Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Rédaction (avec agence) 29 février 2012,
Le texte, qui punit les auteurs de tout « acte public » de promotion de l’homosexualité à l’adresse de mineurs, vient d’être adopté.
Le parti au pouvoir ne compte pas s’arrêter là : il a déjà affiché l’intention de le faire voter au niveau national…
L’assemblée municipale de Saint-Pétersbourg a adopté définitivement aujourd’hui un projet de loi qui punit la « propagande homosexuelle » à l’adresse de mineurs.
Un texte à valeur locale, controversé en Russie et critiqué par les Etats-Unis dès sa première adoption en novembre.
La loi, adoptée en troisième et dernière lecture par 29 voix contre 5, punit les auteurs de tout « acte public » de promotion de l’homosexualité ou de la transexualité auquel les mineurs pourraient avoir accès.
Parce que ce projet de loi ne définit pas précisément le terme « d’acte public », les défenseurs des droits de l’homme craignent dès lors qu’il puisse être utilisé pour réprimer toutes les manifestations en faveur des droits des homosexuels, qui sont et ont toujours été régulièrement interdites dans le pays.
Des manifestations de protestation contre la loi ont eu lieu hier à Paris (photo) et dans plusieurs autres capitales dans le monde.
« Cette loi est une honte »
Les personnes physiques enfraignant la loi encourent une amende allant jusqu’à 75 euros.
De leur côté, les organisations risquent entre 250 et 1.500 euros.
Pour l’incitation à la pédophilie, mise dans le même sac que l’homosexualité, l’amende maximale atteint un million de roubles (25.000 euros).
« Cette loi est une honte », a déclaré Olga Galkina, une représentante du parti d’opposition libérale Iabloko à Saint-Pétersbourg.
Mais le texte a été soutenu par le gouverneur de la deuxième ville de Russie, Guennadi Poltavchenko, nommé par le Kremlin.
Ses auteurs, membres du parti au pouvoir Russie unie, ont affiché l’intention de faire voter une loi équivalente au niveau national.
Plusieurs régions russes déjà concernées
Des législations du même type ont déjà été adoptées dans plusieurs autres régions russes.
Les Etats-Unis ont exprimé à plusieurs reprises leur réprobation à propos d’une législation constituant selon eux une atteinte aux libertés individuelles.
La Russie avait alors rejeté toute « ingérence » dans ses affaires intérieures.
Têtu par Rédaction (avec agence) 10 février 2012,
Dans la deuxième ville de Russie, de fortes amendes sont maintenant prévues pour tout « acte public » faisant la « promotion » de l’homosexualité.
Les Etats-Unis ont fait part hier de leur inquiétude concernant la loi adoptée à Saint-Pétersbourg, en Russie, qui interdit la « promotion de l’homosexualité ».
Le parlement pétersbourgeois a en effet adopté, en deuxième lecture mercredi, un texte proposé par le parti au pouvoir, Russie unie, qui prévoit des amendes allant jusqu’à 500.000 roubles (soit 12.500 euros) pour tout « acte public » faisant la promotion de l’homosexualité, mise au même plan que celle de la pédophilie.
Cinq militants interpellés
Cinq militants LGBT avait été interpellés après avoir manifesté (« sans autorisation », selon un porte-parole de la police de Saint-Pétersbourg) mercredi contre l’adoption de cette loi par l’Assemblée locale.
Une vingtaine de personnes aurait pris part au rassemblement.
Les militants avaient brandi des banderoles où l’on pouvait lire « Non à la répression ! » ou « Interdire l’homosexualité est inhumain et antiscientifique ».
« Nous sommes inquiets » concernant cette loi qui « devrait gravement limiter la liberté d’expression et de rassemblement des personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres et en réalité de tous les Russes », a déclaré le département d’Etat américain.
« Nous demandons aux autorités russes de protéger ces libertés et d’encourager le respect des droits de tous les citoyens », a ajouté l’administration américaine dans un communiqué.
« L’Europe partage notre inquiétude »
« Nous avons également consulté nos partenaires européens sur cette question. Ils partagent notre inquiétude dont ils doivent faire part aux autorités russe ».
