Les unions homosexuelles au programme du Parlement cette année
Têtu par Rédaction (avec agence) 17 janvier 2012,
Mariela Castro, fille du président cubain, a déclaré hier que l’union entre personnes de même sexe – et non le mariage – était inscrite dans le plan législatif de 2012.
Le Parlement cubain débattra dans l’année de la légalisation des unions entre personnes de même sexe dans le cadre des efforts des autorités cubaines pour mettre fin à toutes les discriminations, a annoncé hier Mariela Castro.
L’union libre mais pas le mariage
« Comme l’a indiqué la ministre de la Justice (Maria Esther Reus), la discussion du sujet est inscrite dans le plan législatif de 2012 », a expliqué celle qui mène depuis plusieurs années une campagne en faveur de la reconnaissance des droits des homosexuels.
La proposition de loi ne concerne pas un mariage mais une union libre, telle que le prévoient déjà les lois cubaines, a ajouté Mariela Castro dans un entretien au site internet d’Etat Cuba Si.
« En ce moment, l’avant-projet de modification du Code de la famille est soumis à l’examen des juristes du ministère de la Justice et de professionnels de l’Union nationale des juristes », a ajouté la responsable cubaine.
« Protéger toute la population »
La fille du président a par ailleurs espéré que la conférence du Parti communiste de Cuba (PCC) du 28 janvier adopte une « politique de non discrimination » qui ouvre la voie à l’examen de ce projet par le Parlement.
« L’objectif de ce projet répond à la nécessité de reconnaître et de protéger, toujours plus fermement, les droits de toute la population », a expliqué Mariela Castro. Le Parlement cubain se réunit deux fois par an, en juillet et en décembre.
Le drapeau arc-en-ciel flottera sur le point culminant de l’île
Têtu par Rédaction (avec agence) 26 août 2011,
Le drapeau arc-en-ciel de la diversité sexuelle va être hissé sur le mont Turquino, point culminant de Cuba, par des militants LGBT qui en feront l’ascension fin septembre.
Fin septembre, le rainbow flag de la communauté LGBT flottera au sommet du mont Turquino, point culminant de Cuba, dans les montagnes où Fidel Castro a commencé sa guérilla dans les années 50.
Un geste symbolique de la part de militants alors que Fidel Castro a admis l’année dernière qu’il avait une part de responsabilité dans la discrimination dont ont été victimes les homosexuels dans les années 60..
L’ascension des 1.974 mètres du mont Turquino est depuis l’instauration du régime castriste présentée par les autorités comme un symbole de fermeté politique.
Une photo historique montre Fidel Castro et son frère Raul, fusil à la main, à côté d’un buste du héros national de l’indépendance cubaine, José Marti.
Une diversité sexuelle visible
« Des militants de TransCuba, HxD (Hommes pour la Diversité) et des jeunes étudiants vont faire flotter la bannière arc-en-ciel au sommet de Cuba », affirme un communiqué publié par le Centre national d’Education sexuelle (Cenesex), que dirige Mariela Castro, fille du président Raul Castro et nièce de Fidel.
L’expédition partira de Santiago de Cuba, la grande ville du Sud cubain, le 25 septembre, et visera également à promouvoir la libération des cinq agents cubains emprisonnés depuis 1998 aux Etats-Unis, que Cuba présente comme des « héros de la lutte antiterroriste ».
Les militants homosexuels ont également prévu dans la même région de rendre hommage à la tombe de Vilma Espin, épouse de Raul Castro décédée en 2007, qui s’illustra pour sa défense de la cause des femmes et fut un précurseur dans celle de la diversité sexuelle à Cuba.
Un gay se marie avec une transsexuelle
Têtu par Rédaction (avec agence) 14 août 2011,
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Le dissident gay Ignacio Estrada a épousé samedi la transsexuelle Wendy Iriepa lors d’une cérémonie inédite et hautement politique qui s’est tenue au palais des Mariages de La Havane, .
Scénario inédit samedi. Défiant la pluie et les préjugés, la transsexuelle Wendy Iriepa, 37 ans, a épousé le militant gay Ignacio Estrada, âgé de 31 ans. La cérémonie s’est déroulée au palais des Mariages de La Havane.
