Présentation de madame Catherine Denis
S.O.S. Grossesse
Fondé il y a 30 ans, S.O.S. Grossesse a pour mission de venir en aide à toute personne directement ou indirectement concernée par la grossesse, qu’elle soit planifiée ou non, la contraception et la sexualité.
Les services offerts sont l’écoute téléphonique, l’entrevue de relation d’aide et le test de grossesse.
La confidentialité et la neutralité sont à la base de nos interventions.
S.O.S. Grossesse s’est également donné comme mandat de faire la promotion auprès des jeunes d’une sexualité saine, positive et responsable.
Chaque année les intervenantes de l’organisme offrent plusieurs
ateliers et conférences dans les écoles secondaires, maisons des jeunes et autres organismes communautaires.
Ce service permet aux jeunes d’apprendre, de s’exprimer et de poser des questions qu’ils n’ont pas souvent la chance de poser au sujet de la sexualité, la contraception, les relations amoureuses, etc.
Les objectifs de ces interventions sont de :
faire la promotion d’une sexualité saine, positive et responsable en abordant des questions
relatives à la grossesse à l’adolescence, à la sexualité et à la contraception ;
favoriser la communication entre les garçons et les filles en ce qui a trait aux relations amoureuses, à la sexualité, la contraception, etc. ;
traiter de la sexualité au plan de la contraception mais également en ce qui a trait aux émotions, au plaisir et à l’amour ;
aborder la sexualité avec simplicité et respect afin de favoriser le développement d’une bonne estime de soi, des habiletés à la communication et à la résolution de problèmes.
L’équipe de S.O.S. Grossesse croit en l’importance de travailler de concert avec les partenaires du milieu afin de faire de l’éducation sexuelle tout en renouvelant les messages de prévention.
À cet effet, depuis 2001, S.O.S. Grossesse est très actif au sein d’un comité formé de représentants des maisons des jeunes, des organismes jeunesse et de la Direction régionale de santé publique de la Capitale nationale, visant à offrir un soutien aux intervenants-es jeunesse au plan de leurs interventions en lien avec le domaine des relations amoureuses et de la sexualité.
De plus, depuis l’automne 2000, S.O.S. Grossesse et MIELS-Québec (Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le sida) se sont associés afin de mener à bien un projet d’accessibilité du préservatif masculin ainsi que des activités de prévention dans les maisons des jeunes et organismes jeunesse de la grande région de Québec.
L’objectif général de ce projet est de prévenir les grossesses non planifiées
ainsi que les IST-VIH auprès des jeunes et ce, de façon simultanée.
Thèmes abordés lors des ateliers de promotion/prévention :
les relations amoureuses à l’adolescence ;
la première relation sexuelle ;
l’orientation sexuelle ;
les pressions et les normes sociales ;
l’examen gynécologique (obstacle fréquent à la consultation médicale de l’adolescente) ;
le cycle menstruel, la période de fertilité, l’ovulation, la durée de vie des spermatozoïdes ;
la contraception : la pilule, le condom, les méthodes d’urgence, les nouvelles méthodes, l’ensemble des autres méthodes contraceptives, les méthodes inefficaces ;
les ITS et le VIH ;
le test de grossesse ;
le choix à faire face à une grossesse non planifiée ;
la paternité : les responsabilités et les droits du garçon qui devient père ;
la réalité d’une grossesse à l’adolescence : le vécu, les ressources disponibles ;
l’interruption volontaire de grossesse : le vécu, le déroulement, le vécu post-IVG ;
l’adoption : les nouvelles réalités.
Les rencontres se déroulent sous forme d’exposés, mais aussi de mises en situation, de réflexions en petits groupes, d’échanges, de discussions et d’exercices pratiques.
L’équipe de S.O.S. Grossesse s’adapte à chaque groupe de jeunes, à chaque école, à chaque milieu. Aussi, par l’entremise des
enseignants-e-s, les élèves ont la plupart du temps l’occasion de faire parvenir leurs questions avant les rencontres et ce, en toute confidentialité.
Enfin, une fiche d’évaluation est distribuée à tous les élèves à la
fin de chaque atelier.
Les résultats sont compilés et les commentaires sont pris en compte afin d’améliorer le contenu des présentations et de répondre le mieux possible aux attentes des jeunes.
Les interventions de S.O.S. Grossesse visent principalement à transmettre aux jeunes" :
une image réaliste et positive de l’amour et de la sexualité ;
une information juste, neutre et actuelle, pour qu’ils-elles soient non seulement en mesure de se protéger (grossesse, ITS, VIH) mais aussi de faire leurs propres choix ;
le respect de soi-même et des autres ;
une expérience positive avec l’équipe de S.O.S. Grossesse, pour que l’organisme devienne une ressource à laquelle ils pourront se référer en cas de besoin.
