Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Des militants homosexuels serbes se sont rassemblés mercredi pour protester contre l’agression d’une jeune femme à Belgrade, quelques semaines seulement après l’interdiction par les autorités de la Gay pride pour des raisons de sécurité.
E-llico.com
Mis en ligne le 19/10/2011
Plusieurs dizaines de militants ont répondu à l’appel de l’Alliance Gay-Straight, une organisation serbe, pour manifester sous le slogan "Ca suffit !" devant le bâtiment du gouvernement serbe, dans le centre de Belgrade.
Encadrés par un important dispositif policier, ils portaient des banderoles barrées de slogans tels que "Nous ne tolérons pas la violence", "votre politique a fait que notre sang a coulé", au son de sifflets et de trompettes.
La manifestation a été organisée à la suite de l’agression à l’arme blanche, le week-end dernier dans le centre de Belgrade, d’une jeune femme de 24 ans, restée anonyme, qui portait un T-shirt frappé des symboles de la communauté homosexuelle.
La police a précisé que l’assaillant était un mineur et qu’il avait été relâché dans l’attente de son jugement.
L’un des militants a lu, devant les manifestants, le message de la jeune femme agressée, demandant de "sensibiliser" le grand public sur la hausse des incidents contre la communauté homosexuelle.
"Ce qui m’est arrivé peut arriver demain à quelqu’un d’autre, aussi longtemps que nous ne faisons pas preuve de résistance à ces brutes et leurs protecteurs", a-t-elle indiqué dans son message.
Au cours de ce rassemblement qui a duré près d’une heure, la police a interpellé trois hommes qui insultaient les militants.
Cette manifestation intervient après l’interdiction début octobre de la Gay pride par des autorités serbes qui invoquaient des raisons de sécurité.
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Têtu par Sophie Guesne 02 octobre 2011
Cela faisait quatre mois qu’ils préparaient leur gay pride, finalement interdite quelques heures avant.
Les organisateurs et les dizaines de participants se sont retrouvés hier lors d’une conférence de presse où ils ont partagé leur déception.
À l’entrée, des badges et autocollants roses qui disent « Fierté. Normal. » sont distribués avec d’autres gadgets et tee-shirts…
Ils auraient dû l’être aujourd’hui à la parade gay de Belgrage, en Serbie, et sont arborés fièrement par les participants. L’ambiance est bon enfant, on est content de se retrouver.
En cette matinée, la petite centaine de participants a été rejointe par de nombreux journalistes : la première table-ronde du forum, celle qui devait parler des progrès de ces dix dernières années, a finalement été remplacée par une conférence de presse.

Goran Miletic, organisateur, Thomas Gnocchi de la Commission européenne, Antje Rothemund du conseil de l’Europe et Ivana Howard, d’une ONG US pour la démocratie ont dénoncé l’interdiction de la parade.
« Capitulé »
L’un des organisateurs les plus médiatiques de la parade, Goran Miletic accuse l’État d’avoir « capitulé devant les voyous », ces hooligans et groupes d’extrême droite qui menaçaient de mettre la ville à feu et à sang. Il est persuadé que la « situation (de sécurité) n’était pas si mauvaise » et il ne peut s’empêcher de s’interroger sur le rôle joué par les futures élections (d’ici mai 2012) dans cette interdiction.
Le forum se poursuit. Entre deux table-ronde, Ivana se dit inquiète : « Ça veut dire quoi tout ça ? Ça veut dire que notre Etat n’est pas capable de nous protéger ! Ça veut dire aussi qu’il suffit de protester violemment contre la tenue d’un événement et proférer des menaces pour le faire annuler ! L’Etat a reculé, les hooligans ont imposé leur volonté. Aujourd’hui c’est contre nous, mais demain cela pourrait bien être contre n’importe quelle minorité. »
« Un énorme pas en arrière »
Après la tenue de la parade l’an dernier, elle s’attendait à un peu de continuité de la part du gouvernement et dénonce, comme beaucoup d’autres, un « énorme pas en arrière » pour les droits de la communauté LGBT, pour la démocratie et pour l’ensemble de la société serbe.
