Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Il est très positif que les jeunes posent des questions. Celles-ci sont d’ailleurs les mêmes qu’auparavant.
Par exemple, nos mères dans les années 1970 se demandaient si elles étaient obligées de « coucher ».
Mais elles avaient 20 ans et non 12 ans. Leur capacité de jugement était différente. Une jeune fille de 12 ans n’est pas capable de s’affirmer.
Aujourd’hui, les enfants agissent comme des adolescents-es et les adolescent-e-s agissent comme des adultes.
Le problème porte davantage sur le genre de questions posées et l’âge à laquelle elles sont posées.
À titre d’exemple, ce jeune garçon de 13 ans qui demande :
« Est-ce que ça ferait plaisir à ma blonde que je lui mette mon poing dans le vagin ? ».
Le fait que des jeunes filles se filment en train de se masturber n’est pas nouveau non plus.
Seule la technologie a changé. Ces dernières pensent, comme la plupart des filles depuis longtemps, qu’elles gagneront les hommes avec leur corps.
Le patriarcat est toujours présent et est exacerbé dans la sexualité.
Ce contexte nuit aussi aux hommes qui sont pris avec le culte de l’érection et du Viagra.
L’arrogance sexuelle des filles nous montre qu’elles ont intégré leur pouvoir sexuel face aux garçons.
Elles s’habillent de façon provocante, elles savent qu’elles peuvent déstabiliser les gars et les faire tripper.
Les médias les incitent à se faire remarquer, à être sexy.
Les femmes ont intégré le message à savoir qu’elles ont du pouvoir par leur corps principalement.
Les questions des jeunes nous incitent au dialogue ouvert, autant des intervenants que des parents.
De dire simplement que « c’est son choix » est un aveu d’impuissance.
Penser que la séduction est le seul pouvoir, est aussi un aveu d’impuissance.
Le rôle des parents est certes d’établir des limites mais surtout d’affirmer leurs valeurs, ce qui ouvre davantage la porte au dialogue.
Certains parents ont peur de « brimer » l’enfant, mais éduquer implique aussi d’imposer certaines restrictions.
Le problème n’est pas tant de trouver les mots que d’avoir la capacité affective d’en parler.
Par peur de ne pas être aimés de leurs enfants, les parents veulent être des amis ce qui mène parfois à des situations aberrantes : par exemple, des filles doivent consoler leur mère en peine d’amour, une mère permet à son garçon de 14 ans et sa blonde de 13 ans de coucher ensemble à la maison, et elle leur donne sa chambre.
Que leur restera-t-il à transgresser plus tard en approchant de l’âge adulte ?
Les parents se sentent souvent dépassés par le courant de l’hypersexualisation des jeunes filles.
Les jeunes filles s’habillent sexy parce que « toutes les filles le font et les gars aiment ça ! ».
Les jeunes hommes aussi devraient être sensibilisés aux pressions qu’ils subissent au moyen d’éducation populaire.
L’influence des médias par contre n’est pas facile à contrecarrer ainsi que l’importance des amis comparativement à celles des parents chez les adolescents.
Le fait que les parents se fassent dire par leurs enfants qu’ils ne sont pas cools demande un changement d’approche.
Depuis cinq ans, certaines intervenant-e-s ont changé leur façon de faire en matière d’éducation sexuelle.
Certaines travaillent davantage les enjeux moraux et sociaux, elles se positionnent comme femmes, comme sexologues.
Les valeurs doivent être au cœur des interventions.
Elles n’abordent pas seulement la contraception, mais le désir et le plaisir aussi.
Les filles subissent davantage de pression et les impacts de celle-ci sont aussi plus présents chez les filles.
Les vêtements des garçons par exemple ne sont pas érotiques, ce sont les filles qui doivent gérer cette érotisation de leur habillement.
Lors d’une conférence en Europe, madame Duquet a pu constater que le
monde entier s’inquiète de l’érotisation des vêtements des filles.
Les jeunes sont bombardés de messages, c’est à nous de les aider à y faire face.
