Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
"Ils ont des règles ici, qui disent qu’un novice ne peut se poudrer, courir partout ou être efféminé".
Mais Pipop reste convaincu qu’il est une femme et que la "rééducation" à laquelle il est soumis dans ce monastère thaïlandais est vouée à l’échec.
E-llico.com / Actus
Mis en ligne le 17/07/2011
A 15 ans, caché dans sa sobre cellule monacale, il s’applique délicatement de la poudre sur le nez et les joues. "Je ne veux pas que mon visage soit gras ou sale, ni avoir le teint mat".
Son geste, pourtant, relève de l’insoumission.
Car Pipop Thanajindawong, depuis deux ans, a été envoyé de Bangkok par sa famille pour rejoindre ce temple, le Wat Kreung Tai Wittaya, près de la frontière avec le Laos.
Objectif annoncé : "Devenir un homme".
Une mission incongrue dans un pays où la tolérance existe à l’égard de toutes les pratiques sexuelles, où les homosexuels sont relativement acceptés et où les transsexuels sont considérés comme un "troisième sexe" à part entière.
La Thaïlande est de facto l’un des pays du monde où ils sont les plus nombreux.
Mais sans doute sa famille n’est pas en phase avec cette ouverture d’esprit.
Elle a envoyé Pipop vivre comme un moine. Réveil avant l’aube, collecte de l’aumône et étude du bouddhisme ne le différencient pas des autres novices, dans cette étape traversée par quasiment tous les Thaïlandais, à un moment de leur existence.
Mais il suit aussi, le vendredi, un cours de maintien dans l’école qui jouxte le temple et où le proviseur Phra Pitsanu assène ses évidences.
"Vous ne pouvez être autre chose que votre véritable genre, qui est d’être un homme. En tant que novice, vous ne pouvez être qu’un homme".
Parfum et maquillages sont interdits, de même que le chant, la musique. Et même courir. Mais les infractions ne sont pas rares.
"Parfois, nous donnons à Pipop de l’argent pour s’acheter à manger mais il l’économise pour s’offrir du mascara", regrette le proviseur.
"Nous ne pouvons pas les changer tous, mais nous pouvons contrôler leur comportement pour leur faire comprendre qu’ils sont nés homme (…) et ne peuvent se conduire comme des femmes", assure-t-il.
Même s’il avoue que trois des six étudiants diplômés ont malgré tout décidé de devenir des femmes.
Le temple a inauguré ce cours pour jeunes entre 11 et 18 ans en 2008.
Une initiative du précédent principal, Phra Maha Vuthichai Vachiramethi, qui craignait que les transsexuels - ou "katoeys"- dans les noviciats "fragilisent la stabilité du bouddhisme thaïlandais".
Aujourd’hui, il espère que d’autres monastères adopteront ses méthodes pour "régler le comportement déviant des novices".
Mais ce discours indigne Natee Teerarojanapong, militant pour les droits des homosexuels et des minorités, pour qui tenter de modifier la perception par les adolescents de leur identité sexuelle est "extrêmement dangereux". "Ces gamins vont finir par se détester parce qu’ils auront entendu des moines leur dire que l’homosexualité est nocive. C’est terrible pour eux. Ils ne seront jamais heureux".
Phra Atcha Apiwanno, 28 ans, estime lui aussi que la société thaïlandaise n’est pas aussi tolérante qu’elle le prétend.
La stigmatisation est telle qu’il a renoncé. "Je suis devenu moine pour briser mes habitudes, contrôler mes expressions (…). Je ne voulais pas faire ça".
Quant à Pipop, il semble constamment en lutte. Il a dû interrompre son traitement hormonal qui visait à lui donner de la poitrine.
De ses vêtements de femme et son maquillage, ne reste qu’une discrète couche de poudre.
Mais il n’entend pas se soumettre aux pressions familiales. "Je peux les rendre fiers de moi, même si je ne suis pas un homme", affirme celui qui a abandonné son rêve de devenir hôtesse de l’air pour briguer une carrière plus classique dans la banque.
Après ses études, assure-t-il, il subira une opération chirurgicale.
Mais le jour de sa sortie, "d’abord, je vais crier, hurler.
Je serai enfin capable d’être moi-même".
La future compagnie aérienne thaïlandaise PC Air a décidé d’ouvrir le recrutement de son personnel de cabine aux transexuels.
E-llico.com
Mis en ligne le 28/01/2011

Trois transsexuels ont déjà passé l’étape de sélection selon le directeur de la compagnie. Ils porteront un badge "troisième sexe" sur leur uniforme.
Parmi eux se trouve la vainqueure d’un concours de beauté, Miss Tiffany 2007.
Il s’agit d’afficher un esprit de respect de l’égalité des droits, a précisé le responsable de la compagnie.
"Je pense que ces personnes peuvent avoir de nombreux métiers différents, pas seulement dans l’industrie du divertissement.
Et beaucoup d’entre elles ont le rêve d’être hôtesse de l’air.
J’ai juste réalisé leur rêve", a-t-il ajouté.