« C’est le plus beau jour de ma vie », a affirmé Wendy Iriepa, drapeau arc-en-ciel au bras.
Comme à n’importe quel mariage, des dizaines d’invités ont lancé du riz sur le couple entrant dans le palais aux accents de la Marche nuptiale.
Les invités étaient pour beaucoup des dissidents.
La centaine de spectateurs massés sur le trottoir d’en face et l’embouteillage provoqué par l’attroupement de journalistes soulignaient le côté inhabituel de la noce.
« Ce n’est pas une provocation, c’est une reconnaissance »
Si, techniquement, il ne s’agit pas d’un mariage homosexuel, Wendy Iriepa disposant d’une carte d’identité affirmant son sexe féminin, tout a été fait pour souligner le côté politique de cette union.
A commencer par la date, puisque samedi était le jour du 85ème anniversaire du leader de la Révolution, Fidel Castro.
Pour le couple, ce mariage « marque une nouvelle étape à Cuba » et constitue un « cadeau » à Fidel Castro, qui a admis l’année dernière qu’il avait une part de responsabilité dans la discrimination dont ont étés victimes les homosexuels dans les années 60.
« Ce n’est pas une provocation, c’est une reconnaissance », a expliqué à l’AFP Ignacio Estrada, séropositif et militant de la lutte contre le SIDA.
« Notre mariage va être un hymne à la liberté, pour les droits de la communauté LGBT ».
Un « rêve de femme »
Même si elle voit sa noce comme « le premier mariage gay à Cuba », Wendy Iriepa dit réaliser simplement son « rêve de femme ».
Elle a abandonné sa condition d’Alexis en 2007, lors d’une opération chirurgicale gérée par le Centre d’Education sexuelle (Cenesex), que dirige Mariela Castro, fille du président Raul Castro et nièce de Fidel.
Si cette dernière a finalement refusé d’être témoin au mariage quand elle a appris que le marié était un opposant, elle a cependant envoyé ses félicitations aux jeunes mariés.
A Cuba, où 16 opérations de changement de sexe ont officiellement été pratiquées depuis 1988, les unions entre personnes de même sexe ne sont pas légales, même si le Cenesex s’efforce de promouvoir une loi les autorisant.
« J’ai toujours dit que j’étais gay », tente d’expliquer Ignacio.
« Mais avec Wendy, c’est complètement différent.
Aujourd’hui, je ne sais plus ce que je suis, tout ce que je sais, c’est que je suis amoureux d’une femme », conclut-il.
Peu de participants à la première gay pride organisée à La Havane
Ils n’étaient qu’une douzaine, mais les homosexuels qui ont participé mardi à la première Gay Pride jamais organisée à La Havane ont célébré avec chaleur un nouveau pas vers la reconnaissance des droits des homosexuels.

E-llico.com
Mis en ligne le 29/06/2011
"Nous ne réclamons rien, nous ne faisons que célébrer le fait que Cuba a voté aux Nations unies en faveur d’une reconnaissance des droits de la communauté homosexuelle", a affirmé à la presse Ignacio Estrada, un des dirigeants de l’Observatoire cubain des droits LGBT.
La courte manifestation - sur cinq cent mètres, de l’avenue du Prado vers le Malecon, le boulevard du bord de mer - arborant les couleurs arc-en-ciel gays s’est déroulée sans incident et s’est dispersée dans la musique et les chansons, sous l’oeil amusé des passants et des touristes.
Le très officiel Centre d’Education sexuelle (Cenesex), dirigé par Mariela Castro, fille du président Raul Castro, célèbre chaque année la Journée contre l’homophobie, mais c’est la première fois qu’une Gay Pride est organisée à La Havane à l’image de celles des grandes capitales mondiales.
"Mariela Castro était invitée, mais (les autorités) ont perdu une occasion de démontrer dans la rue que ce qu’ils disent est vrai, que nos droits sont respectés, qu’ils n’ont rien contre d’autres organisations comme la nôtre", a estimé Leannes Imbert, directrice de l’Observatoire.
