Écrit par Isabelle Germain - 17 Août 2011
Ce mercredi, Rachid Nekkaz, qui a créé un fonds d’un million d’euros pour payer les amendes dressées aux femmes portant le niqab, a commencé sa tournée à Bruxelles.
Rachid Nekkaz, s’est rendu à Bruxelles ce mercredi 17 août à 11h30 pour, écrit-il sur son blog « Touche pas à ma constitution », « payer la première amende de 50 € infligée à une mineure de 17 ans. »
Cet homme d’affaires français qui a fait fortune grâce à Internet au début des années 2000, avait annoncé il y a un an avoir créé un « fonds de défense de la laïcité et de la liberté » doté d’un million d’euros et promis à toute femme condamnée de payer lui-même l’amende.
Après Bruxelles, Rachid Nekkaz sortira son chéquier à Roubaix (France) pour payer une amende de 75 euros.
Ce qui le chiffonne ? « Demain, qu’est-ce qui va empêcher un Parlement de voter des lois pour interdire les mini-jupes ou pour interdire les tatouages ou les piercings ? On ne sait jamais où peuvent s’arrêter ce genre de dérive… » dit-il au micro de la télévision belge RTBF.
Argument classique qui consiste à mettre sur le même plan des tenues vestimentaires qui ne portent pas les mêmes symboles.
Le voile intégral étant, outre un signe religieux, un symbole de domination masculine.
Mais foin de subtilité. Notre Robin des bois envisage même de porter plainte auprès de la CEDH, contre les Etats belge et français pour violation des libertés fondamentales.
Ne s’interdisant aucune candeur, l’homme se dit fermement « pour une loi qui condamne sévèrement les maris qui obligent leurs femmes à porter le niqab et qui les séquestrent chez elles » sans dire comment pourrait se mettre en place une telle condamnation.
En attendant, il offre généreusement une enveloppe d’un million d’euros aux femmes privées de la liberté de choisir leur prison de tissu… ce qui laisse sans doute de la marge compte tenu du nombre de femmes portant le voile intégral en France et en Belgique…
Que ne propose-t-il son soutien aux associations de lutte contre les violences faites aux femmes ?