La compagnie aérienne russe Aeroflot a contraint un personnel de cabine homosexuel, militant en faveur des droits LGBT, à se marier sous peine de perdre de son emploi.
E-llico.com
Mis en ligne le 30/01/2012
Maxim Kupreev, un steward âgé de 25 ans, a été confronté à un chantage homophobe de la part de la compagnie Aeroflot, fin 2011, selon le site LGBT Gay Russia.
Ce navigant, défenseurs des droits LGBT, avait l’intention de militer au sein d’un groupe d’employés de la compagnie pour protéger les droits des salariés LGBT.
Il souhaitait notamment que toute référence à l’orientation sexuelle soit bannie des réglements internes d’Aeroflot et la reconnaissance des couples de même sexe
Devant l’ultimatum et la menace sur son travail, Kupreev a alors épousé une amie d’enfance.
En réaction à ce cas manifeste de discrimination et de harcèlement homophobe, des associations LGBT ont décidé de lancer une campagne de boycott contre Aeroflot et d’organiser une manifestation devant son siège le 9 février prochain. La compagnie n’a pas réagi officiellement.
Têtu par Rédaction 03 décembre 2011,
« Il faudrait y penser au niveau fédéral » a déclaré l’un des vice-premier ministre russe.
Un vice-Premier ministre russe s’est prononcé vendredi en faveur d’une loi interdisant en Russie la propagande de l’homosexualité qu’il juge « dégoûtante », à l’image du texte qui a franchi une première étape législative à Saint-Pétersbourg.
« Orientations sexuelles non traditionnelles » « Il faudrait y penser au niveau fédéral », a déclaré Dmitri Kozak à des journalistes à Saint-Pétersbourg, en faisant allusion à ce projet de loi locale du parti au pouvoir Russie unie, punissant tout « acte public » faisant la promotion tant de l’homosexualité que de la pédophilie.
Ce texte a été adoptée en première lecture le 16 novembre par l’Assemblée législative de la deuxième ville de Russie. « Toute propagande des orientations sexuelles non traditionnelles, (on désigne souvent l’homosexualité de cette manière en Russie, ndrl) est dégoûtante », a ajouté M. Kozak.
Manoeuvres électorales
Les militants gay ont dénoncé ces déclarations, jugeant qu’il s’agissait d’une manoeuvre électorale à la veille des législatives de dimanche.
« Il est évident que c’est une démarche politique avant les élections législatives » a déclaré Iouri Gavrikov, un des principaux militants de la cause homosexuelle à Saint-Petersbourg.
Les Etats-Unis avaient protesté la semaine dernière contre le projet de loi voté à Saint-Pétersbourg, un texte jugé liberticide par Washington.
La Russie a de son côté accusé Washington d’« ingérence ».
Les militants homosexuels sont très mal vus en Russie. L’homosexualité y était considérée comme un crime jusqu’en 1993, et comme une maladie mentale jusqu’en 1999, bien après la chute du régime soviétique en 1991. Les gay prides qu’ils essayent d’organiser depuis 2006 sont interdites par les autorités et dispersées sans ménagement par la police.
Têtu par Mélanie Vives 24 novembre 2011
Le département d’État américain se dit « très préoccupé » par un projet de loi qui interdirait toute « propagande gay » à Saint-Pétersbourg.
En Russie, les manifestations se multiplient.
S’il était voté, ce projet de loi « restreindrait fortement les libertés d’expression et d’assemblée pour les LGBT, et en fait pour tous les Russes », déclarait l’administration Obama mercredi dans un communiqué.
Le département d’État américain se dit « très préoccupé ».
Approuvé en première lecture la semaine dernière au Parlement local de Saint-Pétersbourg, le texte controversé tient en peu de mots : si la loi était votée, l’auteur d’« actions publiques visant à faire la propagande de la sodomie, du lesbianisme, de la bisexualité et du transgenrisme parmi les mineurs » serait condamné à une amende pouvant aller jusqu’à 1 205 euros.

