Un codétenu de Khodorkovski dit avoir été chargé de le discréditer en l’accusant de harcèlement homosexuel
Un ex-codétenu de Mikhaïl Khodorkovski, qui l’avait agressé en prison en 2006, puis l’avait accusé en 2009 de "harcèlement homosexuel", affirme avoir agi sur ordre pour déstabiliser et discréditer l’ex-magnat russe et contradicteur du Kremlin, dans un entretien publié lundi.
E-llico.com
Mis en ligne le 17/05/2011
"Je peux dire franchement que je n’ai pas agressé au couteau Khodorkovski de mon propre chef.
Et je peux dire que je n’ai pas porté plainte contre lui", dit cet ancien détenu, Alexandre Koutchma, dans un entretien mis en ligne par le site gazeta.ru, accompagné d’une vidéo.
"On m’a battu, torturé. On m’a brisé la main. On a fait pression sur moi. On m’a forcé à faire n’importe quoi", assure-t-il.
Alexandre Koutchma, emprisonné pour vol à main armée et qui partageait la cellule de Mikhaïl Khodorkovski dans un camp de détention de Sibérie, avait donné dans la nuit du 13 au 14 avril 2006 à son codétenu un coup de couteau au visage, qui avait requis plusieurs points de suture au nez.
En janvier 2009, quand se préparait le deuxième procès controversé de l’ex-patron de la compagnie pétrolière Ioukos, emprisonné depuis 2003, la justice russe avait cette fois fait état d’une plainte dans laquelle Alexandre Koutchma accusait Mikhaïl Khodorkovski de "harcèlement homosexuel".
Dans cet entretien, dans lequel il avoue avoir toujours "peur", Alexandre Koutchma refuse de dire qui lui a ordonné d’agresser Mikhaïl Khodorkovski, mais il évoque les pressions croisées et les coups du personnel pénitencier et des "caïds", selon lui de mèche avec les matons.
"Tout ce qui a été écrit (dans la presse russe, ndlr) sur cette histoire avec Khodorkovski, je ne dirais pour rien au monde que c’est la vérité", dit-il. La plainte pour "harcèlement homosexuel" est une "pure falsification", ajoute Alexandre Koutchma.
"Je peux imaginer qu’on voulait simplement le couvrir de boue. C’était comme ça : on l’a amené à Moscou pour le deuxième procès, et le lendemain on examinait ma plainte pour harcèlement. Pour que l’opinion publique ait cette idée de lui", déclare-t—il.
Le Premier ministre russe et ancien président Vladimir Poutine, auquel la presse russe a attribué un conflit personnel avec Mikhaïl Khodorkovski, a de son côté insinué à plusieurs reprises que l’ex-homme d’affaires était impliqué dans des meurtres, des accusations jamais formulées par la justice russe.
Mikhaïl Khodorkovski et son ex-associé Platon Lebedev, en prison depuis 2003, ont vu leur peine prolongée jusqu’en 2017, en décembre à l’issue d’un deuxième procès controversé.
Une assistante du juge a affirmé dans la presse en janvier que le jugement avait été dicté au tribunal par les autorités.
La justice russe doit examiner mardi l’appel interjeté par les avocats de Mikhaïl Khodorkovski et de Platon Lebedev contre cette nouvelle condamnation. Source : AFP
Gay-pride à Moscou interdite : « Mêmes raisons que l’année dernière »
Le combat est encore permanent pour la communauté homosexuelle.
La parade prévue le 28 mai à Moscou, sur la place Bolotnaïa a finalement été interdite ce matin par la mairie de Moscou, alors qu’elle semblait acquise pour les organisateurs il y a quelques semaines.
Selon l’adjointe au maire Lyudmila Shvetsova, la mairie aurait reçu un trop grand nombre de lettres de protestations, prétextant également l’impossibilité des autorités russes à assurer la sécurité des participants.
« Les raisons invoquées pour interdire la Pride de Moscou cette année sont exactement les mêmes que celles utilisées les années précédentes et pour lesquelles la CEDH a jugé que la Russie violait la Convention européenne des droits de l’Homme » explique le président de GayRussia, Nikolaï Alekseev.
Pour l’association, la décision officielle d’interdire la parade dans la capitale russe le jour de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est une provocation.
