:

Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !

Bas
Accueil du site > Culture > Gay games et rencontres sportives LGBT > Romain Mesnil : « Le sport ne doit pas différencier homos et hétéros (...)
agrandir le texte réduire le texte texte normal imprimer envoyer l'article par mail

Romain Mesnil : « Le sport ne doit pas différencier homos et hétéros »

Romain Mesnil : « Le sport ne doit pas différencier homos et hétéros »

Têtu par Myrtille Rambion 10 mars 2011

Le perchiste aux fesses les plus célèbres du net, Romain Mesnil, a accepté d’être le parrain de la 8e édition du Tournoi de sport LGBT de Paris. Il est accompagné d’une marraine, elle aussi sportive de haut niveau, la volleyeuse Marielle Bousquet. Rencontre.



Double geste, double image et double effet.
Pour sa 8e édition, qui se déroulera du 10 au 13 juin, le Tournoi international de Paris (TIP), l’événement multisport LGBT le plus important en France, fait fort en s’offrant non pas un parrain, mais deux
.

Et tous deux sont des sportifs de haut niveau : le perchiste Romain Mesnil et l’internationale de volley Marielle Bousquet. Un gars, une fille ; un hétéro, une homo.
« Il s’agit d’une volonté de notre part de repositionner la FSGL comme un mouvement d’abord sportif, explique sa présidente Christelle Foucault, et non comme un mouvement gay où l’on fait du sport.
Avoir deux parrains comme eux, c’est génial et j’en escompte un double effet : davantage de retombée médiatique, bien sûr, et aussi que les gens se disent qu’il n’y a pas forcément besoin d’être gay pour parrainer un événement LGBT. »

« Sur le terrain, on ne fait pas la différence »

À l’occasion du tournage de la vidéo de promotion du Tournoi et de la séance photo avec les deux parrains, TÊTU a pris le temps d’une discussion en toute décontraction avec Romain Mesnil.
Si vous ne suivez pas de près l’athlétisme, vous vous souvenez peut-être de ce perchiste dans la vidéo qu’il avait tourné tout nu dans Paris, à la recherche d’un sponsor.
Encore surpris et touché d’avoir été choisi comme ambassadeur de la manifestation, le vice-champion du monde de saut à la perche confie son enthousiasme : « J’ai dit oui tout de suite.
J’ai trouvé cette démarche intelligente car le sport ne doit pas se comporter différemment avec les hétéros et les homos.
Sur le terrain, on ne fait pas la différence.
Il n’y a que deux possibilités : soit on est adversaires, soit on est dans la même équipe, c’est tout.
Ce tournoi c’est l’ouverture, il met en avant la non-ghettoïsation puisqu’il y a autant d’homos que d’hétéros qui y participent.
Et c’est d’ailleurs l’image que renvoient les deux parrains.
Ce qui me plaît, c’est qu’il s’agit d’un tournoi de sport avant tout mais qui représente des valeurs de tolérance vis-à-vis de l’homosexualité. »

Pour en finir avec la fausse idée de la virilité

Sensibilisé à la question de l’homophobie dans le sport, comme il s’en était déjà entretenu avec TÊTU il y a quelques mois, Romain Mesnil estime qu’« il y a quand même une évolution sur le sujet dans le monde du haut niveau.
Mais ce qui se passe, c’est qu’en tant qu’hétéro, souvent, on ne voit pas les comportements homophobes.
Et c’est vrai que dans l’univers de la perche, on dit encore des choses comme "Fais pas le pédé" en bout de piste.
Il y a sans doute toujours cette idée fausse que les homos ne sont pas virils et je pense que l’intérêt du TIP est aussi de casser cette image. »

Marielle Bousquet : « Dans le sport, j’ai toujours vécu mon homosexualité librement »

Têtue par Myrtille Rambion 10 mars 2011,

Volleyeuse membre de l’équipe de France et sociétaire du Stade Français, Marielle Bousquet fait partie des (trop) rares sportives ouvertement lesbiennes en France.
Aux côtés du perchiste Romain Mesnil, elle a accepté d’être marraine de la 8e édition du tournoi de sport LGBT de Paris. Rencontre.

En couple avec une fille depuis sept ans
À l’occasion du tournage de la vidéo de promotion du Tournoi et de la séance photo afférente avec les deux parrains, TÊTUE a pris le temps d’une discussion en toute décontraction avec Marielle Bousquet, volleyeuse au Stade Français et membre de l’équipe de France.
Qui vit au grand jour son homosexualité, y compris dans son sport, depuis… toujours, en fait.
« Pour moi, parrainer le TIP, non seulement ce n’est pas un souci, explique la libero de 25 ans, mais c’est en plus l’occasion de promouvoir la tolérance via les valeurs du sport. »

Marielle Bousquet, en couple depuis sept ans, a fait son coming out auprès de ses parents « à 17-18 ans et, même si j’avais un peu peur, ça s’est très bien passé.
J’ai eu de la chance, je n’ai jamais eu aucun problème, autant dans le sport que dans ma famille. Dans le milieu du volley, j’ai toujours vécu ça librement, sans me poser des questions.
Et en fait, je pense que c’est lorsqu’il y a des non-dits que cela fait parler, en tout cas chez les filles. »

« Les petites jeunes s’embrassent au lycée »
Et comment expliquer, alors, qu’il y ait si peu de sportives de haut niveau « out » ?
« Dans le volley, c’est hyper ouvert, répond Marielle Bousquet. En même temps… il n’y a pas beaucoup de lesbiennes ! Quant aux autres disciplines… En fait, vu que je n’ai jamais eu de souci, je ne me suis pas vraiment demandé comment cela se faisait. »

Signe que les mentalités évoluent, selon elle, « parmi l’ancienne génération, je vois encore des joueuses dont tout le monde le sait, mais qui continuent à se cacher alors que les générations qui arrivent, c’est tout le contraire.
Il y a plein de petites jeunes qui viennent me voir !
Ça commence par "bonjour", après j’apprends qu’elles ont une petite amie et puis, au fil de la discussion, elles me racontent qu’elles s’embrassent au lycée.
Et là, j’hallucine parce que moi, jamais je ne l’aurais fait !
Mais je trouve ça super et si le fait que je parraine le TIP peut permettre à certaines jeunes d’oser venir me voir pour parler, eh bien tant mieux. »

Haut

Citations

"Combien de discours juridiques, psychanalytiques, sociologiques, politiques, etc…sont de l’ordre de l’injure, en ce sens qu’ils font exister la réalité sociale d’infériorisation que l’injure, la diffamation, le langage de haine, viennent en accord avec eux, inscrire dans la vie quotidienne des homosexuels" Didier Eribon

S'inscrire à la Newsletter

 

S'inscrire pour participer à la vie du site

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Liens Contact Mentions légales Plan du site Admin Haut