Bien des idées similaires sont véhiculées par des radios comme RTL (les grosses têtes), Europe 1… Elles sont détenues par de très riches conservateurs et soutiennent le pouvoir en place, elles utilisent des VIP, des Has been, des bien-pensants, chargés de manipuler l’opinion, ainsi :
Hervé Vilard qui juge « sordide » l’adoption d’un enfant par un couple homosexuel… et il n’est pas le seul, mais aussi Karl Lagerfeld, Carherine Lara, Dave, Laurent Ruquier
Voyez l’article de Yagg : http://pdnews.yagg.com/2011/01/02/s…
http://actualite.des-gays.fr/people…
Ces personnalités ne représentent que leur classe d’âge, c’est-à-dire l’esprit des années 50, elles se sont fossilisées et sont condamnées par l’histoire, (en 2009, 57 % des Français ce sont prononcés pour l’adoption et si on avait détaillé par tranche d’âge, on aurait obtenu 70 % chez les jeunes et 40 % chez les vieux comme eux)
Elles en sont encore à l’époque du droit à la différence dans l’amour de l’originalité !
En fait, il faut lire dans leur déclarations, et c’est vrai aussi pour Pierre Palmade et tant d’autres, une difficulté à vivre l’homosexualité comme une norme, mais au contraire vouloir à tout prix la vivre dans une marginalité
Mais aujourd’hui, les jeunes font leur coming-out beaucoup plus tôt, ils ont leurs premières relations amoureuses beaucoup plus tôt, et ils rêvent d’être papas ou mamans beaucoup plus tôt et en bien plus grand nombre.
Et aussi bien les papas que les mamans, car aujourd’hui, les papas savent élever les enfants tous seuls, autant que les mamans.
Réveillez-vous Karl, il y a des baby-sitters. Et puis les grands parents qui vivent de plus en plus longtemps sont heureux de pouponner
Réveillez-vous Catherine, il y a des nourrices. Et puis les grands oncles et grandes tantes aussi.
Quant à vous Laurent, vous ne désirez pas d’enfants et c’est votre droit, mais devant le nombre impressionnant de jeunes qui en veulent, vous êtes gênés car vous paraissez égoïste ! On vous a bien compris vous savez.
Mais n’en privez pas les autres !
"Les enfants d’homos seront malheureux" car discriminés, vous aussi M Vilard, vous faites le coup à la « communauté » des homos anonymes !
Mais réfléchissez Hervé, les homoparents vont avoir l’honneur d’expliquer aux instits, aux autres parents d’élèves, aux petits copains de leurs enfants…. ce qu’est l’amour entre des personnes de même sexe.
Et leurs enfants vont répéter, ainsi ils vont se faire comprendre et aimer, et la société en sera plus ouverte et plus intelligente.
Ce fut le même cas pour les enfants de divorcés, les enfants de fille-mère, les enfants de prostituées, les enfants noirs aux USA, les enfants de couples mixtes, quand vous étiez jeunes.
Les enfants d’homos sont vaccinés dès leur plus jeune âge contre l’homophobie et la bêtise, et ça c’est formidable.
Il n’y en aura jamais assez, il ne faudrait jamais priver un enfant de 2 papas ou de 2 mamans, (lol !), car ainsi on les préserve de la connerie.
Si ces radios-fric faisaient un vrai boulot de professionnels de l’information, si elles étaient honnêtes intellectuellement, elles intervieweraient ces nouvelles familles qui font la France et le Monde de demain.
Au lieu de cela, elles font dans la facilité, le sensationnel, le people, elles s’adressent à des nombrilistes qui ne peuvent pas se projeter dans le futur, car leur futur est derrière eux.
On ne travaille pas pour soi mais pour une égalité réelle des droits, il faudrait les remettre dans leurs souvenirs et ne pas leur demander ce à quoi ils ne sont pas préparés.
Ne pas en faire des penseurs ni des psychologues et encore moins des pseudos chef de file de la pensée actuelle, ça peut être dangereux !!!
Être homo ne signifie pas être un expert sur la question de l’adoption et de l’homoparentalité.
Tout comme être hétéro ne rend pas expert sur la question d’être parent.
Aujourd’hui, il suffit d’être un tant soit peu connu pour se voir demander, face aux médias, son avis sur la politique, le sport, la philosophie, l’évolution de la société, la littérature, …
Ce n’est pas un mal en soi. Ce qui l’est, c’est de prendre les avis des gens célèbres comme référence.
N’importe qui peut dire les conneries qu’il veut de son côté, tant que le mot de la fin est donné aux personnes les plus à même de répondre, et ces radios-là ne le font évidemment pas souvent.
Dans le discours des personnes qui s’opposent à l’adoption par les homosexuels, il y a toujours un « Je ne peux pas imaginer » qui vient se glisser.
