Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
T-DoR : La 12e Journée internationale de la mémoire transgenre se tient samedi
Publié par Judith Silberfeld
http://yagg.com/2010/11/18/t-dor-la…

Depuis 1999, le 20 novembre est la Journée internationale de la mémoire transgenre, également appelée Journée internationale du souvenir trans’ (en V.O. : Transgender Day of Remembrance), en mémoire des trans’ assassiné-e-s dans le monde entier, et notamment de Rita Hester, trans’ afro-américaine tuée le 28 novembre 1998.

Selon le site Transrepect versus Transphobia, plus de 175 meurtres transphobes ont été signalés depuis le TDoR 2009.
Un collectif inter-associatif (Acceptess-T, Chrysalide, Act Up-Paris, A.L.I.I.T.T.A.S., C’est pas mon genre !, Claaaaaaaaaashhh ! de la FA, Lesbian & Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon, Mag et Le Strass) rappelle qu’en France, « les personnes trans’ font face à une violence quotidienne, dans la rue, sur leurs lieux de travail, et même jusque chez elles » et donne les exemples de Diva, « assassinée, étranglée chez elle à Saint-Raphaël, (…) retrouvée par ses amies qui s’inquiétaient de ne pas avoir de ses nouvelles depuis plusieurs jours », de Marizette, « retrouvée morte, attachée aux toilettes de chez elle » et de Kima, qui « s’est jetée sous une voiture, poussée au suicidée par les persécutions qu’elle a subies ».
« Bien que toutes les personnes représentées lors du TDoR ne s’identifient pas comme trans’ (travesti-e-s, cross-dresser, etc.), toutes ont été victimes de violences basées sur la haine et les préjugés à l’encontre de la transidentité », soulignent les associations.
Journée de souvenir, donc, mais aussi journée de revendications et d’actions.
À Paris, une action de visibilité et de commémoration aura lieu à 14h sur le pont des Arts.
À Lyon, plusieurs rencontres sont organisées, ainsi que la projection du film Normal.
À Strasbourg, Support Transgenre Strasbourg appelle à un rassemblement à 15h place Kléber.
À Bruxelles, une procession partira de l’Hôtel de Ville à 19h30.
Toutes les infos sur les actions organisées en France sont sur le site du collectif.
Les actions dans les autres pays (Allemagne, Italie, États-Unis, Australie, Finlande, Royaume-Uni…) sont sur le site international.
20 novembre, nous commémorons le T-DOR (Trans Day Of Remembrance)

Sont indifféremment considéré-e-es comme victimes de transphobie : les transgenres, transsexuel-le-s, les intersexes, les queers, les travesti-e-s etc.
On estime durant cette dernière décennie que plus de 1 personne tous les 3 jours meurt, victime de transphobie.
Mais on ne peut que regretter, en France, l’absence de statistiques officielles sur le sujet.
On ne peut que regretter, surtout, l’absence de reconnaissance de la transphobie.
Aucun texte de loi, aucune jurisprudence, rien ne permet à une personne trans en France de se faire reconnaître victime de harcèlement, de licenciement abusif, d’injures, d’agression physique, en raison de son identité de genre.
Les trans, pour la France, n’existent pas.
On peut se faire lapider, brûler, violer, parce que l’on est d’un autre genre, cela ne restera qu’une agression parmi d’autres, et non pas un crime aggravé par des circonstances liées au genre de la victime, parce qu’aujourd’hui en France, un-e trans reste un-e sous citoyen-ne, sans autre droit que celui de se taire et de se plier aux exigences arbitraires et honteuses d’une élite juridique et médicale, autoproclamée experte.
Protocoles médicaux humiliants, expertises judiciaires humiliantes…, sans l’existence d’un réseau, autant militant qu’humain, les hommes et femmes trans resteraient peut-être des victimes.
Mais les trans s’organisent et en premier lieu se souviennent, se souviennent des leurs mort-e-s tombé-e-s sous la haine.
Ils et elles déplorent aussi des mutilations dues à certains chirurgiens rares et incompétents.
Ils déplorent de devoir se faire opérer à grands frais en Thaïlande en Belgique, au Royaume-Uni, au Brésil et aux USA…
Se souvenir c’est résister.
Alors nous demandons :
Dépsychiatrisation des personnes Trans, accompagnée du maintien du remboursement du parcours de transition. Consulter un-e psy doit être un choix personnel et voulu.
• Libre choix de son médecin, comme inscrit dans le code de déontologie médicale.
• Révision du rapport de l’HAS (Haute Autorité de Santé) sur la prise en charge des personnes Trans.
• Aide à l’auto diagnostic facilitant l’accès des mineur-e-s aux différents parcours
• Réalisation d’enquêtes épidémiologiques et d’études scientifiques concernant notamment les interactions
ARV – hormonothérapies chez les personnes Trans séropositives.
• Obtention du changement de l’état civil sans impératif d’hormonothérapie, de stérilisation ou d’opérations.
• Démantèlement des équipes officielles auto-proclamées expertes des questions Trans.
• Prise en compte officielle par la loi et la HALDE de la transphobie comme discrimination et motif de plainte.
D’où vient cette journée ? :
Cette journée, célébrée internationalement le 20 novembre, entend rappeler les discriminations, les violences et les crimes commis envers les personnes transgenre à travers le monde et "honorer la mémoire des victimes de la haine transphobe", selon ses organisateurs.
e-llico Mis en ligne le 20/11/2009

"Les Minangkabau de la province indonésienne de Sumatra Ouest, au nombre de quelque 8 millions de personnes, sont la plus grande société matrilinéaire dans le monde". Wikipédia