Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2011/12/09/thorbjorn-jagland-secretaire-general-du-conseil-de-leurope-%c2%ables-droits-de-l%e2%80%99homme-valent-pour-tous-ou-pour-personne%c2%bb/
« L’homosexualité a été dépénalisée dans toute l’Europe, mais les préjugés et l’hypocrisie à l’égard des personnes LGBT ont toujours cours en Europe, a déclaré dans un communiqué le Secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, à la veille de la Journée internationale des droits de l’Homme.
Récemment, des lois discriminatoires ont été proposées et même adoptées dans des pays comme la Lituanie et l’Ukraine ou encore dans certaines régions de la Fédération de Russie.
C’est une violation des droits de l’Homme fondamentaux et un coup dur pour les progrès réalisés dans la protection et la défense de la dignité humaine. »
« Les gouvernements européens, ainsi que les leaders politiques et moraux, savent que la Convention européenne des droits de l’Homme bannit toute persécution fondée sur l’identité sexuelle, rappelle-t-il.
Il ne faut jamais l’oublier ; c’est le message que je souhaite délivrer cette année à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme : les droits de l’Homme valent pour tous ou pour personne. »
Recommandations du Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l’Europe
concernant les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
Un texte qui mérite une lecture tout à la fois attentive et critique.
Les recommandations pointent sans ambiguité un certain nombre de
dispositions et de pratiques en vigueur en France et dans de nombreux
autres Etats membres comme des atteintes aux droits humains fondamentaux
des personnes LGBT.
Une possible base de travail pour une plateforme de revendications.
Sur quels points ces recommandations vont-elles plus loin que nos revendications (l’occasion de se remettre en question) ?
Sur quels points sont-elles en recul sur nos revendications ?
Quelles sont les ambiguités ?
Quels sont les points qui ne sont pas traités ?
Et ne pas oublier que les discriminations et violences spécifiques
auxquelles sont exposées les personnes intersexué.e.s (les
recommandations parlent d’ailleurs de personnes LGBT et non LGBTI) et
bisexuel-le-s ne sont pas du tout prises en compte.

