EN GUISE DE CONCLUSION
Les valeurs nommées sont déjà au coeur de nos interventions.
Nous avons plus de travail à faire sur les enjeux et les stratégies.
On dit dans le milieu des médias qu’une lettre d’opinion ou de protestation en vaut 1 000 et qu’un appel téléphonique en vaut 100.
Alors soyons des « maringouines » : un maringouin c’est fatiguant, tu n’en veux pas mais il est toujours là à te bourdonner dans l’oreille.
Il faut continuer à parler autour de nous, dénoncer, sensibiliser les professeur-e-s intéressé-e-s, devenir des agentes multiplicatrices.
La réforme est là, c’est dommage qu’il n’y ait pas eu de suivi au programme FPS, mais maintenant il faut décider si on embarque ou non.
Nous n’avons pas vraiment le choix car c’est trop important. Nous
pouvons faire une différence.
Si le FPS était encore là, il faudrait se poser les mêmes questions,
sensibiliser les parents, les professeur-e-s, les intervenant-e-s.
Aujourd’hui, l’éducation sexuelle comprend d’autres défis que l’information technique et il faut les relever, il faut se mobiliser, il faut réagir et agir.
ANNEXE - MISE EN CONTEXTE"DES CHANGEMENTS PROPOSÉS EN MATIÈRE D’ÉDUCATION SEXUELLE À L’ÉCOLE.
Afin de mieux comprendre cette partie de la journée, il convient de donner quelques éléments de contexte relatif aux changements proposés en matière d’éducation sexuelle à l’école.
Ces précisions n’ont pas été présentées lors de la journée de réflexion mais elles permettront aux lecteurs et lectrices de ce compte rendu de se familiariser un peu avec le contexte dans lequel s’inscrivent les présentations du panel sur l’éducation sexuelle et les discussions subséquentes.
Le texte qui suit consiste en plusieurs extraits tirés du document : L’éducation à la sexualité dans le contexte de la réforme de l’éducation, MÉQ, 2003
« La réforme de l’éducation entraîne de nombreux changements dans les façons de faire. Par exemple, le programme « Formation personnelle et sociale » disparaît avec la mise en application du nouveau Programme de formation de l’école québécoise. L’orientation retenue vise le développement de compétences diverses, et l’éducation à la sexualité ne relève maintenant plus d’une seule matière ou d’un seul intervenant, mais devient la responsabilité d’un ensemble de partenaires.
La contribution des Services éducatifs complémentaires devient ainsi essentielle.
Ainsi, en vertu du nouveau régime pédagogique, la commission scolaire structure ses services complémentaires en programme auxquels
peuvent contribuer plusieurs types de personnel.
En fait de contenu, les activités des services complémentaires constituent un terreau fertile en vue de l’établissement de liens entre certains
apprentissages effectués en classe et diverses tâches que les élèves doivent accomplir ailleurs, dans un contexte plus près de leurs réalités quotidiennes.
Il s’agit donc d’un moyen privilégié pour favoriser la transversalité des apprentissages et des compétences, recherchée dans le Programme de formation de l’école québécoise.
Les notions relatives à la sexualité peuvent ainsi trouver place dans les domaines d’apprentissage, que ce soit le français, langue d’enseignement moral ou encore la science et technologie, notamment en servant
d’éléments de contextualisation des apprentissages.
Il est donc possible d’exploiter le thème de la sexualité tout en développant certaines compétences disciplinaires ou transversales proposées dans le
Programme de formation.
Par exemple, en français, la réalisation par l’élève d’une recherche sur la façon de prévenir les MTS et le sida peut servir la compétence suivante : exploiter l’information ou encore exploiter les technologies de l’information et de la communication.
En précisant sa position sur le sujet, l’élève apprendra à exercer son jugement critique. »

