuels.
L’amélioration du PaCS ou de l’éducation à la sexualité à l’école figurent aussi parmi les ajouts des candidats au programme officiel du parti.
Les réponses des six candidats et les vidéos qui ont accompagné les réponses de Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal sont disponibles en ligne :
www.hes-france.org/actions/quels-droits-pour-les-lgbt-les-six

"Stigmatiser l’autre pour se conforter soi-même, voici la logique d’un mécanisme psychologique bien rôdé qui a rapporté la preuve de son efficacité dans le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie…"Daniel Borillo