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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Prison avec sursis pour des menaces de mort homophobes dans le cercle familial

HETERHOMO : les cas de plainte dans la famille est rarissime et pourtant les cas sont si nombreux.

Il faut absolument que la sérophobie rejoignent l’homophobie comme circonstance aggravante, car les hétéros séropos ne peuvent bien se défendre.

Prison avec sursis pour des menaces de mort homophobes dans le cercle familial

Têtu par Rédaction mardi 10 mai 2011,

« Je vais le tuer, ce sale pédé qui a le sida » avait déclaré un retraité, désignant le fils de sa compagne.
Il a été condamné hier. La victime témoigne pour TÊTU.

Déjà victime d’insultes et d’humiliations au sein de son cercle familial parce qu’il est gay et séropositif, Renaud, 31 ans, journaliste et militant chez Aides, a vécu l’altercation de trop le 19 août 2010.
Ce jour-là, son beau-père, retraité de 63 ans, sort un revolver d’alarme et lance : « Je vais le tuer, ce sale pédé qui a le sida. »
Motif de cette prise à partie : Renaud n’aurait pas assez bien récuré la douche après s’en être servi, allusion peu équivoque à une transmission redoutée du VIH.
HETERHOMO : aucune infection ne peut se faire par ce moyen là, sauf si le beau-père saigne, il s’agit bien d’un sérophobe bête et cruel
Renaud dépose plainte à la gendarmerie de Labatut, le petit village des Landes où il séjourne.
Son beau-père lui laisse alors ce message sur son répondeur téléphonique : « Menaces de mort sur un pédé qui a le sida, ça va pas chercher loin, je leur ai dit aux flics, ils ont rigolé, ils ont bu un coup et ils sont partis en disant : “Qu’il aille se faire enculer ce sale pédé.” Pauvre con, va ! »

HETERHOMO : aucune enquête de police, ça continue, ils s’en foutent, le ministre de l’intérieur Gueant est de droite extrême

Lundi, neuf mois après les faits, le tribunal correctionnel de Dax a reconnu coupable le retraité, le condamnant à cinq mois de prison avec sursis pour menaces de mort, avec circonstance aggravante liée à l’homophobie.
A l’homophobie seulement, car la « sérophobie » n’est pas reconnue par la loi – alors même que, dans l’affaire, la séropositivité de Renaud semble bien à l’origine de l’altercation.
Sans reconnaissance de ce délit, l’association Aides n’a pas pu se porter partie civile.
Le Collectif contre l’homophobie, en revanche, a pu soutenir Renaud devant la justice.
Celui-ci revient sur cet épilogue.

TÊTU : L’homophobie dans le milieu familial arrive rarement devant les tribunaux. Pourquoi est-ce un tel tabou ?

Renaud : Devoir engager des procédures à l’intérieur du cercle familial est très douloureux, car les pressions sont très fortes.
En ce qui me concerne, ma mère a tenté de m’en dissuader.
Elle me disait que je mettais son couple en péril, elle me demandait pourquoi je lui faisais cela
. Le plus dur pour moi, c’étaient ses reproches. « Les mots du procureurs ont été très forts »
Mais je ne voulais pas que mon beau-père puisse s’en sortir sans être jugé.
Et même si une partie de ma famille a fait pression sur moi, j’y ai trouvé aussi un immense soutien avec ma grand-mère maternelle, qui a toujours été mes côtés. Les parents de mon ami m’ont aussi beaucoup soutenu.

Vous êtes satisfait par la condamnation qui a été prononcée ?

Je suis surtout soulagé que l’affaire ait été jugée, qu’elle n’ait pas été enterrée comme le prédisait mon beau-père.
En me proposant d’être parties civiles, Aides et le Collectif contre l’homophobie m’ont aidé à tenir bon, j’avais moins peur de me retrouver seul devant mon beau-père.
Et je suis satisfait qu’il ait reconnu les faits au cours de l’audience, alors qu’il les avait minimisés jusqu’alors.
C’était important pour moi. Enfin les mots du procureur ont été très forts, il a beaucoup insisté sur l’homophobie, il a souligné la souffrance que cela générait.
Cette reconnaissance explicite dans l’enceinte du tribunal était importante.
Le procureur n’a pas non plus éludé la question de la séropositivité, même si la sérophobie ne pouvait pas influer sur le verdict.

Justement, le fait que l’homophobie soit reconnue mais pas les insultes motivées par l’état de santé, est-ce une frustration ?

Je ne suis pas frustré, disons plutôt déçu ou simplement triste.
Car la violence qui vise les séropos existe.
Dans mon cas, il est évident que ma séropositivité est à l’origine des insultes et des menaces, contrairement à ce qu’affirmait mon beau-père.
Je pense à tous les séropos qui ne sont pas homos et qui ne peuvent pas invoquer de circonstances aggravantes.
Mais toute cette affaire me donne justement envie de me battre pour que la sérophobie en fasse partie.

Aujourd’hui, où en sont vos relations avec votre mère ?

J’espérais que le procès serait le point final à cette affaire, et qu’ensuite on pourrait renouer des relations normales.
Mais entre temps, il y a eu ce courrier que ma mère a versé au dossier, dans lequel elle prétend que je suis à l’origine de l’altercation, que je n’ai jamais aimé mon beau-père… Après cela, je ne sais pas comment je pourrais lui pardonner.

L’homophobie dans le cadre familial condamnée à Dax

Publié par Christophe Martet http://yagg.com/2011/05/10/lhomopho…

Il en faut du courage et de l’obstination pour braver les obstacles et prendre la décision de porter plainte dans sa propre famille, pour motif d’homophobie et de sérophobie.
C’est pourtant ce qu’a fait Renaud Persiaux, journaliste, qui a été insulté et menacé de mort par son beau-père et a porté l’affaire devant la justice, dans ce qui semble être une des toutes premières plaintes pour faits d’homophobie dans le cadre familial.


