Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Têtu par Rédaction 25 juin 2011,
A en croire les chiffres officiels, il n’y a eu que 36 000 participants cet après-midi à la gay pride parisienne, quand les organisateurs en ont compté 500 000. Pourtant ils étaient bien des dizaines de milliers à scander le mot d’ordre : « En 2011, je marche, en 2012, je vote ! ». Compte-rendu.
L’an dernier, la préfecture de police de Paris avait dénombré moins de 100 000 personnes à la Marche des fiertés de la capitale, en faisant une distinction subtile entre 34 000 personnes suivant le cortège, et 65 000 badauds. Un chiffre « scandaleux », déclarait à l’époque à TÊTU l’inter-LGBT, qui estimait de son côté à 700 000 le nombre de participants.
En 2006, la préfecture en comptait 600 000 !
Rebelote
Cette année, rebelote. Sauf que la préfecture de police n’a même pas pris la peine d’estimer le nombre de spectateurs sur les trottoirs, et affirme que cette marche des fiertés a rassemblé en tout et pour tout 36 000 personnes.
Un chiffre absolument hallucinant pour ceux qui ont défilé cet après-midi sur les boulevards parisiens, et alors que l’Inter-LGBT, qui organise la marche, revendique quant à elle un demi-million de participants.
Est-ce le mot d’ordre éminemment politique qui a poussé une fois encore les autorités à minimiser l’ampleur du mouvement LGBT et sa capacité de mobilisation ?
Toujours est-il que de 14 h à 20 h, de Montparnasse à Bastille, ils étaient des dizaines et des dizaines de milliers de LGBT et d’hétéros à reprendre le slogan choisi cette année : « Pour l’égalité, en 2011, je marche, en 2012, je vote ». Et les pancartes brandies résumaient les revendications d’une marche « très politique », selon les propres termes de Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT.
« UMP en décalage total »
« Ce n’est pas encore le moment de donner une consigne de vote mais il s’agit de dire, dès maintenant, aux politiques que nous serons exigeants sur cette question », a-t-il prévenu. A en croire un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France, le mariage homosexuel recueille désormais l’assentiment d’une large majorité de Français (63%), tout comme l’adoption par les couples homosexuels (58%). Mais l’électorat de droite reste plus rétif, avec 41% de personnes favorables au mariage et 37% à l’adoption.
Tandis que Nicolas Gougain a regretté « un raidissement de la majorité et du gouvernement » sur ces questions, Thierry Coudert, élu UMP au Conseil de Paris, également présent dans le carré de tête, assure que son parti est « en train d’évoluer » : « J’espère qu’à l’occasion de la prochaine présidentielle, notre majorité fera un pas sur cette question ».
« L’UMP est très en retard, les députés de ce parti sont en décalage total avec la société française qui a évolué », a regretté pour sa part Emmanuel Blanc, président de Gaylib, l’association des homosexuels de l’UMP, qui en avril avait prévenu sur son blog TÊTU : « Si vous voulez nos voix, donnez-nous nos droits ! ».
Dans le carré de tête, on trouvait également Eva Joly d’Europe Ecologie Les Verts, Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche à la présidentielle, ou encore Harlem Désir pour le PS.
« La France piétine »
Dans le cortège, la décision des sénateurs new-yorkais de reconnaître le mariage homo était dans tous les esprits, et confortait les militants, selon Nicolas Gougain : « Cela montre que d’autres avancent alors que nous, en France, on piétine ».
« Il y a dix ans j’ai eu beaucoup d’espoir quand le PaCS est passé.
Depuis tout stagne. En Espagne et au Portugal, la religion est très importante et pourtant le mariage (homosexuel) est permis », relève Marie Lasserre, 50 ans, venue défiler avec sa compagne et leurs deux filles.
L’Inter-LGBT demandait cet après-midi la reconnaissance des familles homosexuelles, l’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe, ou encore une loi sur l’identité de genre facilitant le changement d’état civil pour les personnes transsexuelles.
« Le sida, pour les pédés »
Seul point noir de cette journée de Marche, hormis les chiffres fournis par la préfecture de police : des catholiques traditionalistes ont scandé des slogans homophobes au passage du cortège à proximité de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
« Le sida, pour les pédés », « Gay Pride, hors d’Europe ! »,
« Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’hétéros » faisaient partie des slogans entendus aux abords de l’édifice.
Une quarantaine de catholiques, réfugiés derrière les grilles de la paroisse, invectivaient les manifestants en brandissant des drapeaux tricolores.
« Chaque année, il y a quelques manifestants en marge du défilé mais qui ne sont pas représentatifs de l’opinion de la population, c’est très marginal », a relativisé Nicolas Gougain.
