Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
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Concert pour tous mardi 21 mai à la Bastille !
De sa voix grave, Melissa Sklarz égrène les chiffres : "six en 2004, huit en 2008, et nous sommes 13 aujourd’hui.
C’est un record", se réjouit cette transsexuelle, déléguée à la convention démocrate américaine de Charlotte.
E-llico.com
Mis en ligne le 05/09/2012
Melissa, Amy, Jamie, Janice, Mara, Meghan ou Kylar, elles/ils sont venus de tous les Etats-Unis, pour apporter leur voix au président Barack Obama pour l
’élection présidentielle.
Ils/elles plaisantent, se congratulent, ravis de se retrouver là, pour l’assemblée ("caucus") des délégués LGTB.
Même si elles ne sont que 13, parmi les 5.964 délégués, c’est l’occasion de saluer les progrès de ces dernières années.
De dire leur reconnaissance pour ce président "de la diversité".
Mais aussi parfois, de partager les confidences d’une vie difficile, surtout pour les plus âgées.
Janice Covington, 66 ans, solide ex-ouvrier du bâtiment à l’épaisse chevelure brune, est dithyrambique. "Nous avons le bon président au bon moment".
Pour Barack Obama, dit-elle à l’AFP, peu importe "d’où vous venez ou votre race, pour lui, vous avez tous les mêmes droits".
"Le Parti démocrate nous a adoptés, nous et notre lutte pour l’égalité", renchérit Melissa Sklartz, casque de cheveux auburn, elle aussi dans la soixantaine.
Mara Keisling, 52 ans, n’est pas déléguée, mais a tenu aussi à venir à Charlotte. Elle est directrice du centre national pour l’égalité des transsexuels.
"Je suis tellement contente de venir apporter mon soutien au président.
Il a fait faire tellement de progrès aux LGTB. Sur tout ce qui concerne les droits humains, il a été avec nous. Mais le travail n’est pas terminé", ajoute-t-elle.
Désormais petit homme moustachu aux yeux verts, Kylar Broadus, 49 ans, porte fièrement un badge revendiquant sa transsexualité.
Venu de Columbia (Missouri), il raconte comment il a été licencié, alors qu’il travaillait dans la finance, quand il a entamé ce que tous appellent ici leur "transition". Depuis, il fait plusieurs petits boulots pour boucler ses fins de mois.
"La plupart des transsexuels gagnent moins de 10.000 dollars par an, en dessous du seuil de pauvreté", dit Kylar.
"Beaucoup n’ont pas de travail".
"Les gens sont virés de leur boulot, ils perdent leur maison, ils n’ont pas de couverture médicale", dit aussi Melissa, en racontant comment elle est restée sans travail pendant trois ans durant sa transition.
En dépit d’études supérieures, après une carrière de 20 ans en entreprise, elle a été tour à tour serveuse, réceptionniste, vendeuse par téléphone… avant de se lancer en politique et d’y trouver un équilibre.
Drôle et chaleureuse, Janice Covington se souvient encore de son enfance difficile, de l’infirmière de l’école qui avait ordonné à son père de l’emmener chez le médecin quand il avait 11 ans.
"En 1958, ils me regardaient comme une abomination qui devait être exterminée", dit-elle.
"Le médecin a dit que je ne me développais pas comme un garçon, et ils m’ont mis sous traitement de testostérone pendant deux ans".
D’une voix douce, Jamie Shiner, ancien ingénieur du Wisconsin qui porte perruque blonde, parle aussi de sa "lutte avec elle même pendant 50 ans", et de celles de ses amis, "policiers, navy seals, pompiers" qui dit-elle, ont longtemps refusé leur identité.
Mais "à la fin, c’est une question de survie. Si vous voulez rester en vie, vous faites votre transition. C’est ce que j’ai fait en 2005. C’était très cher, épuisant émotionnellement. Et après, vous recollez les morceaux et vous recommencez tout".
A la convention démocrate, elle dit vivre "les meilleurs moments de sa vie".
Selon des recherches menées par un professeur américain, les hommes de l’armée américaine seraient deux fois plus nombreux que la moyenne à envisager une changement de genre.
Le psychologue George Brown se base sur une recherche menée auprès de 5 millions de vétérans pour étayer son étude.
Selon lui, beaucoup d’hommes aux prises avec des troubles de l’identité de genre s’engageraient afin "de devenir de vrais hommes"., ce qui pourrait expliquer le constat réalisé.
E-llico Mis en ligne le 31/07/3012
Têtu par Rédaction mardi 11 janvier 2011