« Nous allons dès aujourd’hui demander au président Dmitri Medvedev l’autorisation d’organiser la marche de la gay pride à côté du Kremlin, un secteur qui dépend uniquement de sa juridiction », affirme Nikolaï Alekseev.
Quoi qu’il arrive, les militants sont prêts à se réunir comme les années passées, interdiction ou pas.
Moscou : La mère du militant gay Nikolai Alekseev dépose une demande d’autorisation pour la gay pride
http://yagg.com/2011/05/16/moscou-l…
Publié par Judith Silberfeld
C’est un classique, quand on veut rappeler aux hétérosexuel-le-s que n’importe qui peut être LGBT : on fait intervenir un parent d’homo, un enfant d’homo.
On remet l’homo dans un contexte, dans un cercle familial ou amical.
Ce matin, c’est la mère de Nikolai Alekseev qui est allée déposer la demande d’autorisation de la gay pride de Moscou à la mairie.
Les autorités moscovites n’ont pas encore répondu à la première demande des organisateurs de la Pride, déposée le 12 avril, et qui concernait l’organisation d’un événement culturel le 28 mai.
La nouvelle requête (en trois parties) porte, elle, sur un rassemblement et deux manifestations, les 27 et 28 mai : un défilé le vendredi ou le samedi, un rassemblement le samedi.
« AIDER LES PERSONNES LGBT »
« Depuis 5 ans je vois le maire de Moscou violer les lois et la Constitution de notre pays, en interdisant des rassemblements publics pacifiques et en arrêtant des manifestant-e-s pacifiques, a déclaré Irina Alekseeva à GayRussia.Ru, le site de l’association présidée par son fils.
Je suis fatiguée d’observer tout cela de l’extérieur, et j’ai décidé d’aider les personnes LGBT à exercer leur droit à la liberté de rassemblement à Moscou.
Ce sont des citoyen-ne-s de ce pays qui devraient jouir des mêmes droits que les autres citoyen-ne-s. »
Quelle que soit la décision de la mairie de Moscou, les organisateurs/trices de la Pride ont bien l’intention de descendre dans les rues de la capitale.
1er Mai Les homosexuels indésirables dans le centre de St-Pétersbourg
Le parti au pouvoir ainsi que les communistes, nationalistes et anarchistes ont défilé dimanche dans le centre de Saint-Pétersbourg pour le 1er mai, mais pas les homosexuels auxquels la mairie a proposé de manifester dans la forêt près d’un cimetière.
E-llico.com
Mis en ligne le 02/05/2011
"Les autorités ne veulent pas nous voir sur la perspective Nevski dans le centre-ville. Il est évident que c’est à cause de leurs préjugés.
C’est de la discrimination", a déclaré à l’AFP Maria Efremenkova, militante de l’organisation homosexuelle "Egalité de droits".
Les homosexuels avaient déposé comme les autres mouvements une demande à la mairie pour manifester dans le centre de l’ancienne capitale impériale mais les autorités leur ont proposé de se rassembler à Levachovo, faubourg au nord de la ville dans une forêt près d’un cimetière.
La mairie a invoqué à l’appui de sa décision le fait que "plusieurs autres citoyens, ONG et partis politiques" avaient auparavant demandé de défiler sur cet itinéraire.
"Les autorités se moquent de nous en nous proposant de manifester là où il n’y a personne", a souligné Maria Efremenkova.
Les gays voulaient défiler le 1er mai pour attirer l’attention sur la discrimination des homosexuels dans le domaine du travail.
“БОК О БОК” : FESTIVAL RUSSE LGBT
Écrit par VapeurX le 30 mars 2011
Le festival de cinéma russe “Бок о Бок” (que l’on peut lire ‘Bok o Bok’ et qui signifie Côte à Côte, en français) est fondé en 2007 pour résister à l’homophobie et à la transphobie grandissantes dans la société russe.

Malgré les nombreuses difficultés rencontrées au fil des années, l’événement a pris une envergure depuis sa création et prépare sa troisième édition.
Pour 2011, les organisateurs prévoient 5 festivals régionaux et un ensemble de manifestations à Saint-Pétersbourg et en régions.
Les manifestations sont destinées à tout le monde : LGBT et hétéros.
Leur objectif – à travers des projections de films, des tables rondes, des séminaires, des ateliers et des expositions – est de chercher à créer un dialogue positif au sein de la société afin de combattre les stéréotypes négatifs qui existent à l’encontre des personnes LGBT et d’informer, d’éduquer et d’éclairer les gens sur les questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.