« Ce sont des gens qui n’ont pas compris l’évolution de la société. Une majorité de Français est favorable au mariage des couples de même sexe.
Nous n’enlevons rien aux droits des hétérosexuels, nous demandons les mêmes droits pour tous », a-t-il poursuivi. Un cordon policier avait été mis en place pour séparer les deux groupes, et il n’y a semble-t-il pas eu d’incidents
Têtu par Rédaction 25 juin 2011,
Aujourd’hui, les lesbiennes, gays, bi, trans et leurs amis hétéros ont rendez-vous à Paris pour la Marche des fiertés. Une gay pride placée sous le signe de la fête, mais qui tient à rappeler que les LGBT sont aussi des électeurs.
Bien que festive, la gay pride parisienne aura aujourd’hui un fort engagement politique, à un an de l’élection du prochain président de la République.
« Pour l’égalité, en 2011 je marche, en 2012 je vote » : la consigne, décidée par l’interassociative LGBT composée de 62 associations, est dans tous les esprits. « Le mot d’ordre de cette année a encore plus de sens, vu le contexte actuel », avait rappelé Nicolas Gougain porte-parole de l’inter LGBT, quelques jours après le rejet par l’Assemblée nationale d’un texte socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe.
Kiss-in géant
Le cortège haut en couleurs, partira de Montparnasse à 14h, après les traditionnelles prises de paroles, et le coup d’envoi donné par la marraine de la marche, Arielle Dombasle. Du boulevard Montparnasse, le défilé déambulera vers Port Royal, le boulevard Saint-Michel, le boulevard Saint-Germain, traversera le pont de Sully et remontera le boulevard Henri IV avant d’arriver place de la Bastille.
N’oubliez pas de donner une pièce ou un billet au passage de l’octroi, sur le pont de Sully, pour financer les activités de l’Inter-LGBT et notamment l’organisation de la prochaine Marche.
Tout au long du parcours, des points de prévention sont mis en place pour toutes questions et informations concernant la santé. Et comme chaque année, à 16h30, trois minutes de silence seront observées en mémoire des victimes du sida.
Une nouveauté ce soir à 20h : un kiss-in géant aura lieu sur la place de la Bastille. Toutes les personnes présentes, quelle que soit leur sexualité, sont appellées à s’embrasser pour montrer que « l’amour ne connaît pas de discrimination ».
Diversité
Cette gay pride 2011 à Paris rassemble de nombreuses associations.
« C’est la première manifestation politique récurrente en France », affirme Nicolas Gougain. 86 organisations LGBT seront présentes, allant du Gai moto club à l’association des médecins gais, en passant par Aides, Act up, ou Les oubliés de la mémoire.
TÊTU sera aussi présent dans le cortège, et distribuera comme chaque année l’édition spéciale Marche des fiertés de son guide d’adresses.
De nombreux partis de gauche et des syndicats marcheront également cet après-midi auprès des collectifs de défenses des droits LGBT.
En rappelant cette année que les LGBT sont aussi des électeurs, les organisateurs invitent les responsables politiques à écouter les nombreuses revendications des LGBT.
« L’égalité des droits n’a pas avancé depuis quatre ans », regrette le porte-parole. Outre le mariage, il évoque la procréation médicalement assistée que l’Assemblée nationale a refusé d’accorder aux couples de femmes, ou le statut du beau-parent pour les couples homosexuels, « enterré », selon lui, par le rapport du député Léonetti en 2009.
Optimiste en 2007, Nicolas Gougain voit « un raidissement de la majorité et du gouvernement » sur ces questions à la veille de la présidentielle.
Mais l’ouverture du mariage aux couples homos, votée dans la nuit par l’Etat de New York aux Etats-Unis, devrait donner du baume au coeur aux participants de la Marche.
De même que le sondage à paraître demain dans Ouest France, selon lequel 63% des Français sont favorables au mariage des homos, et 58% à l’adoption par les couples de même sexe.
La situation des gays dans la majorité des pays africains (et îles caribéennes) n’aidant pas, vu de l’extérieur , les sphères musicales afro-américaine et afro-caribéenne semblent uniformes et anti-LGBTI.
A l’occasion de la fête de la musique, j’ai pensé utile et fun, pour casser ces « préjugés »,de faire une sélection ethnique & gay-friendly, par des artistes hétéros de la diaspora ébène.

C’est dans le processus même de socialisation des êtres que se lient la passivité et la soumission féminines, l’activité et la domination masculines. En omettant de soulever le problème de la formation d’un comportement spécifiquement sexuel, la science fait croire que le comportement sexuel, tel qu’on le rencontre aujourd’hui, est un comportement « naturel ».