Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
13 octobre 2006
Réalisé par :John Cameron Mitchell

Avec :Raphael Barker, Lindsay Beamish, Justin Bond, Jay Brannan, Paul Dawson, PJ DeBoy, Sook-Yin Lee, Yolonda Ross, Daniela Sea, Rachael C. Smith, Peter Stickles…
Genre : Drame
Durée : 1h42
L’histoire
SHORTBUS suit plusieurs personnages new-yorkais dont les aventures tragi-comiques naviguent entre sexualité et sentiments.
Tous fréquentent un club underground moderne, Shortbus, où s’expriment toutes les sexualités.
Sofia est sexologue et n’a jamais connu l’orgasme. Avec son mari Rob, elle simule le plaisir depuis des années.
Sofia croise Severin, une maîtresse dominatrice qui tente de l’aider. Parmi les patients de Sofia, James et Jamie sont un couple gay qui tente d’ouvrir ses relations sexuelles à un troisième partenaire.
James propose une relation avec Ceth, mais Jamie reste sur ses gardes. James semble avoir un projet secret. Il est suivi par un mystérieux observateur, Caleb.
Tous ces personnages se croisent au Shortbus, ce lieu extraordinaire où les arts, la musique, la politique et le sexe se côtoient.
Le film propose de réconcilier à nouveau les contraintes de la vie à New-York (après le 11-Septembre et sous la pression de Bush) avec l’épanouissement de la raison, les plaisirs de la chair et les impératifs du coeur.
Le titre évoque le célèbre car scolaire que connaissent tous les petits Américains.
Les enfants ’normaux’ empruntent le Schoolbus, le long bus jaune.
Le Shortbus, plus court, le suit de près et est réservé aux enfants caractériels, surdoués ou handicapés, à tous ceux qui sont hors-normes et qui ont besoin d’une attention particulière.
www.shortbusthemovie.com/
Le sujet du film est ni plus ni moins que la sexualité.
Les premières images du film donnent le ton de l’histoire : une mise en scène très originale avec beaucoup de couleurs et de musique.
Beaucoup d’effets également : la ville de New-York est reproduite en une maquette où les plans de la caméra s’engouffrent pour entrer dans la vie intime des jeunes new-yorkais.
Entre la femme qui simule l’orgasme à son mari depuis des années et le couple gay dont l’un souhaiterait avoir plus de liberté sexuelle, les tabous sont tombés d’emblée.
Le sexe de l’homme n’est plus caché.
Ici, il est montré sous toutes ses coutures.
Dans le dossier de presse, on peut même lire dans l’interview du réalisateur : « Tous les orgasmes du film sont bien réels ! ». Ca change ! Du sexe, oui, il y a en. Beaucoup, même un peu trop.
Cannes 2006 : la critique de "Shortbus"
Le dimanche 21 mai 2006
Coulisses du film…
Interview du réalisateur (extraite du dossier de presse) : Vous souvenez-vous du point de départ de ce projet ?
Pendant les années de préparation d’HEDWIG, je me réjouissais de voir le cinéma explorer de nouveau la sexualité avec franchise comme certains films des années 60 et 70.
Mais je regrettais que la plupart de ces nouveaux films soient à ce point sinistres et dénués d’humour.
Le sexe y semblait quelque chose d’aussi négatif que, disons, les chrétiens conservateurs.
J’imagine que c’est compréhensible. J’ai moi-même été élevé dans une culture catholique et militaire stricte où le sexe était absolument terrifiant, ce qui bien entendu rendait la chose fascinante.
J’avais l’idée de tourner une comédie new-yorkaise pleine d’émotion qui serait sexuellement très franche, qui ferait réfléchir et, si possible, qui serait drôle.
Un film qui ne chercherait pas forcément à être érotique, mais qui essaierait plutôt d’utiliser le langage de la sexualité comme une métaphore des autres aspects des personnages.
J’ai toujours considéré la sexualité comme la terminaison nerveuse de la vie des gens…L’Express Julien Welter
Têtu par Louis Maury 22 juin 2011,
« Shortbus » explore un terrain que peu de films ont réussi à défricher avec goût.
Les personnages s’entremêlent dans un lieu hors-norme où musique et sexe se côtoient dans l’espoir de s’épanouir pour réussir à mieux s’ouvrir aux autres.
Cela faisait quelques années que le nouveau John Cameron Mitchell se faisait attendre.
Son premier film, Hedwig and the Angry Inch, sorti en 2001, avait laissé un souvenir très fort. Il récidivait en 2006 avec Shortbus, un film sur l’amour et le sexe, qui avait charmé Cannes en Sélection Officielle hors-compétition.
Vent de fraîcheur
Toute l’histoire tourne autour d’un lieu de rencontre où tout est sexuellement permis et qui s’appelle le « Shortbus ».
S’y rencontreront entre autres une sexologue qui est plus coincée que ses patients, un couple gay dont l’un des partenaires ne cesse de se rappeler cet homme qui est mort noyé alors qu’il était sauveteur dans une piscine publique, mais aussi le délicieux Jay Brannan (ci-dessus, au fond à droite), chanteur américain qui faisait ici sa première apparition sur grand écran.

Musique, mise en scène, éclairage, tout cadre avec l’environnement psychédélique proposé ici.
Oubliez l’odeur de soufre qui a entouré ce film où les acteurs ne simulent pas leurs rapports sexuels.
Profitez plutôt de l’audace de ce petit vent de fraîcheur amusant et osé.
Regardez la bande-annonce :

"L’homosexualité jouit du triste privilège d’avoir été combattue simultanément pendant ces deux derniers siècles en tant que péché, crime, et maladie. Si elle échappait à l’Eglise, elle tombait sous le joug de la loi laïque ou sous l’emprise de la clinique" Daniel Borillo.