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Heterhomo

Égalité des Genres et des Sexualités dans le Monde de l'Éducation

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Syrie

L’homophobie et le sexisme institutionnalisés briment 55 à 60 % de la population, empêchant leur développement humain voire économique.

C’est cruel et stupide.

L’homophobie développe la clandestinité et la honte de soi et donc la propagation du SIDA dans la population homo.

L’obligation pour les homos et bisexuel-les d’avoir des relations hétéros non désirées entraîne l’infection des hétéros et réciproquement, atteignant ainsi des femmes enceintes et leurs futurs enfants !

Halte à l’aide inutile dans ces pays là ! (sauf aide conditionnée à l’égalité).

Tom MacMaster était la « Gay Girl in Damascus »

Têtu par Rédaction (avec agence) 13 juin 2011,

Un étudiant américain installé en Ecosse a révélé dimanche qu’il était l’auteur du blog présenté comme celui d’une jeune Syrienne lesbienne, Amina Abdallah, devenue célèbre grâce à ses prises de positions en faveur de la démocratie.

Dans un message d’excuse posté, dit-il, depuis Istanbul et intitulé « Excuse aux lecteurs », Tom MacMaster écrit qu’il ne s’attendait pas à susciter une telle attention.
Mais, précise-t-il, si la blogueuse n’existe pas réellement, « les faits relatés sur le blog sont vrais et pas trompeurs sur la situation sur le terrain » (en Syrie).

« J’ai créé une voix »

« Je ne crois pas avoir fait de mal à quiconque (…) J’ai créé une voix pour des problèmes qui me préoccupe fortement », écrit encore MacMaster. Une personne se présentant comme un parent d’Amina Abdallah avait annoncé il y a une semaine qu’elle avait été « enlevée » par des hommes armés dans une rue de Damas.

Des doutes émergent sur l’identité de la blogueuse lesbienne syrienne

Têtu par Jeanne Lefort 09 juin 2011,

Sur le blog « A Gay Girl in Damascus », celle qui se présentait comme Amina Arraf racontait sa vie de lesbienne à Damas. Après l’annonce de son enlèvement, des doutes ont émergé sur l’identité de la blogueuse.

Sur le blog A Gay Girl in Damascus, celle qui se présentait comme Amina Arraf racontait sa vie de lesbienne à Damas, et soutenait les revendications pour la démocratisation de la Syrie.
Lundi, son enlèvement par trois hommes armés avait été annoncé sur le blog par « sa cousine ». L’information avait été reprise par différents médias internationaux ou français, dont TÊTU, mais aujourd’hui des doutes émergent sur l’identité de la jeune femme.

Ainsi, le New York Times vient de mettre à jour son article pour préciser que « la personne qui s’était présentée comme une amie personnelle de la blogueuse au Times, à la BBC et à Al Jazeera, Sandra Bagaria, a clarifié le fait qu’elle n’avait jamais rencontré l’auteure du blog.
Sandra Bagaria a expliqué à The Lede (le blog du New York Times) qu’elle n’avait jamais discuté de visu avec Amina Arraf par Skype, mais qu’elle avait entretenu une relation épistolaire par mail depuis janvier, toujours via le web, échangeant plus de 500 mails. »

Le New York Times précise toutefois qu’il « reste possible que l’auteure du blog soit bien détenue, et ait bien écrit un récit factuel, et non fictionnel, des évènements en Syrie ».

Identité difficile à confirmer Par ailleurs, les photos d’Amina qui circulaient, notamment sur la page Facebook appelant à sa libération, ne représenteraient pas Amina, une femme vivant actuellement à Londres ayant expliqué qu’elle était en réalité la personne figurant sur les photos.

Dans un blog plus ancien, celle qui se présentait comme Amina Arraf écrivait qu’elle posterait « des extraits de fiction et de littérature sur lesquels je travaille.
Il y aura aussi sur ce blog des posts qui sembleront beaucoup plus personnels. Et parfois ils le seront. Mais il y aura aussi de la fiction. Et je ne vous dirais pas lesquels seront lesquels. »

Amina Arraf avait été interviewée par CNN fin mai mais uniquement par mail. Comme rapporté par le Guardian, qui avait consacré un article à Amina Arraf, des représentants de l’ambassade américaine en Syrie (la blogueuse se présentait comme américano-syrienne) sont actuellement en train d’essayer d’obtenir plus d’informations sur son identité.

Une blogueuse lesbienne kidnappée en Syrie

Têtue par Béatrice Catanese 07 juin 2011,

Sur son blog « A Gay Girl in Damascus », Amina luttait avec détermination contre le régime de Bachar Al-Assad, contre l’homophobie et racontait sa vie de lesbienne en Syrie. Elle vient d’être arrêtée à Damas.