Également déçue, Mina Pejic n’en reste pas moins combative : « Les autorités peuvent nous interdire de défiler, mais certainement pas nous rendre invisible ! » Pour preuve : hier après la conférence de presse, quelques dizaines de personnes sont sorties dans la rue - à la surprise des policiers qui sécurisaient l’entrée du bâtiment où se tenait le forum. Ils ont stoppé le trafic. Ont tendu une bannière rose fluo « Amour. Normal ». Se sont tenus fiers derrière elle, avant de jeter de la peinture sur le sol, couleurs de l’arc en ciel. Le tout n’a duré que quelques minutes.

Action en justice
« Ce n’est pas quelque chose qu’on a fait à la place de la parade, explique l’une des participante, Dragana. Mais un signe de protestation ou de résistance pour montrer qu’on ne va pas disparaître. »
Elle est évidemment triste de ne pas défiler aujourd’hui : « pour la communauté LGBT de Serbie, la gay pride est importante, c’est un moyen de protester contre l’homophobie ambiante qui règne ici où la plupart d’entre nous vit dans le secret… »
Boban Stojanovic, l’un des organisateurs de la parade, affirme que la communauté LGBT va mener plusieurs actions pour faire condamner l’interdiction (« inconstitutionnelle ») de la parade - en Serbie, et au besoin à Strasbourg devant la CEDH.
Elle compte également mener, comme ce matin, plusieurs petites actions au cours des prochains mois, « pour ne pas se faire oublier ».
Enfin, les organisateurs devraient annoncer dès cette semaine la tenue de la Gay Pride 2012 : « Une des explications qui nous a été données est que les autorités ont manqué de temps pour tout sécuriser, explique Boban, et ce alors qu’on a commencé les négociations avec la police il y a quatre mois ! Cette fois, on s’y prend avec un an d’avance : ça leur fera un argument de moins l’an prochain… »
Têtu par Rédaction (avec agence) 30 septembre 2011
Le vice-Premier ministre serbe a invoqué des raisons de sécurité pour interdire le défilé. « Une décision définitive et irrévocable », a-t-il affirmé.
L’an dernier, la gay pride de Belgrade avait été émaillée de nombreux affrontements.
_ La gay pride prévue dimanche et les contre-manifestations annoncées ce week-end à Belgrade ont été interdites, a annoncé cet après-midi le vice-Premier ministre et ministre serbe de l’Intérieur, Ivica Dacic, invoquant des raisons de sécurité.
Cette décision intervient alors que les organisateurs de la Marche des fiertés LGBT de la capitale serbe affirmaient il y a quelques jours que la sécurité du défilé avait été renforcée afin de protéger les participants après les violences de l’édition 2010.
« Nous interdisons tout rassemblement ce week-end, les 1er et 2 octobre. La police empêchera tout rassemblement par tous les moyens », a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision B92.
« Ils ne sont pas interdits en raison de leur nature, mais pour empêcher que l’ordre et la paix publique ne soient menacés car les risques sont élevés », a poursuivi Ivica Dacic, avant de souligner que « la décision est définitive et irrévocable ».
« Il n’y a pas de raison pour quiconque d’approuver ou de désapprouver » une telle décision, bien qu’elle soit « contraignante pour tout le monde », a-t-il relevé.
« En raison de ces manifestations, et principalement de ceux opposés à la Marche, on pouvait s’attendre à des atteintes considérables à l’ordre public et à la paix, aux biens, aux sièges des partis politiques, aux ambassades étrangères, aux entreprises », a expliqué le ministre.
« Et si la police réagissait fermement, on sombrait dans un chaos généralisé », a-t-il encore affirmé.
Contre-manifestations
Une « capitulation de l’Etat »
Plusieurs réactions de colère mêlées de stupeur n’ont pas tardé à se faire entendre suite aux déclarations du ministre.