"Malheureusement, la discrimination continue d’exister à Cuba. Il y a toujours des rejets dans le travail, des tracasseries à tous les niveaux", ajoute-t-elle.
"Nous faisons le vrai travail de révolution, ’changer ce qui doit être changé’ (une expression lancée par le père de la Révolution cubaine Fidel Castro) et reprendre les droits dont un jour nous avons été privés", a conclu Leannes Estrada.
Source : AFP
Réhabilitation de l’écrivain homosexuel Virgilio Pinera
Cuba va régler une de ses "plus grandes dettes" culturelles, en célébrant le centenaire de la naissance de Virgilio Pinera, un célèbre écrivain cubain mort en 1979, après avoir été marginalisé en raison de son homosexualité, a annoncé jeudi le journal officiel Granma.
E-llico.com
Mis en ligne le 03/06/2011

"Une des plus grandes dettes de la culture cubaine sera réglée avec ces célébrations", a dit l’organe du Parti communiste (PPC, parti unique), à propos du dramaturge, poète, romancier et critique, mort d’une crise cardiaque à 67 ans dans un complet isolement éditorial et public.
Certaines de ses oeuvres seront rééditées et certains de ses textes inédits, publiés.
De nombreuses personnalités littéraires cubaines ont été marginalisées en raison de leur homosexualité dans les années 70, une époque où le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro envoyait les homosexuels dans des camps de rééducation.
Pinera, considéré comme le plus important dramaturge cubain, a écrit la pièce "Electra Garrigo", mais aussi quatre romans, dix livres de contes et six recueils de poèmes.
Source : AFP
La fille de Raul Castro attend des avancées pour les homosexuels
Par Rédaction (avec agence) 04 mai 2011
Après des années de répression des homosexuels orchestrée par Fidel Castro, Cuba pourrait-elle devenir une île gay-friendly ?
Mariela Castro y travaille, avec le soutien de son président de père.

Sur la place de la Révolution à La Havane, Mariela Castro (au centre) participe au défilé annuel, ce 1er mai, en compagnie d’un groupe de gays cubain. La sexologue Mariela Castro a espéré mardi que les « changements » amorcés à Cuba par son père, le président Raul Castro, se traduisent par des avancées pour les droits des homosexuels, comme la fin de leur discrimination politique ou l’autorisation des unions entre gays.
Eliminer l’homophobie
Après le récent congrès du Parti communiste de Cuba (PCC) qui a adopté les réformes lancées par Raul Castro, des discussions ont eu lieu pour mettre un terme à la discrimination au sein du parti envers les homosexuels, a indiqué Mariela Castro, présidente du Centre national d’Education sexuelle (Cenesex).
Il est possible d’éliminer « tout ce qui est l’expression d’une discrimination homophobe dans le parti », a souligné Mariela Castro lors d’une conférence de presse à La Havane en préparation de la Journée contre l’Homophobie, le 17 mai (voir le programme à Cuba).
Bientôt une union civile cubaine ?
Un projet de réformes du Code de la Famille prévoyant la possibilité d’union civile entre personnes du même sexe est en outre à l’étude depuis trois ans au parlement, a rappelé Mariela Castro.
« On n’arrête pas de l’ajuster, il pourrait voir le jour en 2011 ou 2012 », a-t-elle espéré.
« Peu à peu, on avance et nous allons parvenir à améliorer la situation », a assuré Mariela Castro, 49 ans, qui jouit dans sa lutte pour les droits des homosexuels du soutien ouvert de son père.
Raul Castro a succédé en 2006 au pouvoir à son frère Fidel, qui avait longtemps réprimé les minorités sexuelles.
Le gouvernement dénonce le blocage par Washington de fonds anti-sida destinés à l’île
Le gouvernement cubain a accusé samedi les Etats-Unis de bloquer depuis janvier 4,2 millions de dollars destinés à Cuba par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dans le cadre de l’embargo imposé à l’île communiste depuis un demi-siècle.
E-llico.com
Mis en ligne le 13/03/2011
Le blocage de cette somme prévue par le Fonds "pour le premier trimestre" 2011 et destinée à la santé publique à Cuba "portera préjudice à la réalisation de projets sociaux centrés sur des groupes vulnérables", a déclaré le vice-ministre du Commerce extérieur et des investissements, Orlando Hernandez, cité samedi par la presse cubaine.