Les filles qui s’habillent sexy ne sont pas les plus respectées, appréciées, ni aimées.
Les gars entre eux les traitent de salopes, même s’ils sont attirés par elles.
Il y a des contradictions dans les messages sociaux, car on assiste à une hypersexualisation de la mode chez les femmes et en même temps il y a un grand déni du corps des femmes.
Les menstruations par exemple sont considérées comme étant une maladie, une nuisance inutile ou un mal de civilisation et il existe maintenant des médicaments commercialisés spécifiquement pour en diminuer le nombre ou les faire tout simplement disparaître.
Il faut se mettre ensemble pour contrer le double discours : la santé publique a un mandat d’efficacité et nous avons un mandat d’éducation.
Il faudrait joindre les deux et agir en tenant compte de la médicalisation de la sexualité.
Après le Viagra pour homme, voici maintenant le PT141, un vaporisateur
nasal pour femmes qui agit sur l’hypothalamus pour éveiller le désir.
Tout pour faire l’amour comme des robots et perdre notre identité, notre humanité.
L’intimité sexuelle est de plus en plus exposée.
Dans les discothèques sans alcool pour les mineurs-es par exemple, il y a des danses à trois, des attouchements, les filles s’embrassent pour plaire aux gars, il y a des activités sexuelles en groupe par la suite.
Une relation à deux doit être bien banale après ça !
Malgré les apparences, les hommes n’embarquent pas tous dans ce petit jeu sexy.
Un homme de 40 ans, par exemple, s’est offusqué de voir des jeunes filles de 16-19 ans tentant de le séduire.
« Pour qui me prennent-elles ? », s’est-il dit. Et ce jeune homme de 17 ans qui remarque que : « Les hommes pudiques, les romantiques ou ceux qui ne désirent pas seulement avoir des relations sexuelles ne sont pas entendus,
les machos parlent plus fort que nous ».
Les femmes de 40-50 ans qui se séparent après plusieurs années de mariage se retrouvent sur le marché sexuel à côté des jeunes. Elles se considèrent out et se demandent quoi faire.
Elles sont aussi préoccupées de la « performance » que les adolescents-es.
Les femmes se demandent davantage si elles sont désirables, alors qu’elles devraient se demander si elles sont désirantes, si, elles, elles ont du désir.
L’excitation sexuelle et le désir ne sont pas la même chose. Le corps réagit face à la pornographie : elle provoque des fantasmes ou du dégoût. Mais dans la vraie vie, il faut tenir compte de l’autre, de l’aspect relationnel de la relation sexuelle.
La société valorise les sensations fortes et l’extrême.
Comment parler d’amour et de sensualité de façon sexy, tout en étant « in » ? Il faut des images fortes et concrètes. Parler de ce qu’est le respect par
exemple, qui n’est certainement pas de raconter à tout le monde que tu as fait une pipe.
Est-il possible de bloquer sept millions de sites Internet ? L’impact du cybersexe semble quasiment incontournable : il banalise la sexualité et enlève tout le sacré que certaines personnes accordent à des relations entre deux personnes.
Il faut préserver l’enfance, l’adolescence, développer l’esprit critique.
Il faut organiser une riposte percutante pour contrer le cybersexe, une coalition d’éducation populaire.
Il faut également s’occuper d’autres problèmes, telles que les filles qui acceptent le viol collectif pour faire partie d’un gang où même des groupes de filles qui encouragent ces viols.
Ou encore dénoncer la violence de pratiques telles le fist fucking.
Nous pourrions proposer un libellé portant sur le cybersexe et l’éducation sexuelle au comité qui travaille actuellement à l’élaboration d’une Charte mondiale des femmes.
Il y a eu libération sexuelle, sans libération culturelle. Le parti politique Option citoyenne pourrait aider les femmes à s’exprimer sur la libération culturelle de la sexualité.