Il s’agit d’une « capitulation de l’Etat devant les voyous et les tyrans », a déclaré l’un des organisateurs de la gay pride, Goran Miletic.
« Les institutions de l’Etat ont raté l’occasion de régler les comptes de ceux qui l’année dernière, lors du précédent défilé, ont participé aux émeutes, ainsi qu’aux attaques contre la police et les citoyens », a-t-il poursuivi.
« Il est absolument incroyable que la police ne l’ait pas fait.
Nous préparions la Marche depuis quatre mois, mais l’Etat n’a rien fait », a souligné l’organisateur.
Quant à l’ombudsman serbe, chargé de servir d’intermédiaire entre l’administration et les citoyens, Sasa Jankovic, il a regretté dans une déclaration que la « Serbie ne soit pas un lieu sûr pour ceux qui sont sexuellement différents de la majorité » des gens.
Têtu par Rédaction (avec agence) 08 septembre 2011,
La commissaire serbe pour l’Egalité a mis en garde contre les violences à répétition envers la population homosexuelle et appelé les autorités à assurer la sécurité des participants à la Marche des fiertés de Belgrade, prévue le 2 octobre.
Ambiance tendue en Serbie à moins d’un mois de la gay pride de Belgrade.
Nevena Petrusic a souligné que les personnes LGBT étaient exposées à des attaques ou « des expressions ouvertes de haine et d’hostilité » alors que leur droit de se rassembler pacifiquement fait objet d’un débat public.
« Les autocollants dans les lieux publics à Belgrade, représentant un groupe d’hooligans et d’individus jetant des cocktails Molotov accompagnés du slogan : "Nous arrivons" ou "Nous sommes en route" avec la date de la Marche, sont une menace claire de violence contre les participants à la gay pride », a-t-elle précisé.
La commissaire pour l’Egalité a appelé les services communaux de la ville à enlever les autocollants dès que possible et insisté sur le fait que leurs auteurs soient traduits devant la justice, a rapporté l’agence Beta.
Mesures de sécurité
De son côté, Amnesty International a récemment appelé les autorités serbes à s’assurer que le gay pride soit entourée des mêmes mesures de sécurité que celle de l’année dernière.
Outre les violences à répétition envers la population homosexuelle, l’organisation ultra-nationaliste Dveri a estimé il y a quelques semaines que l’organisation de la gay pride pourrait provoquer des agitations sociales.
Si le gouvernement permet la tenue de la Marche, « Belgrade brûlera comme Londres a brûlé récemment », avait indiqué cette organisation en faisant allusion aux émeutes en Grande-Bretagne le mois dernier.
Têtu par Rédaction (avec agence 29 août 2011,
Une organisation serbe de défense des droits de la communauté LGBT a lancé un appel aux autorités, leur demandant de protéger les homosexuels alors que les actes de violence homophobes se multiplient dans le pays.
Affrontements entre policiers et manifestants à la gay pride de Belgrade en 2010
Face à la multiplication des actes de violence contre les homosexuels en Serbie, une organisation serbe de défense des droits des LGBT a lancé un cri d’alarme dimanche, appelant les autorités à assurer leur protection à l’occasion de la gay pride de Blegrade, prévue pour le 2 octobre prochain.
« La Gay-Straight Alliance (GSA) exprime sa préoccupation concernant l’augmentation des attaques ou tentatives d’attaques contre les LGBT au cours des dernières semaines », écrit l’association dans un communiqué.
« Punir les actes de violences »
L’ONG appelle également les autorités à « se concentrer sérieusement sur la prévention et à punir les actes de violence à l’encontre des membres de la communauté LGBT, notamment avant et pendant la gay pride » prévue à Belgrade.
Alors qu’un homosexuel de 20 ans a grièvement été blessé suite à une agression dans la nuit de vendredi à samedi, l’association « exige de la police et des autorités qu’elles règlent sans retard cette affaire et d’autres affaires précédentes, qu’elles identifient les auteurs (de ces attaques) et qu’elles les défèrent devant la justice »
Têtu par Rédaction (avec agence) 20 avril 2011,
Mladen Obradovic, un meneur ultra-nationaliste serbe, a été condamné, ainsi que treize autres personnes.