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), chargé de canaliser cette aide financière, a informé les autorités cubaines que le "Bureau des actifs étrangers" du département américain du Trésor avait "gelé les fonds destinés au secteur de la santé de l’île", a expliqué M. Hernandez.
Il s’agit d’une "action illégale qui fait gravement obstacle à la coopération internationale" accordée à l’île par le "système des Nations unies", a-t-il souligné.
Cette mesure de blocage "s’ajoute à la longue liste d’applications extraterritoriales" de l’embargo économique et commercial "imposé par les Etats-Unis" à Cuba depuis 1962, a rappelé le vice-ministre.
Selon le ministère cubain de la Santé, l’île consacre plus de 200 millions de dollars par an à ses programmes de lutte contre le sida et de soins pour les personnes atteintes de la maladie, y compris le traitement gratuit aux médicaments anti-rétroviraux, dont certains sont produits à Cuba.
Avec 11.994 cas de contamination au VIH et 2.063 morts du sida depuis la découverte du premier cas de la maladie dans l’île en 1986, Cuba a le taux d’affection le plus bas de la région des Caraïbes, selon les chiffres officiels cubains.
Source : AFP
Les gays racontent les persécutions de la révolution
Têtu par Rédaction 17 septembre 2010
REPORTAGE. Les excuses de Fidel Castro pour les discriminations subies par les homos cubains dans les années 60 et 70 ont rouvert des plaies.
Les langues se délient pour témoigner du climat de persécution vécu à l’époque, et pas tout à fait révolu.
Le célèbre film Fraise et chocolat de Tomas Gutierrez Alea (1993) a aussi contribué à sensibiliser la population sur les vexations subies par les homos à Cuba.
Ce « mea culpa » Fidel Castro a en fait rouvert un chapitre sombre de la révolution, quand gays et lesbiennes, mais aussi artistes ou religieux étaient envoyés dans des camps de travail.
Travaux forcés
De 1965 à 1968, des centaines de personnes considérées comme « idéologiquement déviantes » ont ainsi été internées dans des Unités militaires d’aide à la production (UMAP).
« Ce fut une période sombre, douloureuse, frustrante, qui a bouleversé ma vie », raconte le pasteur Alberto Gonzalez, 67 ans.
Comme le poète Pablo Milanes ou le cardinal Jaime Ortega, aujourd’hui archevêque de la Havane, il a été soumis aux travaux forcés et à des traitements humiliants dans ces camps entourés de barbelés, sous le regard de soldats armés.
« Mon père était communiste et le justifiait. J’ai souffert, mais j’ai décidé de rester à Cuba et je n’ai aucun remords. Il est toujours temps de reconnaître ses erreurs. Ce qu’a dit Fidel constitue une reconnaissance précieuse d’un point de vue historique », ajoute le pasteur.
Homophobie institutionnelle
Cette reconnaissance a eu lieu fin août, lorsque le dirigeant cubain a déclaré au quotidien mexicain la Jornada : « s’il y a quelqu’un de responsable [de ces discriminations], c’est moi.
Mais même après le démantèlement des UMAP, il a fallu attendre 1979 pour que les relations homosexuelles soient dépénalisées et l’homophobie institutionnelle est restée vive dans les années 1970 et 1980.
Les autorités ont ainsi interdit la publication d’oeuvres des écrivains Virgilio Pinera et Reinaldo Arenas, car ils étaient gays.
« J’ai été privée de liberté pendant six mois car je m’étais épilé les sourcils », témoigne la transsexuelle Sisi, employée au Centre national de l’éducation sexuelle dirigé par la nièce de Fidel Castro et fille du président Raul, Mariela.
« C’était horrible »
« A cette époque, on cherchait à détecter les homosexuels. C’était horrible.
Par ignorance, c’était vu comme une aberration et des atrocités ont été commises. Il y a eu des progrès, mais il reste beaucoup à faire et ce qu’a dit le Commandante (Fidel Castro) est un coup de pouce », ajoute-t-il.
