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Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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République Tchèque

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« Il n’y a pas de quoi être fier de la gay pride », affirme le président tchèque

Par Jordan Grevet 08 août 2011

Dans un communiqué publié sur internet, le président tchèque Václav Klaus soutient les déclarations de son bras droit, qui condamnait la semaine dernière la tenue d’une gay pride à Prague et déclarait que les homosexuels étaient des « citoyens déviants ».

La polémique enfle en République tchèque. Quelques jours après qu’un proche conseiller du président tchèque a condamné la tenue de la première gay pride de Prague et qualifié les homosexuels de « citoyens déviants », Václav Klaus en personne s’est exprimé sur le sujet, soutenant les propos de son bras droit.

Sommé de clarifier les déclarations de Petr Hájek, le président tchèque a publié un communiqué sur son site internet, écrivant : « Bien que les déclarations de Petr Hájek n’étaient pas les miennes et que j’aurais peut-être utilisé des mots différents, je ne vois pas non plus quelle fierté il peut y avoir à organiser une gay pride ». Václav Klaus a également soutenu son conseiller sur l’usage du mot « déviant », affirmant qu’il s’agissait d’un terme « neutre » et qu’il n’était, par conséquent, pas péjoratif.

« Tolérer la gay pride est une chose, la soutenir en est une autre »

Tout comme son conseiller avant lui, Václav Klaus a ensuite directement pris pour cible le maire de Prague Bohuslav Svoboda, qui a soutenu l’organisation de la gay pride.
« C’est une chose de tolérer un tel événement, mais c’en est une autre d’y accorder son soutien, en particulier lorsque ce soutien vient d’une institution publique », a-t-il affirmé.
« L’homosexualité est un phénomène relativement restreint et si elle mérite qu’on la considère, on ne doit pas pour autant en faire l’apologie », a conclu le président tchèque.

En République Tchèque les sans-papiers gays sont testés au porno

Têtu par Pascal Parvis 08 décembre 2010

Une agence européenne s’est inquiétée des méthodes tchèques pour dénicher de faux demandeurs d’asile gays : tester la réaction de leur pénis à la projection de films hétéros…

Les Tchèques ont appelé le processus « test de phallométrie ».

Il s’agit de mesurer l’arrivée de sang dans le pénis durant la projection de films pornographiques hétéros.
Et si des demandeurs d’asile homosexuels éprouvent une réaction durant le processus, ils seront suspectés de mensonge sur leur orientation sexuelle – raison selon laquelle ils sont menacés dans leur pays d’origine.

L’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) vient de découvrir ces pratiques, et elle s’en alarme dans la mise à jour de son rapport « homophobie, transphobie, et discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et l’identité de genre ».
« Nous voyons de nombreux problèmes avec cette technique, au-delà de la simple fiabilité des « tests phallométriques » et la possibilité d’en tirer des conclusions dans le cadre d’un dossier juridique. Notamment, son inefficacité dans le cas où la personne est bisexuelle. »

L’Europe en position d’accusatrice

Selon les informations récoltées par la FRA auprès du ministère tchèque de l’intérieur, les tests « phallométriques » seraient proposés à des demandeurs d’asile qui se disent homosexuels, mais dont le témoignage présente des contradictions.
Le test est réalisé par un sexologue professionnel avec, en principe, le consentement écrit de la personne.
« S’il refuse, cela pourra créer un doute sur son récit, et au contraire, s’il réussit le test et ne réagit pas à la présentation de rapports hétérosexuels, son homosexualité sera considérée comme établie », écrit l’agence.
Ce processus a été découvert par une cour allemande, qui a mis en suspens le renvoi en Iran d’un demandeur d’asile ayant subi ce test en République tchèque.

« Mais que l’on ne s’y trompe pas ! » déclare Paul Canning, le rédacteur en chef du site britannique LGBT Asylum News.
La République tchèque n’est pas la seule à tenter par tous les moyens de discréditer le témoignage de demandeurs d’asile homosexuels, « même si c’est là un cas extrême.
Dans toute l’Europe, mis à part en Suède, les gouvernements n’ont pas agi pour traiter correctement les cas de demandes d’asile pour homosexualité. Au Royaume-Uni, on cherche toujours la faille dans l’histoire des personnes, plutôt que de chercher à les protéger. On n’est pas aussi loin du système tchèque qu’on aimerait le croire. »

Menaces nationalistes contre la Gay Pride de Brno

La ville de Brno - deuxième ville de la République tchèque - accueille sa troisième gay pride, samedi, dans un climat d’inquiétude. En effet, ses organisateurs affirment que des menaces de violence organisée sont déjà apparues sur certains sites web nationalistes. L’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT a envoyé un message vidéo de soutien à la manifestation. "Nous nous attendons à une forte participation. Des mesures de sécurité ont été mises en place en étroite coopération avec la police", annoncent les organisateurs.

Mis en ligne le 24/06/2010

report du vote de la loi anti-discrimination incluant l’orientation sexuelle

La législation qui doit mettre la république tchèque en conformité avec les exigences de l’Union européenne en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle a été à nouveau ajournée dans l’attente des élections sénatoriales. La Chambre des députés a préféré repousser l’examen du texte sur ce point au lendemain du renouvellement du tiers du sénat prévu le mois prochain. Un précédent examen du texte avait déjà été remis à plus tard, en juin dernier. Le gouvernement craint de ne pas obtenir la majorité requise pour faire voter une loi répondant aux critères européens anti-discriminatoires. Le république tchèque reconnaît les couples homosexuels à travers un partenariat enregistré.