Un procès très suivi par l’extrême-droite nationaliste et anti-européenne en Serbie.

En octobre 2010 cette gay pride, la première à Belgrade en près de dix ans, avait été marquée par des heurts entre 6.000 manifestants homophobes et violents, pour beaucoup issus de la mouvance ultra-nationaliste ou des milieux des supporteurs sportifs, et 5.600 policiers. Ces heurts ont fait plus de 150 blessés, dont la plupart des policiers.
Treize condamnations
Mladen Obradovic dirige le groupe ultra-nationaliste Obraz (Honneur), aux prises de position homophobes et xénophobes, et résolument hostile aux perspectives européennes de la Serbie.
Il avait été arrêté sur place avec plus de 200 personnes, dont 131 ont fait l’objet de procédures judiciaires.
En tout, treize personnes ont été condamnées, à des peines allant de dix mois à deux ans de prison ferme, pour « avoir depuis début octobre 2010 et jusqu’au 10 octobre 2010 planifié les moyens d’empêcher la tenue de la gay pride à Belgrade avec pour but de provoquer la violence, la haine et l’intolérance » selon le juge, Danko Lausevic.
L’extrême-droite à l’audience
L’épouse de Mladen Obradovic, Jelena, a été condamnée à une année d’assignation à domicile.
Elle a été déclarée coupable d’avoir pris en charge la coordination des troubles après l’arrestation de son mari et d’avoir appelé les manifestants à attaquer la police.
Plusieurs personnalités gravitant autour de l’extrême-droite ultra-nationaliste, dont Luka Karadzic, le frère de Radovan Karadzic jugé actuellement par le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye pour génocide et crimes de guerre, assistaient au verdict. Le procès de Mladen Obradovic s’était ouvert début mars dernier.
MISE A JOUR 19h15 : réaction d’une association serbe
L’organisation serbe LGBT Gej Strejt Alijansa (Gay Straight Alliance) a souligné que c’était la première fois que des peines « pour violences organisées et discriminations » à l’encontre des homosexuels étaient prononcées en Serbie.
Mais elle a aussi estimé que ces peines étaient « faibles » et ne correspondaient pas « aux menaces et à l’agressivité » exprimées à l’occasion de la gay pride.
Le procès d’un meneur ultra-nationaliste serbe et de treize autres personnes accusées d’avoir organisé de violents incidents lors de la Gay pride, en octobre à Belgrade, s’est ouvert jeudi devant un tribunal de Belgrade.
E-llico.com
Mis en ligne le 04/03/2011
5.000 manifestants à Belgrade contre la Gay Pride
Mladen Obradovic, dirigeant du groupe ultra-nationaliste Obraz (Honneur) a nié sa culpabilité lors de l’ouverture du procès.
"Il est vrai que nous étions contre la Gay Pride, mais pour des raisons morales. En tant que chrétiens, nous ne haïssons personne ; alors nous ne pouvions pas encourager la haine" contre la communauté homosexuelle, a-t-il déclaré.
"Nous n’avons jamais planifié aucune violence ; nous n’avons pas, non plus, pensé à attaquer la police", a indiqué Mladen Obradovic, en référence à son groupe ultra-nationaliste Obraz.
Les 14 inculpés risquent jusqu’à douze ans de prison.
La Gay Pride d’octobre à Belgrade, la première en près de dix ans, avait été marquée par des heurts entre 6.000 manifestants homophobes et violents, pour beaucoup issus de la mouvance ultra-nationaliste ou hooligans, et 5.600 policiers.
Ces heurts avaient fait plus de 150 blessés, pour la plupart des policiers.
Mladen Obradovic avait été arrêté avec 200 autres personnes, dont 131 ont fait l’objet de procédures judiciaires.
