Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Communication A.N.T trans.aide@ant-france.eu via online.net
5 janv. (Il y a 11 jours)
Et de nombreuses femmes trans-identitaires s’interrogent à leur tour : les prothèses mammaires qui leur ont été implantées dans les hôpitaux français, les cliniques privées ou à l’étranger, sont-elles de marque PIP ?
La double peine infligée par l’Etat français
Leur angoisse est d’autant plus forte que nombre d’entre elles, confrontées au refus de l’État français de changer leur état civil, ne sont même pas certaines de bénéficier de la moindre information du fait de leur numéro de sécurité sociale en 1, de la même façon que ce numéro 1, déjà vexatoire, les exclut du dépistage gratuit du cancer du sein !
Combien de femmes trans-identitaires concernées ?
Nul ne le sait à ce jour. L’opacité est en effet totale en ce qui concerne les femmes transsexuelles qui ont fait le choix de faire un parcours encadré et médicalisé dans les services hospitaliers français. Pour les autres femmes trans-identitaires, opérées dans le privé ou à l’étranger, on peut se poser les mêmes questions. Nul n’arrive, à ce jour, à avoir la moindre réponse.
Ce silence ne peut plus durer ! L’Association nationale transgenre (ANT) a décidé d’écrire à Monsieur Xavier Bertrand, ministre de la santé, afin de lui demander d’urgence un état des lieux précis, chiffré, national, des femmes transgenres ou transsexuelles qui, dans le cadre d’une transition, auraient été victimes d’une implantation de prothèses PIP.
Les associations de victimes doivent défendre toutes les femmes…
Nous attendons évidemment des associations de victimes des prothèses PIP une
entière solidarité avec les femmes transgenres et transsexuelles.
À ce
jour, aucune d’entre elles n’a abordé la situation de ces catégories de
victimes potentielles.
Nous voulons, pour notre part, que toutes les femmes
soient défendues, sans discrimination d’aucune sorte !
Comme ce n’est
visiblement pas le cas, nous avons décidé de nous emparer à notre tour du
dossier PIP.
Nous avons donc demandé au cabinet Pierrat, qui, depuis des
années conseille et représente l’ANT dans ses démarches juridiques,
d’étudier la possibilité pour l’ANT de se porter éventuellement partie
civile.
Pour leur dignité et leur santé, toutes les femmes doivent être prises en charge
Naïvement, nous imaginions que le ministère de la santé veillait aux
autorisations de mise sur le marché des prothèses mammaires…
Il n’en était rien ! Ouvrant la voie à l’impensable : un scandale sanitaire de
plus !
Tout en laissant le soin à la justice de se prononcer sur les diverses responsabilités, l’ANT constate que c’est la fraude, couplée à un grave dysfonctionnement du système de santé français, qui est à l’origine de ce scandale. Il serait donc intolérable que l’État n’assume pas son rôle de protection sanitaire et sociale pour l’ensemble des assurées.
Toutes les femmes concernées, dont les femmes transsexuelles et transgenres, et quelles que soient leurs motivations (reconstruction face à la maladie ou chirurgie esthétique), sont pareillement victimes des prothèses PIP. Ainsi, elles doivent toutes être intégralement prises en charge et avoir droit, de la même façon, aux examens de santé nécessaires, à une explantation rapide et à de nouvelles prothèses.
Communication A.N.T trans.aide@ant-france.eu via online.net 12 janv.
Le site Internet « Atlantico » vient de mettre en ligne un article de M. Hugues Serraf, l’un de ses éditorialistes qui, sous couvert de compassion pour les victimes masculines des prothèses PIP, tente à cette occasion de nous refiler en contrebande sa camelote sexiste :
http://www.atlantico.fr/decryptage/…
M. Serraf prétend que les « victimes masculines de PIP n’intéressent pas grand monde », contrairement à « l’immense majorité des adeptes du sein gonflé à l’hélium » (qu’en termes élégants, ici, le mépris des femmes s’exprime !). Le polémiste, sur sa lancée, en profite pour dénoncer le sort des « hommes battus par leur femme » (sic) et condamner « la victoire d’un féminisme radical » (resic !).
Le MDFPIP, l’une des deux associations de défense des victimes des prothèses PIP, avait répondu par avance à de tels propos, machistes et diviseurs : « le MDFPIP s’est inscrit dès le début de l’affaire PIP dans une démarche ouverte à toutes personnes portant des prothèses PIP sans distinction d’aucune sorte. »
De son côté, l’Association nationale transgenre, qui exige qu’on n’oublie pas dans ce dossier les femmes transgenres, a, dans un courrier adressé au MDFPIP, précisé : « Tout ce qui divise les porteuses de prothèses PIM favorise les coupables et ceux qui, au ministère de la santé, voudraient ne pas assumer une prise en charge globale. Je me réjouis donc que votre association ait, comme vous nous le précisez, “une démarche ouverte à toutes personnes portant des prothèses PIP sans distinction d’aucune sorte”. C’est exactement la nôtre. J’ajoute que si des hommes avaient été victimes de prothèses testiculaires PIP, par exemple, nous serions tout aussi solidaires, au nom des principes républicains d’égalité face à la maladie et aux bavures médicales. »
Association transgenre et féministe, l’ANT exige que toutes les personnes victimes des prothèses PIP, quelle que soit leur sexe ou leur identité de genre, soient intégralement prises en charge par le système de santé. Les femmes, transgenres ou non, sont pour l’égalité des sexes.
La solidarité nationale ne doit oublier personne !
Stéphanie Nicot

Le tragique du drame de l’identité sexuelle réside dans le fait que notre société soi-disant égalitaire n’accorde aucune place a un comportement ambigu : on est soit complètement femme, soit complètement homme. Si l’on n’entre pas dans l’une ou l’autre des deux catégories, on n’a pas de place. Etre tout bonnement humain-e, mais ça ne suffit pas ! Bien au contraire, ça peut mener un-e être humain-e à un conflit déchirant qui se terminera bien souvent par le suicide.