Par son travail l’équipe du projet cherche également à promouvoir le respect des droits fondamentaux des personnes LGBT et faire émerger une plus grande tolérance, une acceptation plus large de la visibilité des minorités sexuelles dans la société russe.
Un spot publicitaire vient d’être mis en ligne sur la chaîne officielle YouTube de Bok o Bok, histoire de promouvoir le festival.
Dans la vidéo de jeunes gays et lesbiennes parlent de leur coming-out.
Leurs proches y témoignent aussi de leurs réactions.
La vidéo aborde les différentes étapes du coming-out : tout d’abord la crainte et l’incertitude, puis les efforts pour se comprendre mutuellement.
Le tout porté par une musique de Marc Almond.
Coming Out : Your Step towards Equality ! - vidéo
Traduction de la vidéo (source Yagg) :
1. Se préparer
Misha : J’étais tourmenté par des doutes intérieurs, pensant que j’avais un problème.
Roma : Ce sont les personnes les plus proches de toi, et en fait tu leur mens
tout le temps.
Grisha : Je me sentais prêt à sortir du placard.
2. Le dire aux autres
Misha : J’ai envoyé un sms à ma mère. Je crois que je lui ai juste écrit : « Maman, je suis gay ».
Anna, la mère de Misha : Ça a été un choc pour moi d’apprendre ça.
Misha : Quand je suis sorti du placard, j’étais submergé par mes émotions, je me sentais très exposé, et absolument pas protégé. C’était… Je ne sais pas… Comme une blessure ouverte.
Anna : Nous nous sommes vus par la suite, et avons pu discuter.
Misha : Maman m’a dit qu’elle m’aimait, qu’elle me soutenait, et que son amour pour moi ne dépendait pas de quoi que ce soit. Mais je sentais que c’était très dur pour elle.
3. Et après ?
Marina, la mère de Roma : Le premier sentiment qui vient est le déni, se dire que ça n’est pas vrai.
Anna : Sur le moment je pensais que ça pouvait changer.
Marina : Tu te sens coupable pendant un moment, tu as envie d’en parler avec quelqu’un, pour partager. Mais il n’y a personne avec qui tu peux le faire. C’est un processus douloureux.
Dinara, la collègue d’Olga : Je n’ai jamais prêté attention à ça, et quand Olga me l’a dit, j’ai simplement accepté.
Sasha, le frère de Grisha : Qu’est ce que ça change ? C’est mon frère.
4. Être Out
Misha : J’ai commencé à me sentir plus… plus entier. J’ai commencé à respirer pleinement.
Grisha : En fait, j’ai commencé à me sentir beaucoup plus libre.
Marina : Nous nous sommes ouverts l’un à l’autre immédiatement. Je me suis mieux sentie, et c’est aussi le cas de Roma. Je pense que maintenant il peut partager des choses avec moi.
Olga : Je conseille à chacun d’être honnête avec soi-même et ses proches.
S’ils vous aiment, ils comprendront certainement.
Misha : Les gens ne comprennent pas et ne ressentent pas à quel point c’est mieux et plus simple d’être ouvert. Combien d’énergie et d’harmonie ça t’apporte.
Sondage : 56% des Moscovites ont entendu parler de la gay pride
http://yagg.com/2011/04/28/sondage-…
Publié par Judith Silberfeld

Alors qu’on ne sait toujours pas si la gay pride prévue à Moscou le 28 mai prochain a réellement été autorisée par la mairie , un sondage révèle que 33% des Russes ont entendu parler des tentatives d’organiser un tel rassemblement à Moscou.
Le chiffre monte à 56% lorsque la question est posée aux seuls Moscovites.
Les jeunes sont plus nombreux à avoir connaissance de ces tentatives (39% chez les 18-30 ans contre 25% chez les plus de 60 ans).
La proportion varie également selon le niveau d’éducation (plus les répondants sont allés loin dans leurs études, plus ils sont informés) et la taille de la ville (les habitants des grandes villes sont plus nombreux à avoir entendu parler de la gay pride de Moscou que ceux qui vivent dans des villages).
« Nous n’avons pas lancé le projet de gay pride de Moscou pour défiler dans les rues mais pour attirer l’attention sur les questions auxquelles est confrontée la communauté LGBT et le manque de liberté de rassemblement en fait partie, a commenté Nikolai Alekseev, président de l’association
GayRussia, qui a commandé ce sondage.