Présentation de madame Francine Duquet Professeure, Département de sexologie de l’UQÀM
Entre 2000 et 2004, il y a eu l’arrivée d’un nouveau programme de formation de l’école québécoise, réalisé par le ministère de l’Éducation (MÉQ) et axé sur le développement des compétences.
Le document L’éducation à la sexualité dans le contexte de la réforme de l’éducation s’inscrit dans cette démarche.
Il y a toujours eu des résistances concernant l’éducation sexuelle à l’école et le malaise des divers-e-s intervenant-e-s impliqué-e- s en faisait partie.
Mais il y a toujours eu également des adultes qui ont accepté de dépasser ce malaise pour offrir aux jeunes une éducation sexuelle de qualité.
Il y a une vingtaine d’années, on diffusait principalement des connaissances sur la sexualité, puis il y a eu une période intensément orientée sur la prévention des MTS et du SIDA ; maintenant, il faut une approche plus globale,
et systémique.
Certaines de nos façons de faire doivent changer, car la société a changé Les enfants et les jeunes sont confrontés quotidiennement à un éventail de messages, de conduites et de modèles, souvent confus et contradictoires ; l’éducation à la sexualité doit les aider à développer leur jugement, leur
esprit critique et leur capacité de discernement.
L’école a pour mission d’instruire, de socialiser et de qualifier les élèves. La réforme permet d’insérer l’éducation sexuelle dans le domaine des compétences transversales qui, elles, se trouvent intégrées aux
différentes matières.
Ainsi, les notions relatives à la sexualité pourront être insérées dans les domaines d’apprentissage, par exemple le français, l’enseignement moral, les sciences et technologies, les arts plastiques, etc.
Et l’élève demeure au centre des apprentissages.
Tous les adultes présents dans l’entourage de l’enfant et de l’adolescent-e contribuent, de façon formelle ou non, à l’éducation sexuelle des jeunes : les parents, le personnel enseignant, les professionnels et professionnelles, le personnel de soutien, le conseil d’établissement et la direction, la commission scolaire et la communauté.
Les élèves eux-mêmes et entre eux, qui sont les premiers concernés constituent également des acteurs et actrices de leur éducation sexuelle.
Une intervention concertée auprès des élèves est, on ne peut plus, pertinente.
Ainsi, le document L’éducation à la sexualité dans le contexte de la réforme de l’éducation propose des exemples d’activités, de projets et de situations d’apprentissage qui vont dans ce sens et ce, pour tous les niveaux scolaires.
Par exemple, la thématique « Rôles et stéréotypes sexuels » pourra être abordée dès l’âge de cinq ans et reprise jusqu’à la fin du secondaire ; mais l’approche, les éléments de contenu et le degré d’approfondissement évolueront avec la maturation des élèves.
Voici, en somme, quelques défis pour les professionnels et les professionnelles impliqué-e-s dans la mise en oeuvre de cette démarche d’éducation sexuelle :
inscrire l’éducation sexuelle dans une démarche et non seulement à l’occasion de situations d’urgence ;
aller au-delà du cognitif ;
examiner sa propre conception de la sexualité ;
privilégier la qualité à la quantité de l’information ;
se souvenir que la sexualité est un facteur d’épanouissement, de développement et non un problème à résoudre ;
répondre à la quête de sens des enfants et des adolescent-e-s par rapport à la sexualité ;
impliquer les parents dans la démarche ;
assurer un certain leadership et instaurer les meilleures conditions possibles pour la mise en oeuvre de cette démarche d’éducation sexuelle.
Les transformations sociales importantes des dernières décennies, l’omniprésence des médias et le développement très rapide du cybersexe, entre autres, ont influencé le type de préoccupations des enfants et des jeunes.
Ces dernier-e-s ont besoin de réponses de la part d’adultes motivés, ayant des convictions éprouvées et conscients du bien-fondé d’une démarche d’éducation à la sexualité.
Fondé il y a 30 ans, S.O.S. Grossesse a pour mission de venir en aide à toute personne directement ou indirectement concernée par la grossesse, qu’elle soit planifiée ou non, la contraception et la sexualité.
