Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Accompagnées d’articles sur des animaux homosexuel-le-s
D’une manière générale, on peut s’interroger sur la « timidité » des programmes de S.V.T, vis à vis de la sexualité :
Elle n’est traitée qu’à partir de la 5ème ou de la 4ème, alors qu’il est évident qu’un élève de 6ème y est forcément confronté que cela soit par les médias, ses lectures ou son appréhension du monde des adultes.
Des informations précises devraient parvenir aux élèves le plus tôt possible, c’est-à-dire avant que les idées reçues ne prennent
place en eux.
Le fait de pouvoir « dissocier le comportement sexuel et la reproduction » (BO du 30 août 2001) n’est abordé qu’en terminale S, c’est-à-dire bien tard et pour seulement une partie des élèves.
Ce point capital devrait très logiquement être précisé, pour éviter l’amalgame et la confusion entre les points de vue scientifiques et moraux dès que l’on aborde la sexualité humaine.
En 6ème, les textes officiels prévoient que « si les sujets traités mettent en jeu des notions relatives à la reproduction (…) ces notions doivent rester générales à ce niveau » et préconisent « de ne pas recourir à l’explication des phénomènes biologiques tels que la fécondation ».
Il ne semble donc pas possible d’aborder, pour le moment, le thème de l’homosexualité.
En 5ème et 4ème, il est prévu un « cycle central » et les modalités d’introduction de ses différentes parties prévoient une « certaine souplesse » sous la responsabilité du professeur.
Cependant la fécondation, la sexualité humaine et la puberté sont forcément traitées à un moment de ce cycle.
En effet les textes officiels précisent qu’« à l’âge où les élèves entrent en 5ème, ils ont été confrontés à ces questions (entrée dans la puberté, naissance d’un enfant dans l’entourage, images de la télévision et de la publicité, attitudes de proches, dialogues entre jeunes…).
Elles ont donné lieu à une information dans la majorité des familles.
Il est naturel que le collège, tenant compte de cette situation, relaie ces apports ou compense leur carence, d’un point de vue scientifique, dès le cycle central.
L’enseignement proposé est adapté aux intérêts et au niveau des élèves.
Il fournit des bases simples pour comprendre les phénomènes liés à la puberté et à la procréation »
Par ailleurs, le programme, en ce qui concerne la puberté, préconise que « les changements dans la vie relationnelle seront envisagés succinctement »
C’est cependant ici que la sexualité et la puberté ne sont présentées que sous l’angle hétérosexuel.
À propos des manifestations comportementales de la puberté, on ne cite que l’attirance vers l’autre sexe, l’apparition des caractéristiques sexuelles secondaires.
C’est donc bien là qu’il faudrait introduire la notion de normalité d’une attirance sexuelle différente et parler de l’éveil de l’attirance sexuelle en général, sans forcément la restreindre à celle de l’autre sexe.
En 3ème le programme prévoit l’étude du SIDA. Nos propositions ici se bornent à une recommandation faite aux enseignants.
Trop souvent, depuis l’apparition du SIDA, un amalgame a été systématiquement fait entre orientation sexuelle et pratique sexuelle.
La notion de « population à risque » à donc la vie dure et comporte un double danger :
cautionner l’idée que le SIDA est apparu et se développe « à cause » de certaines populations (l’idée que les homosexuels sont les « brebis galeuses » du H.I.V et qu’ils sont tous atteints est encore très répandue),
laisser sous-entendre aux jeunes hétérosexuels qu’ils sont, d’une certaine façon, hors de danger, puisque ne faisant pas partie d’une « population à risque ».
Le professeur de S.V.T, en tant que porte-parole du point de vue scientifique, se doit absolument de rectifier cette idée reçue.
Cette remarque vaut également pour le programme de terminale S, où le SIDA est abordé de manière plus approfondie.
Ainsi, en modifiant très légèrement les programmes de SVT, on coupe court à tout discours prétendant que l’homosexuel-le serait un individu anormal ou malade.
Les S.V.T doivent aussi s’assigner le rôle de définir ce qui est scientifique et ce qui ne l’est pas.
N’oublions pas que ce fut sous des prétextes pseudo scientifiques que furent commises les pires atrocités du siècle dernier.

"Si la première femme créée par Dieu était assez forte pour renverser le monde à elle toute seule, les femmes devraient être capables de le remettre à l’endroit. Et maintenant que les femmes le demandent, les hommes feraient mieux de les laisser faire". Sojourner Truth