En septembre 2009, le procureur de la République de Serbie Slobodan Radovanovic avait adressé à la Cour constitutionnelle une demande d’interdiction des deux mouvements ultra-nationalistes, Obraz et le Mouvement populaire serbe 1389 (SNP).
La Cour constitutionnelle ne s’est pas prononcée à ce jour sur cette demande. Source : AFP
La justice serbe a inculpé le dirigeant ultra-nationaliste Mladen Obradovic qui est soupçonné d’être à l’origine des violences survenues lors de la Gay Pride de Belgrade le 10 octobre dernier.
E-llico.com
Mis en ligne le 26/12/2010
Mladen Obradovic, est le leader d’un groupe ultra-nationaliste nommé Obraz.
Il avait été interpellé ainsi que 250 personnes pendant les heurts avec les forces de l’ordre qui avaient marqué cette Gay Pride et qui avait fait 150 blessés.
Toute la journée de la marche avait été marquée par de vives tensions et des heurts violents entre la police et des groupes de jeunes.
"La chasse a commencé", "mort aux p. (homosexuels)", scandaient les jeunes manifestants d’extrême-droite.
Les policiers avaient essuyé des jets de projectiles avant de charger à plusieurs reprises les éléments homophobes.
Ces troubles étaient les plus importants dans le centre de Belgrade depuis l’arrestation, en juillet 2008, de l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic.
Si Obradovic est déclaré coupable, il encourt jusqu’à douze ans de prison. Plusieurs autres membres d’Obraz ont été également été inculpés, selon la justice.
En septembre 2009, la justice avait demandé à la Cour constitutionnelle d’interdire deux mouvements ultra-nationalistes, dont Obraz, sans effet jusqu’à ce jour.
La justice serbe a demandé l’ouverture d’une enquête à l’encontre d’un leader ultra-nationaliste, Mladen Obradovic, soupçonné d’être l’un des organisateurs des violences homophobes de dimanche dernier à Belgrade lors de la Gay Pride.
Mladen Obradovic est un dirigeant du groupe ultra-nationaliste Obraz (Honneur). Il a été arrêté dimanche et entendu par un juge d’instruction dans la journée de mardi. S’il est inculpé, il risque une peine allant jusqu’à douze ans de prison.
La Gay Pride de dimanche à Belgrade a été marquée par des violences entre manifestants homophobes pour beaucoup issus de la mouvance ultra-nationaliste et la police. On a dénombré plus de 150 blessés.
249 personnes ont été arrêtées et 131 font l’objet de procédures judiciaires.
En septembre 2009, la justice avait demandé à la Cour constitutionnelle d’interdire deux mouvements ultra-nationalistes, dont Obraz, sans effet jusqu’à ce jour. Mis en ligne le 13/10/2010
Publié par Audrey Banegas http://yagg.com/2010/10/11/gay-prid…
Hier, dimanche 10 octobre, se tenait à Belgrade la première gay pride serbe depuis 2001. Ce qui aurait dû être une journée d’espoir, placée sous le signe des droits humains, s’est transformée en violents affrontements entre forces de l’ordre et jeunes homophobes d’extrême droite.
SCÈNES DE GUERRE CIVILE
Au centre ville de Belgrade, cette gay pride historique a réuni 14 associations LGBT et près de 1500 participants, qui ont pu défiler dans un périmètre restreint.
Un événement rendu possible grâce à un déploiement de forces de sécurité exceptionnel de 5000 policiers, en tenue anti-émeute, avec casques et boucliers. Il n’en fallait pas moins. Rapidement, alors que la gay pride commençait, les rues de la capitale serbe se sont transformées en scènes de guerre civile.
Plusieurs centaines de hooligans d’extrême droite ont tenté de s’approcher de la marche, en scandant des insultes homophobes et des « mort aux homosexuels ».
En vain. Les forces de sécurité scellaient efficacement le périmètre du centre ville, mais les hooligans n’en sont pas restés là et les violences se sont amplifiées.