La publicité créée par la Pride de Moscou nous a permis d’obtenir la levée de l’interdiction faite aux HSH de donner leur sang et de lancer la campagne pour le mariage des couples de même sexe.
Dans l’ensemble, ce sondage montre que cette campagne de visibilité porte ses fruits.
Le lobbying discret auprès du gouvernement russe n’a donné aucun résultat et a peu de chances d’en donner.
Les politiques russes ne comprennent que la confrontation et si la Pride est autorisée le mois prochain, ce sera uniquement grâce à notre long combat contre la Russie devant la CEDH. »
L’enquête a été réalisée par la Public Opinion Foundation (FOM), un institut de sondage russe, du 20 au 24 avril auprès d’un échantillon représentatif de 1500 personnes réparties dans 44 régions de la Fédération de Russie et une centaine de villes. La marge d’erreur est estimée à 3,6%.
La première gay pride autorisée par les autorités moscovites
Têtu par Alexis Puzyrev 26 avril 2011,
Selon les militants LGBT russes, la Mairie de Moscou aurait donné son accord à l’organisation d’une gay pride le 28 mai.
Une décision qui n’est pas encore confirmée par la Mairie, mais déjà les organisateurs ne boudent pas leur plaisir.

Il devrait s’agir de la sixième « gay pride » à Moscou, mais surtout de la première avalisée par les autorités russes.
Après deux condamnations, en première instance puis en appel, devant la CEDH, il semblerait que la mairie de la capitale russe ait enfin accepté de se confirmer à ses obligations européennes.
Selon son site gayrussia.ru, Nikolaï Alekseev, l’organisateur russe, aurait en effet reçu aujourd’hui une réponse positive de la maire-adjointe de Moscou, Lioubov Chvetsova, à sa demande d’autorisation pour un rassemblement de 500 personnes le 28 mai, qu’il avait déposée le 12 avril dernier.

A deux pas du Kremlin
Baptisée « Gay pride de Moscou : l’homosexualité dans l’histoire de la culture mondiale et de la civilisation », la manifestation se déroulera entre 13 et 15 heures sur la place Bolotnaïa, au centre de Moscou, à deux pas du Kremlin et de la Place Rouge. « Mais à l’écart des principales artères de la ville » précise le militant.
Pendant la parade, les manifestants pourront s’informer sur l’histoire de l’homosexualité avec la contribution de personnalités de la culture et de la science.
Le rassemblement sera accompagné d’airs du compositeur russe Piotr Tchaïkovski, mais aussi d’Elton John.
Sécurité des participants
Pour l’heure, le service de presse de la mairie de Moscou, sollicité par l’AFP, se refuse toujours à confirmer cette information…
Mais les LGBT russes se réjouissent déjà.
« Nous félicitons la décision historique des autorités de la capitale d’avoir autorisé la parade, a déclaré Nikolaï Alekseev.
Maintenant, les autorités doivent assurer que la sécurité des participants de l’événement soit conforme à la décision de la Cour Européenne. »
Par ailleurs, la mairie de Saint-Pétersbourg a quant à elle déjà autorisé un rassemblement de militants homosexuels le 1er mai prochain.
Condamnation définitive pour le pays opposé aux gay prides
Têtu par Alexis Puzyrev 14 avril 2011
La CEDH a confirmé lundi l’iniquité de l’interdiction des gay prides à Moscou, opposée pendant trois ans par les autorités aux militants LGBT russes.

La CEDH a reconnu lundi l’iniquité de l’interdiction de gay prides par les autorités moscovites pendant trois années consécutives.
La Russie a ainsi perdu définitivement et son appel contre la décision du 21 octobre 2010 de la Cour a rejeté irrévocablement par la Grande chambre de la CEDH le 11 avril.
Cette ultime décision met ainsi en vigueur le verdict du 21 octobre, qui a reconnu la violation des droits fondamentaux de l’homme dans l’interdiction des trois gay prides en 2006, 2007, 2008 à Moscou.
Le requérant, le militant des droits LGBT Nikolaï Alekseev, qui avait déposé une plainte, recevra 30.000 euros de dommages et intérêts
.
Après l’annonce du verdict, en octobre 2010, la Russie avait en effet déposé un recours auprès de la plus haute instance de la Cour européenne, la Grande chambre.
