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Rudolf Brazda, le dernier survivant connu de la déportation homosexuelle, décoré de la Légion d’honneur

HETERHOMO : C’est super et on ne boude pas notre satisfaction, mais pourquoiu n’a t-on pas fait autant pour Pierre Seel qui s’est tellement dévoué pour la cause ? Pourquoi aura-t-il fallu tant de temps depuis la libération.

http://yagg.com/2011/04/24/rudolf-b…

Publié par Yannick Barbe

|Rudolf Brazda, bientôt 98 ans, dernier survivant connu de la déportation pour motif d’homosexualité durant la Seconde guerre mondiale, a été nommé au grade de Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur
, apprend-on dans un communiqué des « Oublié-e-s » de la Mémoire, citant un extrait du Journal Officiel du 24 avril.

« JOUR DOUBLEMENT SYMBOLIQUE »

« Jour doublement symbolique, poursuit le communiqué de l’association LGBT mémorielle.
Les hasards du calendrier ont voulu cette année que la promotion de Pâques coïncide avec la Journée nationale du souvenir des héros et victimes de la déportation ; mais c’est aussi le jour où, il y a 66 ans, Rudolf quittait le camp de concentration de Buchenwald, libéré deux semaines plus tôt, pour se rendre en France où il allait s’établir définitivement. »

« UN PAS SUPPLÉMENTAIRE »
Cette demande de décoration « a été faite conjointement par M. Jean-Luc Romero et par les Éditions Florent Massot  »
qui ont publié Itinéraire d’un triangle rose, la biographie de Rudolf Brazda, explique l’association qui se réjouit de cette nomination :
« Appuyée par notre association, une municipalité des Hauts-de-Seine, ainsi que par de hautes personnalités, elles-mêmes déportées, l’attribution de la plus haute distinction française marque un pas supplémentaire dans la reconnaissance par la nation de la déportation homosexuelle. »

Rudolf Brazda, ancien Triangle rose, a reçu la Légion d’honneur

Têtu par Cédric Douzant 29 avril 2011,

REPORTAGE. Hier, pour la première fois, un ancien déporté homosexuel a reçu la Légion d’honneur.
Une cérémonie qui a permis à Rudolf Brazda de témoigner une nouvelle fois de son calvaire face à des collégiens.

Marie-José Chombard de Lauwe (à gauche), Jean-Luc Schwab des Oublié-e-s de la Mémoire tient le micro à Rudolf Brazda (en fauteuil), Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Jean-Luc Romero.

La République aura mis le temps, mais elle y a mis les formes.
Hier, Rudolf Brazda, probablement le dernier triangle rose encore en vie, a reçu la Légion d’honneur.
Décernée ce week-end sur le contingent de François Fillon, la distinction lui a été remise dans un collège de Puteaux (92).
Et tout le barnum des cérémonies du genre avait été déployé : cortège avec jeep militaire et traction, portrait géant de De Gaulle devant le collège, haies d’honneur d’anciens combattants et d’ados pour une arrivée au son du Chant des partisans, le tout en présence d’élus et de personnalités.
Parmi eux, le conseiller régional d’Ile-de-France Jean-Luc Romero, la députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (condamnée par le passé pour diffamation homophobe…), l’ancien résistant René Aubrac et Marie-José Chombart de Lauwe, Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

Après la diffusion d’un petit film à la gloire de la municipalité de Puteaux, Marie-José Chombart de Lauwe a pu ouvrir la cérémonie, et rappeler que les nazis « avaient une image bestiale de l’homosexualité, qu’ils considéraient comme une maladie et une perversion. Dans les camps, les homosexuels ont subi les pires crimes, des castrations, des expérimentations médicales ou des lobotomies. » Surtout, elle a estimé que « la mémoire oubliée des triangles roses était enfin reconnue et transmise ».