« Des conséquences dangereuses et vastes »
Alors que deux lectures sont encore nécessaires avant que le projet proposé par les députés du parti au pouvoir, Russie Unie, ne soit adopté, l’inquiétude des organisations de défense des droits de l’homme est au plus haut point : « C’est une tentative à peine dissimulée en vue de légaliser la discrimination à l’égard des LGBT », a réagi Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.
« L’idée que les militants des droits des LGBTI convertissent d’une certaine manière les jeunes de Russie au moyen de la “propagande” serait risible si les conséquences potentielles de cette nouvelle loi n’étaient pas si dangereuses et vastes. »
« Vastes », justement car le texte reste vague.
En ne définissant jamais le terme « d’actions publiques », il fait l’objet de multiples interprétations et est le terreau de toutes les peurs.
Notamment celles de voir la liberté de réunion et d’expression des organisations LGBT supprimée partout où des enfants pourraient être présents, dans un pays où les gay prides sont déjà régulièrement interdites.
Interdiction de toute action contre l’homophobie
Quant à la distribution de brochures d’information ou aux actions contre l’homophobie, elle pourrait purement et simplement être défendue.
Un sort identique pourrait même être réservé aux livres, articles et déclarations publiques qui aborderaient des thématiques LGBT.
Depuis une semaine, manifestations et pétitions se multiplient dans le pays. Toutes veulent empêcher Saint-Pétersbourg de rejoindre Ryazan et Arkhangelsk, deux régions russes qui interdisent déjà la « propagande de l’homosexualité » envers les mineurs.
e-llico : Les Etats-Unis sont "très préoccupés" par un projet qui "restreindrait fortement les libertés d’expression et d’assemblée pour les LGBT, et en fait pour tous les Russes", a déclaré le département d’Etat dans un communiqué.
"Les droits des homosexuels sont des droits de l’homme, et les droits de l’homme sont les droits des homosexuels", poursuit le communiqué, citant la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton.
"Nous avons demandé aux responsables russes de protéger ces libertés, et de favoriser un environnement propice au respect des droits de tous les citoyens", conclut le département d’Etat.
HETERHOMO : et le pays des "droits de l’homme" que dit-il ? avec Alain Juppé : rien !
Publié par Judith Silberfeld | Dans Société
http://yagg.com/2011/11/22/saint-petersbourg-des-manifestations-et-des-petitions-contre-la-loi-homophobe/
Après l’adoption en première lecture par le Parlement de Saint-Pétersbourg d’un texte interdisant de parler de façon positive de la sodomie, du lesbianisme, de la prostitution et de la pédophilie les manifestations et les pétitions se multiplient.
Un nouveau vote aura lieu demain, mercredi 23 novembre.
Le 16 novembre, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le Parlement de Saint-Pétersbourg avec des pancartes marquées de slogans comme « Diviser pour mieux régner : Aujourd’hui les LGBT, à qui le tour demain ? » ou « Ministère de la Santé, 1999 : l’homosexualité est normale – Parlement, 2011 : l’homosexualité est… ? ».
Des photos du rassemblement peuvent être vues sur le site du festival Bok o Bok.
Le 19 novembre, des militant-e-s LGBT de Bok o Bok, Coming Out et du LGBT Networksont intervenu-e-s lors du Forum des ONG des pays nordiques et de la Russie, qui se tenait à Saint-Pétersbourg.
Pendant qu’ils et elles brandissaient des affiches pro-tolérance, Igor Kochetkov, le président du LGBT Network, a dénoncé, au micro, pendant un peu plus d’une minute, le caractère homophobe du texte et la violation des droits humains à Saint-Pétersbourg et en Russie et a encouragé les participant-e-s venu-e-s de l’étranger à informer leur gouvernement.
Le 20 novembre, 15 personnes se sont relayées sur la Place du Palais, avec des pancartes affirmant « Je suis homo, humain, pas de la propagande. Milonov [l’auteur de la proposition de loi, ndlr], n’aie pas peur ! ».
Certains, à l’instar d’un Nikolai Alekseev, s’agacent de la mollesse de ces actions – l’ex-président de GayRusia milite pour l’outing des officiels homos planqués.