« A Gay Girl in Damascus » c’est le nom du blog d’Amina Arraf, 35 ans.

Elle y racontait sa vie de lesbienne en Syrie et militait contre le régime en place et pour la démocratie.
Lundi, elle a été enlevée à Damas par trois hommes armés, alors qu’elle se rendait à un rendez-vous.

Sur son blog, celle qui se présente comme sa cousine a aussitôt annoncé son enlèvement.
Elle explique : « Ces hommes pourraient être des membres d’un des services de sécurité ou de la milice du parti Baas.
Nous ne savons pas pour l’instant où se trouve Amina et si elle est en prison ou retenue prisonnière ailleurs dans Damas
. »

« S’afficher en tant que lesbienne »

Cette professeur d’anglais qui a passé une grande partie de sa vie aux Etats-Unis (sa copine y est encore) avait décidé l’an dernier de revenir en Syrie « avec plein de projets dans la tête ».
En ouvrant son blog, elle veut essayer de « s’afficher en tant que lesbienne dans un pays arabe répressif » pour encourager les autres « à se libérer de leurs peurs ». Et la peur est légitime : l’homosexualité est illégale en Syrie.

Depuis le début du soulèvement anti-Bachar Al-Assad, elle raconte les actes de répression dans les manifestations auxquelles elle participe (plus de 1000 morts depuis le 15 mars), les chars dans les rues et les cris qu’elle entend la nuit.
Elle explique qu’elle veut « vivre d’amour », en paix, et demande clairement au président Assad de quitter le pouvoir.

Une première tentative d’arrestation

Une franchise qui lui vaut d’être recherchée par les forces de sécurité.
Alors que toute la famille a fui le pays à part son père et elle, fin avril, deux hommes sonnent chez eux en pleine nuit.
Ils viennent arrêter Amina pour « conspiration contre l’Etat ».
Son père parvient à les en dissuader (lire Mon père, ce héros), ce qui ne les empêche pas de cracher leur haine des homosexuels, ni de menacer de la violer pour la « remettre dans le droit chemin ».

Une semaine plus tard, alors qu’Amina s’est réfugiée chez des amis, son père l’avertit que les autorités sont revenues.
Elle prend alors soin de déménager sans arrêt.
Elle reçoit même un jour le mail de quelqu’un qui se fait passer pour sa copine pour lui tendre un piège
.
Malgré la menace, elle se connecte d’où elle peut et refuse d’abandonner : « Impossible de reculer.
Si on s’arrête de protester, ils nous retrouveront, un par un, et nous tueront tous. »
(14 mai)

Assumer son homosexualité

Amina évoque aussi sur son blog tout le temps qu’il lui a fallu pour assumer son homosexualité.
Plus jeune, elle a essayé de « guérir » en se jetant dans la religion et en épousant un homme… sans succès.
Elle explique même qu’à 18 ans, elle a décidé de ne jamais entrer à l’université pour ne pas être tentée de « fauter » dans les dortoirs avec d’autres filles et ainsi éviter l’Enfer

Depuis, elle avait choisi d’en finir avec la peur.
Dans une interview accordée à CNN fin mai, elle se montrait optimiste en affirmant qu’un changement politique peut faire progresser les droits des homos.
Elle déclare aussi que les mentalités par rapport aux femmes, aux homos et aux minorités sont en train de changer et qu’elle veut faire partie de ce changement.
Pour elle, « le régime ne peut plus survivre maintenant que le peuple n’a plus peur. »

Amalgame entre islam et homophobie

Cette blogueuse qui n’hésite pas à publier des poèmes d’amour lesbiens s’indigne de notre vision occidentale et de l’amalgame systématique entre religion musulmane et homophobie.
Elle rejette aussi l’idée véhiculée par les médias selon laquelle les pays arabes « ne sont pas prêts pour la démocratie ».
Elle veut gagner deux combats à la fois : contre la dictature et contre l’homophobie.
Alors que d’autres Syriens sont plus inquiets et pensent qu’il faudra des années avant que les choses ne changent, Amina n’en démord pas : « Une autre Syrie est possible et on peut déjà l’apercevoir. »

Sur son blog, sa cousine note : « nous espérons qu’elle est simplement emprisonnée et que rien de pire ne lui est arrivée ».
Une page Facebook « Free Amina Abdalla » a été créée pour obtenir sa libération, ainsi qu’une pétition.

Syrie : vague d’arrestations d’homosexuels dans des lieux privés

Les autorités syriennes ont perquisitionné plusieurs appartements où se déroulaient des parties privées gay ces dernières semaines, arrêtant plus de 25 hommes au cours de la descente surprise la plus récente.