La situation s’est en effet améliorée pour les homos, grâce notamment à Mariela Castro qui milite depuis des années pour les droits des LGBT. Depuis 2008, les opérations de changement de sexe sont ainsi autorisées dans l’île communiste. Mais tout n’est pas rose pour autant, et des militants dénoncent l’écart entre les discours de la nièce de Castro et la réalité au quotidien. « Qui va réparer les souffrances subies ? »
Mario Delgado, 29 ans, affirme pour sa part avoir été exclu de l’Université pour avoir organisé l’élection de « Mister Gay ».
« Les excuses de Fidel ne signifient rien tant que la police n’arrête pas de nous persécuter », juge-t-il. « Qui va réparer les souffrances subies ? », demande également Aliomar Jankajer, président de la Fondation LGBT Reinaldo Arneas.
Le chercheur homosexuel Tomas Fernandez évoque, lui, des « excès » propres aux processus révolutionnaires « qu’il ne faut pas oublier pour que ces erreurs ne se reproduisent pas ».
Discriminations homophobes à Cuba : Fidel Castro fait amende honorable
http://yagg.com/2010/09/01/discriminations-homophobes-a-cuba-fidel-castro-fait-amende-honorable/
1 septembre 2010
Publié par Judith Silberfeld
Alors que Cuba est devenu l’une des destinations préférées de certains touristes gays, la situation des personnes LGBT sur place est très contrastée.
À la tête du Centre pour l’éducation sexuelle (Cenesex), Mariela Castro, fille de Raul et nièce Fidel, parle beaucoup d’égalité et de droits LGBT – sans que les résultats ne soient nécessairement au rendez-vous.
Mais les rafles de police et les discriminations sont encore répandues.
C’est dans ce contexte que l’ancien président cubain Fidel Castro a répondu aux questions de la journaliste mexicaine Carmen Lira Saade, pour une interview reprise sur le site officiel cubain Cubadebate.cu.
La directrice du quotidien La Jornada attaque la deuxième partie de l’entretien – très mis en scène dans l’article – par une question qui fâche, et elle le sait : « Bien qu’aucun malaise ne semble apparent, je crois que Fidel ne va pas aimer ce que je vais lui dire », écrit-elle.
« SI QUELQU’UN EST RESPONSABLE, C’EST MOI » « Commandant, dit-elle, tout le charme de la Révolution cubaine, tout a fini dans le caniveau à cause de la persécution des homosexuels à Cuba ».
Fidel Castro prend le temps de réfléchir et finit par répondre qu’effectivement, il a sa part de responsabilité, même si lui, personnellement, n’est pas homophobe.
« MAQUILLAGE PUBLICITAIRE »
« De toute évidence, les déclarations de Fidel Castro cachent en réalité des préjugés énormes contre les homosexuels, s’indigne l’association LGBT espagnole Colegas par la voix de son secrétaire Paco Ramirez.
Il considère l’homosexualité comme un problème, un « ramollissement » de la « morale révolutionnaire », plus approprié à la ville qu’à la campagne, il met dans le même sac les homosexuels et les délinquants (…).
Cette interview semble faire partie de la campagne de maquillage publicitaire lancée ces dernières années par le Cenesex que dirige sa nièce, Mariela Castro, pour prétendre donner une image plus moderne et sexuellement libérée de Cuba (…).
Elle cache la dure réalité qui veut que seuls les « homosexuels révolutionnaires ou ceux de Mariela Castro » soient tolérés, et l’homophobie est toujours latente dans la population, la police réprime violemment les homosexuels sur les lieux de rencontres (parkings, plages, cinémas ou fêtes), voire emprisonne ou harcèle des militants indépendants et des organisations non contrôlées par le Cenesex de Mariela, comme la Fondation LGBT Reinaldo Arenas ».
Le 11 août dernier, Aliomar Janjaque Chivaz, le président de la Fondation LGBT Reinaldo Arenas, a ainsi été arrêté et détenu jusqu’au 16 août. « Apparemment, a-t-il déclaré à sa sortie de prison, la principale préoccupation était d’éviter à tout prix l’organisation du concours Mr Gay 2010″.
