Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtue par Jeanne Lefort 15 avril 2011,
Certaines sont militantes, queer, d’autres passent dans des émissions de télé-réalité…
Il y a de multiples façon de faire du rap. Passage en revue des différents styles des rappeuses lesbiennes.

Homophobe, sexiste, ultra masculin…
La réputation du milieu du rap pourrait faire peur à plus d’une lesbienne.
Et pourtant, certaines n’hésitent pas à investir ce style musical et c’est tant mieux : il n’y a pas de raison de ne laisser le rap qu’aux hétéros.
Mais il y a plusieurs façons de faire du hip-hop : militante, macho, queer…
petit passage en revue (non exhaustif) des différents styles investis par ces rappeuses saphiques.
Imma Homo, c’est la nouveauté du moment, qui fait parler sur les blogs et les sites communautaires.
Rainbow Noises (un nom qui veut tout dire), un nouveau label musical créé par des lesbiennes, a récemment sorti cette vidéo où le collectif annonce fièrement la couleur : « Je suis homo » !
JenRo : la macho
Pour son premier clip, JenRo a décidé de montrer qui était la boss. Et n’hésite pas à reproduire au passage les pires clichés du rap US, avec grosses chaînes en or et filles (très) peu vêtues.
God-Des and She : les sexplicites
Les God-Des and She n’hésitent pas à parler sexe, et c’est tant mieux ! Leur dernier clip ? Le titre est plutôt explicite : Love Machine. Elles s’étaient auparavant fait remarquer avec Lick it où elles expliquaient… comment faire un cunnilingus.
Invicible : La politisée
Avec Invicible, ça ne rigole pas. Le son est old-school, le ton engagé. Basée à Détroit, cette rappeuse, souvent comparée à Eminem, compte bien utiliser la musique pour faire passer un message.
Elle a fondé son propre label Emergence, et a réalisé le court métrage documentaire The Revival, consacré aux femmes dans le hip-hop.
Née en Israël, elle soutient la cause palestinienne.
Et quand MTV, qui a accepté son clip Ropes, lui indique qu’ils ne peuvent pas le diffuser à cause de la thématique du suicide qu’ils trouvent « problématique », la jeune femme s’offusque (dans la seconde vidéo) : « Pour moi, ce qui est problématique, c’est que personne ne veux parler de ce sujet ».
Lady Sovereign : La star de télé-réalité
A 25 ans, Lady Sovereign a un caractère bien trempé et un univers pop et coloré. La jeune rappeuse britannique a été projetée sur le devant de la scène suite à sa participation au Celebrity Big Brother de son pays.
Elle a depuis fait son coming out en couverture du magazine anglais Diva.
Scream Club : les Berlinoises queer
Les deux Américaines Cindy Wonderful and Sarah Adorable, qui se sont rencontrées en 2002 à Olympia, la mecque des riot grrrls, ont depuis immigré à Berlin, la capitale des lesbiennes underground, à la scène musicale extrêmement créative.
Clips DIY (do it yourself), son électro mélangé à un phrasé hip-hop, la musique des Scream Club dépote.

« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours » Benoîte Groult