PC Air ne demande pas à ses postulants d’être allés jusqu’à l’opération chirurgicale, seulement qu’ils remplissent les conditions liés à leur emploi, notamment la connaissance des langues et des qualités d’accueil.
La compagnie a été fondée par un diseur de bonne aventure et un homme d’affaire spécialisé dans l’immobilier.
Elle a acheté deux Airbus A310 d’occasion qui seront utilisés sur des vols charters vers la Corée du Sud, le Japon et la Chine.
La Thaïlande durcit sa législation pour les transsexuels. A compter de la semaine prochaine, les candidats transsexuels devront respecter plusieurs obligations avant de pouvoir subir l’opération, afin de montrer qu’ils y sont psychologiquement prêts. Ils devront ainsi prouver qu’ils ont vécu comme une femme depuis au moins un an, recevoir un traitement hormonal et obtenir l’approbation de deux psychiatres. Le changement de sexe est interdit en Thaïlande avant l’âge de 18 ans, et pour les 18-20 ans, un accord parental est nécessaire. Officiellement, la nouvelle législation est destinée à éviter des changements de trop hâtifs.
Mis en ligne le 26/11/2009
Haruna Ai, Japonaise née homme il y a 37 ans, a remporté samedi à Pattaya en Thaïlande le concours de Miss transsexuelle et se voit désormais en porte-parole des trans.
Haruna, animatrice de télévision, l’a emporté sur 20 autres candidates venues des quatre coins du monde pour devenir la Miss International Queen 2009.
Des millions de Thaïlandais ont regardé en direct le spectacle retransmis depuis Pattaya, cité balnéaire connue à l’étranger pour son industrie du sexe.
"Je suis très, très heureuse", confessait Haruna en larmes à l’AFP, quelques heures après son sacre au Tiffany, présenté comme le plus grand cabaret de transsexuels du monde. "Je veux que des compétitions comme celles-là montrent à tous qu’ils doivent s’aimer et vivre librement".
"Le mode de vie japonais est plus traditionnel et les transsexuels ne sont pas libres. Mais en Thaïlande, ils font ce qu’ils veulent", a-t-elle précisé.
Les commentaires "backstage" évoquaient pour la plupart des participantes une autre réalité, faite de discrimination et de frustrations.
En Thaïlande même, le combat n’est pas complètement gagné. Les transsexuels s’y plaignent de ne pouvoir changer d’identité sur leurs papiers comme dans certains pays occidentaux. Et de nouvelles lois ont restreint les possibilités d’opérations.
Mis en ligne le 03/11/2009
Un touriste gay suisse en vacance à Pattaya en Thaïlande, a été arrêté jeudi 29 pour « comportement obscène ». Agé de 45 ans, l’homme aurait demandé à un membre du personnel du bar homo Thai Cherdchai (dans le quartier gay de Sunee Plaza) d’avoir une relation sexuelle complète en public avec lui. police est intervenue suite à des plaintes d’autres clients du bar.
Mis en ligne le 30/07/2009
Des dignitaires bouddhistes conservateurs en Thaïlande ont annoncé jeudi leur intention d’inculquer les usages aux novices homosexuels pour mettre fin à des comportements "extravagants", comme mettre du rouge à lèvres et porter leur robe trop près du corps.
Ces responsables religieux se sont inquiétés d’informations de plus en plus nombreuses concernant de jeunes moines qui s’épilent les sourcils, qui marchent en balançant les hanches de manière exagérée ou qui portent des sacs trop féminins, attitudes qui entachent selon eux la réputation du bouddhisme.
"L’objectif est de leur apprendre les usages et de les guider dans la façon dont ils doivent se comporter, parler, manger et s’habiller de manière convenable", a déclaré à l’AFP Phra Vudhijaya Vajiramedhi qui va lancer des leçons de tenue bouddhique le mois prochain.
"Les principales inquiétudes portent sur la façon de marcher, le port du rouge à lèvres et de sacs de toutes les couleurs. Certains (novices) donnent aussi libre cours à un comportement sexuel", a-t-il ajouté.
Phra Vudhijaya Vajiramedhi a dit que les jeunes moines qui seraient pris en train de se livrer à des activités sexuelles dans les dortoirs seraient exclus, mais il a souligné que l’homosexualité en soi n’était pas interdite.
"Sinon, plus de la moitié d’entre eux seraient défroqués", a-t-il précisé.
Ces premières leçons de comportement, qui concerneront 120 novices, se dérouleront dans une école missionnaire bouddhique de la province de Chiang Rai (nord de la Thaïlande) mais l’expérience sera étendue à d’autres temples et monastères du royaume.
"Une fois l’année scolaire terminée, au moins 70% des novices qui ont un comportement extravagant sauront comment agir pour rétablir le respect", a ajouté le dignitaire religieux. "Si nous voulons de bons moines, nous devons les éduquer quand ils sont jeunes".
Mis en ligne le 30/04/2009
Le bouddhisme a beau vouloir se présenter comme une religion tolérante, elle montre ses limites vis-à-vis des homosexuels ou transsexuels.
