:

Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

Bas
agrandir le texte réduire le texte texte normal imprimer envoyer l'article par mail

Sénégal (2)

La loi sénégalaise sanctionne l’homosexualité de peines pouvant aller jusqu’à la de prison.

Le Sénégal connait une vague incessante d’arrestations d’homosexuels depuis de nombreux mois. Il y a un an, une affaire similaire, survenue à Dakar, avait fait grand bruit et provoqué une mobilisation diplomatique en faveur de la libération de 9 homosexuels présumés dont un responsable local de Aides.

Mis en ligne le 28/12/2009

Les procès contre les homosexuels se poursuivent

Un adolescent de 17 ans doit comparaître devant la justice pour "actes contre nature" au Sénégal la semaine prochaine, selon l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC).

Selon l’IGRHLC, deux autres hommes ont été reconnus coupables des mêmes accusations le 10 août dernier et ont été condamnés respectivement à deux et cinq ans de prison.

Selon l’organisation, la seule "preuve" existant contre les trois hommes consiste en des dénonciations de voisins.

Les trois hommes, tous originaires de la ville de Darou Mousty, ont été arrêtés puis détenus pour des relations de même sexe le 19 juin dernier. Un quatrième homme a également été arrêté, mais son sort est inconnu.

"C’est un indice supplémentaire comme quoi les gays et les personnes perçues comme homosexuels sont en grave danger au Sénégal", a déclaré le directeur exécutif de l’IGLHRC Cary Alan Johnson.

Au Sénégal, les relations homosexuelles sont punissables de un à cinq ans de prison.

En avril 2009, neuf hommes ont été condamnés à huit ans de prison pour "comportement indécent et actes contre nature" avant de voir leur condamnation annulée sous la pression internationale.

Début mai, la dépouille mortelle d’un homosexuel a été déterrée par des habitants et abandonnée devant le domicile de ses parents. Quelques jours plus tard, à peine en poste, le nouveau premier ministre sénégalais s’est livré à une critique de l’homosexualité.

Lors d’une conférence consacrée à l’islam à Dakar, Souleymane Ndéné Ndiaye a estimé que la crise mondiale avait "amplifié les déviations comme l’homosexualité", qualifiée par ailleurs d’"agression contre l’islam" et de "signe de crise des valeurs". Il a appelé les leaders religieux et ses ministres à réprimer les relations entre personnes de même sexe.

Mis en ligne le 21/08/2009

Trois jeunes homosexuels arrêtés

La police de la ville sainte de Darou Mousty au Sénégal a arrêté, jeudi dernier, trois jeunes homosexuels qu’elle accuse d’"actes contre nature". L’intervention policière est basée sur une dénonciation anonyme.

Mis en ligne le 25/06/2009

Le nouveau Premier ministre s’en prend à l’homosexualité

A peine en poste, le nouveau premier ministre sénégalais s’est livré à une critique de l’homosexualité. Lors d’une conférence consacrée à l’islam, le 16 mai dernier à Dakar, Souleymane Ndéné Ndiaye a estimé que la crise mondiale avait "amplifié les déviations comme l’homosexualité", qualifiée par ailleurs d’"agression contre l’islam" et de "signe de crise des valeurs". Il a appelé les leaders religieux et ses ministres à réprimer les relations entre personnes de même sexe.

Mis en ligne le 19/05/2009

La dépouille mortelle d’un homosexuel déterrée et abandonnée devant le domicile de ses parents

Le Sénégal a connu un acte d’homophobie particulièrement odieux le week-end dernier. La dépouille mortelle d’un homosexuel a été déterrée par des habitants et abandonnée devant le domicile de ses parents.

C’est l’Agence de Presse Sénégalaise qui révèle l’affaire dans une dépêche.

Les faits se sont déroulés samedi dans la ville de Thiès, dans l’ouest du pays. Après son décès dans la matinée à l’hôpital, le corps d’un homosexuel né en 1975 à Dakar et présenté comme "notoirement connu", s’est vu refoulé des mosquées des quartiers où ses proches voulaient organiser une prière mortuaire. Ceux-ci décident alors de procéder discrètement à son enterrement au cimetière.

Mais quatre personnes mises au courant veulent s’y opposer et tentent d’empêcher l’enterrement au cours d’une empoignade avec les parents de l’homosexuel. Avec l’arrivée des sapeurs pompiers et des policiers, ils sont contraints de remettre le corps dans sa tombe.

Toutefois, une fois les forces de sécurité parties, les mêmes habitants vont déterrer le corps et le traîner sur une distance de 300 mètres jusqu’au domicile des parents devant lequel ils l’abandonnent. Selon une source policière, le père aurait pris le corps pour l’enterrer ailleurs, dans un lieu qui n’a pas été précisé.

A l’été 2008, la tombe d’un homme présenté lui aussi comme homosexuel avait été profanée par des villageois qui refusaient qu’il soit enterré dans leur localité de Guinguinéo dans le centre du Sénégal.