Mais cette démarche n’a pas changé la position des juges qui ont réaffirmé la violation des articles 11, 13 et 14 de la Convention européenne des Droits de l’homme (rappelés en bas de cette page).
L’affaire est désormais close.
« Enormément satisfaits »
« Nous sommes énormément satisfaits de la rapidité de la Cour européenne et du jugement de notre affaire qui est entré en vigueur avant la date de la sixième gay pride prévue à Moscou, a annoncé Nikolai Alekseev mercredi dernier.
Nous avons cru en cette victoire depuis le lancement du mouvement Gay Pride à Moscou. »
En effet, le comité de la Gay Pride à Moscou a déposé mardi dernier auprès des autorités de la capitale une nouvelle demande d’autorisation d’une parade de la Fierté prévue pour le 28 mai.
La décision des juges tombe bien pour Nikolai qui avoue que « Les autorités de Moscou n’ont plus de motifs juridiques pour interdire les manifestations publiques.
Donc, la nouvelle gay pride de Moscou devra être autorisée. »
100 000 cartes postales contre l’homophobie
Têtu par Alexis Puzyrev jeudi 31 mars 2011
« L’amour est plus fort que la haine » est le mot d’ordre de la 5e semaine russe contre l’homophobie, décliné notamment sous la forme de ces cartes qui sont distribuées dans 13 villes du pays.

Du 28 mars au 3 avril, c’est la Semaine Contre L’homophobie en Russie.
Une campagne annuelle pour sensibiliser les pouvoirs publics et la société à l’intolérance et la discrimination qui frappent les LGBT.
Des expositions, des débats, des manifestations sont prévues pendant ces sept jours placés sous le mot d’ordre « L’amour est plus fort que la haine ».
Et parmi les initiatives de sensibilisation, l’association inter-régionale Russian LGBT Network a commencé la diffusion des 100 000 cartes postales qui portent ce message.
13 villes participantes
Cette semaine, beaucoup de Russes pourront trouver ces petites cartes les incitant à se poser la question de leur réaction face à l’homosexualité. « Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi détester est plus facile et plus simple qu’aimer ?
Pour la même raison que détruire est plus simple que construire.
Si nous essayons de nous comprendre, plusieurs problèmes disparaîtront d’eux-mêmes, et l’amour ne sera plus quelque chose d’interdit pour beaucoup de gens » dit le texte imprimé derrière la carte.
Destinées d’abord à la diffusion dans la capitale russe et à Saint-Petersbourg, les cartes seront distribuées également dans les 13 villes russes participant dans la campagne de la Semaine Contre L’homophobie.
Quand les cinémas boycottent les films homos
Têtu par Alexis Puzyrev 20 mars 2011
Un festival contre le racisme devait proposer à ses spectateurs des films sur les thématiques LGBT dans un des plus grands cinémas de Saint-Pétersbourg.
Mais c’était sans compter sur le boycott de l’établissement…
Un incident qui fait suite à une série de déconvenues pour les organisateurs d’événements homos.

Ce n’est pas simple d’organiser des évènements LGBT en Russie…
Dernier exemple en date avec la sixième édition d’Open your eyes, un festival de films contre la xénophobie et le racisme au cours duquel les habitants de Saint-Pétersbourg devaient pouvoir visionner des films sur les thématiques homos.
La sélection des films avait été effectuée en partenariat avec le festival du film LGBT, Side by Side, qui existe depuis 2008, et les projections devaient avoir lieu dans l’un des plus grands cinémas de la ville.
Sauf que… Le cinéma Le Rodina a brutalement décidé d’annuler ces projections, prévues pour la fin mars.
Après deux semaines de pourparlers infructueux, les responsables de Side by Side se sont dits indignés… mais pas surpris de la décision du Rodina.
En effet, ce n’est pas la première fois que les organisateurs du festival LGBT se retrouvent devant une porte close.
Le cinéma Rodina est sollicité depuis plusieurs années pour organiser des projections pour le festival, mais les incidents sont nombreux avec les films homos.
En juin 2009, les projections de deux films LGBT, pour lesquels un accord préalable avait pourtant été obtenu, ont été annulées.
Dans un autre cinéma partenaire, les séances ont été autorisées mais uniquement à condition que le nom du festival Side by Side soit masqué.
