Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
"Nous voudrions remettre du « good as you » dans la définition du mot « gay »".
Têtu par Bertrand Deckers 29 mai 2011,
Diffusé chaque semaine sur internet, le roman-photo « Sugar Stories », raconte le quotidien d’une bande de copains en majorité gays. Une sorte de « Queer as Folk », qui aborde l’amour, l’infidélité, le sida ou encore le chômage. Rencontre avec l’un de ses concepteurs.
www.sugarstories.fr/dam/
Vous connaissez Éric et Didier ? Henri, Tony, Jérémie – « trop boooo » – Steph, Cyril & Co… ?
Ils sont les héros « made in » gay – « made in » black aussi – les plus branchés, les plus sexy de la planète web.
Sugar Stories, un roman-photo diffusé chaque semaine sur internet, c’est Queer as Folk, au cœur du Marais.
Au fil des épisodes – on en est au 14e – la bande de copains passe par toutes les émotions.
On s’aime, se déteste, on se trompe et on le dit… Ambiance !
Certains assument leur sexualité, d’autres moins.

Entre amour et désamour – les larmes coulent autant que le sperme – la série aborde, de façon ludique et cool des thèmes comme le sida, l’infidélité, l’échec, l’argent, la réussite, le chômage…
Sugar Stories, c’est le carré de sucre que l’on plonge dans un café brûlant pour édulcorer son amertume. Et que l’on regarde fondre.

Histoire de vous livrer quelques clés, TÊTU a rencontré Jan, l’un des concepteurs de cette série qui n’en finit pas de monter…
TÊTU : Si vous deviez, en quelques lignes, nous brosser un résumé de l’histoire…
Jan : Sugar Stories retrace les péripéties d’un groupe d’amis gays.
Parmi eux, Didier et Éric, le couple central, sont confrontés à l’infidélité.
Très vite, cette situation va précipiter au sein de la petite bande des événements qui vont les dépasser.
Ce qui démarre comme une histoire somme toute assez banale finit par révéler des souvenirs refoulés, des complots, des manigances.
L’intrigue va être émaillée par le sexe, la drogue, le sida et la violence physique.
Par ailleurs, les personnages vivent dans notre monde actuel.
En dehors de l’histoire principale, ils doivent affronter des questions que se posent les jeunes d’aujourd’hui : l’amour, l’argent, le coming out, les apparences, l’identité…
Sans vouloir trop en révéler – nous réservons à nos lecteurs encore de nombreuses surprises ! – on pourrait résumer Sugar Stories comme un drame sur la perte de l’innocence.
Ou plutôt sur l’impossibilité de la garder dans un monde hostile aux gays, une communauté qui pourtant ne demande qu’à vivre « sans histoires ».
Comment choisissez-vous vos « acteurs » ?
En partie sur casting et en partie par le bouche à oreille.
Il y a aussi une série d’intervenants avec qui j’ai travaillé en tant que photographe.
D’emblée, chacun a été mis au courant de l’engagement qu’il prenait.
Nous n’avons jamais caché que notre but était de donner à Sugar Stories une visibilité importante au sein de la communauté gay.
« Beaucoup de scènes sont inspirées de faits réels » Qu’est-ce qui vous inspire ?
Tout et son contraire ! La vie à Paris, les histoires ordinaires vécues ou entendues ; beaucoup de scènes sont inspirées de faits réels et nous pensons que nombre de lecteurs se reconnaissent dans certains épisodes, voire dans certains personnages.
Ce qui explique d’ailleurs peut-être le succès de la série. Nous avons plus de 1.000 lecteurs par semaine.
Quels messages souhaitez-vous faire passer ?
Il y a plusieurs lectures possibles.
Nous voudrions remettre du « good as you » dans la définition du mot « gay ».
Une devise qui résume parfaitement notre série.
Fille ou garçon, homo ou hétéro, peuvent se retrouver dans les tranches de vie que nous mettons en scène.
Autre élément : la plupart de nos personnages sont noirs ; mais à l’image de leur orientation sexuelle, la couleur de leur peau n’est pas un trait central de leur personnalité ni de l’histoire.
Elle est là comme un élément sous-jacent qui a son importance mais à un niveau plus subtil.

« La femme est l’avenir de l’homme » Louis Aragon.