Cette affaire, en Une de plusieurs journaux sénégalais ce lundi, intervient moins de deux semaines après la libération de neuf hommes emprisonnés pour homosexualité, qui a suscité l’indignation de certains dignitaires musulmans qui ont appelé à la création d’un "Front islamique pour la défense des valeurs éthiques".

Source : www.aps.sn Mis en ligne le 04/05/2009

Des religieux créent un Front islamique contre l’homosexualité

Des chefs religieux musulmans sénégalais ont annoncé mercredi à Dakar la création d’un "Front islamique pour la défense des valeurs éthiques", en réaction à la remise en liberté de 9 Sénégalais emprisonnés pour homosexualité, "une attaque contre l’islam" selon eux.

Au sortir d’une grande mosquée de la capitale, le directeur de l’ONG islamique Jamra, Bamar Gueye, a lu devant quelque 150 personnes une déclaration intitulée "riposte et engagement", au sujet de "l’affaire des homosexuels de Mbao".

Le texte affirme que des "lobbies tapis dans l’ombre" ont "ourdi une conspiration dangereuse contre les valeurs religieuses" dans le but d’obtenir la légalisation de l’homosexualité.

"Ces lobbies se livrent à la recherche effrénée d’un quorum pour permettre à l’ONU d’avaliser une convention portant sur la dépénalisation universelle de l’homosexualité", est-il écrit.

La déclaration assure que "plus de 20 associations islamiques et chefs religieux" ont participé mercredi à la journée convoquée par la Ligue des Oulémas de l’Islam au Sénégal (sous la direction de Thierno Madani Mountaga Tall), avant de créer leur Front, "une structure permanente de sentinelle".

Dans le texte avait été glissée une affirmation selon laquelle "le prophète a dit ’si vous trouvez les gens en train de pratiquer les pratiques du peuple de Loth, tuez-les’". "Ces paroles d’Allah et Hadiths du prophète nous obligent à réagir contre toutes attaques de l’Islam d’où qu’elles viennent", ajoute le document.

Aussitôt après, l’imam Mamadou Lamine Diop de Guédiawaye (banlieue de Dakar) a publiquement souhaité, devant quelques journalistes, la mort des homosexuels : "Ce sont des gens qui méritent d’être mis au ban de la société quitte même, s’ils refusent de le faire, à ce qu’ils rejoignent le silence des cimetières (…) qu’ils soient tout simplement éliminés de la vie".

Neuf hommes avaient été condamnés le 7 janvier à Dakar à huit ans de prison pour "acte impudique et contre nature et association de malfaiteurs" après avoir été arrêtés dans un appartement privé.

Le 20 avril, la Cour d’appel a annulé la procédure contre les neuf hommes condamnés le 7 janvier à huit ans de prison pour "acte impudique et contre nature et association de malfaiteurs"et ordonné leur libération.

Amnesty International avait appelé lundi le Sénégal à assurer leur sécurité "face à de possibles attaques homophobes".

Mis en ligne le 30/04/2009

Amnesty appelle le Sénégal à assurer la sécurité des 9 homosexuels remis en liberté

Amnesty International a appelé lundi le Sénégal à assurer la sécurité des 9 hommes libérés la semaine dernière après avoir été condamnés à huit ans de prison pour homosexualité, affirmant qu’ils étaient exposés à des attaques homophobes.

"La décision de la cour d’appel de les libérer (les homosexuels) est bienvenue. Mais elle doit être suivie par une action concrète des autorités pour assurer la sécurité de ces hommes face à de possibles attaques homophobes", estime Amnesty dans un communiqué.

Les neuf hommes, âgés de moins de 30 ans, avaient été condamnés le 7 janvier pour "acte impudique et contre nature et association de malfaiteurs" après avoir été arrêtés en décembre à Mbao, à la périphérie de Dakar.

Le 20 avril, la cour d’appel avait annulé la procédure et ils avaient donc été remis en liberté.

Au lendemain de leur remise en liberté, des quotidiens et des stations de radio sénégalais avaient qualifié les jeunes homosexuels de "vicieux" et "pervers" et leur remise en liberté est interprétée comme une soumission de la justice aux pressions occidentales et de la France en particulier.

Selon Amnesty, certaines radios ont même appelé la population à attaquer et jeter des pierres aux personnes soupçonnées d’être homosexuelles.

Au Sénégal, pays à 95% musulman, l’homosexualité est déniée et réduite à la clandestinité. Officiellement interdite, elle est passible d’un à cinq ans d’emprisonnement.

Mis en ligne le 28/04/2009

Haut

Citations

"Stigmatiser l’autre pour se conforter soi-même, voici la logique d’un mécanisme psychologique bien rôdé qui a rapporté la preuve de son efficacité dans le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie…"Daniel Borillo

S'inscrire à la Newsletter

 

S'inscrire pour participer à la vie du site

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Liens Contact Mentions légales Plan du site Admin Haut