« Je crois que les stratégies utilisées actuellement pour lutter contre l’homophobie en Russie ne mènent nulle part, a-t-il expliqué à Yagg.
Saint-Pétersbourg est en passe d’être la troisième région à adopter une loi interdisant la propagande de l’homosexualité envers les mineurs, après Ryazan en 2006 et Arkhangelsk en septembre dernier.
L’outing est la seule stratégie qui puisse être efficace contre l’homophobie officielle en Russie. »
Les internautes du site GayRussia, qui avait publié un sondage, sont d’ailleurs très majoritairement d’accord avec cette position (sur 571 votant-e-s, 251 sont pour l’outing que la personne ait ou non tenu des propos homophobes, auxquels viennent s’ajouter 233 votes favorables à l’outing en cas de propos homophobes uniquement).
Une plainte contre la loi en vigueur dans la région de Ryazan a été soumise à la CEDH en 2009 par Nikolai Baev, l’actuel président de GayRussia.
Hors Russie, deux pétitions ont été lancées pour soutenir les LGBT et rappeler aux autorités russes leurs obligations internationales.
« Le monde doit s’indigner maintenant et dire aux autorités russes de stopper cette loi », insiste AllOut.org, dont la pétition a recueilli près de 180 000 signatures.
D’autant que la menace d’une application au niveau fédéral se précise, le chef du comité de la Douma d’État de la législation civile, arbitrale et juridique Pavel Kracheninnikov ayant affirmé qu’il faudrait juger en fonction de l’efficacité de la loi au niveau local et en tirer les leçons.
Et pendant ce temps, François Fillon estime que « la relation franco-russe a rarement été aussi élevée ». Sans commentaire.
Têtu par Rédaction (avec agence) 17 novembre 2011,
Un projet de loi, permettant de condamner à une amende l’auteur de faits de « propagande homosexuelle » auprès de mineurs, a été approuvé hier en première lecture au Parlement local de la deuxième ville russe.
Deux lectures sont encore nécessaires avant que le projet proposé par les députés du parti au pouvoir, Russie Unie, ne prenne force de loi dans la ville.
Selon ce projet, toute personne commettant « un acte public » de promotion de l’homosexualité, de la bisexualité ou de la transsexualité à l’adresse de mineurs peut être condamnée à une amende allant jusqu’à 3 000 roubles (72 euros).
De leur côté, les organisations homosexuelles risquent entre 10 000 (241 euros) et 50 000 roubles (1.205 euros).
Le projet de loi, qui a été approuvé en première lecture au Parlement local de Saint-Pétersbourg hier, ne définit néanmoins pas le terme « d’acte public ».
Les défenseurs des droits de l’homme craignent dès lors qu’il puisse être utilisé pour réprimer les manifestations en faveur des droits des homosexuels. En Russie, les gay prides sont déjà régulièrement interdites.
Deux personnes interpellées Selon Vitali Milonov (ci-dessus), un des défenseurs du projet de loi, celui-ci a pour but « de mettre un terme au flot d’information immoral qui circule parmi les enfants et les jeunes ». Des militants ont manifesté et fait circuler une pétition pour s’y opposer. Selon des médias russes, deux personnes ont été interpellées hier alors qu’elles se trouvaient devant les locaux du Parlement local.
Le Centre Mémorial contre les discriminations de Saint-Pétersbourg, un groupe de défense des droits de l’homme, a indiqué dans un communiqué que cette loi « contredisait les normes légales russes et internationales ». En Russie, l’homosexualité était considérée comme un crime jusqu’en 1993, et comme une maladie mentale jusqu’en 1999, soit bien après la chute du régime soviétique en 1991.
Un rassemblement pro-gay - dont la raison officielle avait été dissimulée aux autorités - a été attaqué par des militants d’extrême droite et réprimé par la police samedi à Moscou.
E-llico.com
Mis en ligne le 03/10/2011
Autorisé par la municipalité, il a réuni une douzaine de manifestants et a été l’objet d’attaques d’une poignée de militants d’extrême-droite armés de tomates, mais aussi d’un fusil de paintball dont certains faisant le salut nazi.