Les services offerts sont l’écoute téléphonique, l’entrevue de relation d’aide et le test de grossesse.
La confidentialité et la neutralité sont à la base de nos interventions.
S.O.S. Grossesse s’est également donné comme mandat de faire la promotion auprès des jeunes d’une sexualité saine, positive et responsable.
Chaque année les intervenantes de l’organisme offrent plusieurs
ateliers et conférences dans les écoles secondaires, maisons des jeunes et autres organismes communautaires.
Ce service permet aux jeunes d’apprendre, de s’exprimer et de poser des questions qu’ils n’ont pas souvent la chance de poser au sujet de la sexualité, la contraception, les relations amoureuses, etc.
Les objectifs de ces interventions sont de :
faire la promotion d’une sexualité saine, positive et responsable en abordant des questions relatives à la grossesse à l’adolescence, à la sexualité et à la contraception ;
favoriser la communication entre les garçons et les filles en ce qui a trait aux relations amoureuses, à la sexualité, la contraception, etc. ;
traiter de la sexualité au plan de la contraception mais également en ce qui a trait aux émotions, au plaisir et à l’amour ;
aborder la sexualité avec simplicité et respect afin de favoriser le développement d’une bonne estime de soi, des habiletés à la communication et à la résolution de problèmes.
L’équipe de S.O.S. Grossesse croit en l’importance de travailler de concert avec les partenaires du milieu afin de faire de l’éducation sexuelle tout en renouvelant les messages de prévention.
À cet effet, depuis 2001, S.O.S. Grossesse est très actif au sein d’un comité formé de représentants des maisons des jeunes, des organismes jeunesse et de la Direction régionale de santé publique de la Capitale nationale, visant à offrir un soutien aux intervenants-e-s jeunesse au plan de leurs interventions en lien avec le domaine des relations amoureuses et de la sexualité.
De plus, depuis l’automne 2000, S.O.S. Grossesse et MIELS-Québec (Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le sida) se sont associés afin de mener à bien un projet d’accessibilité du préservatif masculin ainsi que des activités de prévention dans les maisons des jeunes et organismes jeunesse de la grande région de Québec.
L’objectif général de ce projet est de prévenir les grossesses non planifiées
ainsi que les IST-VIH auprès des jeunes et ce, de façon simultanée.
Thèmes abordés lors des ateliers de promotion/prévention :
les relations amoureuses à l’adolescence ;
la première relation sexuelle ;
l’orientation sexuelle ;
les pressions et les normes sociales ;
l’examen gynécologique (obstacle fréquent à la consultation médicale de l’adolescente) ;
le cycle menstruel, la période de fertilité, l’ovulation, la durée de vie des spermatozoïdes ;
la contraception : la pilule, le condom, les méthodes d’urgence, les nouvelles méthodes, l’ensemble des autres méthodes contraceptives, les méthodes inefficaces ;
les ITS et le VIH ;
le test de grossesse ;
le choix à faire face à une grossesse non planifiée ;
la paternité : les responsabilités et les droits du garçon qui devient père ;
la réalité d’une grossesse à l’adolescence : le vécu, les ressources disponibles ;
l’interruption volontaire de grossesse : le vécu, le déroulement, le vécu post-IVG ;
l’adoption : les nouvelles réalités.
Les rencontres se déroulent sous forme d’exposés, mais aussi de mises en situation, de réflexions en petits groupes, d’échanges, de discussions et d’exercices pratiques.
L’équipe de S.O.S. Grossesse s’adapte à chaque groupe de jeunes, à chaque école, à chaque milieu.
Aussi, par l’entremise des enseignant-e-s, les élèves ont la plupart du temps l’occasion de faire parvenir leurs questions avant les rencontres et ce, en toute confidentialité.
Enfin, une fiche d’évaluation est distribuée à tous les élèves à la
fin de chaque atelier.