Fidel Castro admet son rôle dans les discriminations faites aux gays à Cuba
Têtu : par Rédaction 31 août 2010
Aurait-il été sermonné par sa nièce gay-friendly Mariela ?
Le leader communiste revient pour la première fois sur la répression des homosexuels sur l’île dans les années 60 et 70.
Le leader communiste cubain Fidel Castro, 84 ans, a reconnu dans un entretien avec un quotidien mexicain sa responsabilité dans les discriminations dont ont fait l’objet les homosexuels cubains dans les années 1960 et 1970.
« S’il y a quelqu’un de responsable, c’est moi… Mais c’est sûr qu’à cette époque je ne pouvais pas m’occuper de ce sujet…
J’étais immergé dans la crise d’octobre (1962), la guerre, les questions politiques », a déclaré l’ancien président en réponse à une question du quotidien La Jornada, dont l’article a été diffusé mardi sur le site officiel cubain Cubadebate.
« Echapper à la CIA, qui achetait tant de traîtres, ce n’était pas simple, mais s’il faut assumer la responsabilité, j’assume la mienne, je ne vais pas tenir pour responsable quelqu’un d’autre », a-t-il dit. Camps de rééducation A l’instar notamment de prêtres ou militants chrétiens considérés comme « idéologiquement déviants », des homos ont été envoyés dans les années 1960 dans des camps de rééducation.
Dans les années 1970, les discriminations se sont poursuivies notamment contre les artistes homosexuels, marginalisés ou, dans certains cas, poussés à l’exil.
Un documentaire sur la première transsexuelle du pays
Têtu par Rédaction 20 août 2010
Vingt-deux ans après avoir suscité une vive polémique à Cuba en y subissant la première opération de changement de sexe, Mavi rompt le silence dans le premier documentaire cubain consacré à la transsexualité.
Marilyn Solaya, la réalisatrice, et Mavi Susela, son « héroïne », lors de la première du film à La Havane, le 18 août.
Le Corps qui s’est trompé (En el cuerpo equivocado) a été présenté cette semaine a La Havane, en présence de sa réalisatrice Marilyn Solaya et de sa protagoniste, Mavi, une femme rondelette de 49 ans qui n’avait jamais auparavant évoqué publiquement son changement de sexe.
Mavi Susela a expliqué à l’AFP qu’elle a décidé de raconter sa vie pour que les gens « apprennent à nous aimer et nous comprendre » et qu’elle souhaitait « sensibiliser les gens pour qu’ils comprennent que les transsexuels sont des êtres humains qui ont un cœur et qu’il faut les respecter ».
Signe des temps, le film doit être présenté à travers le pays et sera diffusé à la télévision cubaine.
Préjugés
Il s’agit de la première œuvre cinématographique à aborder de front le thème de l’homosexualité et de ses préjugés sur l’île communiste où, dans les années 1960, homosexuels et autres « déviants » idéologiques étaient parfois envoyés dans des camps de rééducation.
Si les Cubains ont été parmi les premiers au monde à légaliser l’avortement et font preuve d’une grande ouverture en matière de sexualité entre les hommes et les femmes, la question de l’homosexualité et de la transsexualité reste très controversée.
Polémique nationale
On est ainsi loin du tollé qu’avait provoqué en 1988 l’annonce de la chirurgie subie par Mavi.
La polémique à l’époque avait été telle que les opérations de changement de sexe, effectuées gratuitement comme tout traitement médical à Cuba, n’ont pu reprendre que vingt ans plus tard.
Depuis, une dizaine de transsexuels ont pu bénéficier de ce type d’opération.
« Mon mari m’a dit : j’ai rencontré une femme, tu es une femme.
Cela a été un soulagement. »
La vie de Mavi n’a rien eu du conte de fée. Petit garçon, elle dit avoir été abusé sexuellement et avoir souffert de mauvais traitements à l’école, ainsi que du mépris de son père qui voulait le chasser de la maison familiale.
Elle explique avoir fait plusieurs tentatives de suicides avant, de « pouvoir être ce que je suis ».