40 personnes, manifestants pro-gay et opposants ont été arrêtées par la police.
Cette manifestation intervient alors que la région d’Arkhangelsk a promulgué une loi rendant illégaux "tous les événements faisant la promotion de l’homosexualité, dont les gay prides".
Cette interdiction est bien appuyée par les responsables de l’Eglise orthodoxe russe .
Par ailleurs, la chaîne RussiaToday a ajouté que ces derniers mois, les autorités moscovites avaient refusé de reconnaître quatre associations homosexuelles.
L’Eglise orthodoxe russe a dénoncé lundi dans un communiqué "l’agressivité de la promotion" de l’homosexualité comme une "provocation" se faisant sous couvert de la défense des droits de l’Homme.
E-llico.com
Mis en ligne le 13/09/2011
"L’agressivité de la promotion des opinions homosexuelles, notamment sous couvert de défense des droits de l’Homme, est une provocation", a indiqué Vsevolod Tchapline, un porte-parole de l’Eglise orthodoxe, dans un communiqué.
"La propagande homosexuelle représente un danger particulier pour les enfants et les jeunes", a ajouté le prélat en rappelant la position de l’Eglise orthodoxe pour laquelle l’homosexualité est un péché qui se soigne "par la prière, le jeûne, la confession et la lecture des textes saints".
Les manifestations organisées par les mouvements de défense des droits des minorités sexuelles sont "en contradiction avec les justes exigences de la morale", estime le père Tchapline en ajoutant que "le droit international autorise les limitations aux droits de l’Homme dans l’intérêt de la défense des droits des autres".
Publié par Judith Silberfeld
Profitant d’un vide juridique, les militant-e-s moscovites, emmené-e-s une nouvelle fois par Nikolai Alekseev, le président de l’association GayRussia, ont déposé des demandes d’autorisations de manifester jusqu’en 2112.
La législation moscovite – il s’agit d’un texte régional, applicable à Moscou uniquement et concernant les « événements culturels » – prévoit en effet que les demandes doivent être déposées au plus tard 45 jours avant la manifestation, mais elle n’interdit pas de les présenter beaucoup plus tôt, explique Russia Today.
En 2011 déjà, les organisateurs de la Moscow Pride avaient demandé une autorisation pour un événement culturel.
Ainsi, comme l’avait annoncé Nikolai Alekseev, la prochaine Moscow Pride est prévue au moment de l’élection présidentielle, le 4 mars 2012.
Des demandes d’autorisation ont également été déposées pour une manifestation le 27 mai, date anniversaire de la dépénalisation de l’homosexualité en Russie et pour tous les samedis proches du 27 mai, sur la place Bolotnaya, près du Kremlin.
« C’est un cas unique dans les annales puisque personne n’a jamais utilisé une tactique similaire, explique Nikolai Alekseev.
Nous ne faisons qu’exploiter une faille dans la loi moscovite qui nous permet de montrer l’absurdité de la position de la Mairie.
Maintenant, la question qui va se poser, c’est sur quelle base la Mairie pourrait interdire une Pride en 2050 ou en 2100 ?
En se basant comme depuis 2006 sur des lettres de citoyens indignés par une manifestation qui est prévue dans 39 ou 89 ans ?
« ÉNORME IMPLICATION JURIDIQUE »
« Mais au-delà de la boutade, il y a une énorme implication juridique : si la Justice russe validait une interdiction de la Mairie de 2011 à 2100, la CEDH, elle, condamnerait à nouveau la Russie dans cette affaire avec une différence majeure par rapport à l’année dernière.
Il s’agirait d’une condamnation sur des événements à venir et non pas sur des événements passés.
« Depuis octobre dernier, la Justice russe s’assoit sur la décision de la CEDH au motif qu’elle concerne l’interdiction des prides dans le passé et que ce n’est pas une décision applicable au présent.
C’est en contradiction avec l’obligation pour la Russie de respecter la jurisprudence de la CEDH.