Les résultats sont compilés et les commentaires sont pris en compte afin d’améliorer le contenu des présentations et de répondre le mieux possible aux attentes des jeunes.
Les interventions de S.O.S. Grossesse visent principalement à transmettre aux jeunes" :
une image réaliste et positive de l’amour et de la sexualité ;
une information juste, neutre et actuelle, pour qu’ils-elles soient non seulement en mesure de se protéger (grossesse, ITS, VIH) mais aussi de faire leurs propres choix ;
le respect de soi-même et des autres ;
une expérience positive avec l’équipe de S.O.S. Grossesse, pour que l’organisme devienne une ressource à laquelle ils pourront se référer en cas de besoin.
L"’équipe de S.O.S. Grossesse aborde aussi entre autres" :
le fait que ce que les jeunes vivent est normal, et que les questions qu’ils se posent sont importantes et légitimes ;
l’idée que l’on puisse avoir un « jardin secret », qu’il est normal de ne pas se sentir à l’aise de parler de sexualité avec nos parents ou avec d’autres certaines personnes de notre entourage.
Qui fait appel à S.O.S. Grossesse ?
S.O.S. Grossesse est souvent interpellé par des enseignant-e-s, en complément de ce qui se fait déjà dans le cadre de leur planification.
Ce sont, la plupart du temps, les enseignant-ess les plus intéressé-e-s
par la prévention et la sexualité.
Différentes demandes proviennent également de la part des maisons des
jeunes, organismes jeunesse, centres d’éducation aux adultes et autres types de milieux.
Pourquoi fait-on appel aux intervenantes de S.O.S. Grossesse ?
Le service d’écoute téléphonique offert 7 jours sur 7 permet à notre équipe d’être au fait de ce qui préoccupe la population.
Ensuite, la contraception, le choix à faire face à une grossesse non planifiée,
l’interruption volontaire de grossesse, etc., ne représentent pas nécessairement des sujets faciles à aborder.
Le domaine médical évolue rapidement, plusieurs nouveautés en contraception font chaque année leur apparition, et l’avortement demeure toujours un sujet délicat.
Les ateliers offerts par S.O.S. Grossesse visent à offrir les informations les plus récentes possibles et ce, avec la plus grande neutralité possible.
Y a t-il des changements au niveau préoccupations exprimées par les jeunes ?
Au fil des ans, l’équipe de S.O.S. Grossesse remarque davantage de questions axées sur les pratiques sexuelles :
« est-ce bon pour la santé d’avaler du sperme ? » ;
« est-ce risqué d’avoir des relations sexuelles en groupe ? »
« est-ce correct d’avoir des relations sexuelles avec des adultes ? »
Les jeunes se posent énormément de questions, mais est-ce là une raison de croire que ces pratiques font partie de leur quotidien ?
Il est néanmoins permis de croire que certaines pratiques semblent de plus en plus fréquentes.
Parallèlement, les intervenantes de S.O.S. Grossesse reçoivent davantage de questions sur la pilule qui « arrête les règles », la prise de pilule en continu, la pilule « qui fait maigrir » ou qui contrôle l’acné, la pilule « qui fait grossir les seins », etc.
Est-ce là le reflet de l’hyper médicalisation du cycle menstruel ? Il est
devenu pertinent de se questionner…
En conclusion…
La curiosité des jeunes est normale et légitime, surtout avec tout ce à quoi la population est exposée aujourd’hui.
Même si nous savons que ce que l’on voit à la télévision et sur le net ne correspond pas à la réalité, il n’est pas toujours évident, à tous les jours, de se sentir « in » ou même adéquat.
Pouvons-nous avoir l’impression d’être trop « ordinaire » ?
Si en tant qu’adulte nous en arrivons parfois à nous questionner, il est facile d’imaginer que les jeunes se questionnent tout comme nous, et bien plus encore…

"Drames personnels, rejet familial, scolaire ou professionnel, blessures intimes, désespoir : l’homophobie est une violence sociale encore méconnue qui continue à briser des vies" Bertrand Delanoë