Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
Skip to content | Skip to the menu | Skip to search
Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
La jeune actrice et dramaturge algérienne, Rayhana, a été agressée et aspergée d’essence mardi soir 12 janvier 2010 alors qu’elle se rendait à la Maison des Métallos (XIe) à Paris, où se joue sa pièce de théâtre, a-t-on appris de source policière. Une enquête a été ouverte.
Selon ses déclarations, cette comédienne originaire du quartier de Bab-el-Oued à Alger et récompensée lors de nombreux festivals a été prise à partie par un homme qui l’a insultée.
Ce dernier l’a aspergée d’essence, avant de lui jeter au visage une cigarette tentant sans succès de l’enflammer.
Selon la police, Rayhana avait déjà été prise à partie le 5 janvier dernier dans une rue de Paris par un homme s’exprimant en algérien qui l’avait menacée verbalement.
La comédienne avait alors déposé une main courante dans un commissariat de la capitale.
Cette agression semble liée à sa première pièce écrite en français actuellement à l’affiche à la Maison des Métallos.
Ce texte féministe met en scène neuf femmes algériennes dans un hammam qui se laissent à parler librement de leurs vies respectives.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "profonde sympathie et son amical soutien" à Rayhana.
Il s’est déclaré "indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle".
Dans un communiqué, il condamne "avec la plus grande fermeté ces agissements d’une extrême gravité". AP
jeudi 14 janvier 2010 du site Prochoix.
www.prochoix.org/cgi/blog/
depuis l’agression mardi soir de la comédienne algérienne Rayhana.
« Qui aurait pu imaginer qu’en France, en 2010, une femme, serait l’objet d’une agression simplement parce qu’elle a produit une pièce de théâtre qui déplaît à des intégristes islamiques ? »,
lance dans un communiqué Annie Sugier, la présidente de la Ligue internationale du droit des femmes.
« Par leur geste barbare les agresseurs de Rayhana démontrent que ce qu’ils exigent des femmes c’est le silence et la soumission »,
regrette-t-elle.
« Je n’ai pas honte de ce que j’ai écrit, je n’ai pas peur d’eux. ». Le courage et la détermination se lit sur le visage ému de Rayhana, qui revient sur les menaces qu’elle a reçues lors d’une conférence de presse donnée à la Maison de Métallos. Malgré l’agression dont elle a été victime en pleine rue à Paris, la comédienne ne compte pas se laisser intimider.
L’association Solidarité femmes a quant à elle fait part de son « horreur », dénonçant « les forces obscurantistes qui nous guettent ».
En soutien à la jeune femme, « Ni Putes Ni Soumises » a appelé à manifester ce samedi à Paris.
Mardi soir, Rayhana a violemment été agressée en pleine rue par deux hommes alors qu’elle se rendait à la représentation de sa pièce de théâtre
« A mon âge, je me cache encore pour fumer ». Insultée et aspergée de White Spirit par ses agresseurs, elle a failli être brulée vive.
Une braise a touché son bonnet, fort heureusement sans l’enflammer.
Malgré l’agression, la comédienne est tout de même montée sur scène le soir même. L’enquête sur l’agression de Rayhana a été confiée à la section anti-terroriste de la brigade criminelle.
Les enquêteurs pensent sérieusement qu’il existe un lien entre la pièce que présente l’artiste (qui a pour thème la situation des femmes en Algérie) et cette agression. C.H.

"Je sais que pour obtenir de pareils biens au bénéfice des générations de femmes à venir, vous avez dû traverser bien des épreuves dans votre vie et renoncer à plus encore, qu’il vous a fallu supporter scandale et ridicule, et que, sans interruption, vous avez dû combattre préjugés et méfiance." Karen Blixen, conférence radio, 11 janv 1953, Des femmes, 1987, p. 276-277