« Tu es une femme »
Elle explique en outre qu’il lui a fallu beaucoup de courage pour avouer son histoire à son époux. « Il m’a répondu : “j’ai rencontré une femme, tu es une femme”, et cela a été un soulagement. »
« Si les gens pouvaient mieux connaître ce qu’est la transsexualité, qu’on naît comme ça, ils ne seraient pas aussi insensibles et ils ne diraient pas des absurdités », explique-t-elle. Mavi espère que ce film aidera d’autres transsexuels, encore « cachés dans le placard ».
Un spectacle de rue de travestis dans la ville de Che Guevara
Un spectacle de travestis a été donné en plein air devant 2.000 personnes à Santa Clara, ville associée au viril "commandante" "Che" Guevara à 270 km à l’est de La Havane.
La manifestation était organisée sous le patronage de la sexologue Mariela Castro, fille du président Raul et nièce de Fidel dans le cadre des 3èmes Journées cubaines contre l’homophobie qui se sont terminées mardi.
17 travestis sont montés sur scène lors de ce spectacle organisé dans une rue fermée à la circulation et surveillée par la police.
"Ne laisse pas les préjugés décider pour toi" ou "Ne limite pas ta liberté ni celle des autres", scandaient certains dans la foule alors que sur une affiche on pouvait lire : "l’homosexualité n’est pas un danger, l’homophobie, si".
Mis en ligne le 19/05/2010
Mariela Castro participe à une marche contre l’homophobie à La Havane
Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro, a participé samedi à une célébration qui ont précédé la Journée internationale contre l’homophobie le 17 mai avec des centaines de militants homosexuels à La Havane.
"Nous avons fait des progrès à Cuba, mais nous devons faire encore", a affirmé Mariela Castro.
Mis en ligne le 16/05/2010
Le PC cubain doit éliminer la discrimination des gays, demande Mariela Castro
La discrimination à l’égard des homosexuels a toujours cours de façon implicite au sein du Parti communiste cubain qui doit prendre des mesures pour interdire officiellement une telle pratique dans ses rangs, a déclaré mardi la sexologue Mariela Castro, fille du président Raul.
"Je suis en train de préparer une lettre à la direction du Parti pour demander qu’au sein du Parti communiste de Cuba (…) les personnes ne soient pas victimes de discrimination pour leur orientation sexuelle ou de genre", a déclaré à la presse la directrice du Centre national pour l’Education sexuelle (Cenesex) en marge d’une conférence internationale sur la sexualité.
"Je ne crois pas que cela soit formulé ainsi, mais implicitement cela existe et c’est pour cela que (le PCC) doit dire et déclarer que cette discrimination ne doit pas exister" dans ses rangs, a ajouté la sexologue de 47 ans, elle-même membre du PCC, en assurant qu’elle enverrait "très bientôt" cette lettre.
Fidel Castro, 83 ans, reste officiellement le premier secrétaire du Parti communiste bien qu’il ait, pour des raisons de santé, cédé les rênes de la présidence de l’Etat en 2006 au deuxième secrétaire du PCC, Raul Castro, 78 ans.
"Pour réussir le développement intégral de la personnalité, il est essentiel que l’éducation sexuelle soit établie par les Etats et les gouvernements dans un cadre politique légal qui en assure l’application", a encore dit Mme Castro, selon un extrait de son discours devant ses pairs diffusé par la télévision cubaine qui a par ailleurs passé sous silence ses déclarations sur la discrimination.
Mariela Castro mène depuis plusieurs années une croisade contre l’homophobie avec, assure-t-elle, le soutien de son père Raul, mais a déjà reconnu que son combat, notamment en faveur du mariage et de l’adoption par les couples homosexuels, suscitait des "réticences" au sein du PCC et de l’armée.
Certains homosexuels sont membres du PCC et occupent des postes importants au sein de ministères et d’instituts publics, mais cela reste un sujet tabou à Cuba.
Le gouvernement révolutionnaire cubain de Fidel Castro a envoyé nombre d’homosexuels dans des camps de rééducation dans les années 1960 et 1970. Malgré une plus grande tolérance depuis de la part des autorités, les actes homophobes ne sont pas rares dans ce pays.
Mis en ligne le 20/01/2010