Selon le site www.gaymiddleeast.com, la majorité des hommes arrêtés ont été accusés de se livrer à des "actes homosexuels", tandis que d’autres ont été accusés de possession ou de consommation de drogues illicites, d’organisation de réunion clandestine "obscène" et "encourageant" le comportement homosexuel.

Tous les hommes arrêtés seraient toujours en garde à vue et leurs familles auraient refusé de payer leur caution ou même de leur rendre visite.

La police syrienne est connue pour surveiller avec une attention particulière les lieux de rencontres gay.

Gaymiddleeast.com a appelé le gouvernement syrien à libérer les hommes, à abandonner toutes les charges à leur encontre et à abroger l’article 520 du Code pénal 1949 qui interdit les actes homosexuels et lesbiens.

Si les hommes arrêtés sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à trois ans de prison.

www.e-llico.com Mis en ligne le 23/06/2010

Les homosexuels sortent de l’ombre grâce à Internet

En Syrie, les homosexuels commencent à sortir de l’ombre avec l’appel, lancé sur Internet par une poignée d’entre eux, à la tolérance dans une société relativement conservatrice qui les considère comme des malades ou des pervers.

"Ils sont de plus en plus visibles dans certains points de rencontres à Damas", une rue commerciale d’un quartier chic, un jardin public près d’un grand hôtel, des pubs dans le centre historique où ils se rencontrent une fois par semaine, affirme à l’AFP un journaliste syrien.

Ils sont issus de la petite bourgeoisie urbaine qui "constitue le moteur de l’émancipation des homos", affirme-t-il. Et c’est sur Internet qu’ils "se dévoilent le plus sincèrement", estime ce jeune journaliste qui veut garder l’anonymat.

L’Internet est un moyen de "contourner toutes les restrictions sociales", qui permet de se défouler dans l’anonymat ou de former son propre réseau de connaissances, explique-t-il.

Sur le web, quelque deux cents homosexuels syriens ont constitué un groupe "Je suis ton semblable" et ont publié un manifeste à la tolérance.

"Je suis homosexuel, j’ai le droit d’exprimer mon opinion. Je fais partie de cette société qui me doit son respect. Je suis homosexuel, mais je ne viens pas d’une autre planète", affirme cet appel sans précédent.

Le texte appelle à l’abrogation d’une clause du code pénal qui "sanctionne les individus pour leurs orientations sexuelles qu’ils n’ont pas choisies".

En Syrie, comme dans la plupart des pays arabes, l’homosexualité est considérée comme "un délit".
Celle-ci n’est pas explicitement mentionnée par la loi qui prévoit une peine allant de six mois à un an de prison pour des "relations outrageantes", explique Ammar Qorabi, président d’une organisation des droits de l’Homme.

L’écrivain Nabil Fayyad, qui se présente comme un défenseur des droits des minorités, dénonce lui "l’amalgame" entre homosexualité et prostitution.

Selon lui, "il y a plus d’homosexuels et de lesbiennes que l’on ne croit.
20% sont des homos ou des bisexuels", mais la majorité des Syriens refusent à le reconnaître.

Nabil Fayyad évoque des jardins publics et des restaurants à Damas.
Des hammams, où les gens venaient jadis pour discuter, "sont devenus un traditionnel lieu de rencontre" pour les gays, assure-t-il.

Il se rappelle d’un Américain, Edward G., originaire de San José qui se rendait régulièrement en Syrie pour du "tourisme sexuel".
Il était muni d’un "gay guide" et se disait "étonné par l’extension de ce phénomène".

Souheil, la trentaine, ne donne pas son véritable prénom.
Il dit mener une double vie pour "sauver les apparences".
Il "souhaite que les mentalités changent" et que les droits de tous soient "respectés indépendamment de leur identité sexuelle".

En décembre 2008, un appel à la dépénalisation de l’homosexualité déposé à l’Assemblée générale de l’ONU, a été signé par 66 pays.
Soixante autres pays ont signé une déclaration opposée, qui avait été lue par la Syrie et soutenue par les pays arabes.

Mis en ligne le 31/05/2009

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Citations

Dès l’allaitement, le dressage est plus sévère pour une fille que pour un garçon. Les filles doivent se soumettre, on brise leur volonté. Le besoin d’apprivoiser l’enfant est plus fort lorsqu’il s’agit d’une fille. Si c’est un garçon, bien qu’il soit tout petit et sans défense, il représente déjà le symbole de l’autorité à laquelle se soumet la mère elle-même. Brunet et Lézine (psychologues)

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