Dans des salles de fortune
Cette année, Le Rodina ne se cache pas et explique carrément que les films ne seront pas projetés pour « des raisons idéologiques ».
La raison pourrait également être économique : le cinéma souhaiterait réserver ses salles pour des projets plus rentables.
Et dans ces circonstances, impossible pour les organisateurs du festival de compter sur l’appui de la municipalité : les autorités de Saint-Petersbourg avaient elles-mêmes interrompu les séances en plein air de Side by Side en 2008, forçant les organisateurs à projeter les films homos dans des salles de fortune.
Malgré cette déconvenue, les Saint-Pétersbourgeois pourront tout de même assister à la sélection LGBT dans des salles de remplacement, entre le 30 mars et le 3 avril prochain.
Avec au programme, notamment, le fameux et très émouvant Prayers for Bobby, avec Sigourney Weaver
Le maire de Moscou ne veut toujours pas de gay pride dans la capitale russe
17 février 2011
http://yagg.com/2011/02/17/le-maire…
Publié par Judith Silberfeld
Interviewé par la radio Écho de Moscou, Sergueï Sobianine, qui a succédé à Iouri Loujkov à la mairie de Moscou, a affirmé qu’un défilé gay dans Moscou serait inadmissible.
« Moscou n’a pas besoin de ça et je ne soutiens pas [les parades homosexuelles]« , a-t-il déclaré, ajoutant : « Je ne parle pas de la Constitution ou du Droit russe. Je dis ce que j’en pense ». À la question « Y aura-il des parades homosexuelles à Moscou ou non ? », il a répondu : « J’en doute ».
Le nouveau maire de Moscou semble donc vouloir appliquer la même politique que son prédécesseur, malgré le fait que la Russie ait été condamnée par la CEDH pour avoir interdit la tenue de gay prides à Moscou. La décision avait été publiée le 21 octobre, jour de l’investiture de Sergueï Sobianine à la Mairie de Moscou.
La prochaine gay pride de Moscou, qu’elle soit interdite à nouveau ou autorisée pour la première fois, doit se tenir en mai prochain.
Les premières publicités de prévention pour les gays viennent de sortir
Têtu par Alexis Puzyrev 04 février 2011

C’est la première fois que les gays sont explicitement ciblés par une campagne de prévention contre le sida, mais sur Internet seulement.
Dans ce pays encore très homophobe, le taux de contamination par le VIH est l’un des plus élevés au monde. Regardez ces vidéos.
L’homophobie et la discrimination sont les principaux obstacles au dépistage du sida en Russie. L’intolérance générale de la population contre les LGBT oblige les gays à masquer leur orientation sexuelle et par conséquent, à refuser de participer aux différents projets de prévention contre le sida.
Et le taux de contamination grimpe.
Les organisateurs du projet espèrent que la publicité rendra les gays plus responsables vis-à-vis de leur santé et réduira le nombre de contaminations.
Le Laboratoire de la Publicité Sociale, une organisation autonome, vient de lancer la première campagne publicitaire russe s’adressant directement aux gays. Pour leur parler plus particulièrement de leur santé et surtout sur l’importance de se protéger du VIH.
Son slogan ? « Faites confiance au préservatif ».
Lancée le 30 janvier, cette campagne doit durer jusqu’en août.
Le laboratoire diffusera plusieurs vidéos sur Internet, des brochures et des dépliants dans les lieux dits « à risque » et créera les blogs thématiques sur le sida.
« L’équipe était compètement hétérosexuelle »
Toutefois, il n’y aura pas de diffusion à la télévision : les vidéos seront visibles seulement sur Internet.
Mais c’est un premier pas dans ce pays où l’homophobie est très présente (des dizaines de commentaires haineux déjà laissés sur Youtube le prouvent).
Les vidéos seront mises progressivement sur les sites de partenaires militant contre le sida.
Sur son blog, le réalisateur des vidéos, Gueorgui Molotsov, se félicite de cette première expérience de conception d’une publicité visant le public gay. « L’équipe était absolument hétérosexuelle, composée de 80% de mecs.
Et finalement, il y a beaucoup de sincérité dans les vidéos. J’aimerais beaucoup que cette campagne puissent lancer le débat sur ce sujet » espère-t-il.
Regardez cette vidéo de prévention (Traduction du commentaire final : « La confiance en autrui passe avant tout par la sécurité de chacun. Protège-toi, fais confiance au préservatif, mets-le ») :