L"’équipe de S.O.S. Grossesse aborde aussi entre autres" :
le fait que ce que les jeunes vivent est normal, et que les questions qu’ils se posent sont importantes et légitimes ;
l’idée que l’on puisse avoir un « jardin secret », qu’il est normal de ne pas se sentir à l’aise de parler de sexualité avec nos parents ou avec d’autres certaines personnes de notre entourage.
Qui fait appel à S.O.S. Grossesse ?
S.O.S. Grossesse est souvent interpellé par des enseignant-e6s, en complément de ce qui se fait déjà dans le cadre de leur planification.
Ce sont, la plupart du temps, les enseignant-e-s les plus intéressé-e-s
par la prévention et la sexualité.
Différentes demandes proviennent également de la part des maisons des
jeunes, organismes jeunesse, centres d’éducation aux adultes et autres types de milieux.
Pourquoi fait-on appel aux intervenantes de S.O.S. Grossesse ?
Le service d’écoute téléphonique offert 7 jours sur 7 permet à notre équipe d’être au fait de ce qui préoccupe la population.
Ensuite, la contraception, le choix à faire face à une grossesse non planifiée,
l’interruption volontaire de grossesse, etc., ne représentent pas nécessairement des sujets faciles à aborder.
Le domaine médical évolue rapidement, plusieurs nouveautés en contraception font chaque année leur apparition, et l’avortement demeure toujours un sujet délicat.
Les ateliers offerts par S.O.S. Grossesse visent à offrir les informations les plus récentes possibles et ce, avec la plus grande neutralité possible.
Y a t-il des changements au niveau préoccupations exprimées par les jeunes ?
Au fil des ans, l’équipe de S.O.S. Grossesse remarque davantage de questions axées sur les pratiques
sexuelles :
« est-ce bon pour la santé d’avaler du sperme ? » ;
« est-ce risqué d’avoir des relations sexuelles en groupe ? »
« est-ce correct d’avoir des relations sexuelles avec des adultes ? »
Les jeunes se posent énormément de questions, mais est-ce là une raison de croire que ces pratiques font partie de leur quotidien ?
Il est néanmoins permis de croire que certaines pratiques semblent de plus en plus fréquentes.
Parallèlement, les intervenantes de S.O.S. Grossesse reçoivent davantage de questions sur la pilule qui « arrête les règles », la prise de pilule en continu, la pilule « qui fait maigrir » ou qui contrôle l’acné, la pilule
« qui fait grossir les seins », etc.
Est-ce là le reflet de l’hyper médicalisation du cycle menstruel ?
Il est
devenu pertinent de se questionner…
En conclusion…
La curiosité des jeunes est normale et légitime, surtout avec tout ce à quoi la population est exposée aujourd’hui.
Même si nous savons que ce que l’on voit à la télévision et sur le net ne correspond pas à la réalité, il n’est pas toujours évident, à tous les jours, de se sentir « in » ou même adéquat.
Pouvons-nous avoir l’impression d’être trop « ordinaire » ?
Si en tant qu’adulte nous en arrivons parfois à nous questionner, il est facile d’imaginer que les jeunes se questionnent tout comme nous, et bien plus encore…
Présentation de madame Carole Thabet. Sexologue en milieu scolaire
Carole Thabet nous a présenté, de façon schématisée, son travail de sexologue en milieu scolaire.
Rôles à l’intérieur de l’école" :
dispenser l’éducation sexuelle ;
travailler à la prévention de la toxicomanie ;
m’occuper du courrier (signé d’un pseudonyme) sur tout problème ;
offrir une relation d’aide ;
établir des liens de confiance afin de favoriser la confidence.
Nous avons des thèmes déterminés pour chaque niveau, mais deux semaines avant d’aller visiter une classe, je demande que chaque élève m’envoie une lettre incluant trois questions sur la sexualité.
Voici les thèmes :
secondaire 1 : la puberté ;
secondaire 2 : implication des jeux de séduction, l’amour, l’amitié ;
secondaire 3 : IST et références ;
secondaire 4 : comportements responsables, communication entre gars et filles, les gangs, les ami-e-s ;
secondaire 5 : l’après-bal (alcool, drogue, sexe).
Les objectifs" :
informer, rassurer ;
parler de la sexualité sous un angle positif ;
retarder le plus possible la relation sexuelle « de sa vie » ou avec un nouveau chum, jusqu’à six mois, pour des raisons de santé et de connaissance de l’autre ;
donner des réponses claires.
Les enjeux" :
la délicatesse du sujet ;
les différences individuelles dans le groupe ;
le respect des valeurs (il est parfois nécessaire de redéfinir certaines valeurs).
Les valeurs du milieu" :
respect de soi et de l’autre ; honnêteté ; bien-être ;
joie de vivre ; positivisme ;
fierté (de dire non, de se respecter) ;
autonomie.
Concernant la réforme : une des écoles où je travaille ne connaissait pas le document sur l’éducation sexuelle. L’école souhaite que la formule actuelle continue, mais rien n’est encore fixé.
Je rencontre les parents en début d’année scolaire et au milieu de l’année.
L’important c’est de s’adapter aux besoins des jeunes,