C’est, par exemple, ce qu’avait répondu Nicolas Sarkozy pendant sa campagne à un gay qui lui posait la question de l’adoption sur un plateau de télé.
Par manque d’imagination donc, une tranche de la population est privée de ses droits au moins encore pour la durée d’un mandat présidentiel, sans qu’il n’y ait vraiment de débat, sans analyse pertinente (qu’elle soit pour ou contre), sans remise en question des modèles familiaux actuels imposés.
Ces discours-là qui ne sont pas haineux, tiennent de la soumission au modèle unique (« Je n’imagine pas… ») et de la peur de la stigmatisation (« Les enfants se moqueront de lui… »)
Hervé, vous avez raconté dans vos mémoires comment vous avez été adopté vers 15 ans par l’ancien secrétaire de Jean Moulin, qui lui-même dans un livre récent revendique son homosexualité, vous sauvant de la prostitution.
Adoption dont vous ne vous êtes jamais plaint, et dont vous avez beaucoup à vous féliciter, puisqu’elle a permis votre formation et votre carrière.
Alors ? Vous fermez la porte derrière vous afin d’être le seul à en bénéficier ?
On ne peut pas adopter un enfant dont on est le père biologique. Elton John n’a adopté personne.
Être homosexuel ne veut pas dire être stérile.
Mais au fait, est-ce que l’adoption d’un petit, qui va se découvrir homo, dans une famille hétéro homophobe est quelque chose qui devrait être permis ?
Ne devrait-on pas faire une enquête sur l’homophobie des personnes candidates à l’adoption, au cas où… (principe de précaution).
Il y a des enfants qui souffrent automatiquement de parents hétérosexuels.
L’orientation sexuelle n’est pas pertinente pour déterminer si on est un bon parent ou pas…
Leurs arguments, leurs propos et positions, sont repris en boucle par les plus homophobes, et c’est bien ce que cherchent ces radios, ces médias en général, s’en rendent-ils compte ?
Ces personnages publics qui affirment haut et fort qu’il n’est « pas bien » de vouloir le droit au mariage et à l’adoption ou PMA, ne se rendent pas compte de l’impact de leurs paroles : c’est simplement du mépris pour les homos anonymes !
De quel droit ces privilégiés de notre société osent limiter les droits des autres ?
Savent-ils qu’ils peuvent vivre ouvertement leur homosexualité parce que beaucoup d’autres se sont battus avant eux pour obtenir un minimum de droits et de dignité ?
Ce sont certaines personnes qui éduquent leurs enfants avec des idées homophobe qui sont nuisibles aux enfants
Des hommes aujourd’hui ont autant de maternité que la femme, et des femmes autant de paternité que l’homme ?
Si non que dire de l’homme qui reste à la maison pendant que la femme travaille par exemple.
Le discours réactionnaire (prendre ce mot comme une description, pas un jugement de valeur), ne peut pas imaginer que quelque chose de positif puisse émerger du changement. Par manque de confiance dans la plasticité humaine, par étroitesse d’esprit, par peur du changement, par peur tout court, par nostalgies des grands ordres du passé, etc.
La vie des homo est en recherche de normalisation. Les générations qui arrivent n’ont pas du tout les mêmes combats à mener, pour la visibilité, le droit à n’être pas comme tout le monde, que les anciennes.
C’est le droit d’être comme tout le monde, qu’on revendique.
Il est centré sur le coming out à la famille alors qu’on est encore au lycée, voire au collège, les enfants, le mariage.
L’image de l’homosexualité a changé.
La volonté de réintégrer la norme, c’est l’image, difficile à encaisser, sans doute, pour certains gays, du combat pour les droits aujourd’hui.
On peut le regretter – comme on regretterait par exemple tout embourgeoisement, toujours créateur de nouvelles marges, de nouvelles raisons d’exclure ce qui n’est pas intégré aux normes « nouvelles » (si peu nouvelles dans le cas du mariage ou du droit à l’adoption).
On peut s’en réjouir – finalement, c’est le droit à l’indifférence qui l’emporte : il y a toujours moins d’individus à désir révolutionnaire que d’individus à désir de normalisation, les premiers servant de pilotes aux seconds quand la société est trop fermée, les seconds écrasant les premiers une fois un espace plus respirable ouvert, de façon à consolider cet espace, le rendre acceptable.
Lorsque des enfants issus de la différence sont blâmés pour ce qu’ils sont, les parents de ces derniers peuvent les rassurer…les consoler, ce que des parents hétéros vis à vis des enfants homos font très rarement : pour la plupart, ils n’ont même pas conscience de l’homosexualité de leur enfant…ou le taisent.
Les parents homos eux sont pour la plupart conscients des différences et des discriminations : ils peuvent répondre et rassurer leurs enfants hétéros comme homos.