Ils ont commencé à se battre avec les policiers, puis à leur jeter des briques, des pierres, des bouteilles de verre, avant de passer aux cocktails molotov et aux grenades, d’incendier des voitures, de casser des vitrines, des panneaux de circulation, de piller des magasins…
Ils s’en sont également pris à plusieurs antennes de la télévision d’État, ainsi qu’au siège du Parti démocrate pro-occidental, là aussi avec des cocktail molotov… jusqu’à ce que la police parvienne à restaurer le calme, en fin d’après-midi.
LOURD BILAN
_ Le bilan des ces affrontements est lourd : plus de 120 blessés, principalement des policiers.
Et près 190 hooligans auraient été arrêtés.
Le maire de Belgrade, Dragan Djilas, a estimé les dommages à plus d’un million d’euros.
Selon l’agence de presse AP, la plupart des émeutiers étaient de jeunes supporters de foot, des groupes infiltrés par des organisations néo-nazies.
VALEUR DE TEST
Cette marche était attendue comme un test majeur pour le gouvernement serbe, qui s’est lancé dans des réformes pro-occidentales et pour la protection des droits humains, dans l’objectif d’intégrer prochainement l’Union Européenne.
CONDAMNATION
Dès la fin des affrontements, le gouvernement serbe et le président Boris Tadić ont fermement condamné ces violences.
« Les hooligans et les organisateurs des violences d’aujourd’hui seront arrêtés et menés devant la justice. (…)
La liberté d’expression est garantie par la constitution », a déclaré le président serbe, ajoutant qu’attaquer la police signifiait attaquer l’État.
« La Serbie assurera la protection des droits humains à tous ses citoyens, sans considération pour leurs différences, et toute tentative de renier leur liberté par la violence ne peut pas continuer , a t-il conclu.
L’attitude des Serbes envers les homosexuels s’est de plus en plus polarisée au cours des deux, trois dernières années avec une augmentation des opinions favorables et défavorables et une diminution des opinions neutres, selon les résultats d’un sondage.
Les raisons de cette polarisation sont liées à deux événements, l’adoption en 2009 d’une nouvelle loi prohibant la discrimination à l’égard des homosexuels et l’échec à organiser l’année dernière une Gay pride à Belgrade, selon Lazar Pavlovic, le président en exercice de l’Alliance Gay Straight.
Le sondage, effectué sur un échantillon de 1.405 personnes, reflète des opinions contradictoires des Serbes sur l’homosexualité, qui semblent partagés entre le rejet et l’acceptation.
56% d’entre eux considèrent que l’homosexualité représente un danger pour la société, par rapport à 50% en 2008.
De plus, 53% des personnes interrogées estiment que les institutions de l’Etat devraient faire en sorte de réprimer l’homosexualité.
Et néanmoins, de façon quelque peu paradoxale, ils sont 52%, contre 38% en 2008, à penser que les homosexuels sont des personnes comme les autres.
Ils sont encore plus nombreux, 67%, à penser que chacun a le droit de choisir son orientation sexuelle, tant qu’elle ne mette pas les autres en danger.
Toutefois, 67% estiment que l’homosexualité est une maladie.
Une tentative d’organiser une Gay Pride à Belgrade avait échoué l’année dernière en raison des menaces de violences de la part de groupes ultra-nationalistes et homophobes.
Cette année, la tenue d’une Gay pride n’a toujours pas été confirmée.
"Nous espérons qu’elle (Gay pride) aura lieu cette année mais nous n’avons toujours pas atteint un accord avec les services de sécurité et les autorités", a déclaré Lazar Pavlovic.
Le président serbe, Boris Tadic, s’est déclaré mercredi favorable à la tenue d’une Gay Pride à Belgrade à l’issue d’une rencontre avec des militants d’associations d’homosexuels.
Mis en ligne le 02/07/2010
Le président serbe Boris Tadic s’est déclaré mercredi favorable à la tenue d’une Gay Pride à Belgrade, où plusieurs tentatives d’organiser une telle manifestation ont échoué, en raison des menaces proférées par des groupes extrémistes homophobes.