« Au nom de tous ceux qui ont souffert »

Pour Rudolf Brazda, 98 ans, c’est peut-être l’essentiel.
Même s’il se déplace péniblement, il témoigne toujours infatigablement de son histoire, pour la transmettre à tout prix aux jeunes générations et briser l’amnésie collective.
Avant même d’être promu Chevalier de la Légion d’honneur, il avait prévu une visite dans ce collège, pour dialoguer avec les ados.
Et après avoir reçu sa distinction, « au nom de tous ceux qui ont souffert », il a répondu aux questions d’élèves de 4e et de 3e
.

Pour eux, ce pan de l’histoire du nazisme, quasi absent des manuels scolaires, était souvent méconnu, et sa découverte a été un choc.
Leur prof d’histoire a longuement travaillé en amont, préparé une exposition sur les déportations des homosexuels, et avoue avoir été agréablement surpris par l’implication de ses classes
.
La voix fatiguée, Rudolf Brazda leur a raconté son calvaire, ses arrestations en Allemagne puis en Tchécoslovaquie, son arrivée à Buchenwald en 1942 et le souvenir qui ne l’a jamais quitté de la désinfection qu’il a subie le premier jour, son dégoût pour « l’hypocrisie » des nazis, le jour où il a échappé aux marches de la mort juste avant la libération du camp, ou son retour à la vie, avec son compagnon, à Mulhouse.

« Marque de civilisation »

« Si on ne l’avait pas rencontré, on n’aurait rien su de tout ça, expliquent trois collégiens à l’issue de la cérémonie.
Maintenant, il faut qu’on en parle aux autres, pour que cela se sache. »
Coutumier des cérémonies en honneur aux victimes de la guerre, René Aubrac avoue n’en « avoir jamais vécu une comme celle-là. En revenant de déportation, nos camarades ont évoqué les triangles roses, puis ils ont été oubliés.
C’est une grande marque de civilisation de les reconnaître. »

Reste à savoir si cette reconnaissance ira jusqu’à une place officielle pour les hommages aux Triangles roses dans toutes les cérémonies de la Journée nationale du souvenir de la déportation, le dernier dimanche d’avril.

Remise de la légion d’honneur à Rudolf Brazda : le discours de Jean-Luc Romero

http://yagg.com/2011/04/28/remise-d…

Publié par Christophe Martet

La scène se passe dans le collège Maréchal-Leclerc de Puteaux, jeudi 28 avril. Rudolf Brazda, 97 ans, dernier survivant connu de la déportation pour motif d’homosexualité, va recevoir des mains de la députée Joëlle Ceccaldi-Raynaud l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur.
À ses côtés pour recevoir une décoration, deux résistants, Marie-José Chombart de Lauwe et Raymond Aubrac.

Cette demande de décoration pour Rudolf Brazda a été faite conjointement par Jean-Luc Romero et par les Éditions Florent Massot, éditeur d’Itinéraire d’un triangle rose, la biographie de Rudolf Brazda co-écrite avec Jean-Luc Schwab.
C’est pourquoi, lors de la cérémonie, Jean-Luc Romero a rendu un vibrant hommage au déporté, dont le seul crime aux yeux des nazis, l’amour des hommes, lui » a valu de connaître la nuit ».

Et l’élu régional d’Ile-de-France n’a pas manqué de rappeler que l’homophobie existe toujours : « Aujourd’hui, encore, il est des hommes, parfois des élus de notre Nation, qui considèrent que certains comportements humains sont inférieurs aux autres.
Aujourd’hui, encore, il est des hommes qui, par leur absence de protestation devant de telles affirmations, sont coupables de complicité. »

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Citations

"Femme vipère, trône de Satan … La femme ignoble, la femme perfide, la femme lâche souille ce qui est pur, rumine des choses impies, gâte les actions… La femme est chose mauvaise, chose malement charnelle, chair toute entière". (la tradition chrétienne médiévale) Suite demain…

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