Son investiture la semaine dernière après son élection en novembre a été une première historique pour la justice fédérale américaine.
Rarement l’élection d’un juge fédéral n’aura attiré autant d’attention.
Mardi 4 janvier dernier, Victoria Kolakowski est officiellement devenue la première transsexuelle à revêtir une robe de magistrat au sein d’une juridiction supérieure américaine, en l’occurrence celle du comté d’Alameda en Californie.
Elle a été élue à ce poste avec près de 51% des voix (contre 47% pour son adversaire) lors des élections de mi-mandat de novembre dernier.
« La presse a beaucoup parlé du caractère historique de cet événement et je ne souhaite en aucun cas sous-estimer sa portée, a-t-elle dit lors de son investiture.
Toutefois, pour moi la vraie nouvelle n’est pas qu’un individu transsexuel a été élu juge, mais que cela n’a jamais été un problème pendant la campagne. Mes opposants ont mené des campagnes respectueuses et honorables, et la majorité des électeurs de ce comté m’ont choisi pour ma personnalité et mes compétences. »
« Vicky »
Victoria Kolakowski décide de commencer sa transition en 1989, lors de sa dernière année en école de droit.
Sa candidature au barreau a été invalidée par l’Association du barreau de l’Etat de Louisiane au motif qu’elle n’était pas « saine ».
Elle subit une opération de changement de sexe en 1991 et abandonne son ancien prénom, Michael.
La poursuite de son rêve –« me réveiller un jour en corps de femme »– a failli la priver de sa carrière de juge.
Elle avait mis « trans » à l’emplacement réservé au sexe du candidat.
Un appel auprès de la cour suprême de l’Etat lui donne néanmoins le droit de passer l’examen.
Après plus de 21 ans d’expérience dans le droit des affaires et cinq dans le droit administratif, elle décide de faire campagne pour, dit-elle, diversifier le banc des juges de la cour supérieure d’Alameda, dominée par d’anciens procureurs, et aider « les autres juges, personnels de tribunaux, la police, les avocats et les jurés à voir les personnes comme moi comme des professionnels respectables et des collègues plutôt que comme des monstres », écrit-elle sur son site de campagne.
En tant que juge de la cour supérieure californienne pour Alameda, « Vicky » Kolakowski, 49 ans, aura à trancher des litiges remontant de juridictions inférieures. Peut-être des affaires de divorce ou de garde d’enfants impliquant des plaignants transsexuels. Elle promet d’être souple… sur les erreurs de pronoms.
Dyson Kilodavis, un garçonnet de 5 ans surnommé "Princess Boy", parce qu’il aime porter des robes de couleurs vives et scintillantes, est devenu la coqueluche des médias américains avec sa mère qui a écrit un livre sur son l’histoire de son fils.
E-llico.com / Mis en ligne le 04/01/2011

Cheryl Kilodavis, l’auteur de "My Boy Princess", et son fils Dyson, qui portait un tutu rose et noir, ont été les invités vedettes de l’émission "Today" sur l’un des réseaux télé les plus regardés aux Etat-Unis ou de l’émission "New Day".
La mère du petit Dyson a raconté que d’autres enfants rejetaient son fils en raison de ses choix vestimentaires.
Elle a souhaité que 2011 soit "l’année d’acceptation", après une année marquée par de nombreux décès dus à des brimades homophobes parmi les jeunes homos américains.
Selon le récit qu’en fait sa mère, Dyson a commencé à porter des "habits de princesse", qui "lui permettent de se sentir bien", depuis l’âge de deux ans.
La famille a mis quelque temps à accepter ce choix et à en faire un combat public, notamment à travers un livre.
D’abord publié à compte d’auteur, "My Princess Boy a connu le succès et a été republié par une grande maison d’édition.
Depuis, mère et fils écument les plateaux de télévision avec l’ambiguité inhérante à ce genre de prestation qui mêle à la fois la volonté de délivrer un message de tolérance des intéressés et la démarche exhibitionniste des médias.
La maman de Dyson se dit persuadée que l’écho rencontré par son livre contribuera à améliorer l’acceptation des enfants différents.
HETERHOMO : l’acceptation existe en Thaïlande (voir article sur les Ladyboys) par contre les religieux intégriste come le haut clergé ont la haine (pour eux la différenciation des sexes doit être exagérée au maximum).

La femme est le trône de Satan, la pudeur lui est à charge ; fuis-la, lecteur. B. de Morlas, cité par Delumeau, La peur en Occident, coll. Pluriel, Éd. Hachette.