"La tenue d’une Gay Pride représentera un pas en avant qui montrera que la Serbie devient une société sûre pour tous ses citoyens, indépendamment de leur orientation sexuelle", indique un communiqué de la présidence serbe diffusé à l’issue d’une rencontre de Boris Tadic avec des militants d’associations LGBT (photo).
La dernière tentative d’organiser une Gay Pride à Belgrade avait échoué en septembre 2009 en raison des menaces de violences de la part de groupes ultra-nationalistes homophobes.
Les autorités avaient fait valoir qu’elles n’étaient pas en mesure de pouvoir assurer la sécurité des participants.
Le premier rassemblement public d’homosexuels serbes s’était achevé dans la violence en 2001 à Belgrade, les forces de l’ordre n’ayant pu contenir des assaillants ultra-nationalistes.
Il y a deux semaines , des associations avaient lancé une pétition intitulée "Marchons ensemble" en faveur de la tenue d’une Gay Pride à Belgrade. "Nous lançons cette campagne car la Gay Pride est un indicateur du niveau de la démocratie dans une société, et aussi une preuve qu’une société est tolérante et prête à accepter les différences et la diversité", avait affirmé Gay-Straigh Alliance dans un communiqué.
Le Parlement serbe a adopté en 2009 une loi prohibant la discrimination à l’égard des homosexuels, malgré une forte opposition des nationalistes et des leaders religieux mais la communauté homosexuelle locale ne bénéficie pas des mêmes droits que les hétérosexuels, notamment ceux de se marier ou d’adopter des enfants.
Mis en ligne le 01/07/2010
Des associations serbes ont lancé ce week-end une pétition en faveur de la tenue d’une Gay Pride à Belgrade, après l’échec de plusieurs tentatives en raison de menaces de groupes extrémistes homophobes.
"Notre objectif est de collecter 10.000 signatures au cours des trois prochains mois, soutenant la tenue à Belgrade de la Gay Pride", a déclaré à l’AFP une organisatrice de la campagne, Marija Lasic.
La campagne "Marchons ensemble" sera conduite dans plusieurs autres villes de Serbie et les citoyens sont également invités à signer la pétition sur un site internet (www.parada.rs).
"Nous lançons cette campagne car la Gay Pride est un indicateur du niveau de la démocratie dans une société, et aussi une preuve qu’une société est tolérante et prête à accepter les différences et la diversité", a affirmé Gay-Straigh Alliance, l’une des associations locales, dans un communiqué.
Une conférence de Gay-Straigh Alliance, organisée vendredi à la mairie de Belgrade pour présenter l’initiative, a tourné court en raison d’une alerte à la bombe anonyme.
La dernière tentative d’organiser une Gay Pride à Belgrade avait échoué en septembre en raison des risques de violences de la part de groupes ultra-nationalistes homophobes. Les autorités avaient alors fait valoir qu’elles ne pouvaient pas assurer la sécurité des participants.
Le premier rassemblement public d’homosexuels serbes s’était achevé dans la violence en 2001 à Belgrade, les forces de l’ordre n’ayant pas été en mesure de contenir des assaillants ultra-nationalistes.
Le Parlement serbe a adopté en 2009 une loi prohibant la discrimination à l’égard des homosexuels, malgré une forte opposition des nationalistes et des leaders religieux mais la communauté homosexuelle locale ne bénéficie pas des mêmes droits que les hétérosexuels, notamment ceux de se marier ou d’adopter des enfants.
Mis en ligne le 14/06/2010

"L’homophobe se montre moins violent envers la folle ou la camionneuse, qu’envers ceux qui n’affichent pas le stéréotype car celui-ci permet de rassurer en gardant une distance, mais une fois le cliché disparu, l’angoisse de s’imaginer lui-même homosexuel déclenche la peur et le dégoût" Daniel Borillo