Mis en ligne le 26/09/2008

L’ex-Premier ministre conservateur évincé de son parti pour des positions trop gay-friendly

L’ex-Premier ministre conservateur tchèque Mirek Topolanek vient d’être évincé de son parti à cause de son attitude jugée trop gay-friendly par son camp.

L’ex-Premier ministre et chef du parti conservateur tchèque qui avait été évincé de la direction de sa formation il y a quelques jours, a annoncé ce jeudi qu’il quittait la scène politique, à moins de deux mois des élections législatives.

"J’ai convoqué pour le 12 avril un conseil exécutif du parti qui investira Petr Necas dans ses fonctions. Immédiatement après, je démissionnerai", a déclaré M. Topolanek qui fut chef du gouvernement tchèque de 2006 à 2009.

A la tête du Parti civique démocrate (ODS) depuis huit ans, Mirek Topolanek paye là ses déclarations informelles au rédacteur du magazine gay "Lui" lors d’une séance photo, publiées sur un site internet grand public.

On y entend Topolanek exprimer des opinions très gay-friendly sur les homosexuels, là où le chef d’un parti conservateur devrait se montrer moins ouvert selon ses collègues qui ont donc décider de l’écarter de la campagne électorale en cours avant de le remplacer à la tête du parti ultérieurement.

Dans ses déclarations, Mirek Topolanek confirme avec bienveillance l’existence d’un couple homo au sein de sa formation politique composé du chef du secrétariat du gouvernement, Jan Novak et du ministre des Transports, Gustav Slamecka.

Il explique que les deux hommes vivent ensemble et qu’il lui est même arrivé d’emprunter leur appartement lorsqu’il n’avait pas encore où aller avec son actuelle compagne.

La vidéo enregistrée lors de la séance photo pour le magazine gay "Lui", alors qu’il tient ces propos, fait un buzz énorme en République tchèque. On y voit Topolanek enfiler des T-shirts moulants sur son corps costaud et tenter de prendre la pose à la manière gay.

Depuis que l’affaire a été rendue publique, le Premier ministre a expliqué qu’il ne souhaitait plus croiser le chef de l’ODS en dehors des occasions strictement officielles.

Dans une lettre ouverte, Mirek Topolánek avait présenté ses excuses pour ses propos, mais son avenir semblait déjà scellé.

Le gouvernement interdit deux manifestations anti-gay

Le gouvernement tchèque a décidé d’interdire deux manifestations anti-gay qui devaient se tenir samedi en même temps que la première marche homosexuelle du pays à Brno, deuxième ville de la république.

La République tchèque connaîtra samedi prochain sa première Gay Pride à Brno, seconde ville du pays. Baptisé Queer Parade, le défilé est soutenu par une star native du pays, Martina Navratilova, la championne mondiale de tennis tchèque ouvertement lesbienne.

Il est contesté par la droite chrétienne qui promet des protestations contre la marche. Plusieurs petites organisations ultra conservatrices ont promis une riposte mais sans révéler leurs plans.

Deux contre-manifestations de l’extrême droite étaient officiellement prévues, mais le gouvernement a décidé les interdire afin d’éviter tout incident. "Le but de la marche n’est rien d’autre qu’une pression sur la majorité, a déclaré la Parti National. Cette pression répugnante vise à faire accepter par la société l’adoption d’enfants par les couples homosexuels".

La République tchèque a progressivement accordé des droits aux homosexuels depuis son entrée dans l’Union Européenne en 2004. L’union civile a été votée par le Parlement en 2005. Elle accorde des droits en matière de santé et d’héritage aux couples de même sexe, mais n’autorise pas le mariage ni l’adoption.

Mis en ligne le 26/06/08

Premier bilan pour les unions homos

Un an et demi après que la République Tchèque soit devenue le premier ex-pays de l’Est à accorder un statut aux couples de même sexe, ils sont moins de 500 à avoir franchi le pas. 487 couples (353 gays et 134 lesbiens) ont contracté l’union civile qui leur accorde quasiment les mêmes droits qu’aux couples hétéros en dehors du mariage et de l’adoption.

Mis en ligne le 31/01/2008

Célébration des deux premières unions homosexuelles

Deux unions homosexuelles ont été célébrées pour la première fois en République tchèque, dès l’entrée en vigueur, samedi, de la loi qui autorise ces partenariats civils, adoptée après une longue bataille politique.

La République tchèque est le premier pays d’Europe centrale où les unions civiles homosexuelles sont possibles. La loi avait été votée par le parlement en décembre 2005, mais le président tchèque Vaclav Klaus y avait opposé son veto en février. Lors d’un nouveau vote à la majorité qualifiée en mars, les députés se sont prononcés pour l’entrée en vigueur de la loi malgré le veto présidentiel.

Selon un récent sondage, 62% des Tchèques sont favorables au partenariat civil entre personnes de même sexe.

Mis en ligne le 03/07/06

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Citations

" L’homophobe se montre moins violent envers la folle ou la camionneuse, qu’envers ceux qui n’affichent pas le stéréotype car celui-ci permet de rassurer en gardant une distance, mais une fois le cliché disparu, l’angoisse de s’imaginer lui-même homosexuel déclenche la peur et le dégoût" Daniel Borillo

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