Le message russe, c’est « on a payé les frais d’avocats et les dommages, donc on a satisfait à la décision de la CEDH ».
« Nous essayons avant tout de trouver un moyen juridique pour venir à bout de cette situation absurde et finalement, donner une porte de sortie aux politiques car notre objectif premier reste de faire avancer la liberté de manifester pour les LGBT en toute sécurité et pas de se faire tabasser et arrête-e-s chaque année, même si on doit en passer par là. »
La réaction des autorités devrait intervenir courant septembre.
Si les demandes sont rejetées, la CEDH sera saisie, et condamnera très probablement la Russie une nouvelle fois.
Mais encore faudrait-il qu’elle parvienne à faire respecter ses décisions…
Têtu par Rédaction 22 juin 2011,
Six employés homos de la première compagnie aérienne russe, Aeroflot, ont décidé de créer un groupe pour défendre leurs droits. Mais l’entreprise fait comme si ils n’existaient pas.
La reconnaissance et le respect des gays et lesbiennes russes viendront peut-être des airs.
En effet, quelques employés d’Aeroflot, la première compagnie aérienne du pays, ont décidé de créer un groupe pour défendre leurs droits, à l’instar de Personn’Ailes dans le groupe Air France-KLM. Une première en Russie, où l’homophobie reste toujours très présente.
« Il y a beaucoup de gays et de lesbiennes employés par notre compagnie, explique Maksim Koupreïev, steward chez Aeroflot depuis quatre ans.
Nous sommes en train de créer un groupe pour défendre ensemble nos droits. »
Pour le moment, seulement six employés ont rejoint le groupe LGBT, mais son fondateur reste confiant même si il reconnaît quelques difficultés.
« Je sais que beaucoup d’autres (employés) révèleraient leur homosexualité s’ils étaient sûrs que cette information resterait interne ».
Obtenir les mêmes droits que les employés hétéros
L’une des principales revendications du futur groupe LGBT d’Aeroflot sera d’obtenir pour les partenaires des employés homos les mêmes droits que ceux accordés aux époux hétérosexuels des collaborateurs de la compagnie.
« Seuls les proches et les époux des employés d’Aeroflot peuvent actuellement bénéficier des tarifs préférentiels pour les billets d’avion.
C’est injuste par rapport à ceux qui vivent en couples homosexuels », a souligné Maksim Koupreïev.
Le fondateur du groupe LGBT souhaite également que l’interdiction de la discrimination sexuelle soit officiellement inclue dans la charte de la société.
« Il n’y aucun groupe LGBT au sein de la compagnie »
Mais voilà, la direction d’Aeroflot ne l’entend pas de cette oreille et nie même l’existence du groupe LGBT au sein de l’entreprise.
« Il n’y aucun groupe LGBT au sein de la compagnie », a déclaré la porte-parole d’Aeroflot, Irina Dannenberg, ajoutant qu’il fallait « séparer la vie privée et professionnelle ».
Têtu par Paul Parant 27 mai 2011,
Alors que les soutiens arrivent à Moscou, l’organisateur a quitté en direct le plateau d’un débat télévisé…
« Nous ne capitulerons pas tant qu’une gay pride (autorisée) n’aura pas lieu », a déclaré Nikolaï Alekseev, président de l’association GayRussia, au cours d’une conférence de presse cet après-midi. « Si demain notre manifestation est dispersée par les forces de l’ordre et qu’il y a des blessés, a-t-il ajouté, c’est le maire de Moscou qui en sera responsable (…) et nous réclamerons l’exclusion de la Russie du Conseil de l’Europe », a-t-il poursuivi.
Soutiens internationaux
A la veille de la manifestation interdite, les soutiens internationaux s’organisent également.
« Cette situation intolérable ne peut plus durer », a déclaré le Français Louis-Georges Tin, président du comité Idaho contre l’homophobie.

"Gouffre de sexualité, instrument de l’abîme, bouche des vices… La femme est un farouche serpent par son cœur, par son visage ou par ses actes. Une flamme très puissante rampe en son sein comme un venin." B de Morlas.