RELATIONS TRÈS TENDUES AVEC SON BEAU-PÈRE

Les faits : en août dernier, à la demande pressante de sa mère, Renaud qui vit à Paris, rend visite à cette dernière à Labatut dans les Landes.
Cela fait huit mois qu’il ne l’a pas vue : les relations sont toujours très tendues avec son beau-père et en 2008, Renaud et son ami avaient été mis à la porte en raison de leur homosexualité.

Le 16 août, Renaud se rend seul chez sa mère et son beau-père, mais évite au maximum les rencontres avec ce dernier.
Trois jours plus tard, Renaud surprend une conversation entre sa mère et son beau-père, une dispute au cours de laquelle celui-ci reproche à Renaud d’être sorti en short dans la rue, faisant craindre que les voisins ne comprennent qu’il est « pédé ».
Puis il se plaint que Renaud n’ait pas suffisamment bien nettoyé la salle de bain après sa douche.

« JE VAIS LE TUER CE SALE PÉDÉ QUI A LE SIDA »

Soudain face à face dans le jardin, les deux hommes se disputent. Le beau-père accuse Renaud « d’avoir ramené le sida à la maison ».
Alors que la mère tente de calmer les choses, le beau-père dit qu’il va sortir son flingue et lance : « Je vais le tuer ce sale pédé qui a le sida ».
Il répète ses menaces à plusieurs reprises et part chercher une arme. Renaud se réfugie dans une des chambres et appelle la police. Mais sa mère, qui a vu son mari brandir une arme, insiste pour partir avec son fils chez sa grand-mère.

Son beau-père lui laisse un message sur son portable : « Pour le message, menace de mort sur un pédé qui a le sida ça va pas chercher loin. Je leur ai dit aux flics ils ont rigolé… Ils ont bu un coup et ils sont partis en disant qu’il aille se faire enculer ce sale pédé. Pauvre con, va. »
L’homme appelle également les grands-parents paternels pour les informer que Renaud a le sida et qu’il va mourir très vite.

Le 20 août, Renaud dépose plainte contre son beau-père.
L’affaire a été jugée hier, lundi 9 mai, au tribunal correctionnel de Dax.
Le mis en cause était accusé d’injures et de menaces de mort en raison de l’orientation sexuelle et de la séropositivité de la victime défendue par Maître Geoffroy, président du Ravad.
Le prévenu a reconnu qu’il avait proféré des menaces et sorti son arme, un pistolet d’alarme selon lui.
Son avocate a invoqué un « choc de génération et de culture »…

HETERHOMO : aucune enquête pour savoir si ce n’était pas une vraie arme, décidément le ministre Guéant se fout de la sécurité quand il s’agit d’homosexuels
Le verdict a été rendu dans la soirée et l’homme écope d’une peine de 5 mois de prison avec sursis.
Le prévenu devra verser 2000 euros de dommages et intérêts à la victime et 500 euros au CCH qui s’était portée partie civile.
Aides n’ayant pas dans son objet la lutte contre l’homophobie, sa constitution de partie civile a été rejetée.

« DÉMARCHE DIGNE ET COURAGEUSE » Dans un communiqué, le Collectif « tient à saluer la démarche militante, digne et courageuse de Renaud Persiaux.
Celle-ci et le jugement obtenu sont des encouragements à agir pour toutes les victimes d’homophobie et de sérophobie. »
Aides de son côté rappelle que « la stigmatisation des gays et des séropos ne fait qu’accroître leur vulnérabilité sociale et nourrir l’épidémie. Cette affaire montre enfin à quel point, 30 ans après, le sida n’est toujours pas une maladie comme les autres.
Et réaffirme la nécessité de voir la sérophobie pleinement intégrée dans le champ pénal. »

Renaud regrette que la sérophobie, manifestée à plusieurs reprises par l’accusé, n’ait pas été retenue, mais reste satisfait du verdict et de l’attitude exemplaire du procureur qui a été très sensible à la cause de l’homophobie.
Il tient à évoquer le soutien sans faille de sa grand-mère maternelle, qui l’a accompagné durant toute cette période et qui se tenait auprès de lui au procès.
Mais un épisode douloureux, évoqué à l’audience, reste cependant gravé dans sa mémoire.
L’évocation de la lettre reçue de sa mère, dans laquelle cette dernière prend la défense de son mari et minimise les faits. « Ma mère m’a abandonné », explique Renaud.

HETERHOMO : cette femme reçoit des pressions énormes, peut-être un harcèlement et des menaces, et sa mère n’arrive pas à la convaincre de quitter ce délinquant.

Prison ferme pour le père d’un homosexuel qui avait menacé son fils

"Soit tu rentres avec moi et tu te fais soigner, soit je te tue" : le père d’un fils homosexuel a été condamné à une peine de prison ferme par le tribunal de Mulhouse - où il était jugé en comparution immédiate - pour violences et menaces à l’encontre de son fils et du petit ami de celui-ci, le 14 juillet dernier. e-llico Mis en ligne le 20/07/2011

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Citations

"Non messieurs, nous ne sommes pas vos inférieurs, ni des ratés de la nature, vos idéologies totalitaires nées à une époque où l’espèce humaine en tribus devait réussir à survivre nous infériorisent, mais vous avez tort : biologiquement, spirituellement, psychologiquement, socialement nous sommes vos égaux". Bertrand Delanoë

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