Ainsi les moines bouddhistes gays et trans de Thaïlande viennent de se voir rappelés à l’ordre par leur hiérarchie qui leur reproche une attitude physique trop voyante.
Un guide des bonnes manières leur rappelle non seulement que fumer, boire de l’alcool est déconseillé, mais il leur précise aussi comment marcher ou aller aux toilettes correctement.
Le plus piquant concerne leur tenue vestimentaire ; les sacs roses ou robes moulantes sont dans la ligne de mire, tout comme un maquillage excessif.
Mis en ligne le 28/04/2009
Les associations LGBT thaïlandaises s’inquiètent de la facilité avec laquelle les opérations de changement de sexe s’effectuent dans le pays.
Elles demandent qu’une étude sérieuse des motivations des candidats au changement de sexe soit faite avant toute opération afin d’éviter des situations dramatiques irréversibles.
Le conseil de l’ordre des médecins a annoncé pour sa part qu’il comptait engager une enquête sur les cliniques réalisant ce type d’intervention à moindre coût sans évaluer sérieusement le choix des patients.
Mis en ligne le 09/04/2008
VIH : la Thaïlande interdit le don de sang aux homosexuels
La Croix Rouge thaïlandaise a décidé de rejeter les dons de sang émanant des hommes homosexuels, rejoignant ainsi un mouvement contesté par les organisations de défense des droits de l’Homme. Le Centre national du sang thaïlandais prétend avoir recueilli un nombre important de dons provenant d’homosexuels qui se sont révélés contaminés au VIH. Ces dons de sang infectés sont imputés, selon le centre, à des hommes ayant des rapports non protégés avec d’autres hommes. La Thaïlande n’est pas le premier ni le seul pays à interdire le don de sang aux homosexuels. Les Etats-unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, l’Afrique du Sud et la Finlande ont des législations qui à des degrés divers bannissent les homosexuels du don de sang.
Mis en ligne le 04/04/2008
La nouvelle constitution thaïlandaise présentée à l’Assemblée nationale par la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2006, devrait finalement prendre en compte les personnes LGBT en les protégeant contre les discriminations, contrairement au projet initial qui excluait les minorités sexuelles. Le nouveau texte constitutionnel doit d’abord être soumis à référendum le 29 août prochain.
Mis en ligne le 11/07/07
Deux milliers d’homosexuels se sont retrouvés au cours du week-end dans la station balnéaire de Phuket, dans le sud de la Thaïlande, après la délocalisation forcée du festival annuel entourant la gay pride de Singapour interdite cette année par les autorités.
Les deux milliers de participants, qui représentent environ un quart de la fréquentation connue l’an dernier à Singapour, provenaient de l’ensemble du continent ainsi que de l’Australie, d’Europe et des Etats-Unis.
Le festival, baptisé "Nation party", a proposé trois jours de musique et de danse. Il a été créé il y a cinq ans à Singapour mais les autorités de la ville-Etat ont annoncé en juin que l’événement était "contraire à l’intérêt public" et l’ont interdit.
Le site web gay Fridae.com a trouvé un nouveau lieu de rendez-vous à Phuket, île ravie de trouver là l’occasion de relancer son industrie du tourisme après la catastrophe qu’avait représentée le tsunami du 26 décembre qui a tué plus de 2.400 touristes.
Mis en ligne le 07/11/05
Des étudiants transsexuels et travestis ont obtenu que des toilettes leur soient exclusivement réservées dans un établissement d’études supérieures du nord de la Thaïlande. Cette mesure a été instaurée à la demande des transsexuels et travestis qui se plaignaient d’humiliations dans les toilettes des hommes comme celles des femmes. L’établissement a aussi assoupli les règles traditionnelles bannissant cheveux longs, maquillage ou vernis à ongle.
Mis en ligne le 21/06/04
Les policiers thaïlandais se plaignent d’être harcelés par des femmes ou des homosexuels dont ils doivent repousser les avances, selon le quotidien Nation, qui attribue leur succès à leur uniforme particulièrement moulant.
Les policiers qui assurent les permanences téléphoniques pour les appels d’urgence se sont plaints à leurs supérieurs de recevoir des centaines de communications lubriques chaque mois de femmes comme d’hommes émus par eux.
"Si on leur parle trop longtemps ils nous demandent un rendez-vous, et les hommes homosexuels nous parlent toujours d’une manière déplacée", a confié l’un d’entre eux au journal de langue anglaise, expliquant que 60% des appels scabreux provenaient des hommes.
Les policiers en Thaïlande portent bottes montantes et uniformes bruns très, très près du corps, une tenue suggestive qui fait le bonheur de certains sites internet de la communauté homosexuelle.
Mis en ligne le 12/03/03

"Non seulement la société définit le sexe comme une réduction à partir de différents facteurs biologiques et sociaux, mais surtout elle transforme les individu-e-s de façon à les faire correspondre aux archétypes de sexe." Guillaume Carnino "La prise de conscience de la gravité du phénomène homophobe est un préalable nécessaire à l’action répressive, car dans le cas contraire, celle-ci sera ressentie comme partiale, au service exclusif des intérêts d’une partie de la population" Daniel Borillo